D’une nouvelle de King, Ralph Singleton a fait de La Créature du cimetière un film ridicule et pathétique.
Synopsis : Une équipe est chargée de nettoyer une ancienne manufacture désaffectée, envahie par les rats et par une créature monstrueuse.
Il faut bien en convenir : la grande majorité des films adaptés de Stephen King ne peuvent se voir qu’avec beaucoup d’indulgence. Et c’est le cas pour cette Créature du cimetière, tirée de la nouvelle « Poste de nuit » (dans le recueil Danse Macabre).
Brad Dourif, l’Exterminateur
Après une scène de pré-générique plutôt potable, qui a au moins l’avantage de se dérouler dans le décor sombre d’une manufacture souterraine lugubre, nous assistons à l’entrée en scène de Brad Dourif, seule tête d’affiche connue parmi le casting. Ici, l’acteur qui est pourtant spécialisé dans les rôles de personnages mentalement instables, incarne un dératiseur fou. Et pour montrer la folie du personnage, il roule des yeux exorbités et parle du Vietnam. Oui, parce que si le personnage chasse les rats, c’est pour se venger d’un traumatisme que ces rongeurs lui ont fait subir sur le front oriental. Autant avouer tout de suite que la scène où il raconte sa guerre navigue entre le ridicule et le pathétique…
Et c’est comme cela tout du long ! Les personnages sont, dans le meilleur des cas, des stéréotypes. L’un d’entre eux devient fou d’un coup, sans prévenir, au détriment de la moindre logique scénaristique. Les dialogues sont creux mais réservent tout de même deux ou trois surprises comiques (involontaires ?) de bon aloi, par exemple lorsque le personnage principal affirme qu’il est un bon cuisinier puisqu’il a travaillé dans un fast-food…
Puisque nous en sommes aux dialogues, il faut dire clairement que la Version Française du film est une catastrophe de chaque instant. Les voix ne collent pas aux personnages, les paroles ne se superposent pas aux mouvements des lèvres, c’est du n’importe quoi qui gâche franchement le visionnage du film.
Amérique profonde
On voit cependant l’effort qui a été fait pour coller aux thèmes habituels du célèbre romancier, par exemple la description souvent critique de cette Amérique profonde. Nous en avons une tentative ici : un patelin perdu, des locaux qui rejettent toute personne inconnue, une haine de l’intelligence qui entraîne des moqueries systématiques envers ceux qui en ont plus dans le cerveau que dans les biceps, une ambiance très virile de testostérone marinée dans la bière… Tout cela aurait pu donner quelques avantages au film. Hélas, tout ici sent le réchauffé, les scènes ont déjà été vues des milliers de fois, et en mieux.
Et l’horreur ? C’est là que le film devient le plus pathétique. Bien entendu, on ne s’attend pas à des effets spéciaux de grande qualité, le budget du film ne le permettait pas. Le réalisateur avait donc le choix entre suggérer ou montrer. Il a décidé de montrer la fameuse créature du titre, et c’est pitoyable. Les scènes de mort sont tellement mal filmées que même le terme de « ridicule » ne peut retranscrire ce qui se passe à l’écran. Et le final est totalement tiré par les cheveux…
Il ne reste donc plus que la bienveillance du spectateur pour sauver le film. Ou une certaine nostalgie des téléfilms fantastiques de pseudo-horreurs tels que les diffusaient certaines chaînes de télévision au début des années 90. Une fois de plus, le nom de Stephen King sert d’alibi à un film raté sur pratiquement tous les plans.
