Hanna Anthony

Chienne et louve : un roman aussi noir que lumineux

Un roman profond qui dépeint l'énergie du désespoir, ou comment, avec la détermination, passe-t-on de strip-teaseuse à comédienne.

La belle famille : un roman palpitant

Tous les ingrédients d'un bon roman sont présents et distillés avec brio, de la justesse et la pertinence de chaque personnage, des descriptions plus que réalistes des moeurs de l'aristocratie (des rallyes aux messes en passant par les idéologies politiques fortes), à cette intrigue subtile qui se décline peu à peu, le tout servi par une jolie plume, travaillée mais facile à lire.

Chroniques de @latrentainetmtc : un ouvrage hilarant pour les trentenaires qui s’assument

Depuis quelques années maintenant, les influenceurs ont investi la sphère du livre et les éditeurs chassent désormais sur le terrain de jeu du célèbre...

Mon mari : un roman aux critiques dithyrambiques qui manque pourtant de profondeur

Un premier roman salué par la critique, qui exploite l'amour sous un angle singulier mais ne convainc pas par la faiblesse de son intrigue.

Les enfants sont rois, de Delphine de Vigan, un roman fascinant sur les enfants surexposés aux réseaux

Delphine de Vigan, romancière française réputée pour sa plume sensible et poétique, nous livre ici un incroyable roman, une claque, sur un sujet actuel maîtrisé avec brio : les enfants surexposés aux réseaux sociaux. Contrairement à sa consœur, Éliette Abécassis qui parlait des dérives des applications dans Instagrammable sans approfondissements scientifiques, De Vigan pousse, dans Les enfants sont rois, l’analyse psychologique et sociologique de l’impact du virtuel sur nos vies à son paroxysme. 

Instagrammable, d’Éliette Abécassis : un sujet très actuel qui aurait mérité un approfondissement

Éliette Abécassis a sorti Instagrammable (Grasset, mars 2021). Le roman d’Abécassis, dont le nom est un néologisme né de la suprématie du célèbre réseau et de ce qui se montre décemment sur la toile (ce qui est « Instagrammable »), se veut plutôt comme un remake des Liaisons dangereuses version 2.0. De prime abord, cela paraît surprenant qu’une autrice née bien en amont des générations concernées, Y et plus spécialement Z, aussi appelée génération des Millennials décide de traiter d’un sujet aussi spécifique et générationnel mais n’est-ce pas là le rôle de l’écrivain, se mettre dans la peau d’un autre et tenter de retranscrire les émotions ? Il va de soi que le lecteur sera curieux, et même peut-être un peu suspicieux, de savoir comment Éliette Abécassis est parvenue à s’immiscer dans la tête d’adolescents en quête de notoriété virtuelle et surtout, si le pari est réussi. 

Newsletter

À ne pas manquer

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.