Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

David Lynch : Sa vie, son œuvre en citations

Il était une fois David Lynch... Un artiste global célébré pour son univers hanté, mystérieux et onirique, peuplé d'êtres angoissants, névrotiques qui renvoient une image d'une noirceur effrayante au spectateur...

[En Toute Franchise] Halloween : Pour le Myers et (surtout) pour le pire

À l'occasion de la sortie du 11ème volet des aventures de ce cher Michael Myers, nous avons voulu revenir sur l'une des sagas les plus emblématiques du cinéma d'horreur, Halloween. Une franchise qui s'est forgée à partir d'un chef-d’œuvre incommensurable de l'épouvante, La Nuit des Masques de Carpenter et qui a connu beaucoup de sequels de qualité très variable. Une plongée dans l'histoire du boogeyman le plus célèbre du 7ème art, entre passage générationnel, télé-réalité et sorcier irlandais.

Portrait : Stephen King, les frayeurs intimes

On a l'habitude de présenter Stephen King comme Le Maître de l'horreur. Mais le fantastique et l'horreur ne sont jamais des fins en soi chez l'écrivain. Ce sont des procédés qui permettent de révéler les personnalités, de mettre à nu les peurs, les angoisses et les violences contenues en chacun de nous.

Phenomena de Dario Argento : un conte de fées morbide

Avec Phenomena, Dario Argento s'intéresse plus en profondeur à la psyché féminine. Pour cela, il met en scène un conte de fées macabre où une jeune fille à l'innocente pureté se retrouve propulsée dans un monde alternant entre onirisme merveilleux et meurtres ignobles.

Opéra de Dario Argento : une oeuvre à la croisée des arts

Avec Opéra, Dario Argento conjugue de façon frontale l'art noble par le biais de l'opéra et le côté populaire dont est hérité son cinéma fantastique. Deux univers qui s'entrechoquent pour donner lieu à un grand film malade rempli d'envolées lyriques.

Suspiria (1977), de Dario Argento : un conte de sorcière moderne devenu un classique

Suspiria, c'est une esthétique inimitable mise au service d'un propos étonnamment moderne. Retour sur le chef-d’œuvre de Dario Argento, dans le cadre de notre rétrospective, pour comprendre ce qui a fait de ce conte horrifique un classique inter-générationnel du cinéma.

Profondo Rosso de Dario Argento : l’incarnation de l’inconscient

Profondo Rosso s'inscrit brillamment dans la continuité des thèmes chers à Dario Argento et propose une plongée dans les méandres de l'esprit humain au fil d'un récit hanté par la subjectivité de ses personnages.

L’Oiseau au plumage de cristal de Dario Argento : Le Giallo ou le meurtre élevé au rang d’Art

L'Oiseau au plumage de cristal, le premier volet de la trilogie animalière offre toute la latitude à Dario Argento d'exprimer son Cinéma. Un essai réussi à la fois plastiquement et frontalement qui lui donne l'occasion d'explorer les zones de l'inconscient du spectateur et la souffrance des corps par le prisme de L'Art.

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« Agnès la Chevaleresse » : la fantasy à la langue bien pendue

Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : l’Amérique au carrefour des fortunes

À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.

« Bêtes comme nous » : quand les animaux deviennent humains

Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.

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L’île des riches, celle des inconscients

« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »