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Critique du film : Parkland

Parkland de Peter Landesman : un biopic émouvant

Adapté du livre de Vincent Bugliosi, « Four Days in Novembre: The Assassination of President John F. Kennedy » qui retrace les événements du jour de l’attentat et des trois jours suivants. Le réalisateur Peter Landesman, dont c’est le premier film et le premier scénario, se propose de nous intéresser à la grande Histoire à travers la petite histoire, comme dans le film The Majordome. Pour cela il utilise l’approche docu-fiction en adoptant le point de vue de quelques américains impliqués directement dans ce drame qui a, à jamais marqué l’Amérique.

Parkland (du nom de l’hôpital qui a accueilli le président Kennedy) conte un drame à la manière du film culte JFK d’Oliver Stone (1991), par le biais de multiples angles d’attaque : le médecin Dr Charles « Jim » Carrico interprété par Zac Efron qui a pris en charge le Président à l’hôpital de Dallas, Doris Nelson l’infirmière qui a tout suivi depuis le bloc opératoire, les agents du FBI et des services secrets, Abraham Zapruder, l’homme qui filma le drame et la famille immédiate de Lee Harvey Oswald, notamment le frère Robert Oswald et Marguerite Oswald, la mère acariâtre.

On est plongés au cœur des protagonistes de ce drame, ce permet d’avoir de multiples points de vue tout en suscitant l’émotion que certains pourront voir comme facile, en même temps quand des gens ordinaires sont impliqués dans des événements aussi tragiques, il y a cette réalité d’urgence, une espèce d’anarchie, de confusions face à l’imprévu, de tensions, d’émotions palpables à chaque instant que ce film transmet parfaitement à travers les personnages impliquées.
Même si ce premier film a ses défauts comme ses flous qui entachent çà et là le récit, (un reproche qui peut se comprendre), surtout si on s’attendait à une analyse approfondie face aux nombreux doutes et controverses sur cet assassinat.

Sauf que Parkland est avant tout une immersion dans le traumatisme, le désespoir d’un pays entier à travers le regard de personnes ordinaires vivant en direct le drame. Rappelons que le film retrace quelques minutes avant la tragédie et les 3 jours suivants, en nous faisant vivre cette histoire de l’intérieur au travers des différents personnages, donc au final il est très difficile de reprocher à ce film de ne pas s’être interroger sur le complot ayant mené à l’assassinat de J.F.K.

Le film reprend d’ailleurs avec habilité des images d’archives et de reconstitutions, tout au moins, pour les premières dix minutes de films, pour nous embarquer dans l’intrigue et ses enjeux, appuyé par un casting très impliqué à l’interprétation très sobre de faits réels. Au final, un film peut être un peu trop lisse mais qui a le mérite de nous embarquer dans le cœur d’hommes et de femmes ordinaires confrontés à l’extraordinaire en mettant en scène le traumatisme d’une nation puissante toute en évidant l’écueil du sensationnalisme.

Synopsis : Le 22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement. Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais…

Fiche technique : Parkland

Réalisateur et scénariste : Peter Landesman
Casting : Zac Efron (Dr. Jim Carrico), Marcia Gay Harden (infirmière Doris Nelson), Billy Bob Thornton (Sorrels), Paul Giamatti (Zapruder), Jacki Weaver (Marguerite Oswald), James Badge Dale (Robert Oswald), Jackie Earle Haley (Père Huber), Tom Welling (Kellerman), Jeremy Strong (Lee Oswald), Ron Livingston (Hosty), Colin Hanks (Dr. Perry)…
Date de sortie : 02 Octobre 2013
Nationalité : USA, Genre : Drame, Historique
Durée du film : 1h34
Budget : 10 millions $

Il faut noter qu’à la base, Parkland devait être une mini-série HBO, mais le format film de cinéma a été privilégié précisément 50 ans après l’un des événements les plus tragiques et les plus marquants de l’histoire américaine. Le film est produit par Tom Hanks, et a été présenté à la Mostra de Venise, au Festival international du film de Toronto.

Critique : Insidious : Chapitre 2 de James Wan

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Insidious : Chapitre 2, Entrer dans la boîte à maléfices

Le réalisateur James Wan revient avec Insidious : Chapitre 2, alors que dans les salles de cinéma sont encore sous l’effet de l’excellent « Conjuring : les dossiers Warren », qui a fait un carton planétaire. James Wan est un maître très influencé par le cinéma d’horreur japonais où la musique participe à faire grimper la terreur chez le spectateur.

Dans la continuité du premier volet, Insidious : Chapitre 2 fait penser à cette boite à maléfices d’où s’échappent des entités malveillantes, un peu comme dans ceux que l’on voir dans lesfêtes foraines et certains cirques offrant des spectacles de créatures venant de l’au-delà dans un décor lugubre et glacial.

insidious-chapitre-2-esprits-lugubresInsidious : Chapitre 2 est le prolongement du premier volet, l’histoire continue là où elle s’est arrêtée, le même univers glauque, les mêmes personnages, et à la façon Halloween 2 de Rick Rosenthal, on plonge direct dans la séquelle. Certes la mythologie est la même tout en devenant plus effrayante, plus compliquée, puisqu’elle introduit une histoire de serial-killer, de possession, la projection astrale et de voyage dans le temps, plus exactement 25 ans en arrière au moment des événements à l’origine du mal qui hante la famille Lambert. Notons aussi qu’Insidious 2 contient aussi des pointes d’humours, ce qui n’était pas le cas pour le premier.

Cette atmosphère macabre, sombre se construit autour de la maison elle même hantée et du décor à l’intérieur avec ses objets, les poupées deviennent malveillantes, les appareils à photos, la penderie, le babyphone sont une menace et dans ce chapitre et nous avons même droit à des dés surnaturels avec lesquels Carl, le médium, communique avec les morts ainsi qu’à un trotteur pour bébé « possédé ».

L’univers surréaliste à la David Lynch d’« Insidious » où « l’expérience ressentie devant le film » tient le rôle clé à travers la création de mondes parallèles avec ce « Trou Noir » et la porte rouge conduisant vers « l’Autre Monde ».

Dans ce chapitre 2, Josh, le père (joué par Patrick Wilson) est possédée par un esprit malin faisant penser à la folie de Jack Torance dans Shining. James Wan et Leigh Whannell, le scénariste multiplie les clins d’œil recyclant images et autres leitmotiv du cinéma d’épouvante avec au programme scares finement dosés, creepy puppet, scène found footage dans un hôpital désaffecté et Michelle, ce fantôme au look inspiré par les stars des années 30.

Nous avons là d’ailleurs l’explication sur les origines de la « Mariée en Noir », personnage d’une beauté effrayante, dans le style de film (Qu’est-il arrivé à Baby Jane ?) à l’aide d’une séquence en forme de prequel en hommage aussi à « Psychose »

Au final Insidious : Chapitre 2 remplit pleinement son contrat surprendre et terroriser, faisant ainsi subir aux spectateurs, des émotions lié au genre horrifique. On retrouve l’univers familier de James Wan avec ses coloris de gris clairs, de rouge sang, les effets de lumière et cette musique flippante. Il est à noter d’ailleurs que Joseph Bishara est à l’origine aussi pour cet opus de cette musique stressante avec ses coups de pianos et de violons.

Pendant ce temps un Insidious 3 est déjà en préparation mais on ne sait pas qui sera le réalisateur car James Wan l’a promis, juré, Insidious : Chapitre 2 sera son dernier film d’horreur, désormais la page est tournée, il est aux commandes du prochain Fast & Furious 7.

Insidious : Chapitre 2 – Bande-annonce

Synopsis : Après Insidious (2011), James Wan nous invite au second Chapitre. Après tout ce qu’elle a affronté, la famille Lambert s’efforce de reprendre une vie normale, mais le monde des esprits semble en avoir décidé autrement.
Josh et Renai vont tenter de découvrir le secret qui les relie au terrifiant monde des esprits.

Fiche technique : Insidious, Chapter 2

Réalisateur : James Wan
Casting : Patrick Wilson (Josh), Rose Byrne (Renai), Barbara Hershey (Lorraine), Leigh Whannell (Specks), Angus Sampson (Tucker), Lin Shaye (Elise), Ty Simpkins (Dalton), Steve Coulter (Carl)…
Date de sortie : 02 octobre en 2013
Genre : Fantastique, Épouvante, Horreur
Nationalité : USA
Durée : 1h45
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Format de tournage : 35 MM

Critique : Machete Kills de Robert Rodriguez

Machete Kills : Un film Pulp et Pop

Robert Rodriguez réalise des films qui ont une marque, une patte très visuelle, graphique, le film culte Sin City est l’emblème de cette façon de faire du cinéma. Au cours de 20 ans de carrière, ce réalisateur aux origines mexicaines a aussi bien réalisé des films de SF comme The Faculty, le diptyque Grindhouse (Planète Terreur), Desperado, les 4 Spy Kids, on retrouve d’ailleurs Alexa Vega, la petite Carmen Cortez l’une des quatre Spy Kids, dans le rôle de l’ultra sexy (Kill Joy)

Présentée en clôture du festival européen du film fantastique, Machete  Kills est une suite de Machete (2010), encore plus loufoque et délirant que le premier opus. Toujours dans le respect des films «grindhouse», le réalisateur Rodriguez, reprend la recette du premier opus, avec cette fois-ci, un super méchant voulant évidemment détruire la planète, parodiant ainsi les James Bond. Le personnage du super vilain est incarné par Mel Gibson portant le nom de Luthor Voz, une référence à Superman. Il faut le dire Machete kills est un film bourré non seulement de références à sa propre filmographie mais aussi en hommages au cinéma comme le QG qui fait vraiment penser à Stargate, une scène en particulier, celle du coup de la hachette jeter par le méchant, attraper au vole pour être renvoyée fait penser à celle que l’on peut voir dans le film Le Retour de la Momie.

Le coté parodie est totalement assumé, what the fuckesque au possible, Machette Kills est un film kitsch, à l’humour grinçant où les scènes extravagantes font le spectacle comme la scène de l’hélicoptère à elle seule, elle vaut le déplacement, le harpon, l’électrocution du soldat, les «armes» de Desdemona…

Danny Trejo, l’acteur le plus badass de la galaxie, est parfait dans ce rôle de bourrin indestructible, barbouze au grand cœur et aux répliques courtes mais cultes : Machete don’t joke ! Machete don’t tweet ! Machete kills !

Un film décomplexé, jouissif, bordélique, ça part dans tous les sens, un délire encore plus barré que son prédécesseur, où coule à flot humour idiot ravageur et hémoglobine, le tout mené par un casting titanesque. Mel Gibson est hilarant en super méchant belliciste, fan de Star Wars, Charlie Sheen (Carlos Estevez) est excellent, en « fucking » président des USA et Demian Bichir, impressionnant dans le rôle du schyzo de service. Le casting féminin n’est pas en reste, sexy en diable, Amber Heard est sublime dans son rôle badass, Sofia Vergara prend son pied dans son rôle de dominatrice hardcore, Michelle Rodriguez toujours aussi belle et Lady GaGa offre un personnage identique à celle de son personnage de scène quoique peu exploitée.

Reste la super bonne trouvaille de Machete Kills, celle du personnage du Caméléon, ce tueur à gages aux multiples visages, dont le rôle est endossé tour à tour par Walt Goggins, Lady Gaga, Cuba Gooding Jr et Antonio Banderas. Au final, histoire et action très grindhouse qu’on aime ou pas mais on ne reste pas indifférent. Machete Kills est un bon pop-corn movie, un film de série B, voir Z, complètement déjanté qui ne se savoure non pas au second, mais au troisième degré et comme nous le prédit la «vraie-fausse» bande-annonce avant le film, le troisième volet des aventures de Machete se dirige vers la SF et un troisième opus dans l’espace.

