Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Passe-passe est un recueil de 13 nouvelles différentes, imaginées et écrites par l'auteure Martine Lombard. Chaque texte dénonce une réalité bien particulière. Voyages, discriminations et remises en question seront au rendez-vous. Un ensemble bouleversant, qui remet en perspective de nombreuses problématiques liées à la vie privée de l'auteure.
De l'ombre à la lumière du Nord est un ouvrage de développement personnel et coaching ainsi qu'un roman, retraçant l'histoire d'un club de foot sur la voie de la victoire. Stéphane Bigeard emporte son lecteur dans les coulisses d'une discipline qui déchaîne les passions.
« Mon nom est personne ». Cette phrase ne vous dit peut-être rien (ou presque). Prononcée par un certain Ulysse à un cyclope un peu trop curieux (et naïf), la formule qui a fait des émules jusque dans le western spaghetti – My Name is nobody (1973) – avec Terence Hill (non ce n’est pas une blague) atterri aujourd’hui dans les mailles du nouveau roman de Constance Debré
« J’ai abandonné la maison pour un temps
j’ai investi le jardin et toutes les collines alentour
Ça fait du bien de s’étendre en silence.
Les cris des enfants sont la seule chose que j’entends encore
Pour le reste, je fais manteau
J’empêche les voitures, les camions de s’approcher
Je ne veux plus qu’on creuse de drains ou de tranchées
C’est l’hiver, Ferment, il faut se reposer… »
Spécialiste de Céline et des rapports entre le cinéma et la littérature, Alain Cresciucci publie aux éditions LettMotif un ouvrage consacré à Sam Peckinpah. Réalisateur sulfureux et polytoxicomane doublé d'un visionnaire génial et radical, ce dernier a longtemps été un pestiféré à Hollywood, qui l'a dépossédé de plusieurs de ses longs métrages, mutilés en salle de montage.
Jocelyn Bouquillard publie aux éditions Hazan La Neige par les grands maîtres de l'estampe japonaise. Il y revient sur les origines et les représentations d'un motif artistique qui a inspiré de nombreux illustrateurs.
Erwan Bargain publie aux éditions Ocrée l'Abécédaire irraisonné du cinéma d'horreur et d'épouvante contemporain, une sélection personnelle, et donc tout à fait subjective, d'entrées relatives aux films horrifiques et à leurs metteurs en scène. D'Alien à Scream, de John Carpenter à Stanley Kubrick, l'auteur, journaliste indépendant et contributeur régulier au magazine L'Écran fantastique, revient avec passion sur quelques morceaux de choix d'un genre riche en chefs-d'œuvre, motifs récurrents et séries B ou Z inventives.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »