Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.
La collection « Le Mot est faible » des éditions Anamosa propose un nouvel opuscule avec l'édifiant Nature, de l'éditeur écologiste Baptiste Lanaspeze.
Les éditions Lux publient Combattre le racisme, un recueil de textes de l'historien Howard Zinn, à qui l'on doit déjà l'indispensable Une histoire populaire des États-Unis.
Avis d’un participant au congrès : « Pour moi, quand il s’agit de qualifier la personnalité absolument unique du Maître et de montrer son caractère exceptionnel, c’est à ces mots que je recours. A soixante comme à soixante-dix ans, et peut-être même plus tôt encore, le Maître ne s’écartait jamais de la juste voie dans ses actions et dans ses gestes. Quel que fût son interlocuteur, quels que fussent les propos qu’on lui tenait, il savait toujours, comme en témoignent les paroles dont nous discutons, accepter l’autre tel qu’il était. »
La collection « Climats » des éditions Flammarion offre une nouvelle vie à l'ouvrage de George Orwell Le Quai de Wigan. Préfacé par Jean-Laurent Cassely, divisé en deux parties – l'une sur les conditions de vie de la classe ouvrière, l'autre sur le socialisme –, le livre paru en 1937 mêle le reportage journalistique et l'essai politique.
Géographe et auteur de bandes dessinées, Jean Leveugle publie Curiosités cartographiques aux éditions Autrement. À l'aide d'une centaine de cartes, il y revient sur le caractère arbitraire et parfois absurde des cartes et de leurs conventions.
Julie Sedel publie aux éditions La Découverte, dans la collection « Repères », l'opuscule Sociologie des dirigeants de presse. Elle y revient sur leurs traits constitutifs et leur travail.
Les éditions Hazan nous gratifient de deux nouveaux coffrets issus de leur collection sur les grands maîtres de l'estampe japonaise. Tandis qu'Anne Sefrioui se penche sur Les Cerisiers en fleur, Jocelyn Bouquillard analyse la place des chats dans ces dessins typiques de la culture nippone.
« Il énuméra les passions de sa vie : il aimait Rosealee depuis trente ans ; il chassait et pêchait depuis vingt-cinq ans et travaillait durement à la ferme depuis presque aussi longtemps, ayant quasiment assumé sa condition d’adulte dès l’âge de huit ans, âge auquel il avait dû réapprendre à marcher ; de plus, il enseignait depuis vingt-trois ans, bien que ce fût davantage pour lui une servitude qu’une passion. Il fallait compter avec la lecture qui l’éloignait de ses préoccupations personnelles. Mais ces choses simples l’avaient réellement comblé et il les connaissait si bien qu’un soupçon de panique s’empara de lui lorsqu’il réalisa qu’elles pourraient tout simplement disparaître de sa vie, comme les nuages disparaissaient du ciel. »
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.