Dans "Les Crieurs du crime", Sylvain Venayre et Hugues Micol problématisent la question du fait divers au début du XXe siècle en France, à travers l'affaire tragique et sordide de Soleilland. Le roman graphique offre en sus une réflexion sur la manière dont les médias de l'époque ont amplifié le sentiment d'insécurité et influencé le débat public, notamment sur l'abolition de la peine de mort...
"L'Aventurier", d'Alessandro Tota et Andrea Settimo, publiée chez Glénat, est une aventure médiévale inspirée d'un roman inachevé d'Arthur Schnitzler. Dans l'Italie de la Renaissance, on suit les errances d'Anselmo Ringardi, un jeune noble dont la vie bascule à la suite d'une prophétie funeste. Entre quête de sens, refus de l'inéluctable et confrontation avec la mort, ce roman graphique propose une réflexion profonde et moderne sur la condition humaine.
Roman graphique de Margaux Reinaudo et Louise Giovannangeli, paru aux éditions Marabulles, "L'Équation à trois cœurs" raconte l'histoire de Jeanne, une jeune femme parisienne aux prises avec une relation amoureuse triangulaire, complexe et toxique. En proie aux doutes et aux désillusions, elle va être confrontée aux tourments d'une relation asymétrique marquée par la manipulation et l'égoïsme masculin.
Dans "Producteurs et parasites", Michel Feher cherche à comprendre sur quoi repose la popularité croissante du Rassemblement National (RN), en analysant non pas le rejet de ses adversaires politiques, comme on le fait trop souvent, mais en se penchant plutôt sur l'adhésion aux valeurs et à la vision du monde qu'il propose. Le livre met en lumière la manière dont le parti divise la société française en deux catégories économiques et morales : les « producteurs », vertueux et travailleurs, et les « parasites », perçus comme des profiteurs, étrangers ou spéculateurs.
Frapper l'épopée d'Alice Zeniter (Flammarion) et Jour de ressac de Maylis de Kerangal (Verticales) sont deux romans parus en septembre 2024. Le premier raconte l'histoire de Tass, professeure remplaçante, qui après un chagrin d'amour retourne vivre définitivement en Nouvelle Calédonie. Le second celle d'une narratrice confrontée à un cadavre non identifié retrouvé avec son numéro de téléphone dans la poche, et qui marque son retour au Havre. Deux retours aux sources pour deux héroïnes qui disent autant du monde d'aujourd'hui que de leurs autrices respectives.
« Tu sais, parfois, notre dessin nous parait plat et sans relief juste parce qu’on a réussi à être simple. D’autres fois, c’est parce qu’en effet, on a foiré. Mais on ne règle pas le problème en se mettant une plume dans le derrière. On le règle avec de la rigueur. »
« - Tu ne vois pas ce que j’essaye de faire ? C’est pour nous deux que…
- Je sais. Je sais que tu penses faire ça pour nous, mais… Hélène, c’est la maison de mon père… ça faisait partie des règles.
- Attends, tu es sérieux ? Ces règles, on ne les a jamais suivies. Ni toi, ni moi. Jamais. »
Les éditions Glénat publient dans un grand format "Belmondo : Peut-être que je rêve débout", biographie illustrée signée LF Bollée et Jean-Michel Ponzio. Le monstre sacré du cinéma français nous y est présenté par le menu, de son enfance à ses plus grands succès, en passant par une ascension accidentée et des relations professionnelles en tous genres.
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.