"Yi Yi", ultime film d’Edward Yang, déploie une fresque sensible où une famille taïwanaise traverse doutes, silences et bouleversements intimes. À travers Taipei en mutation, le cinéaste explore la modernité, la transmission et les angles morts de nos existences. Cette analyse revient sur la puissance émotionnelle, la précision formelle et l’héritage durable de ce chef-d’œuvre.
Dans "Mahjong", Edward Yang transforme le Taipei des années 1990 en un labyrinthe urbain où argent, illusions et identités en dérive s’entrechoquent. Satire féroce d’une mondialisation naissante, le film dévoile des êtres dispersés comme des tuiles, en quête d’amour, de sens et de ce que l’argent ne pourra jamais acheter. Un portrait lucide, nerveux et profondément humain.
À travers "Confusion chez Confucius", Edward Yang dépeint un Taipei en pleine métamorphose, où modernité, ambition et valeurs traditionnelles s’entrechoquent. Entre satire sociale, portraits intimes et quête d’indépendance, le film explore le travail, l’art, les relations et les fractures d’une société qui évolue plus vite que ceux qui la vivent. Une fresque lucide et poétique sur l’identité taïwanaise face à la modernité.
Rétrospective Clint Eastwood : Million Dollar Baby est le film surestimé de son réalisateur à cause du jeu trop en surface de Clint Eastwood et d'une atmosphère pas toujours assez creusée et vraie.
Mystic River de Clint Eastwood convoque les fantômes du passé et regarde les reflets d’une Amérique qui s’est créée sous les traits de la violence. Un film où la simplicité du cadre mythologique se marie à la perfection avec la fluidité de la mise en scène et la complexité des êtres qu’il convoque. Un grand polar, pessimiste et ténébreux.
Derrière l'ambiance de vestiaire revendiquée, Le maître de guerre est empli d’une tristesse qui ne fait que croître à mesure que le héros ressent l’écart se creuser entre lui et ses contemporains, qui voit l’horizon d’une retraite solitaire se profiler. C’est l’histoire d’un retour dont personne ne veut et d’un départ imminent.
Sur la route de Madison s'épanche encore notre cœur meurtri. Un drame sensible et touchant, où l'émotion déborde du cadre, signé par le grand Clint Eastwood.
La rétrospective Clint Eastwood nous mène désormais au sommet de son exploration du western, avec Impitoyable. Un film crépusculaire où le héros s'efface pour laisser parler l'humain, dans toute son imperfection.
En tant qu'héritier de Sergio Leone, Clint Eastwood réinvente le mythe du western et de l'Homme sans nom à l'aide de deux œuvres marquantes dans sa filmographie, Pale Rider et L'Homme des Hautes Plaines. Il y exploite un de ses thèmes de prédilection, à savoir la vengeance, tout en conférant à ses films une aura surnaturelle et riche en symbolisme. Deux œuvres à la frontière du fantastique mettant directement la mort en scène.
À l'occasion de la rétrospective consacrée au cinéaste Clint Eastwood, Le Mag du Ciné s'arrête sur Le Retour de l'inspecteur Harry, film de et avec Clint Eastwood. Long métrage mésestimé et/ou méconnu, le come-back réussi du "Dirty Harry" marque un tournant dans la saga ainsi que dans la carrière du cinéaste dont l’œuvre en construction se révèle ici plus qu'on ne le croit.
La rétrospective de Noël touche à sa fin, et c'est l'heure d'y porter la cerise sur le gâteau (ou plutôt sur la bûche) en revenant sur La Vie est belle de Frank Capra, un chef-d’œuvre moderne qui scrute une société monétarisée et malade, tout en offrant l'un des contes romantiques et familiaux les plus émouvants de tous les temps.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.