"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Hommage à Carl Reiner, acteur (Ocean’s Eleven), cinéaste (Un vrai schnock) et producteur (The Dick Van Dick Show) récemment décédé, avec un retour sur l’un de ses meilleurs films, Les Cadavres ne portent pas de costard, dans lequel Steve Martin interprète un détective privé allumé, pris dans un complot l’amenant à croiser Humphrey Bogart, Burt Lancaster ou encore Ingrid Bergman.
Elephant Films remet plusieurs classiques de l'horreur au goût du jour. Celui qui nous intéresse aujourd'hui met en scène les immenses Boris Karloff et Béla Lugosi dans une adaptation libre d'Edgar Allan Poe.
En découvrant ce Relais de l'or maudit, on ne peut que regretter qu'il s'agisse là de l'unique réalisation de Roy Huggins pour le grand écran, tant ce western de série B possède toutes les qualités d'un grand : sens du rythme, scènes d'action réussies, intelligence du scénario... Et une interprétation de grande qualité, grâce à l'incontournable Randolph Scott, à Lee Marvin et à Donna Reed, entre autres. Un film trop peu connu, à découvrir chez Sidonis Calysta.
Après avoir sorti en DVD plusieurs classiques du cinéaste, les éditions ESC proposent un coffret de 5 DVD reprenant les deux premières saisons de la série Myster Mocky Présente, soit 24 épisodes, plus 3 épisodes réalisés 15 ans plus tôt. L'occasion pour Mocky de montrer son amour du polar et d'alterner humour, drame et suspense, avec une impressionnante bande d'interprètes.
Retour sur la formidable trilogie Daimajin / Majin, dont les récits d'aventure - mêlant avec intelligence, émotion et savoir-faire les genres du kaiju-eiga (métrage de monstre), chanbara (sabre) et jidai-gecki (film d'époque) - font leur grand retour vidéo dans une excellente édition limitée Blu-ray et DVD signée Le Chat qui fume.
Rimini Éditions propose en DVD et blu-ray "Le Sillage de la violence", un drame de Robert Mulligan mettant en scène Steve McQueen, alors au faîte de sa gloire.
Elephant Films met à l'honneur Spike Lee avec "Mo' Better Blues" et "Jungle Fever". Dans ce dernier, le cinéaste afro-américain s'intéresse au couple interracial, à la négrophobie, aux violences policières et aux communautés noires sous la coupe du crack.
Retour sur Godspeed, récit taïwanais de petits malfrats philosophes conté par le cinéaste Chung Mong-hong, disponible depuis peu en vidéo avec une formidable édition HD signée Spectrum Films.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.