Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.
Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.
Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…
La fable mystico-romanesque de Michael Dudok De Wit qui a fait sensation à Cannes va profiter, grâce à Wild Side, d'une édition en coffret Blu-ray/DVD qui nous permettra de (re)découvrir entre autres les précédents courts-métrages du réalisateur néerlandais. Pas besoin d'être un mordu d'animation pour y voir une belle idée de cadeau de noël!
Le 30 novembre prochain sort en DVD Ils sont partout, film polémique ayant pour thème l'antisémitisme, réalisé par Yvan Attal. Porté par une multitude d'acteurs français connus, le film peine malheureusement à convaincre.
Deux classiques méconnus des années 50 ressortent en version restaurée. Faut-il les réhabiliter, au regard du témoignage qu'ils livrent sur leur époque, ou bien ont-il véritablement mérité d'être oubliés ? La question se pose. Verdict.
Ayant fait littéralement frissonner les festivaliers du monde entier, The Witch (ou The Vvitch) débarque en DVD/Blu-Ray le 18 octobre grâce à Universal. L'occasion de se plonger dans l'analyse de pur film de genre, un génial long métrage d'horreur qui se démarque grâce à son approche novatrice de la peur.
Fable cruelle sur le narcissisme et l'importance donnée au paraitre, The Neon Demon est un uppercut pour quiconque s'estime fan du danois Nicolas Winding Refn. Audacieux, maitrisé et subversif, le dernier film du réalisateur de Drive est de la trempe de films qu'on nomme chef d'oeuvre.
Sa sortie en DVD, et les nombreux compléments qui l'accompagnent, vont peut-être nous permettre de comprendre comment cette fable sociétale a dépassé son statut de simple documentaire pour devenir le moteur d'une force de contestation pour des milliers de militants anti-système.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.