S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.
Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, "Sirāt" interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement.
"Once Upon a Time in Gaza" des frères Nasser est une tragi-comédie saisissante mêlant fraternité contrariée, satire sociale et résistance artistique. Entre fable noire et cinéma engagé, le film dresse un portrait poignant et absurde de la vie à Gaza, où chaque geste devient un acte de survie sous un ciel d’oppression.
I Need A Ride To California (1968) : c'est à ce long-métrage que cette critique s'intéresse. Le film, en effet a la particularité de n'être jamais sorti en salles, car inachevé et il demeure inédit en France. Également disponible seul en DVD, I Need A Ride To California a été restauré par le MoMA, avec le soutien du Celeste Bartos Preservation Fund.
Une question demeure : que nous disent les images de ce film inachevé ?
En octobre 2020, le dernier film en date d’Andreï Kontchalovski, Michel-Ange, sort en France… moins de dix jours avant le deuxième confinement. La sortie DVD et Blu-ray, chez UFO Distribution, permet de redonner une chance à ce grand film, à la fois divinement beau et passionnant.
Shellac réunit pour la première fois les 4 films de la carrière d’un réalisateur français à l’univers singulier. Cette filmographie, c’est celle de Philippe Grandrieux, cinéaste iconoclaste et fossoyeur aux œuvres inclassables. La terreur cosmique qui naît de ses longs métrages, fait de ce coffret un immanquable pour tout curieux d’un cinéma aux allures de chant du cygne. Coffret disponible depuis le 17 mars 2021.
Pour les amoureux du cinéma français, les éditions Pathé ne cessent de sortir de très beaux classiques dans de superbes copies restaurées. Après La Roue ou L'équipage, voici L'étrange Monsieur Victor, de Jean Grémillon, avec Raimu, Madeleine Renaud et Pierre Blanchar.
En toute logique, après avoir édité les trois premiers épisodes de la saga, Sidonis Calysta nous permet de retrouver Charles Bronson dans Un justicier dans la ville 4 et 5 (le dernier rôle au cinéma du célèbre acteur).
L’œuvre de Delbert Mann, sortie dans une ère de vaches maigres pour le cinéma hollywoodien, retrace le destin du caporal Ira Hayes, un des hommes figurant sur la célèbre photographie d’élévation du drapeau américain sur l’île japonaise d’Iwo Jima, pendant la Seconde Guerre mondiale. Tony Curtis incarne cet homme qui, par un simple hasard, se voit propulsé vers une célébrité imméritée qu’il est incapable d’assumer.
Vous aimez les atmosphères brumeuses des romans noirs britanniques, les décors somptueux des demeures victoriennes ? Laissez-vous tenter par le vénéneux scénario de Footsteps in the Fog, le thriller en costume signé Arthur Lubin, avec Stewart Granger et Jean Simmons.
Les trois premiers films de Tsai Ming-liang sont intimement liés au point de constituer des variations autour des thèmes de prédilection du maître taïwanais né en Malaisie : décor urbain, laideur matérielle, incommunicabilité, solitude, sexualité, voyeurisme, etc. A maints égards, ces premières expériences particulièrement bien maîtrisées synthétisent déjà le cinéma de Tsai. Des suppléments roboratifs achèvent de faire de cette sortie un must absolu pour tous les amoureux du cinéma et de la personnalité attachants et hors nomes du metteur en scène.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.