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Le Principe de Wellington : l’aveu en énigme

Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

« Géographie du rap » : musique périphérique

Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

« Atlas des années 1960 » : les sixties expliquées et illustrées

Cent cartes pour parcourir une décennie que la mémoire tend parfois à réduire à ses refrains et à ses couleurs. Avec cet "Atlas des années 1960", Gordon Kerr et l’illustratrice Claire Rollet font voisiner l’effervescence culturelle, les conquêtes sociales et les lignes de fracture qui traversent le monde.

Sur Le bateau-usine, on la ramène pas

« L’ouvrier pendu au bout du câble avait un drôle de teint. De la bave s’écoulait de ses lèvres crispées, cadavériques. Quand le menuisier redescendit de l’endroit où il travaillait, il vit le contremaître en train d’uriner dans la mer depuis le pont, dans une position peu naturelle, une épaule relevée, une bûchette coincée dans la ceinture. Le regard du menuisier passa sur la bûchette. « Alors c’est donc avec ça qu’il l’a frappé. » A chaque bourrasque, l’urine frappait en chuintant le bord du pont et rebondissait en gerbes. »

L’énigmatique femme de l’Alaska

« Alan avait vu, au cours du dernier hiver, le pillage opéré par les voyous de la finance dans une douzaine d’États – dépouillés de leurs forêts, aux fleuves et aux lacs pollués, leurs ressources naturelles réduites à néant. Il avait été horrifié devant la désolation du Michigan, l’un des plus riches en bois d’Amérique. Que se passerait-il si Washington rendait cela possible en Alaska ? Les politiciens – et les forces de l’argent – y travaillaient déjà. »

« Chiffre » : usages, utilités et limites

La collection « Le Mot est faible » des éditions Anamosa accueille un nouvel opuscule, cette fois consacré aux chiffres. Le sociologue et statisticien Olivier Martin énonce leur prépondérance et les confronte à leurs limites.

L’air du monde de Victor Kathémo

L'air du monde est un roman dramatique, qui suit le parcours d'un protagoniste souffrant de dépression. Au cours de plusieurs chapitres, le personnage principal se souvient d'anecdotes et histoires, qui l'ont forgé. Habitant dans un appartement au confort spartiate, sa seule issue semble être cette fenêtre, où il peut observer les enfants jouer.

« Journal de Bolivie » : les notes du Che

Découvert dans son sac à dos lors de sa capture dans les montagnes boliviennes en octobre 1967, le journal de Che Guevara a été publié par la CIA dans une première version falsifiée avant que le régime cubain de Fidel Castro – à qui l'on doit l'introduction du présent ouvrage – n'en communique, au bout d'un important travail d'authentification, le contenu originel.

Passe-passe de Martine Lombard

Passe-passe est un recueil de 13 nouvelles différentes, imaginées et écrites par l'auteure Martine Lombard. Chaque texte dénonce une réalité bien particulière. Voyages, discriminations et remises en question seront au rendez-vous. Un ensemble bouleversant, qui remet en perspective de nombreuses problématiques liées à la vie privée de l'auteure.

De l’ombre à la lumière du Nord de Stéphane Bigeard

De l'ombre à la lumière du Nord est un ouvrage de développement personnel et coaching ainsi qu'un roman, retraçant l'histoire d'un club de foot sur la voie de la victoire. Stéphane Bigeard emporte son lecteur dans les coulisses d'une discipline qui déchaîne les passions.

« Nom » de Constance Debré : On ne choisit pas sa famille

« Mon nom est personne ». Cette phrase ne vous dit peut-être rien (ou presque). Prononcée par un certain Ulysse à un cyclope un peu trop curieux (et naïf), la formule qui a fait des émules jusque dans le western spaghetti – My Name is nobody (1973) – avec Terence Hill (non ce n’est pas une blague) atterri aujourd’hui dans les mailles du nouveau roman de Constance Debré

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Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.