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Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Critique du film

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Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Un conte africain déplumant aux couleurs flamboyantes

Ici, l’animation met l’Afrique à l’honneur ! Premier long-métrage des nouveaux studios sud-africains de Triggerfish Animation, Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley (Zambezia) marque la première incursion de l’Afrique du Sud dans le film d’animation. Avec un joli casting vocal et petit budget de 20 millions, le long-métrage de Wayne Thornley séduit d’abord par son rythme bien pensé, et l’usage malin de la 3D, qui donne l’impression de voler avec les personnages. Les protagonistes sont attachants et délurés, comme Gogo la Jabiru protectrice ou encore Ezee l’engoulevent charmeur ; le méchant quant à lui est une véritable saleté…

Cette animation dégage surtout une vraie beauté visuelle avec ses mille couleurs flamboyantes, ses paysages africains et les images extraordinaires du fleuve Zambèze en Afrique, mais aussi musicale, avec une bande son aux résonances africaines. Surtout destiné à un jeune public et soutenue par un scénario simple inspiré de Rio, la morale n’en n’est pas moins universelle : il faut accepter les différences, fuir ses a priori ; c’est toujours mieux de travailler ensemble et de s’entraider, l’union fait la force…

Si la problématique du héros est très proche de celle de Nemo des studios Pixar, il y a dans cette animation débutante, une conviction et de véritables moments de magie comme les parties nocturnes éclairées par une lune gigantesque et les vues quasi subjectives lors des courses poursuites aériennes. Un véritable voyage, une rêverie multicolore est offerte au spectateur.

Malgré ses imperfections, Drôles d’oiseaux est un film divertissant et très agréable, qui offre un bon moment d’animation pour toute la famille. Son humour, sa féérie et ses scènes de voltige suscitent la curiosité de la nouveauté ; Un très bon -début pour l’animation sud-africaine. Il faut espérer que Khumba, qui sortira dans quelques mois, et qui accentuera davantage ses racines sud-africaines, prouvera définitivement que Triggerfish mérite son surnom de Pixar austral.

Synopsis : Un jeune et impétueux faucon Kai s’ennuie dans la brousse austère, sous l’égide de son père Tendai, qui lui interdit de s’aventurer au-delà des frontières du Katungu. Kai rêve de découvrir le monde. Un jour, il apprend qu’au-delà du fleuve, bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse la fantastique Cité des Oiseaux Zambezia, perchée sur un baobab géant. Débarquant en pleine effervescence des préparatifs de la Fête du printemps, il rencontre entre autres Jed, un oiseau oisif et farceur ainsi que la belle Zoe. A eux trois, ils vont découvrir que la cité est sous la menace d’une attaque des marabouts commandés par un lézard géant, et qu’ils sont les seuls à pouvoir en sauver les habitants. A partir de 6 ans.

 

 

Elysium de Neil Blomkamp : Critique cinéma

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Elysium : Une critique sociale d’un futur pas si éloigné de notre monde contemporain.

C’est clairement le blockbuster de l’année, largement au dessus de la moyenne de ceux que l’on a pu voir cette année, riche en films décevants. On peut évidemment reprocher à Elysium d’être une copie du brillant District 9, en reprenant le même thème de base, c’est-à-dire l’apartheid. Mais Elysium est bien plus, il s’agit de montrer les conséquences tragiques d’un système ultra libéral qui ne fait pas dans la dentelle, séparant clairement les gens selon leurs degrés de richesses. On peut d’ailleurs penser que le film traite d’une manière manichéenne ce problème, mais cela n’en est pas moins une réalité dérangeante. Dans les faits deux mondes se font face sans jamais se côtoyer, séparés par un mur infranchissable, celui de la ségrégation économique entre pauvre et riche comme dans le film Time Out.

Le sujet est en effet similaire mais abordé d’une manière différente, ceux que l’on peut voir dans Elysium n’est rien d’autre qu’une peinture de notre société actuelle, où la Terre devient un monde sans espoir s’étendant à perte de vue. Sur Terre vivent les damnés, la plèbe, ceux qui n’ont presque plus rien dans un univers où déportations, arrestations arbitraires, maladies, violences et famines sont le lot du quotidien, tandis que chez les nantis vivent sur une station spatiale construite pour être en orbite de la Terre, Elysium.

Une sorte d’Olympe spatiale pour des demi-dieux, vivant dans l’abondance et où guérir des maladies les plus graves est un acte presque banal. La critique sociale est très bien menée, Los-Angeles est décrite comme une gigantesque favela, un bidonville, une ruine où la mort peut sonner à chaque instant à votre porte. La crédibilité de cet univers apocalyptique est parfaitement décrite à travers l’ambiance d’oppression, d’étouffement. C’est sale, poussiéreux, on voit toute la misère, on ressent la pauvreté, la peine, la précarité de ses gens, prisonniers d’une terre ravagée par la pollution. Évidemment la politique de répression envers l’immigration clandestine est sans pitié, le monde des Élus, des Citoyens comme ils se nomment eux-mêmes, n’est pas accessible pour cette majorité sous peine de se faire exploser par les drones. Neill Blomkamp, le cinéaste sud-africain, dresse ici un portrait contemporain de notre monde, sa critique d’un monde où des systèmes sont mis en place sciemment pour vous faire croire que vous ne valez rien que le monde ne peut que fonctionner en ayant une large majorité de pauvres, de laisser pour compte, bien que si on y pense une seconde c’est certainement l’un des plus gros mensonges de la galaxie.

Des effets visuels époustouflants

L’aspect crade de Los Angeles est magnifiquement peint, ses plans de cette Terre ravagée rendent parfaitement l’ambiance de misère. Quant aux plans de la station orbitale ils sont magnifiques. Elyisum, ce paradis aseptisé, visuellement semblable au vaisseau de 2001, L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick est superbement filmé. L’ensemble du film est dopé par le design cyberpunks et les jeux vidéo comme Hallo. Elysium fait d’ailleurs penser à la Citadelle de Mass Effect. Et cerise sur le gâteau, les plans de l’Espace de la Terre sont également à tomber, c’est gigantesque, impressionnant surtout sur un écran de cinéma. Le film est violent, c’est gore et les scènes d’actions superbes, notamment, la fusillade dans la décharge, on peut bien sur reprocher la caméra tremblotante, mais cela apporte de la vélocité et du réalisme. C’est une SF sanglante, « dystopienne », décrivant un monde pas si éloigné que ça du nôtre !

