« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.
Quand Brian Azzarello et Eduardo Risso s’aventurent sur les pistes poussiéreuses du Far West, le résultat est une fresque crépusculaire où l’innocence se fait lambeaux. Derrière le fracas des fusillades et le parfum sec de la poussière, ce western raconte surtout l’histoire de trois enfants jetés dans un monde d’adultes et déjà trop abîmés par la violence.
À l’occasion des 120 ans de la loi de 1905, les éditions Delcourt publient un album documenté qui retrace le vote de la Séparation des Églises et de l’État. Un récit vivant, mais aussi un terrain miné par les choix de mise en scène et d’interprétation.
Entre thriller médiéval et fresque historique, le nouveau diptyque de Jean Dufaux et Juan Luis Landa nous entraîne dans les ruines du royaume de France, là où la faim d’un monstre croise la ferveur d’une pucelle. Une œuvre crépusculaire où la noirceur d’un ogre s’oppose à la lumière de Jeanne d’Arc.
Les temps changent, même à Donaldville. À l’ère des influenceurs juniors, des fortunes volatiles et des prisons connectées, Picsou n’a plus vraiment la main sur la manivelle de son coffre-fort. Dans "Picsou et les Bit-coincoins", Jul et Keramidas signent un album irrésistible de malice et de satire, où le canard le plus riche du monde tente de surnager dans l’économie numérique… à coups de scrolls, de scams et de selfies flous.
Un polar tendu dans le Paris occupé, où la frontière entre justice et compromission s’efface dans la grisaille de l’Histoire. Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot reviennent aux années noires pour interroger, à travers le destin d’un inspecteur, les dilemmes moraux d’une police prise dans l’étau de la collaboration.
Ils n’étaient encore que des enfants. On les a arrachés à leur mère, travestis en catholiques, cachés dans des greniers, dispersés à la campagne, confiés à des inconnus qui pouvaient être des Justes… ou des bourreaux. "Les Enfants cachés", dirigé par Jean-Pierre Guéno et Serge Le Tendre, rassemble une polyphonie de récits où la mémoire d’enfants juifs sauvés de la Shoah se décline dans des styles graphiques disparates, mais toujours avec intensité.
Dans "The Big Burn", les véritables flammes ne viennent pas des enfers : elles brûlent dans les replis du désir, de la trahison et de l’amour défait. Joe Henderson et Lee Garbett charpentent un récit dans lequel le Diable se nourrit de la détresse et des frustrations humaines.
Et si les archives, les papiers froissés et les portraits oubliés pouvaient raconter, mieux que les romans, l’extraordinaire complexité d’une vie ? Dans "Success Story" (Delcourt), Fabien Grolleau et Nico Cado suivent Jeanne et Angelo, deux “généalogistes successoraux”, lancés à la poursuite d’un héritage qui n’a rien d’ordinaire. De Venise à l’Ukraine, en passant par le Canada, ils exhument les mille vies de Suzy Godart, alias Anna, alias Suzanne, alias… autant de noms pour dire la survie, la fuite et la résilience.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.