Synopsis : Robert Rodriguez nous invite à suivre les péripéties de Machete incarné par Danny Trejo. Ce dernier reçoit une mission du président incarné Charlie Sheen, « Mr president of the fucking US », d’éliminer un chef de cartel complètement cinglé. Évidemment ce n’est qu’une infime partie du pitch imaginé par Robert Rodriguez, derrière Mendez joué par Demián Bichir, c’est en réalité Luther Voz, une sorte de copie kitsch déjanté du docteur No, prêt à raser la terre de la surface, qui tire les ficelles. …

Bande-annonce : « Machete Kills »

Fiche Technique : « Machete Kills »

Année de production : 2013
Réalisateurs : Robert Rodriguez
Scénaristes : Kyle Ward, Alvaro Rodríguez
Acteurs : Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Mel Gibson, Amber Heard, Sofia Vergara, Charlie Sheen (Carlos Estevez), William Sadler, Cuba Gooding Jr., Antonio Banderas, Lady Gaga, Demián  Bichir,  Walt Goggins, Jessica Alba, Vanessa Hudgens, Tom Savini, Electra Avellan, Elise  Avellan…
Genre : Grindhouse, Action/Comédie/Suite/Saga
Pays d’origine : USA
Directeur photo : Robert Rodriguez
Musique : Carl Thiel et Robert Rodriguez
Costumes : Nina Proctor
Producteur : Robert Rodriguez, Rick Schwartz, Sergei Bespalov, Alexander Rodnyansky,  Aaron  Kaufman et Iliana Nikolic pour Troublemaker Studios, Aldamisa Entertainment, AR Films, Open  Road Films, Demarest Films, Quick Draw Studios, Overnight Films et 1821 Pictures
Distributeur : Wild Bunch Distribution

Rush – la BO – Musique de Hans Zimmer

Rush – Musique de Hans Zimmer

Hans Zimmer est un compositeur allemand de musiques de films, naturalisé américain, il connaît son plus gros succès commercial avec le film Gladiator de Ridley Scott.

Zimmer et le réalisateur Ron Howard ont d’abord travaillé ensemble sur Backdraft en 1991Hans Zimmer retrouve Ron Howard après Anges et démons (2009), Frost/Nixon (2008), Da Vinci CddE (2006), en compagnie de Lorne Balfe sur le magnifique film Rush.

La musique de Rush, est rock, caractérisée par des cuivres, des solos pour guitares électriques, des sons de cuivres, des cordes et des synthétiseurs. Une musique impétueuse, intense parfaite pour une vie où vous risquez à chaque instant votre vie, et où l’adrénaline est le moteur. Le thème principale, 1976 est d’une rare beauté, vrombissement de moteurs mêlant violoncelles électriques obsédants et piano.

Rush : Rock Stars du monde sportif

Une musique représentant la vie de ses pilotes, Rock stars du monde sportif, du moins pour James Hunt, ce style très rock change pour devenir tragique dans (Nürburgring) et (Inferno), qui soulignent les scènes précédents et suivant l’horrible accident de Niki Lauda.

Dans  la partition « Lost but Won » l’album prend des accents lyriques, tandis que le final se termine sur un dernier rugissement de moteurs.

Dans le thème musical accompagnant Rush on entend la saveur des années 1970 saveur, des chansons rock et pop, excellentissime, surtout (I Hear You Knockin) par Dave Edmunds, (Gimme Some Lovin) par Steve Winwood, et (The Rocker) de Thin Lizzy.

Une BO qui se marie parfaitement à la Forumule 1, des sons authentiques, une composition bourrée d’action que je vous invite à écouter…

Musique composée et arrangée par Hans Zimmer. Musique additionnelle par Lorne Balfe, Bryce Jacobs et Jasha Klebe. Spectacles musicaux spéciaux Martin Tillman et Bryce Jacobs. Enregistré et mixé par Alan Myerson. Edité par Jack Dolman. Album réalisé par Hans Zimmer.

Extrait BO du film Rush

Liste des chansons

1. 1976
2. I Could Show You If You’d Like
3. I Hear You Knocking – Dave Edmunds (écrit par  Dave Bartholomew et Pearl King, interprété par Dave Edmunds)
4. Stopwatch
5. Into The Red
6. Budgie
7. Scuderia
8. Gimme Some Lovin – Steve Winwood (écrit par Steve Winwood, Spencer Davis et Muff Winwood, interprété par Steve Winwood)
9. Oysters in the Pits
10. 20%
11. Dyna-Mite – Mud (écrit par par Mike Chapman et Nicky Chinn, interprété par Mud)
12. Watkins Glen
13. Loose Cannon
14. The Rocker – Thin Lizzy ( écrit par Phil Lynott, Brian Downey et Eric Bell, interprété par Thin Lizzy)
15. Car Trouble
16. Gluck
17. Nurburgring
18. Inferno
19. Mount Fuji
20. For Love
21. Reign
22. Fame – David Bowie (écrit par David Bowie, Carlos Alomar and John Lennon, interprété par David Bowie)
23. Lost but Won
24. My Best Enemy

Critique : Rush de Ron Howard

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 Rush : la Formule 1 dans toute sa splendeur

Ron Howard est un de ses réalisateurs à la carrière tumultueuse avec de vrais succès (Willow, Apollo 13, Un homme d’exception) mais aussi des films plus controversé (Da Vinci Code et sa prequelle Anges & Démons.) Avec Rush, un biopic haletant, le réalisateur met en image la rivalité entre deux grands champions de Formule 1, James Hunt et Nikki Lauda, en collaboration avec le scénariste Peter Morgan (Le dernier roi d’Écosse, The Damned United, Frost/Nixon) pour raconter le légendaire affrontement entre deux pilotes qui ont à jamais marqué l’histoire de la Formule 1.

Rush suit le parcours de James Hunt & Nikki Lauda depuis leur premier affrontement sur une piste de Formule 3000 jusqu’à l’épique saison de formule 1 de 1976, toutefois ce n’est pas qu’un film de course, ni une histoire de simple rivalité. L’histoire s’articule autour de la personnalité des deux protagonistes, de 2 tempéraments diamétralement opposés, le Britannique James Junt, séducteur, épicurien, tête brûlée, dont la formule préférée est (plus on approche la mort, plus on se sent vivant) face à l’autrichien Nikki Lauda, plus réservé, rationnel, méticuleux surnommé l’ordinateur par le monde de la F1.