Bien entendu on peut critiquer certains aspects comme l’écriture du film, trop prévisible, un scénario trop attendu, avec des personnages probablement stéréotypés. Toutefois Neill Blomkamp est un grand cinéaste avec un style propre et pour une première grande production à gros budget, c’est certainement un film à voir. On peut s’attendre à des corrections de la part de ce jeune cinéaste dans son prochain film « Chappie » un film plutôt satirique que politique (toujours avec Sharlto Copley).Coté casting, Matt Damon livre une performance physique incroyable, quant à Sharlto Copley, qui jouait déjà dans Discrit 9, il interprète un Bad Guy impitoyable, charismatique, un tueur terrifiant, un acteur qui promet. Ensuite Jodie Foster joue très bien son rôle de politicienne : elle fait penser à la dirigeante du FMI. Pour compléter la distribution nous retrouvons Alice Braga, Diego Luna et William Fichtner.

Musique du film Elysium

La BO est composée par Ryan Amon, du son comme dans Inception, et elle est juste aussi violente que le monde décrit par Neil Blomkamp.

C’est un vrai film de SF sombre dans la lignée d’un Blade Runner, d’un Mad Max, ou encore d’un Robocop, avec des effets spéciaux rendant l’univers crédible et réaliste. Bien sur le scénario aurait pu être meilleur, plus en subtilité dans sa description de cet univers riche/pauvre. Elysium ne fait pas dans la demi-mesure, mais quand on décrit un monde inhumain et désespéré où la majorité est considérée comme des non citoyens, on montre une réalité brutale, crade et sanglante.

Elysium : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=oseeVF3qhgM

Synopsis : En 2154, il existe deux catégories de personnes : ceux très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée. La population de la Terre tente désespérément d’échapper aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de ne propager. Max (Matt Damon) travaille comme ouvrier, à L.A, une ville aux couleurs grises, dans une usine de la société Armadyne, qui fournit à Elysium une partie de sa technologie. Max DaCosta est accidentellement contaminé par des radiations et n’a plus que cinq jours à vivre. Sa seule chance de survie : partir sur Elysium, une station où la Secrétaire Delacourt (Jodie Foster) mène une politique sécuritaire. Avec l’aide de Spider (Wagner Moura), il devient une sorte d’androïde paré d’un exosquelette. Dans son désir de vivre, il s’en va pour Elysium, mais un enjeu beaucoup plus vaste va se jouer et Max, pourrait bien se métamorphoser en celui qui va sauver des millions d’être humains coincés sur une terre délabrée.

Elysium : Fiche Technique

Réalisateur : Neil Blomkamp
Scénario : Neil Blomkamp
Avec : Matt Damon, Jodie Foster, Sharlto Copley, Alice Braga, Diego Luna, William Fichtner, Faran Tahir…
Musique : Ryan Amon
Budget : 115 millions $
Producteurs : Simon Kinberg, Bill Block, Neil Blomkamp
Photographie : Trent Opaloch
Montage : Julian Clarke, Lee Smith
Direction Artistique : Nancy Anna Brown, Ross Dempster, Don Macaulay, Hania Robiedo
Décors : Peter Lando Syd Meal
Design : Philip Ivey, Syd Meal
Costumes : April Ferry
Distribution : Sony Pictures
Durée : 1h49
Genre : SF/Anticipation
Sortie en salles : 14 août 2013

États-Unis / Afrique du Sud – 2013

 

 

Low Winter Sun : la nouvelle série d’antihéros

Low Winter Sun : la nouvelle série d’antihéros rejoint  le club des séries dans le même genre d’AMC avec Breaking Bad et Dexter.

Après la vision du premier épisode de l’adaptation de la série britannique par AMC,  Low Winter Sun vous saisit par le revers et vous tire de force dans un monde d’intrigues avec ses antihéros complexes. La série a pour toile de fond, une ville en décomposition, en état de déliquescence, la ville de Détroit d’une beauté mélancolique.

Lugubre ville de Détroit

L’atmosphère sombre de cette série est d’ailleurs largement due à cette ville, Détroit une ville délabrée, ravagée par la faillite de l’industrie de l’automobile. Cette misère se palpe, elle a une réalité tangible brisant le rêve américain. Dans cette série la ville devient un personnage avec ses grands terrains vagues sinistres, ses ruelles bordées d’ordures, ses trottoirs défoncés et ses maisons brisées amplifiant l’ambiance d’une série noire à souhait.

La série s’inspire de la mini série anglaise du même nom de Channel 4, elle met en vedette Mark Strong (reprenant son rôle), David Costabile (Gale de Breaking Bad ) James Ransone de (The Wire), Lennie James (Jericho, Snatch, The Walking Dead)

Des acteurs aux jeux intenses insufflant de la vie aux personnages.

Bien entendu, le thème du « flic torturé » a été souvent abordé dans les séries, et on pourrait se demander pourquoi regarder encore une série sur le même sujet, qu’apporte t elle de plus ?  La musique peut-être, elle est une âme, elle capture l’essence même de ce personnage qu’est cette ville de Détroit magnifiquement lugubre. Et je ne parle pas de la performance des acteurs, rien que le jeu des comédiens pousse à voir cette série qui au premier abord semble too much…

Il y a de ses séries télévisées qui sont inoubliables, notamment Breaking Bad, Mad Men, Oz, Dexter, Soprano…, des drames qui détiennent le pouvoir de forcer le téléspectateur à rentrer dans le chaos du monde qu’ils sont entrain de dépeindre, interpellant à la fois l’émotionnel et l’intellect. Low Winter Sun possède un potentiel, celui de vous faire rentrer dans un univers et de le faire votre…

Soulignons encore une fois la musique, la série met en vedette la musique originale du compositeur Tyler Bates (God of War, 300…), comme le personnage qu’est la ville de Détroit dans cette série, la musique est aussi un être à part entière. Le son capture l’ambiance d’une ville qui a perdu sa grandeur avec ses accents mélancoliques.

Synopsis : Frank Agnew (Mark Strong) et Joe Geddes (Lennie James) deux inspecteurs de la police de Détroit tuent un de leurs collègues, ce qui semble être un terrible acte de vengeance. Maquillé en suicide, Frank ignorait que la victime était surveillée par la police des polices.

Hustlin ‘In The Motor la musique d’ouverture de la série Low Winter Sun chantée par City par Bettye LaVette

Le titre principal est co-écrit par la légendaire Bettye Lavette, Tyler Bates, Nan Vernon et le créateur de la série Chris Mundy. On entend chanter une femme dans un club de Détroit introduisant le générique et l’oreille est prise par cette voix graveleuse en écho à la douleur de la ville et des personnages tourmentés.

Synopsis : Ivre de vengeance, Frank Agnew, un inspecteur de la police de Détroit, franchit la ligne en tuant un de ses collègues. Maquillé en suicide, le meurtre revient très vite le hanter. Il ignorait que la victime était surveillée par la police des polices. Et cerise sur la gâteau, il découvre que son complice de crime lui a caché bien des choses..

Percy Jackson : La mer des monstres : Critique du film

Percy Jackson : La mer des monstres, un teenage Movie bien trop mièvre malgré quelques effets visuels intéressants, en un mot un film oubliable…

Chris Colombus réalisateur du premier volet des aventures de Percy Jackson (Le Voleur de Foudre), est remplacé par Thor Freudenthal (Palace pour chiensJournal d’un dégonflé) pour ce seconde volet épique, intitulé La Mer des Monstres. Nous pouvons certainement nous attendre à des suites : l’écrivain Rick Riordan à l’origine du succès de ses blockbusters a écrit 3 autres opus (Le Sort du Titan, La Bataille du Labyrinthe et Le Dernier Olympien).

Après le demi-échec du premier opus, le second Percy Jackson : La mer des monstres, est mieux loti. L’image est plutôt belle. Il y a de l’action et une certaine dose d’humour. Pour ceux qui ont lu la saga de Rick Riordan, le film ne suit pas la trame du livre sauf dans les grandes lignes : des personnages comme Scylla, Circée, les sirènes et des scènes de combats comme celle de Tyson/Percy contre les géants Lestrygons passent à la trappe.

Ainsi, il faut bien le dire, il s’agit avant tout d’un Blockbuster où la magie de l’heroic fantasy est remplacé par une mythologie grecque, à la sauce ketchup, avec un arrière goût plutôt fade, même si certains effets ne sont pas mal comme l’animation de la reconstitution du corps avec des pierres volantes. Cependant, pour les lecteurs de la saga on reste sur sa faim, le méchant Cronos n’est pas si terrible que ça; le Titan qui devrait faire trembler tout le monde est très vite expédié par le héros Percy Jackson.

Il manque beaucoup d’éléments du livre sans parler d’un méli-mélo, entre les 4 tomes : normalement, Cronos n’apparaît pas avant le volume 4; Percy commence son aventure à l’âge de 12 ans; ensuite l’île de Polyphème Circéland est un parc d’attraction; l’entrée des enfers se trouve normalement dans un studio; quant à la prophétie, elle n’existe pas dans le tome 2, mais bien dans le tome 5. On a la vague impression que la saga Percy Jackson prend un bout de chaque livre, pour en faire des films.

Toutefois n’oublions pas que le nettoyage de la narration, la simplicité de l’intrigue s’explique. C’est une odyssée visant avant tout un jeune public. C’est un blockbuster US et Percy Jackson 2 s’amuse avec les codes de la mythologie en le faisant vivre au 21ème siècle. C’est un bon divertissement, un bon film d’aventures, qui sans être transcendant, est regardable. Bien sur, ceux qui n’ont pas lu le livre apprécieront le film, quant aux fans des romans de Rick Riordan, ils seront forcément déçus.

En conclusion, dans l’ensemble le film reste bien meilleur que le premier, quelques scènes sont comme dans le livre, on retrouvera la scène du char de la damnation et la scène finale avec l’arbre de Thalia.

Espérons que le prochain opus vise un public plus large et soit plus fidèle au tome 3 : Le sort du Titan, normalement prévu pour 2015.

Synopsis : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaquée par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or. Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres – plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse… Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera.

Fiche Technique : Percy Jackson : La mer des monstres

Titre original : Percy Jackson: Sea of Monsters
Genre : Aventures, Fantastique, Teen movie, 3D
Nationalité : Américain
Date de sortie : 14 août 2013
Durée : 1h46mn

Conjuring : une musique envoûtante de Joseph Bishara

Conjuring : une bande son terrifiante

Conjuring est ce genre de film qui garde le public scotché sur son siège, tout au long de ce film des reliques et autres artefacts sont distillées par petite touche d’une manière tellement flippante, que l’horreur vous prend aux tripes. Tout le décor de ce film, avec sa poupée effrayante, ses entités démoniaques, sa boite à musique dans lequel un fantôme apparaît, ses spectres et son étrange cave avec tous  ses objets que l’on croirait presque vivant, surtout ce sinistre piano…On pourrait d’ailleurs presque raconter une histoire avec chacun de ses objets, à eux seuls ils donnent cette impression de choses innommables cachées derrière une inertie de façade. Ce décor par petite touche renforce l’idée que quelque chose de terrible va arriver mais on ne sait pas quoi…

Voici les trois étapes de l’activité démoniaque :
L’infestation…
Des chuchotements, des bruits de pas, une présence étrangère… qui nous amènent à la deuxième étape :
L’oppression…
La victime est prise pour cible par une force extérieure… Elle pulvérise son libre-arbitre et aboutit à la troisième et ultime étape…
La Possession.

Toute cette tension, ce suspense s’accompagne aussi d’une incroyable musique, les fantômes et autres êtres sournois font connaitre leurs présences par d’étrange bruits, suivi par des grincements, et des silences qui crient…Une grande partie de l’épouvante qui se dégage du film Conjuring est dû au travail sonore de Joe Dzuban, un compositeur ayant déjà travaillé sur des films comme Fast & Furious 6 (2013), The Devil Inside (2012), Call Me Kuchu (2011), Insidious (2010) et à une magnifique partition musicale de Joseph Bishara. Cet artiste, a été à l’origine de la musique de films comme 11-11-11 , Night of the Demons et n’en est pas à sa première collaboration avec le réalisateur James Wan, ce dernier confirme  via Twitter que Joseph Bishara, composera également pour le chapitre deux d’Insidious, reprenant peut être à nouveau son rôle du démon à rouge à lèvre.

https://www.youtube.com/watch?v=I-WUZ-9b-7I

La musique de Joseph Bishara est efficace, elle crée une parfaite ambiance sinistre grâce à cette alliance d’éléments allant du classique au punk, passant soudainement d’un genre à une autre, d’un mur de cacophonie, vous plongez dans une douce musique clairsemée toute aussi menaçante. Le décor ajouté à une bande son parfaitement schizophrène ne font que renforcer le suspense, hypnotisant le téléspectateur, l’empêchant littéralement de sortir de l’horreur. Incontestablement la tension n’est pas que visuelle, entre la musique sombre de Bishara et les effets sonore de Dzuban, les téléspectateurs ne peuvent même pas fermer les yeux, car l’évocation sonne aussi dans leurs oreilles.

Playlist, Musique sombre, schizophrénique du film Conjuring par Joseph Bishara  …à écouter !

Note : Bishara a commencé sa carrière en tant que guitariste et a contribué à des remixes pour de nombreux artistes dont Marilyn Manson, Nine Inch Nails, Danzig, Christian Death…Ses prochains travaux comprennent la production de la bande sonore pour le film culte Repo et The Genetic Opera. Pour plus d’informations, visitez le site Web de Joseph Bishara et le label, enregistrements Void.

Variantes des titres : Conjuring

Conjuring : Les dossiers Warren

The Conjuring : Site officiel Warner Bros

 

Conjuring : Petites anecdotes paranormales sur le tournage

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Conjuring : Petites anecdotes de tournage pour les esprits les plus rationnels :

On se souvient de la malédiction Poltergeist : quatre acteurs sont morts entre le début du tournage du premier épisode et la fin du tournage du troisième. A commencer par la jeune Heather O’Rourke (Carol Anne), décédée alors qu’elle tournait dans Poltergeist III. La fillette avait 13 ans et aurait succombé suite à une infection intestinale. Quelque temps après le tournage de Poltergeist, c’est la jeune Dominique Dunne (Dana Freeling) qui est morte après avoir été assassiné par son petit ami, le 4 novembre 1982 à Los Angeles. Julian Beck, interprète du sinistre Kane dans Poltergeist II, est mort pendant le tournage du film, à la suite d’un cancer à l’estomac. L’acteur Will Sampson l’amérindien sorcier Taylor, ami et protecteur de la famille Freeling est mort d’une complication suite à une chirurgie du cœur, le 3 juin 1987. Le tournage du second épisode est devenu une sorte de cauchemar le jour où l’équipe du film a découvert que les cadavres utilisés dans les séquences de la caverne étaient réels. On ignore comment ces cadavres sont arrivés sur le tournage. Lors du premier épisode de Tobe Hooper, il y eut un incident qui faillit coûter la vie au jeune Oliver Robins (Robbie Freeling) pendant la scène où une marionnette manipulée par des câbles devait étrangler le garçon. C’est Spielberg qui sauva de justesse la vie du jeune enfant. Louis « Lou » Perryman, qui jouait Pugsley dans le premier film, a été assassiné chez lui, à Austin, Texas, à l’âge de 68 ans à la maison en avril 2009, par Seth Christopher Tatum, un fan de la série des Poltergeists, avec une hache ! Les deux premiers films parlent justement de la malédiction des esprits s’acharnant contre une famille innocente et leur jeune fillette. Le troisième film est dédié à la mémoire de la jeune actrice.

Conjuring : le témoignage de la vraie Lorraine Warren

Pour Conjuring, Les conversations téléphoniques des frères Hayes avec Lorraine ont souvent été interrompues par des phénomènes mystérieux, bruits ou parasites. Alors que l’équipe recevait la visite des Perron sur le tournage, un vent s’est levé, laissant anormalement les arbres immobiles et Carolyn Perron s’est blessée en trébuchant et a fini à l’hôpital. Peu de temps après, comédiens et techniciens ont été évacués de leur hôtel en raison d’un incendieWan a également été témoin d’un étrange incident, un soir, en envoyant un email au sujet du scénario. Son chiot, qui était dans son bureau, a commencé par grogner : «Il n’y avait pourtant personne dans la pièce (…) Il s’est mis à suivre ce qu’il regardait – autrement dit, rien – à travers la pièce, sans le lâcher à aucun moment ». Vera Farmiga a découvert cinq marques de griffes sur son écran d’ordinateur : « C’était inexplicable. Je savais pertinemment que je n’avais pas fait tomber mon ordinateur, et que mes enfants n’y avaient pas touché »… D’après Lorraine Warren, ces phénomènes paranormaux lors du tournage ne sont pas étonnants. Le combat entre les forces du Bien et du Mal est un combat éternel, et les forces occultes du Mal ne souhaiteraient pas que l’on révèle ses secrets : « Les ténèbres et la lumière… C’est un combat éternel».

 

Conjuring : Les dossiers Warren, un film de James Wan : Critique

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Conjuring : Les dossiers Warren – Critique cinéma

Attention, après son ras de marée au box-office US (pas moins de 100 millions de dollars de bénéfice après trois semaines d’exploitation!)  Conjuring : Les dossiers Warren débarque dans l’hexagone ! Aux commandes le maître de l’épouvante, James Wan, créateur de la franchise Saw, et réalisateur du brillant Insidious (2011). Le réalisateur sino-malaisien laisse ici la responsabilité du scénario aux deux frères Chad Hayes et Carey W. Hayes. L’histoire est racontée du point de vue des Warren et des Perron et met en exergue le décalage entre les deux couples. D’un côté, il y a les Warren, catholiques pratiquants et exorcistes réputés, qui estiment qu’il faut exorciser l’entité qui se nourrit de l’énergie de la famille, et de l’autre les Perron, totalement dépourvus de sentiment religieux. Wan livre un long-métrage au climat anxiogène maîtrisé, inspiré d’une histoire vraie, qui eut lieu bien avant la célèbre affaire d’Amityville, également traitée par les deux démonologues Warren. Les principaux protagonistes de cette histoire, la famille Perron (à l’exception de la mère Carolyn Perron, encore traumatisée par ces événements datant d’une trentaine d’années) et Lorraine Warren, ont participé au tournage et ont donné leur aval au long-métrage.

Wan et l’Art de la Suggestion

Le cinéma de Wan est avant tout un cinéma où la suggestion prévaut sur le sensationnel, le pouvoir de l’imaginaire sur celui de la vision, ce qui lui a valu parfois le qualificatif élogieux d’« Hitchcock de l’épouvante ». Ici, pas de jumps-scare inutiles, pas même une goutte de sang. Le spectateur ne voit rien, mais tout lui fait peur. Avec Wan, les portes de maison claquent ; des grincements, des bruits sourds se font entendre ; les horloges de la maison s’arrêtent toujours à la même heure ; des odeurs nauséabondes de putréfaction apparaissent ; les jeux de cache-cache et de claquements de main familiaux accueillent des intrus peu désirables; les fillettes sont tirées du lit par une main invisible ; des mystérieuses ecchymoses apparaissent sur le corps de Carolyn : les corbeaux s’écrasent sur la façade de la maison ; la cave devient une véritable plongée en enfer et le vide sanitaire, filmé caméra à l’épaule par des cadreurs rampants, un espace exigu encore plus lugubre …

dosssier-warren-icone-du-film-horreurLa caméra subjective de Wan, accompagnée d’une musique grinçante, parvient à sublimer une esthétique tendue parfaitement maîtrisée, et allant crescendo. Les amateurs de paranormal apprécieront cette montée en puissance, qui respecte l’ordre des trois stades de l’activité démoniaque : l’Infestation, l’Oppression, la Possession. Mais c’est surtout la mise en scène simple et discrète de Wan qui impressionne : la caméra investit l’espace, adopte un mouvement fluide et mystérieux avec des plans fixes sur les portes, des jeux de reflets, une utilisation vintage de zooms lents et contemplatifs, qui feront frissonner le spectateur de bout en bout.

conjuring-CSM--poster7Conjuring est également porté par des acteurs incroyables, surtout par un duo d’actrices au sommet de leur performance : Vera Farmiga (In the air, 2009, Source Code, Insidious, 2011, la série Bates Motel, 2013) est décidément une actrice impériale : elle campe ici une Lorraine Warren plus vraie que nature, et confirme sa prédisposition aux thrillers horrifiques après Joshua (2007) et Esther (2009); Lili Taylor (Short Cuts, 1993, Prêt-à-porter, 1994) impressionne par son interprétation de Carolyn Perron, une mère de famille pragmatique, qui passe par des sensations émotionnelles et physiques extrêmes lors du stade de possession. Patrick Wilson (le déroutant Hard Candy, 2006, Watchmen, 2009, Insidious, Prometheus, 2012,), dans le rôle de Ed Warren (décédé en 2008) est un mari romantique et aimant; son alchimie avec Vera Farmiga est visible à l’écran. Ron Livingston (Petits cauchemars entre amis, 1997, The Dinner, 2010) est un père de famille attachant qui cherche à protéger sa famille, mais qui est totalement dépassé par les forces surhumaines qui se manifestent.

Conjuring, possède tous les ingrédients pour être le nouveau phénomène fantastique de l’été 2013. Conjuring évoque par ses décors et son esthétique les années 70, âge d’or du cinéma d’horreur, et témoigne de l’amour de Wan pour les films d’horreur à l’ancienne : L’Exorciste de William Friedkin (1973), Amityville : La Maison du diable de Stuart Rosenberg (1979). Malgré un cadre conventionnel, Conjuring est un thriller psychologique intelligent et élégant, une œuvre honnête et volontaire, au scénario véritablement angoissant et doté d’une grande richesse dramaturgique .

Synopsis: 1971, Harrisville, Rhode Island. Roger (Ron Livingston) et Carolyn Perron (Lili Taylor), ainsi que leur cinq filles, sont terrorisés par une présence maléfique dans leur ferme isolée. Le couple va faire appel à Ed (Patrick Wilson) et Lorraine Warren (Vera Farmiga), des experts de renommée mondiale en activités paranormales, pour sauver leur famille. Contraints d’affronter une créature démoniaque d’une force redoutable, les Warren comprennent qu’ils s’apprêtent à livrer la plus grande bataille de leur carrièreInterdit aux moins de 12 ans

Conjuring : Les dossiers Warren de James Wan : Bande-annonce

Titre original : The Conjuring
Réalisateur : James Wan
Scénariste : Chad Hayes, Carey Hayes
Interprétation : Vera Farmiga, Patrick Wilson, Lili Taylor, Ron Livingston, Shanley Caswell, Hayley McFarland, Joey King, Mackenzie Foy
Durée :1h52
Genre: Horreur
Date de sortie : 18 juillet 2013

Etats-Unis – 2013

Les Derniers jours : un film apocalyptique sur la fin d’un monde

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Les Derniers Jours : Thriller apocalyptique des frères Pastor sur la fin d’un monde et non la fin du monde

Avec Les Derniers jours, les frères Pastor raconte l’histoire de Marc, un ingénieur en informatique, qui se retrouve comme le reste de l’humanité atteint d’une forme d’agoraphobie radicale. Ce thriller apocalyptique explore les réactions et conséquences sur l’humanité d’une incapacité à vivre dans des lieux ouverts…

Après Infectés, David et Alex Pastor reviennent avec un second long métrage Los Ultimos Dias, un film avec un budget modeste, d’à peine 5 millions de dollars. L’idée du film est excellente, le pari de montrer une humanité terrifiée, incapable de sortir, cloîtrée dans des bureaux, gares, maisons, et qui désormais doit se battre pour survivre.

L’idée de filmer une Barcelone dévastée réservent une bonne surprise, les images de cette fin d’un monde sont très belles. Il faut bien le reconnaître, le film le Derniers jours, est esthétiquement une bonne surprise. Les frères Pastor montre que l’on peut filmer des scènes post-apocalyptiques aussi bien à New-York que dans une ville comme Barcelone. L’effet est le même, rappelant par moment « L’armée des douze singes », avec de beaux plans d’une ville ravagée, avec ses voitures vides, ses déchets, le retour de la nature avec ses animaux en liberté sous une lumière sublime.

les derniers jours realisation freres pastorSes séquences alternant paysages très sombres dans les souterrains, les égouts où courent une humanité perdue et paysages silencieux, sous le soleil éclatant de la ville de Barcelone valent bien les blockbusters américains.

L’idéologie économique en ligne de mire

Ce Road movie à travers les entrailles de la ville de Barcelone s’inscrit dans une série de films tels L’Ange exterminateur (Luis Buñuel,1962) Les Fils de l’Homme (Alfonso Cuarón, 2006) ou Perfect Sense (David MacKenzie, 2012) décrivant le motif de l’épidémie, une détestation du corps et de l’esprit de ce monde bâti sur une idéologie économique toxique, quasi asphyxiante pour l’homme et l’environnement naturel.

La fin du monde amène l’aventure à notre porte

Dans ce film les héros nous ressemblent, ce n’est pas World War Z, les héros ne sont pas invincibles, Marc et Enrique sont des êtres humains qui plongés dans une situation extraordinaire montrent qu’il y encore de l’espoir. Les Derniers jours est non seulement un film avec une réflexion sur des styles de vies aux conséquences dévastatrices, (obésité galopante, pilules zombifiantes, anesthésiantes…) mais aussi un film sur une relation entre deux hommes l’un à la recherche de son père et l’autre de sa femme. Dans ce nouveau monde où les êtres humains se battent pour survivre pour avoir un peu de nourriture, comme cette scène de guerres tribales se déroulant dans un centre commercial, nos deux protagonistes, vont au fil des embûches tisser une complicité inattendue.

Même si ce film comporte des maladresses, la part accordé à cette histoire de GPS captant les signaux même six pieds sous terre, un rythme un peu lent, quoique pour ma part j’ai trouvée justement intéressant d’avoir enfin des dialogues un peu plus long que deux minutes. Bien sur les thèmes comme l’enfermement et ses conséquences sur l’être humain sont survolés, mais les Derniers jours n’en reste pas moins une bonne surprise, il n’a rien à envier aux blockbusters made in US.

Au final Les Derniers jours narre l’histoire d’un naufrage, celui d’une humanité engluée dans un somnambulisme détruit brutalement, sauvagement par un virus,

où encore une réaction inconsciente de l’Homme face à un mode de vie dont il devient l’esclave se termine sur une note de renaissance rappelant the Last of Us. La fin peut être considéré comme cucul la praline avec ses adolescents nés après la catastrophe, filmés dans un paysage magnifique partant vers la construction d’un autre monde…

Ce (survival) est interprété par d’excellents acteurs convaincants dans leurs rôles, une mention spéciale pour le duo José Coronado et Quim Guitiérrez dans leurs interprétations respectives des personnages d’Enrique et Marc Delgado. Évidemment tout n’est pas parfait dans les derniers jours, mais c’est un film à voir. Les frères Pastor ont su développés  l’ambiance, la tension et la souffrance des survivants, ce reste d’humanité qui se meurt dans ses lieux clos, sans pouvoir se déplacer sous peine de mourir…

Synopsis : Piégé dans son bureau Marc, se retrouve séparé de sa femme Julia, pour l’a rejoindre il fera équipe avec Enrique son pire ennemi en passant par les tunnels du métro.

Fiche technique

Réalisé par : Alex Pastor et David Pastor.
Avec : Quim Gutiérrez, José Coronado, Marta Etura.
Genre : Action, Science fiction.
Nationalité : Espagnol.
Titre original : Los últimos días.
Distributeur : Rezo Films.
Durée : 1h40min.
Date de sortie: 7 août 2013.

Leones de Jazmín López : Critique du film

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Leones de Jazmín López : une cinéaste sous influences cinématographiques

Leones de la jeune réalisatrice argentine Jazmín López suit les pérégrinations de cinq jeunes adultes perdus désorientés, s’enfonçant par un bel après-midi, dans une forêt au décor époustouflant.

Ce film argentin s’inscrit dans une expérimentation à la Gus Van Sant avec ses économies de plans et ses rythmes lents. Leones est un film sous influences on remarquera la partie de volley sans balle rappelant Blow-Up de Michelangelo Antonioni en passant par Virgin Suicides et Elephant. 

Pour en apprécier la beauté, mieux vaut rentrer dans ce film loin de tout discours social, car en termes d’action il ne se passe pas grand-chose et les traits des personnages restent flous. On part d’une vague histoire d’accident de voitures aux conséquences surnaturelles.

Leones est une métaphore sur le passage vers l’âge adulte, cette longue marche dans une forêt enchantée est un prétexte pour mettre en scène la souffrance que présente le passage à l’âge adulte, cet entre-deux mondes où l’enfance est mise à mort.

Ranger dans la catégorie fantastique ce film fait penser plutôt aux nouvelles des écrivains argentins Borges ou de Cortazar, sous entendant l’existence d’un autre monde derrière la réalité apparente.

Ce film ressemble à un exercice de style, des têtes vues de dos traversant une forêt enchantée, des plans sur des paysages sublimes, une caméra qui passe d’un personnage à l’autre sans s’y attarder, filmant indifféremment personnages et décor sur le même niveau.

Toutefois, ce film n’a pas de scenario, pas d’intrigues, les personnages sont insipides, c’est monotone trop lent, soporifique…

Certes, certaines séquences sont très belles, comme la prise sur ce sublime champ de fleurs, mais ça reste un film ennuyeux, un pseudo thriller onirique trop contemplatif. C’est une errance, un tableau bucolique à voir si on aime les voyages intérieurs.

Ce périple vers le monde des grands se termine sur une musique du groupe Sonic Youth, Do you believe in rapture, un morceau mélangeant douceur et âpreté à l’image de la métaphore développée dans le film Leones avec une petite note d’espoir que l’on retrouve dans ce refrain.

Do you believe in his sweet sensation
Est ce que tu crois en cette douce sensation
Do you believe in second chance
Est ce que tu crois en une seconde chance
Do you believe in rapture babe
Crois tu au ravissement, ma chérie

Synopsis : Un groupe de 5 jeunes perdus en forêt, à la recherche d’une maison de campagne qu’ils ne trouvent pas. Entre jeux de mots et séduction, ils s’amusent à franchir les frontières de l’âge adulte. Mais au fur et à mesure de leur avancée, surgissent les indices d’une terrible vérité.

Fiche technique

Un film de Jazmin Lopez
Genre(s) : Fiction – Durée : 1 h 22 min
Sortie en France : 07/08/2013
Année de production : 2012

 

 

 

The Pacific, une série d’enfer débarque sur France 2

The Pacific : Une plongée vertigineuse dans les abîmes de la guerre

Band of Brothers : L’enfer du Pacifique débarque sur France 2, en  prime-time à partir du 14 août 2013

Notre  célèbre duo de cinéastes, après Band of Brothers « Frères d’armes », produit pour la seconde fois une série sur la seconde guerre mondiale, s’intéressant cette fois ci à la guerre contre le Japon en se basant sur les livres écrits par Robert Leckie et Eugene Sledge narrant les grands combats du Pacifiques à travers l’histoire de trois personnages : le caporal Sledge (Joe Mazzello), le soldat Robert Leckie (James Badge Dale) et le sergent Basilone (Jon Seda). The Pacific que l’on verra à partir de dimanche le 14 Août sur France 2 sous le titre Band of brothers : l’enfer du Pacifique, un choix marketting risqué, prêtant à confusion, les téléspectateurs pouvant croire à une rediffusion de la série Band of Brothers.

Dans la lignée des Band of Brothers produite pour 125 millions de dollars par Steven Spielberg et Tom Hanks, une série visuellement époustouflante raflant six Emmy Awards et un Golden Globe, le duo continua avec un budget de près de 200 millions de dollars soit un an de tournage, des centaines de figurants, la reproduction de batailles historiques impliquant les 1ère et 5ème Divisions de Marines (Guadalcanal, Peleliu, Iwo Jima ou encore Okinawa), le tout dans une ambiance militaire authentique.

Cette authenticité se traduit par la retranscription de l’horreur de la guerre et ses traumatismes psychologiques ainsi que les difficultés physiques auxquelles ses soldats ont dû faire face. Un quotidien réaliste, tout y est, la nourriture infecte, la crasse, la peur, la boue, le sang, le vomi et les balles qui pleuvent autour de gamins terrifiés.

the pacific band of brother traumatisme guerreDerrière l’aspect visuel, avec ses belles images, ses décors somptueux et sa magnifique musique, The Pacific témoigne surtout d’une réalité historique de ce qu’est l’enfer de la guerre, c’est à dire  les conséquences de la guerre sur des hommes projetés dans un monde de chaos et de sang. La série à pour mérite d’explorer le terrain émotionnel de la guerre sur ces soldats, avec ses effets destructeurs sur le mental et le corps en se concentrant sur le quotidien de trois personnages centraux, tous impeccables dans leurs rôles.

Personnages Principaux de la série The Pacific

Eugene « Sledgehammer » Sledge  (Joseph Mazzello) Eugene B. Sledge, après s’être enrôlé en décembre 1942, il est première classe lors de la guerre du Pacifique, et deviendra Caporal après-guerre, où il écrira ses mémoires.

John Basilone John Basilone (Jon Seda) Le sergent John Basilone est un des personnages centraux de cette histoire. Engagé dans le corps des Marines dès 1940, il recevra la médaille d’honneur pour son comportement lors de la bataille de Guadalcanal…

Robert Leckie Robert Leckie (James Badge Dale) Engagé dans la 1ère Division de Marines le jour suivant l’attaque de Pearl Harbor, le première classe Robert Leckie est le mitrailleur de son unité. Après-guerre, il écrira ses mémoires, tout comme Eugene Sledge.

Fiche Technique

Titre original : The Pacific
Durée : 50min. ( 22H25 – 23H15 )
Genre : Série – Historique
Origine : Etats-Unis
Année de réalisation : 2009
Réalisation : Timothy Van Patten
Scénario : Bruce C. McKenna
Casting : On retrouve de nombreux comédiens du petit écran dans cette distribution James Badge Dale « 24 heures chrono, Rubicon » dans le rôle du Première Classe Robert Leckie, Ashton Holmes « Boston Justice »  dans le rôle de Sidney Phillips, Jon Seda  «  Homicide, New York 911, Oz, Juste cause » dans le rôle de John Basilone.

William Sadler (Colonel Lewis «Chesty» Puller), Isabel Lucas (Gwen), Penny McNamee (Hope), Cariba Heine (Phyllis), Jacob Pitts (Bill «Hoosier» Smith), Matt Craven (Dr. Grant), Joseph Mazzello (Caporal Eugene «Sledgehammer» Sledge)Jon Bernthal (Sergent Manuel Rodriguez), Joshua Bitton (Sergent J.P. Morgan), Tom Budge (Ronnie Gibson), Linda Cropper (Mary Frank Sledge).

Steven Spielberg : Une troisième série sur la guerre

Selon le site Deadline, les deux cinéastes Spielberg et Tom Hanks vont unir leurs talents une troisième fois pour la chaîne américaine HBO. En effet les deux cinéastes vont prochainement produire une nouvelle série sur la Seconde guerre mondiale.

Inspiré de l’ouvrage de l’historien Donald L. Miller, « Masters of the Air », cette nouvelle série sans titre officiel, se focalisera sur l’armée de l’air, et plus précisément de l’escadron Mighty Eighth. Avec cette nouvelle mini-série, la chaîne HBO compte bien renouveler le succès des deux séries précédentes. L’adaptation est confié par celui qui a signé le scénario de The Pacific et Band of Brothers Graham Yost. Autant dire que l’évènement a déjà un sacré visage.

American Nightmare, de James DeMonaco : Critique du film

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American Nightmare : un petit thriller social d’une purge institutionnalisée

2022. Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, le crime soit légalisé. Une nuit durant, cette purge permet aux citoyens de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre d’éventuelles poursuites. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, la famille Sandin, nantie et appréciée du voisinage, semble prête. Elle a mis le système de sécurité en route, et se cloitre. Mais Charlie, le petit dernier aperçoit devant sa porte un SDF blessé et poursuivi, et décide de le laisser entrer. Dés lors, la maison est pris d’assaut par une bande d’hommes et de femmes masqués qui veulent récupérer l’homme pour le massacrerInterdit aux moins de 12 ans avec avertissement.

Quatre ans après le très bon Little New-York (2009), le réalisateur américain James DeMonaco [i] retrouve son acteur fétiche Ethan Hawke pour ce second film et change totalement de registre pour un huis-clos étouffant, et relativement captivant. American Nightmare, au petit budget de 3 millions de dollars, fut un immense succès au box-office américain, et bat déjà des records d’audience dans les salles françaises.

