« - Pourquoi tu veux faire une histoire comme ça, Oleg ? C’est quoi l’idée ? Traiter de la colère grandissante de l’homme occidental ? Du sentiment d’humiliation ? Prouver que tu peux parler du monde présent ?... Reconnecter vaguement avec les origines russes de ton père ?
- Tu veux savoir ce que j’en pense ?
- Comme toujours.
- C’est bidon… Ça ne te ressemble pas… »
Un homme désigné par la lettre B arrive par le train à Bruxelles. A l’hôtel Métropole (5 étoiles), il demande après A qui devrait l’attendre. Il s’agit d’une jeune femme qui arrive peu après et le cherche à son tour
Eric : « Je n’avais jamais songé un seul instant à quitter ma mère. Pour aller où ?... J’étais aussi dépendant d’elle matériellement, qu’elle l’était de moi affectivement. C’était juste du chantage pour obtenir plus. »
L’oncle Maurici « Après les Pères Fondateurs viennent Maur I Gensana et Josefina Portabella ; Margarida Bordagi, mariée avec le fils des précédents, Antoni II Gensana i Portabella. La silencieuse et fanée Pilar Prim i Prat, patiente épouse de l’insigne poète don Maur II Gensana i Bardagi, rival sur le terrain félibréen de tout poète dont il pouvait avoir connaissance. Presque Maître en Gai Savoir (Fleur naturelle en 1891, Églantine en 1896) et frère de la mystérieuse, bellissime et tragique Carlota Sans Terre Gensana, ma mère biologique, Miquel, la mère dont je ne peux me souvenir qu’en rêve ou grâce à ce daguerréotype. (Miquel se rappelait que lorsque sa maison était sa maison, le daguerréotype de la tante Carlota était dans la galerie, au-dessus de ce kentia qui n’arrêtait pas de pousser, en hommage.) Et après, maman Amèlia, qui vécut le moment de splendeur économique du textile avec son mari, Anton III le Fabricant, mon père adoptif abhorré. Et l’arbre prenait fin avec les enfants de maman Amèlia, Père I le Fugitif er les deux tantes que tu n’as pas connues, Elionor et Elvira. »
« Dehors, la police omniprésente et omnipotente déniait l’égalité et l’aspiration à l’émancipation… Ici, dans cette dystopie réalisée, la police EST le pouvoir absolu ! »
Le tout premier roman d'Aurélie Ramadier porte le titre énigmatique L'Affaire Cherkassky ou Les Murs invisibles. Il s’agit là d’une œuvre qui sort du...
« A force de vouloir contenter tout le monde, on fait de la purée… Ils ont tellement peur de se faire tomber dessus par les communautés qu’ils évacuent tout ce qui pourrait rayer le parquet. On remplace l’universel par l’anecdotique, le particulier. Le moindre fait devient l’égal d’un concept. Et le pire, c’est que ça marche. »
« En réalité, je ne suis pas sûre d’avoir compris le terme de « jouer » en japonais. Comme en coréen, il s’applique autant à une sortie entre salariés qu’à un jeu d’enfant. J’ai presque trente ans, je n’ai pas l’habitude des enfants, je n’ai aucune idée de ce qui peut les distraire à cet âge, et commence à regretter d’avoir répondu à l’annonce. Je l’avais trouvée depuis Genève, sur le site de la faculté de des lettres de l’université Sophia, Tokyo. « Cherche répétitrice de langue maternelle française pour enfant de dix ans pendant les vacances d’été, à Tokyo. » J’allais justement y passer le mois d’août auprès de mes grands-parents, en vue du voyage en Corée que nous avions prévu d’effectuer début septembre, et je craignais de rester oisive à la maison. »
Comment deux Français se sont-ils approprié l'une des sagas d'horreur les plus iconiques d'Hollywood ? Sébastien Vaniček et Florent Bernard reviennent sur la genèse de "Evil Dead Burn", ses partis pris narratifs et techniques, et la place qu'il occupe dans une franchise qui avance, plus que jamais, à tâtons.
Dans cet entretien, la réalisatrice Victoria Verseau revient sur "Trans Memoria", un film intime et sensoriel où mémoire, deuil et transition se mêlent. Elle y évoque Meril, son amie disparue, la construction du film, la présence d’Athena et Aamina, et la manière dont son geste artistique interroge identité, survivance et transformation.
Dans "Libertate", le cinéaste Tudor Giurgiu revient sur un épisode oublié de la Révolution roumaine de 1989 : des centaines de prisonniers enfermés dans une piscine à Sibiu. Entre manipulation médiatique, violence d'État et quête de liberté, le film interroge notre rapport à l’Histoire.
Actrice aux multiples visages et réalisatrice audacieuse, Zabou Breitman revient avec Le Garçon, un objet filmique inclassable entre enquête documentaire et fiction. À l’occasion du festival Ciné Mania, elle se confie sur ce projet atypique, sa méthode intuitive et son attachement au Québec, dans un entretien à cœur ouvert.
Dans un premier long-métrage poignant, "L’âge imminent", le collectif Col·lectiu Vigília explore avec une rare sensibilité les thèmes de la dépendance et des relations intergénérationnelles, dans une approche presque documentaire. Rencontre avec ses créateurs.