Le rôle est magnifiquement interprété par Daniel Brühl, l’acteur en arrive à être Nikki Lauda jusque dans les mimiques…L’histoire de Lauda ne peut qu’émouvoir, le 1er août 1976 sur le circuit du Nürburgring, c’est l’accident spectaculaire, la Ferrari de Lauda s’embrase, sauvé in-extremis par d’autres pilotes. Le film retransmet son combat à l’hôpital, sa greffe du visage, le soutien de sa femme campée par Alexandra Maria Lara, sa volonté incroyable qui le fera revenir sur le circuit, malgré une douleur atroce. C’est le point de basculement de l’histoire, c’est l’image qui mettra aussi un terme à la rivalité entre les deux pilotes.

Le film a su trouver cet équilibre parfait entre les courses dantesques, très réalistes, « la caméra rend parfaitement la dangerosité de ce sport, des émotions, sensations des pilotes », et la vie des personnages, leurs fêlures, leurs caractères et les conséquences de leurs choix.

Ce film est aussi une plongée dans les années seventies, décors vintage avec les coiffures, les costumes, les voitures et une ambiance, un mode de vie insouciant incarné par James Blunt que l’on voit vivre à 200 à l’heure.

Rush est un film qui a su capter l’essence de deux hommes qui ont en commun l’amour du sport automobile mais à l’approche totalement différente de la F1, ce qui rend leurs duels mythiques. Un film non seulement visuellement époustouflant magnifié par la superbe musique de Hans Zimmer, mais aussi captivant car au-delà du combat de gladiateurs entre les deux rivaux, Rush montre le respect, l’admiration mutuelle qu’éprouvent les 2 pilotes.

Que vous soyez un fanatique où pas des sports automobiles, regardez RUSH, l’émotion et l’adrénaline sont au rendez-vous, c’est drôle, superbe la réalisation est superbe, le rythme est excellent, bien documenté rempli de scènes et d’images originales avec en prime des acteurs à l’interprétation parfaite, Chris Hemsworth électrise l’écran par son charisme, sa force et Daniel Brühl est tout simplement Niki Lauda, une performance à noter pour un acteur que l’on vu dans Good Bye Lenin ! et Inglorious Bastards. Ron Howard offre un superbe hommage aux pilotes, un récit épique magnifique.

Synopsis : RUSH retrace le passionnant et haletant combat entre deux des plus grands rivaux que l’histoire de la Formule 1 ait jamais connus, celui de James Hunt et Niki Lauda concourant pour les illustres écuries McLaren et Ferrari. Issu de la haute bourgeoisie, charismatique et beau garçon, tout oppose le play-boy anglais James Hunt à Niki Lauda, son adversaire autrichien, réservé et méthodique. RUSH suit la vie frénétique de ces deux pilotes, sur les circuits et en dehors, et retrace la rivalité depuis leurs tout débuts.

Rush : Bande-annonce

Fiche Technique

Origine : États-Unis/Allemagne/Angleterre
Réalisateur : Ron Howard
Distribution : Chris Hemsworth, Daniel Brühl, Olivia Wilde, Alexandra Maria Lara, Pierfrancesco Favino, Natalie Dormer, Christian McKay, Stephen Mangan, Julian Rhind-Tutt…
Genre : Biopic/Drame/Histoire Vraie
Date de sortie : 25 septembre 2013

Avec Blue Jasmine, Woody Allen sonde la psyché brisée d’une Cate Blanchett magistrale

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Film allenien amer, Blue Jasmine est une comédie cruelle mêlant déchéance sociale et démence portée par une Cate Blanchett, qui emmène le film dans la stratosphère.

Synopsis : Mariée à un magnat de la finance New-Yorkaise, Jasmine a tout ce dont elle pouvait rêver. Mais quand son mari est subitement arrêté et incarcéré pour fraude, elle perd du jour au lendemain tout ce qu’elle possède: son argent, sa maison, son statut et l’esprit. N’ayant nulle part où aller, elle ne trouve d’autre solution que d’emménager chez sa sœur adoptive à San Francisco, un esprit libre de la classe ouvrière, on en peut plus différente d’elle.

Blue Jasmine, une femme dans la tradition des romans de F. Scott Fitzgerald

Après To Rome with Love, (le cru 2012 de Woody Allen), le réalisateur revient avec Blue Jasmine, un film qui s’inscrit dans une certaine réalité sociale, celle de la crise financière de 2008 provoquant la ruine et incarcération d’affairistes sans états d’âmes.

Woody Allen détricote la grande Bourgeoisie à travers le personnage de Jasmine, une femme habituée à une vie princière à Manhattan avec son richissime mari Hal, se retrouve soudain ruinée suite à l’arrestation de mari. De New-York elle se retrouve à San-Francisco, chez sa sœur Ginger (Sally Hawkins), dans son monde plus terre à terre.

Le décor est donc planté, une femme habituée au faste se retrouve soudainement plongée dans un environnement où l’argent ne coule pas à flot avec les enfants de sa sœur, le mari de sa sœur, le monde de sa sœur. Décrit ainsi, le film pourrait être une comédie, mais c’est une tragédie, Blue Jasmine peint le portrait d’une femme déclassée, dépressive, carburant à la vodka-xanax, incapable de saisir le bonheur à sa portée.

Une magistrale peinture de femme névrosée, une naufragée magnifiquement interprétée par une Cate Blanchett, dignes des grandes interprètes de personnages « Alleniens », comme Diane Keaton ou Mia Farrow.

Jasmine fait penser aux personnages féminins des romans de Francis Scott Fitzgerald, belles, frivoles, cyniques, égoïstes, désaxées et pourtant attachantes, émouvantes dans leurs errances, leurs déchéances…

Blue Jasmine (contraction du nom de l’héroïne et de la chanson Blue Moon, Jasmine fait allusion, à plusieurs reprises, à « Blue Moon » car c’est la chanson qu’elle a entendue quand elle a rencontré Hal, « Tu m’as vu alors que j’étais tout seul », un écho à la scène où Jasmine rencontre Dwight) est une plongée dans l’âme d’une femme imbuvable, incapable d’accepter la réalité présente, sombrant dans une folie intensifiée par les flashbacks d’un passé où la richesse masque les états de désespérances.