Doté d’un pitch des plus intéressants, et d’une charge politique indéniable, visible dès le pré-générique, le début de ce thriller d’anticipation est réussi dans ses premières 50 minutes, avant de devenir bêtement divertissant dans sa dernière partie sous forme d’un survival assez plat. Cette platitude réside tout d’abord gans le choix d’un casting qui dresse le portrait de personnages stéréotypés, manquant d’épaisseur, creux et univoques, ceux d’une famille américaine bien sous tous les rapports : Ethan Hawke (James Sandin) en gentil papa dans le droit chemin américain, insipide, sans charisme, et plutôt lâche ; Lena Headey (Mary Sandin), bien connue des fans de Game of Thrones, en mère protectrice aux relents de moralité ; Adelaide Kane (Zoey Sandin) en ado rebelle en pleine crise d’adolescence ; Max Burkholder (Charlie Sandin), joue le cadet désobéissant, courageux et geek, passionné de technologie high-tech.

Seul Rhys Wakefield, le chef du gang masqué, campe avec brio un psychopathe extravagant, bobo, et sadique, que n’aurait pas rejeté l’univers Kubrickien. Ensuite, la mise en scène fonctionnelle mais fade, ainsi qu’un scénario cousu de fil blanc, multipliant les invraisemblances, plongent American Nightmare dans un récit platonique, sans grand rebondissement et au dénouement prévisible. American Nightmare n’ose pas être terrifiant à l’instar de sa belle affiche, et DeMonaco ne parvient jamais à insuffler une véritable tension dans ce schéma de home invasion des plus banals à la Panic Room (2002), là où d’autres réalisateurs comme l’immense John Carpenter, auraient offert un grand moment de film d’horreur.

Toutefois, American Nightmare réussit à capter l’angoisse de l’époque face au crime, du fossé qui s’élargit entre les classes riches et pauvres, et du piège du capitalisme carnivore et propose au spectateur quelques amorces de réflexion sur la violence de nos sociétés modernes. Sans jamais réussir à atteindre l’ultra-violence d’Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), ou la lourdeur psychologique du Funny Games de Michael Haneke (1997), ni même les instincts les plus sombres du très réussi Battle Royale (2000) de Kinji Fukasaku (2000), American Nightmare, est un petit thriller social divertissant, mais qui passe totalement à côté de son ambition.

 American Nightmare : Bande-annonce

Fiche technique : American Nightmare

Titre Original : The Purge
Réalisateur : James DeMonaco
Acteurs : Ethan Hawke, Lena Headey, Adelaide Kane, Max Burkholder, Edwin Hodge…
Genre : Anticipation / Horreur
Année : 2013


[i] Scénariste capable du meilleur (Assaut sur le Central 13 de Jean-François Richet, 2005) comme du pire (Skinwalkers de James Isaac, 2006), James DeMonaco a grimpé les échelons en passant enfin derrière la caméra avec le très bon Little New York (2009). American Nightmare, son second long-métrage, est produit par Jason Blum connu pour les succès au box-office de la saga Paranormal activity, Insidious et également Sinister, 2012 (déjà avec Ethan Hawke)

 

Oggy et les Cafards swing du Jazz le plus rétro au romantisme Wagnérien

[Critique] Oggy et les Cafards

Mettre sur grand écran, ce pauvre chat tout bleu sans cesse à la poursuite de trois cafards, n’est pas chose aisée. Le format habituel de la série d’animation ne dépassant pas les 7 minutes, il a fallut donc relever le défi. Un challenge que le réalisateur contourne, en choisissant de faire se succéder quatre histoires à différentes époques. Nous retrouvons ainsi nos personnages préférées dans le Londres de Sherlock Holmes, au Moyen Age au temps des chevaliers, dans un univers préhistorique et, un univers intergalactique version Star Wars.

Sur le plan artistique, c’est une franche réussite avec des clins d’œil littéraires et cinématographiques à Cliffhanger, Ghost, Cendrillon, Prison Break…L’animation est fluide et le travail sonore remarquable, le tout sur une partition musicale très riche.

En conclusion, l’idée de faire plusieurs tableaux nous évite l’ennui  trop rapidement et les diverses références relève le niveau général. Oggy et les Cafards, un film d’animation cartoonesque à la Tex Avery que les fans de la première heure trouveront bien sympathique…

Synopsis : « Depuis la nuit des temps, deux forces s’affrontent en un combat perpétuel, total et sans pitié. Un combat dont nous ne soupçonnions pas l’existence malgré sa férocité. Ce choc de titans, cette lutte ancestrale, cette bataille qui perdure à travers les âges, ce n’est pas celle du bien contre le mal… C’est celle d’Oggy contre les cafards !« Oggy et les Cafards » est une adaptation d’une animation  française sur grand écran réalisé par Olivier Jean-Marie.

Oggy et les Cafards : Fiche Technique

Réalisateur : Olivier Jean-Marie
Genre : Famille, Animation
Nationalité : Français
Scénario : Olivier Jean-Marie, d’après les personnages créés par Jean-Yves Raimbaud
Directeur artistique : Jean Journaux
Directeur de l’animation : Didier Degand
Création graphique des personnages : Thierry Gérard. Montage : Patrick Ducruet
Montage musical : Philippe Vidor
Composition de la musique : Vincent Artaud. Compostions : « Artaud » (2004), « La tour invisible » (2007) et « Music from early times » (2010) et la Bo de « The Artist »
Superviseur du design sonore : Manuel Drouglazet
Producteur : Marc Du Pontavice
Production : Xilam Animation Les Zinzins de l’espace, Ratz, Lucky Luke et Oggy et les Cafards
Distributeur: Bac Films
Durée : 1h 20min
Date de sortie : 7 août 2013

Musique du film Oggy et les Cafards par Vincent Artaud

https://www.youtube.com/watch?v=pfz3WpyiaHo

Vincent Artaud transpose avec brio l’univers de la série Oggy pour le grand écran en ajoutant aux aventures épiques de notre chat bleu à travers les différentes époques, une musique pleine de mouvement passant du swing du jazz le plus rétro des années 20 au romantisme wagnérien.