Rétrospectives

Yi Yi : les angles morts de l’existence

"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.

Mahjong : les mirages du capitalisme

Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.

Confusion chez Confucius : Anatomie du désordre

À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.

Mission to Mars, de Brian De Palma : mission inaboutie

Mission to Mars, de Brian De Palma, est très loin des réussites personnelles du cinéaste. Pour son unique film de science-fiction, le réalisateur de Carrie tente de sauver les meubles d'un projet bancal et inabouti, et parvient à nous livrer quelques scènes vraiment belles.

Les Incorruptibles de Brian De Palma : les croisés de la Prohibition

Les Incorruptibles est peut-être un film-manifeste de De Palma le formaliste. Le virtuose capable de réinventer un genre pataugeant dans le formol à l’époque (le film de gangsters en costumes), le styliste flamboyant qui hyperbolise les péripéties les plus anodines, le cinéphile insolent capable de citer l’une des scènes les plus célèbres du 7ème Art pour se mesurer en creux à son instigateur (la scène de l’escalier, incroyable hommage/défi au Cuirassé Potemkine de Serguei M. Eiseinstein).

Furie de Brian de Palma : Carrie au bal israélo-palestinien

8e long-métrage de sa carrière, on ne peut pas dire que Furie soit la plus retenue ou le plus citée des œuvres de de Palma. Ce dernier a même déclaré qu'il ne faisait pas partie de ses meilleurs films. Il en reste un film qui n'est pas le plus connu de sa filmographie, mais où l'on retrouve une certaine audace dans les thèmes abordées, dans une mise en scène qui ne manque pas de peps.

Le Dahlia Noir : Une fleur si peu seyante à la boutonnière de De Palma

Le Dahlia noir se focalise sur ces crimes non élucidés de L'Amérique des années 40.

Mission : Impossible de Brian de Palma : l’essai confirmé au blockbuster

Premier volet de la célèbre saga d'action que l'on connait tous aujourd'hui, Mission : Impossible est pourtant à mettre à part du fait de la liberté artistique de son réalisateur. Manipulations, trahisons, jeu des masques ... la présence des thèmes de prédilection de Brian De Palma en fait bien plus qu'un excellent blockbuster.

Passion de Brian De Palma : de l’art du remake

En véritable cinéaste cinéphile, Brian de Palma signe avec Passion, un film rempli de petites citations tout en y intégrant sa patte obsessionnelle et sa manière bien à lui d'être dans l'outrance des plans comme des sentiments. Le film est sorti en 2013 et fait partie de notre rétrospective sur le réalisateur.

Le Bûcher des vanités : l’incendie social de Brian de Palma

Le Bûcher des vanités incarne ce refus de jouer dans les clous de la critique intégrée par la société spectacle: il prend d'assaut la rétine du spectateur et exacerbe la comédie sociale en train de se jouer, offre au mondain et à l'indigné professionnel la monumentalisation de leur caricature. Le réalisateur fait ce qu'il a toujours fait : revendiquer l'excès comme horizon de la licence poétique et enfermer les personnages dans une représentation symbolique dont ils sont autant dépositaires que victime

L’Impasse, de Brian de Palma, ou la révérence d’un caïd déchu

Dix ans après Scarface, le mythique tandem Brian de Palma/Al Pacino se reforme avec L'impasse, un film noir implacable et virtuose aux influences multiples qui oscille entre classicisme et liberté formelle au service d'un récit mélancolique orchestrant la chute d'un homme qui se débat désespérément avec la fatalité.

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