En faisant tomber l’illusion de la richesse, Wood Allen conte une tragédie, on est loin des héros qui se relèvent, cette Jasmine, semble être une descendante de Blanche de Tennessee Williams, notamment dans sa vision du passé et du présent qu’elle est incapable d’accepter.

Une comédie humaine magnifiée par Cate Blanchett qui a su exprimer la détresse, l’humanité d’un personnage cynique et snob, en lui apportant une telle grâce qu’on éprouve de la sympathie, là où on aurait pu se dire (bien fait, une chute méritée pour cette snobinarde).

Autour de Cate Blanchett, on retrouve Alec Baldwin/Hal, et Peter Sarsgaard/Dwight, parfaits dans leur registre respectif. Blue Jasmine est une comédie dramatique, une tragédie humaine dans lignée des films de Woody Allen, en particulier la musique très jazzy et une très belle photographie aux tons chauds.

Au final Blue Jasmine n’est pas un mauvais film, intéressant, sans être admirable, un peu décevant car trop caricatural. En réalité, c’est la performance de Cate Blanchett, sa prestation ahurissante qui vaut le déplacement.

Blue Jasmine : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=FER3C394aI8

Blue Jasmine : Fiche Technique

Réalisateur : Allen, Woody
Scénario : Woody Allen
Interprétation : Cate Blanchett (Jasmine Francis), Alec Baldwin (Hal Francis), Sally Hawkin (Gingers), Louis C.K. (Al)…
Photographie : Javier Aguirresarobe
Direction artistique : Santo Loquasto
Décors : Michael E. Goldman et Doug Huszti
Costumes : Suzy Benzinger
Montage : Alisa Lepselter
Musique : Christopher Lennertz
Genre : Comédie dramatique
Durée : 98mn
Date de sortie : 25 septembre 2013

Etats-Unis – 2013

Les Amants du Texas, un film à l’esthétisme léché mais sans réelle fulgurance

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Lorgnant esthétiquement du côté de Malick, Les Amants du Texas, en version originale  » Ain’t Them Bodies Saints » est un western romantique bien trop lisse, bien trop convenu..

Synopsis : Bob et Ruth s’aiment, envers et contre tout. Et surtout contre la loi. Un jour, un braquage tourne mal et les deux amants sont pris dans une fusillade. Quand Bob est emmené par la police, Ruth a tout juste le temps de lui annoncer qu’elle est enceinte. Dès lors, Bob n’aura qu’une obsession : s’échapper de prison pour rejoindre sa femme et son enfant. Mais quand il y parvient, quatre ans plus tard, le rêve correspond mal à la réalité. En fuite, poursuivi par la police et par les membres d’un gang, Bob peine à rétablir le lien avec sa famille. Ruth est devenue mère et elle ne veut pas d’une vie de cavale : courtisée par un policier attentionné, la jeune femme devra choisir entre le passé et l’avenir.

Les Amants du Texas : Un Bonnie & Clyde trop sage

Présenté à Cannes et à Deauville, les Amants du Texas est une histoire d’amour d’un couple marginal, le réalisateur David Lowery a présenté ce second long-métrage au Festival du film de Sundance avant d’arriver en Europe.

David Lowery lorgne dans ce film, du côté Terrence Malick, en particulier de sa « Balade Sauvage » puisqu’il met en scène les déchirements d’un couple maudit évoluant dans de magnifiques paysages crépusculaires.

La photographie y est d’ailleurs magnifique, d’un esthétisme sophistiqué, les paysages baignent dans une lumière mordorée, les plans larges sont de toutes beautés,  les couleurs sont chaudes, c’est le Texas rural avec ses champs de blé effleuré par la brise, ce calme, ces ralentis donnent la sensation que le temps s’est suspendu quelque part autour des années 70.

Les Amants du Texas est une partition en trois étapes, le réalisateur commence par la relation très passionnée entre les deux protagonistes, Ruth « Rooney Mara » et Bob « Casey Affleck ». Puis un braquage qui tourne mal, Bob se voit envoyer en prison. Le film se concentre alors sur la relation entre Ruth enceinte lors de l’arrestation de Bob et Sylvie. Après 4 ans de captivité, Bob est en cavale, il veut revoir sa femme, sa fille qu’il ne connait pas. Dans la dernière partition, 3 personnages  se retrouvent face à face, d’un côté  le passé, de l’autre, le futur incarné par Ben Foster, un flic intègre, sensible finissant par tomber amoureux de Ruth.

Malgré une histoire simple, l’approche individualiste et psychologique des personnages permet d’apporter une réflexion sur le couple et l’éloignement. Un film intimiste sur le parcours d’un couple qui au fil de 4 ans de séparation prendront un chemin différent.

Les Amants du Texas est touchant, épuré, presque muet, emmené par un trio d’acteurs tous exceptionnels. Pourtant même si le film est tourné dans une belle lumière, même si la mise en scène est bien faite, c’est trop lent, beaucoup trop lent à un point que ça en devient soporifique. En conclusion bravo pour la photographie, le casting, mais il manque dans ce film, l’émotion, elle reste à la surface…

Les Amants du Texas : Bande-annonce

Fiche Technique

Titre originale : Ain’t Them Bodies Saints
Date de sortie : 18 septembre 2013
Réalisé par : David Lowery
Avec : Casey Affleck, Rooney Mara, Ben Foster
Durée : 1h 37min
Genre : Drame
Nationalité : Américain
Distributeur : Diaphana Distribution

Riddick, un film de David Twohy : Critique

Riddick the survivor !

Après The arrival, Twohy nous régale avec Pitch Black (2000) un succès, il y avait tout, une excellente mise en scène, magnifique musique, paysage sublime, puis en 2004 nous avons eu les Chroniques de Riddick, avec les Necromongers, une saga incroyable, à revoir…

Voici un 3eme opus, intitulé sobrement Riddick, un survival en trois parties, dans la  première, il s’agit de survivre sur une planète hostile, la meilleure partie du film, puis nous avons la confrontation avec les chasseurs et le combat contre les aliens.

L’anti-héros, le survivant, le prédateur est toujours là, mais le budget plutôt limité et un scénario écrit sur un post-it, car passé les 30 premières minutes, le film s’enlise, même si les bestioles et la faune sont plutôt bien faits ainsi que la photographie impeccable avec ses ombres et ses lumières stupéfiantes.

