À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Dans Drôle de Peine, Justine Lévy enterre et ressuscite sa mère, son héroïne. Entre enquête et élégie, elle fait de son deuil une prose haletante, drôle et déchirante. Un livre-vie. Vif et à vif. Une réflexion entêtante sur nos spectres et fauves intérieurs.
En revenant sur "Scarface" et en se penchant plus spécifiquement sur Tony Montana, David Da Silva creuse la matière brute d'un mythe moderne et en extrait une lecture politique, esthétique, existentielle. L’ouvrage, jamais compassé, replace le film de Brian De Palma au cœur de son époque : les années 1980, l’Amérique reaganienne, le triomphe du néolibéralisme et la marchandisation des rêves.
Avec "Introduction aux musiques de séries télévisées" (Presses Universitaires de Rennes, 200 p.), Jérémy Michot vient combler un vide pour le moins paradoxal : celui d’un domaine qui accompagne depuis des décennies nos imaginaires télévisuels, mais qui n’a que rarement été étudié avec sérieux et précision. Car si la musique de films bénéficie depuis longtemps d’une littérature abondante, celle des séries télévisées a souvent été reléguée à un rôle secondaire, quand elle n’était pas purement et simplement ignorée. L’ouvrage entreprend donc de montrer qu’elle mérite sa propre histoire, ses propres outils d’analyse et ses propres récits.
« Une fois propre et sec, il noua ses cheveux dans un ruban, puis enfila une chemise de fine toile presque neuve qu’il glissa dans un haut-de-chausse en daim couleur cuisse de nymphe émue – rose. Pour l’assortir, Justinien s’était choisi un pourpoint à manches tailladées fait dans un satin gaufré orangé et une paire de courtes bottes noires évasées en entonnoir démodées depuis la mort de Louis le Treizième. Il enveloppa ses poignets dans des manchettes de toile et de dentelle fermées par des rubans de soie et se coiffa d’un large chapeau de feutre couleur Espagnol malade – brun à reflets verdâtres – orné d’un panache fait de plumes d’autruche défraîchies, choisi pour son large bord qui jetait une ombre propice sur son nez de bois. »
En 1975, "Les Dents de la mer" (Jaws), du jeune cinéaste Steven Spielberg, déferle sur les écrans comme une vague incontrôlable. Le film invente presque à lui seul le blockbuster estival. Il imprime concomitamment, dans l’imaginaire collectif, une peur tenace des profondeurs. Aujourd’hui, c'est-à-dire cinquante années plus tard, Frédéric Zamochnikoff, dans "Les Dents de la mer ou l’art du subjectif" (éditions LettMotif), revisite ce monument du cinéma plan par plan.
L’Europe s’est-elle jamais remise de ses propres fantômes ? Telle est, en filigrane, la question que pose L’Europe et le totalitarisme, ouvrage collectif dirigé par François Hourmant, en hommage au travail de Bernard Bruneteau. Cet essai fragmenté repose sur un chassé-croisé intellectuel entre historiens et politistes, dont les regards parfois dissonants construisent une sorte de polyphonie critique. À travers des contributions autonomes, il donne à voir un continent hanté par ses violences fondatrices, ses promesses inabouties et ses représentations antagonistes – celles qui nourrissent, plus que jamais, les conflits idéologiques d’aujourd’hui.
L’univers carcéral demeure opaque, complexe et souvent hostile. "Le Guide du prisonnier", publié aux éditions La Découverte par la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP-SF), s’impose de ce fait comme un phare documentaire, juridique et éthique. Ouvrage de vulgarisation, guide exhaustif, il est une œuvre de salubrité publique, mise à jour et synthétisant près de trente années d’expertise de terrain, d’analyse législative et d’engagement militant.
Il arrive qu’un livre, sans hausser la voix, parvienne à déplacer des lignes jusque-là figées. "Mise en scène et coordination de l’intimité" de Rachel Zekri (Armand Colin) appartient à cette catégorie d’ouvrages discrets mais nécessaires, ceux qui ouvrent des chemins concrets, balisés, pour mieux transformer nos pratiques et nos représentations.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.