Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.
Le journaliste Stéphane Dugast et le cartographe au journal Le Monde Xemartin Laborde publient aux éditions Autrement un Atlas des grandes découvertes à la fois accessible et passionnant. Ils y reviennent sur les grandes expéditions humaines et sur les nombreux explorateurs passés à la postérité – de Neil Armstrong à Marco Polo en passant par Christophe Colomb ou Charles Darwin.
S'adapter raconte comment la vie change quand un enfant handicapé, "inadapté", naît dans une famille. Comment trouver sa place quand on est enfant dans cette famille-là, aimer celui qui ne peut pas vivre comme les autres, comment se construire avec un fantôme? Toutes ces questions sont abordées avec une véritable sensibilité, une attention aux détails, à l'autre, et à soi. Car quel plus beau cadeau à faire à ceux qui nous entourent que de faire la paix avec soi-même, d'accepter qui l'on est ? Clara Dupont- Monod a reçu de nombreux prix (Femina, Goncourt des lycéens) pour une œuvre pleine de délicatesse et de cailloux.
Les éditions Flammarion publient une biographie-fleuve d'Adolf Hitler, sous-titrée « Le Monde sinon rien ». Brendan Simms y fond certains traits constitutifs du Führer et de ses organisations appariées, déjà largement commentés par ses confrères, mais décentre légèrement sa réflexion pour démontrer à quel point le monde anglo-américain l'obsédait et pourquoi le volk allemand faisait chez lui l'objet d'autant de circonspection que d'idéalisation.
Seule en sa demeure est le huitième roman de Cécile Coulon. la romancière et essayiste est aussi poétesse et éditrice. Sa passion pour la course à pied et le Jura nourrissent l'écriture et le décor de ce roman rythmé, dont on ressort essoufflés avec une légère claustrophobie. La place des uns et des autres n'est jamais où on l'attend, l'écriture franchement incisive, sans oublier les tourments intérieurs de ses héros. Une belle réussite.
Pascal Blanchard, Hadrien Dubucs, Yvan Gastaut et Aurélie Boissière publient aux éditions Autrement la seconde édition de l'Atlas des immigrations en France. L'ambition en est simple : objectiver des réalités migratoires le plus souvent perçues à l'aune d'idées préconçues.
Ouvrage collectif placé sous la direction de Gilles Renouard, 25 ans de cinéma français à l'étranger remédie à l'un des angles morts du septième art : l'exportation des œuvres, son histoire, ses évolutions et ses tendances actuelles.
Rédigé par Jean Serroy et dirigé par Anne Serroy, Les 1000 films culte de l'histoire du cinéma invite à un tour d'horizon d'un art, le septième, de masse et d'essai.
Mêlant réflexions sur la vie et sur l'art, mais aussi Histoire de l'art et philosophie, Les bonheurs de l'art est une livre original et complet. Comme son sous-titre l'indique, 18 oeuvres majeures pour changer son regard sur la vie et être heureux, l'ouvrage s'appuie sur une vingtaine de peintures, sculptures, dessins ou tapisseries pour amener une réflexion sur différents éléments de la vie quotidienne.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.