Un film bourrin, qui certainement plaira aux amateurs du genre, mais qui décevra les fans de science fiction, il faut bien le dire ce huis clos planétaire n’apporte rien de plus, il n’y aucun suspense, on devine aisément la suite…

On pourrait arrêter le film après la première partie, même si certaines incohérences demeurent, comme celle où Riddick jette un os pour se débarrasser d’une espèce d’hyène-chien-tigre, on sent bien que les scénaristes ne savaient pas quoi faire de la scène et malheureusement c’est comme ça tout au long du film.

Un bon point par contre pour le décor, ambiance post apocalyptique, proche de l’univers Métal Hurlant, les paysages arides sont grandioses ramenant à « Pitch Black« .

Un retour aux sources marqué un manque d’imagination, un scénario creux, vidé de toutes substances et un casting où aucun des comédiens n’arrivent à tirer son épingle du jeu, à part Vin diesel qui reprend son rôle de prédateur, d’anti-héros prêt à faire ce qu’il faut pour survivre.

Même si le film dégage une réelle atmosphère, l’action est en dent de scie, ça manque de punch, quant aux dialogues ils sont creux, l’humour y est gras et l’insulte facile. Alors que Riddick n’était pas vulgaire et sortait rarement une insulte, voilà que l’on en fait un personnage plutôt prompt à l’insulte.

C’est l’opus de trop, il n’y a aucun lien entre Les chroniques de Riddick et ce pseudo Pitch Black 2, d’ailleurs la liaison est fort peu crédible, l’idée de revenir en arrière ne pouvait que rater, une suite aux chroniques auraient été plus avisés, le voir évoluer alors qu’il est au pouvoir avec son côté prédateur ça aurait pu avoir de la gueule, comme en savoir plus sur son monde dorigine Furya, en le faisant rencontrer d’autres Furiens.

Riddick est au final un film à l’intrigue basique, où les personnages « blablatent » et s’insultent, un opus qui se termine d’ailleurs bizarrement, Katee Sackhoff que l’on a vu voir dans Battlestar Galactica, tiens le rôle d’une lesbienne, changeant de personnalité à la fin du film sans que personne n’en comprenne la raison…

Le film plaira certainement aux fans de cocktails alliant survival gore et humour gras, quant aux autres ils devront attendre une suite des aventures de Riddick, en espérant que Twohy et Diesel se rattraperont en livrant un film où l’intelligence et l’imagination seront aux rendez –vous.

Synopsis : Laissé pour mort sur une planète désertique, Riddick doit affronter de nombreuses créatures sauvages qui tentent de le dépecer tout en soignant ses blessures. Sa seule option est bientôt de lancer un appel au secours qui alerte des chasseurs de primes qui comptent bien ramener sa tête dans une boîte. Deux vaisseaux répondent à son appel : le premier rempli de mercenaires, le second d’un homme qui souhaite capturer Riddick vivant pour l’interroger. Alors que s’approche une dangereuse tempête, Riddick réclame un vaisseau pour quitter la planète, sans quoi il tuera tous les membres d’équipage.

Riddick : Fiche Technique 

Réalisateur(s):David Twohy
Scénariste(s): Oliver Butcher, Stephen Cornwell, David Twohy
Acteurs: Vin Diesel, Jordi Mollá, Matt Nable, Katee Sackhoff, Dave Bautista, Bokeem Woodbine, Raoul Trujillo
Date de sortie: 18 septembre 2013
Durée: 1h 59
Budget: 38 000 000 $
Genre: Action, Science-ficton
Pays: États-Unis

Les Miller, une famille en herbe

Les Miller : un road-movie familial évoquant Little Miss Sunshine

Les Miller, une famille en herbe (c’est le cas de le dire) raconte l’histoire d’un dealer qui pour passer la douane sans se faire attirer l’attention sur recrute une strip- teaseuse, un ado puceau niais et une ado fugueuse. Une bonne famille américaine prétendant jouer le stéréotype de la WASP population, propre sur elle, religieuse mais pas trop…Sauf que la famille bien proprette n’est là que pour gagner quelques dollars, le faux père est un dealer (Jason Sudeikis), la charmante épouse est une strip-teaseuse (Jennifer Aniston) sans le sous, la fille est rebelle paumée (Emma Roberts) et le fils un niais incarné par (Nick Offerman).

We’re the Millers est une bonne comédie, plutôt drôle, on rit de bon cœur, les personnages sont attachants, point de lourdeur ici, les situations hilarantes s’enchaînent. Le scénario a su mettre en place une histoire assez bien rythmée où les répliques sont piquantes et certaines scènes sont cocasses.

Une famille déjantée, dynamique avec une Jennifer Anniston sexy en diable, une famille composée de 4 membres différents, ce qui ajoute du charme à cette comédie où les situations comiques sont piquantes comme quand le faux fils Kenny se fait prendre par son amoureuse à apprendre à embrasser avec sa fausse mère et sa pseudo sœur où encore quand il se fait piquer par une araignée et voit son testicule gonflé, et j’en passe.

Les acteurs interprètent avec brio leurs rôles, même si le méchant de l’histoire Tomer Sisley, un Parrain de la drogue, ne fait pas peur, ça reste une bonne histoire dans l’ensemble avec un scénario, une rareté à souligner à l’heure où Hollywood bombarde des films qui ressemblent de plus à plus à de la publicité.

Évidemment LE happy end à l’Américaine est bien entendu de mise, nos amis les Miller font un d’ailleurs un Carton au U.S.A. Au final une comédie bien distrayante, un bon divertissement popcorn sans prise de tête avec des scènes amusantes.

Synopsis : David Burke est un dealer à la petite semaine qui se contente de vendre sa marchandise à des chefs cuisiniers et des mamans accompagnant leurs fils au football, mais pas à des ados – car, au fond, il a quand même des principes ! Alors que tout devrait se passer au mieux pour lui, les ennuis s’accumulent… Préférant garder profil bas pour des raisons évidentes, David comprend, à son corps défendant, qu’on peut subir la pire injustice même lorsqu’on est animé des meilleures intentions : tentant de venir en aide à des jeunes du quartier, il se fait agresser par trois voyous qui lui volent sa marchandise et son argent. Il se retrouve dans une situation des plus délicates puisqu’il doit désormais rembourser son fournisseur, Brad.Afin d’éponger sa dette – et de rester en vie –, David n’a d’autre choix que de jouer dans la cour des grands en se rendant au Mexique pour ramener une importante cargaison de drogue à Brad. Réussissant à convaincre ses voisins – Rose, une strip-teaseuse cynique, Kenny, qui aimerait bien tester la marchandise et Casey, une ado débrouillarde couverte de tatouages et de piercings – de lui venir en aide, il met au point un plan censé être infaillible : avec ses complices qu’il fait passer pour sa femme et ses deux grands enfants, il met le cap sur le Mexique au volant d’un camping-car flambant neuf le jour de la fête nationale. Ce week-end risque bien d’être explosif…

Fiche Technique

Réalisateur : Marshall Thurber, Rawson – Les événements home générale
Acteurs : Jennifer Aniston, Emma Roberts, Ed Helms, Jason Sudeikis, Nick Offerman, Tomer Sisley, Will Poulter, Kathryn Hahn, Molly C. Quinn
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Date de sortie : 18 septembre 2013
Durée : 1h50mn
Titre original : We’re the Millers

 

Le Majordome, de Lee Daniels

Le Majordome : l’Homme noir aux gants Blancs

Lee Daniels, réalisateur afro-américain (Precious, The Paperboy), s’attaque  à la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis, en utilisant comme trame la vie de Cecil Gaines qui servit sept présidents des Etats-Unis. The Butler est un film tiré d’une histoire vraie, celle de Cecil Gaines (Eugene Allen dans la vraie vie), un majordome noir qui a travaillé à la maison blanche sous huit mandats au total.

Le film retrace l’évolution de la politique américaine durant 30 ans. Cecil Gaines en sera le témoin direct en étant le majordome, des différents présidents se succédant à la Maison Blanche. Il faut le dire on a rarement vu un casting aussi prestigieux au sein d’un seul film (Robin Williams «Dwight Eisenhower», James Marsden «John Fitzgerald Kennedy», Liev Schreiber «Lynden B. Johnson», John Cusack «Richard Nixon» et Alan  Rickman «Ronald Reagan). Notons que deux présidents Gérald Ford et Jimmy Carter sont juste évacués, un mystère, une question à poser au réalisateur…

Lee Daniels dans ce film nous fait vivre une gigantesque fresque sur l’évolution de la condition des afro-américains, l’avancée de leurs droits civiques en partant des champs de coton des années 20, jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008.

On y suit deux histoires en parallèle, celle de la famille de Cecil avec ses drames et celle de la vie politique américaine durant l’une des périodes les plus riches, les plus incroyables avec ses troubles, changements et agitations. Une période trop riche en histoire, c’est quasi impossible de narrer une période de 50 ans en deux heures de films, d’où la brillante idée de se centrer sur la personne de Cecil Gaines, avec pour arrière fond l’aspect social, à travers le personnage de Louis, fils de ce dernier.

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C’est un point de vue intéressant qui permet de voir l’histoire de la lutte pour les droits civiques à travers ce fils Louis Gaines (David Oyelowo) militant, un temps engagé dans le célèbre groupe des Black Panthers, rejoignant Martin Luther King et Malcolm X. Faire vivre les événements de l’intérieur est pour le réalisateur Lee Daniels, une façon de nous faire vivre cette période allant de l’assassinat du président Kennedy, de Martin Luther King, à la guerre du Vietnam et le scandale du Watergate.

Greffer une histoire familiale dans la grande histoire était la seule manière de couvrir une aussi vaste période, en utilisant la vie d’un père de famille Majordome à la Maison Blanche, interprété par un exceptionnel Forest Whitaker. Un père plus conformiste que son fils révolutionnaire, c’est à travers lui que l’on touche au mieux cette lutte pour les droits civiques.

Le Majordome doit sa principale réussite à l’interprétation de Forest Whitaker, toute en retenue, même si pour certains il est un « Oncle Tom », un résistant passif pour d’autres. C’est le genre d’hommes qui permet de prendre conscience que l’inégalité entre les êtres est une horreur.

Ce n’est pas un chef d’œuvre, ce n’est pas Precious, le film est bien trop académique, taillé pour la course aux Oscars, il est touchant, émouvant oui, mais on ne peut s’empêcher de se demander quelle aurait été la vision d’un Spike Lee, réalisateur bien plus « rentre dedans ».

Un film, porteur d’un message de tolérance, à voir pour Forest Whitaker, tout simplement magistral et pour revoir les moments les plus forts de l’histoire américaine et de la ségrégation raciale.

Synopsis : Le jeune Cecil Gaines, en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.
À la maison, sa femme, Gloria, élève leurs deux fils, et la famille jouit d’une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s’éloigne de lui et les disputes avec l’un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.
À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l’évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l’assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des « Black Panthers », de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l’intérieur, mais aussi en père de famille…

Fiche Technique – Le Majordome

Titre:Le Majordome
Titre original:Lee Daniels’ The Butler
Réalisateur(s):Lee Daniels
Scénariste(s):Lee Daniels, Danny Strong
Acteurs:Forest Whitaker, Oprah Winfrey, David Oyelowo, Cuba Gooding Jr., Lenny Kravitz, Terrence Howard, John Cusack, Mariah Carey, Jane Fonda, James Marsden, Vanessa Redgrave, Alan Rickman, Liev Schreiber, Robin Williams, Alex Pettyfer, Melissa Leo
Date de sortie:11 septembre 2013
Genre:Biopic, Drame
Durée:2h 12
Pays:États-Unis
Budget:25 000 000 $

 

Copains pour toujours 2, de Dennis Dugan : Critique du film

Copains pour toujours 2 : humour scatologique et triomphe de la médiocrité

Descendu en flèche par la presse à juste raison, Copains pour toujours 2  ne vole pas bien haut. Une succession de sketchs d’une nullité affligeante, de l’humour régressif niveau pipi-caca-prout-vomi...

Cette comédie est pathétique, aucune écriture, aucune narration, les gags sont d’une rare lourdeur. Ce film semble être écrit par une bande de demeurés décrivant la vie d’une bande de copains éloignés de toute réalité, du bon sens commun, où les adultes sont tous idiots. On en arrive à se sentir presque gêné devant tant de médiocrité.

Ridicule, gras, graveleux, débile, Copains pour toujours 2 est le genre de cinéma qui touche les abîmes de la médiocrité, ça en devient même perturbant, on en vient à se demander comment ce film a pu être financé ??

Il n’y a rien, à part une vague lutte entre jeunes symbolisés par Taylor Lautner et des quadras en crise, le récit commence d’ailleurs par un cerf urinant sur Adam Sandler pour finir par le même Sandler rotant et pétant au lit auprès de sa femme !!!

Copains pour toujours 2 est dénué de toute émotion, sans la moindre once de passion, ce film est réglé sur une seule onde radio celle de la nullité !!!

Un film catastrophique, pitoyable, scénario 0, niveau jeu des acteurs 0, ils n’y croient pas et pour cause, en tout cas Copains pour toujours 2 mérite certainement l’oscar du navet de l’année.

Synopsis : Désireux d’offrir à sa famille une vie plus équilibrée et calme, Lenny quitte Hollywood et sa folie hystérique pour s’installer dans la banlieue calme où il a grandi. Calme, du moins en apparence. Entre ses amis et leurs problèmes d’adultes, un chauffeur de bus défoncé aux médicaments, des flics complètement frappés, une ancienne connaissance qui le martyrisait étant enfant, des gamins qui défendent leur territoire, la vie est nettement moins tranquille que prévue…

Fiche Technique – Copains pour toujours 2 

Nom : Grown Ups 2
Réalisateur : Dennis Dugan
Casting: Adam Sandler (Dennis), Kevin James (Eric), Chris Rock (Kurt), David Spade (Marcus), Nick Swardson (Nick), Salma Hayek (Roxane), Maya Rudolph (Deanne), Maria Bello (Sally), Shaquille O’Neal (officier Fluzoo), Jon Lovitz (faux prof de fitness), Colin Quinn (Dickie), Tim Meadows (Malcolm), Milo Ventimiglia (Milo), Taylor Lautner (Andy)…
Date de Sortie : 11 Septembre 2013
Nationalité : USA
Durée : 1h41
Budget : 80 millions $

 

 

No Pain No Gain, un film de Michael Bay : Critique

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No Pain No Gain, une comédie noire d’inspiration tarantinesque

No Pain No Gain s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu!

Michael Bay, est le réalisateur connu de films comme 2 Bad Boys, la trilogie blockbusters des Transformers ou encore Armageddon et Pearl Harbor, des films grands spectacles, du lourd.

Loin des blockbusters explosifs, Michael Bay signe ici une comédie noire de son vrai titre Pain & Gain traduit en français « No Pain No Gain », sur fond de rêve américain, à partir d’une histoire basée sur des faits réels, où 3 culturistes dégénérés décident de monter un plan et de braver la loi en kidnappant un self-made man « qui aura une réplique à retenir » «T’es fauché parce que t’es un gros con qu’a jamais fait d’études» pour le forcer a leur donner tout ce qu’il a.

S’inspirant de Pulp Fiction et de Fargo, Michael Bay livre un film où il traîne dans la boue la notion de rêve américain, en prenant pour héros des décérébrés qui voulaient croquer la Big Apple.

L’idée de mettre sur pellicule des criminels idiots, la vraie histoire du gang Sun Gym, ne va pas être appréciée par tous le monde. Le film a des imperfections mais il n’en reste pas moins drôle, violent, cynique par moment, voire dérangeant. Michael Bay fait preuve de sarcasme, d’autodérision en critiquant ce qu’il a érigé en valeurs, le patriotisme et le fameux American Dream.

Ce film joue sur le décalage, l’humour noir est omniprésent. Il est fascinant de voir le prix qu’est prêt à payer le chef de Gang, Daniel Lugo incarné par l’excellent Mark Wahlberg, un idiot congénital qui croit que la vie se résume en belle voiture, maison et argent en abondance. Ce film est une véritable critique du mode de vie à l’américaine, où tuer et torturer son prochain sans jamais prendre conscience de la monstruosité de ses actes est juste un moyen comme un autre d’arracher le rêve. Les 3 criminels réalisent l’adage du tout est possible aux USA avec une telle innocence idiote que même les moments les plus durs prêtes à rire.

Le style outrancier de Bay parvient à nous dresser un tableau des dérives de cette Amérique avec son culte du corps, la glorification de bimbos décérébrés où n’importe quel crétin peut devenir un modèle.

A travers des images très travaillées, de beaux ralentis, la voix off constante avec en arrière plan la bannière étoilée, une bonne bande son, Mickael Bay réalise un film délirant, une fable cruelle qui lève le voile sur cette illusion qu’est le rêve américain …

Pour le reste du casting il est bon de retrouver le formidable Tony Shalhoub (que certain reconnaîtront pour avoir joué dans la série Monk), le charismatique Ed Harris et Dwayne Johnson qui interprète un personnage surréaliste, grâce à sa dualité morale, une montagne de muscles, un fou de dieu, amoureux du Christ au visage béat, ne supportant pas la violence et qui tabasse des mecs car tuer un homme c’est lui éviter de souffrir. Un rôle de tordu croyant franchement hilarant!

Un film un peu trop long, mais un scénario totalement déjanté, de l’humour noir grinçant décapant. No pain No gain est à la fois drôle et sarcastique, il transforme le rêve en cauchemar et la laideur en une sorte de beauté.

Synopsis : A Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve…Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux.

Fiche Technique – No Pain No Gain

Réalisé par: Michael Bay.
Avec: Mark Wahlberg, Dwayne Johnson, Anthony Mackie, Tony Shalhoub, Ed Harris, Rob Corddry, Bar Paly, Ken Jeong et Rebel Wilson.
Genre: Action, Drame, Comédie.
Nationalité: Américain.
Titre original: Pain & Gain.
Distributeur: Paramount Pictures France.
Durée: 2h09min.
Date de sortie: 11 septembre 2013.
Public: Interdit aux moins de 12 ans.