La Créature du Cimetière : Bande Annonce
La Créature du Cimetière : Fiche Technique
Titre original : Graveyard Shift
Réalisateur : Ralph S. Singleton
Scénario : John Esposito d’après la nouvelle Poste de nuit de Stephen King
Interprètes : David Andrews (John Hall), Kelly Wolf (Jane Wisconsky), Stephen Macht (Warwick), Andrew Divoff (Danson), Brad Dourif (The Exterminator)…
Montage : Jim Gross, Randy Jon Morgan
Photographie : Peter Stein
Musique : Anthony Marinelli, Brian Banks
Producteurs : William J. Dunn, Ralph S. Singleton
Société de production : Paramount Pictures, JVC Entertainment Networks, Graveyard Productions, Sugar Entertainment
Société de distribution : Paramount Pictures
Budget : 10 millions de dollars
Genre : Fantastique
Date de sortie en France : 19 juin 1991
Durée : 89 minutes
Après un succès mitigé avec Cloud Atlas et encore plus avec Jupiter : Le Destin de l’Univers, les Wachowski (Matrix, V pour Vendetta), accompagnées de Straczynski (auteur de la bande-dessinée Babylon 5), se lancent dans les séries avec Sense8, un format avec lequel elles semblent plus à l’aise pour développer leur univers si singulier.
“I have this feeling. I’m going to have a really good day today.”
C’est pourtant, encore une fois, avec des avis mitigés qu’est accueillie la nouvelle oeuvre des Wachowski. Tantôt critiquée pour sa naïveté et sa portée philosophique fumeuse, tantôt encensée pour son originalité et son optimiste qui fait chaud au coeur, Sense8 divise.
Obligé de jongler de pays en pays et de personnage en personnage, le début de la série est difficile à appréhender. Notamment parce qu’elle est diffusée sur Netflix, qui sort la saison entière d’une traite (et non pas un ou deux épisodes par semaine, comme la plupart des chaînes de télévision), et qui nous oblige donc à considérer l’oeuvre comme un long film de douze heures, impliquant alors certaines longueurs durant la mise en place de l’intrigue. Si toutefois il est difficile d’entrer dans le premier épisode, on en ressort suffisamment intrigué pour enchainer avec la suite et très vite, cet univers hostile devient familier, et on se prend alors d’affection pour ses personnages qu’on apprend progressivement à connaitre et apprécier. Des personnages un tantinet clichés, que ce soit Lito, l’acteur gay mexicain ou Sun, l’experte en arts martiaux coréenne. Mais tous ont suffisamment de profondeur et leurs conflits personnels sont assez développés pour qu’ils parviennent à nous toucher. Les personnages secondaires ont eux aussi leur importance, on pense notamment à Amanita, la petite amie de Nomi dont l’humour et la légèreté contrebalance la gravité du récit de cette ancienne hackeuse transsexuelle. On s’attache aussi à l’adorable Daniela et à Hernando, le petit ami de Lito, qui forment tous les trois un trio touchant.
Mais une question se pose, Sense8 est-elle clichée ? Est-elle trop caricaturale ? On ne peut, en effet, nier un certain kitsch ambiant et des grosseurs scénaristiques, mais si on met de côté quelques incohérences maladroites, on sent une volonté de dérision. Et ça passe déjà par le mélange des genres, la série mixe thriller, science-fiction, romance et même telenovela. Alors, une scène comme celle où Wolfgang se venge en sortant un bazooka de son coffre et fait exploser ses ennemis, prend une dimension comique incontestable. Des clichés parfois tellement énormes qu’ils en deviennent grotesques, et regarder cette scène tout droit sortie d’un blockbuster testostéroné au milieu de scènes plus dramatiques devient alors drolatique et jouissif. Et avec les très nombreuses touches d’humour disséminées tout au long de la série, nous sommes invité à regarder cette dernière avec beaucoup de légèreté.
Et pourtant Sense8 a sa part de drame, abordant des questions comme celle du genre, de l’image de soi, de l’orientation sexuelle, du deuil ou encore de la santé mentale. Mais avec ce mélange de genre, on nous pousse à nous détacher de la tragédie et à voir les choses avec un certain optimisme. Comme tout au long de leur carrière, on retrouve les notions chères aux Wachowski, une réflexion métaphysique sur la connexion, l’humanité ou encore la réincarnation. C’est donc avec beaucoup de bienveillance et de tendresse que les créateurs abordent les sujets difficiles, et c’est sans aucun tabou que tout cela nous est présenté. D’où les scènes de sexe parfois crues mais d’une esthétique irréprochable, transformant une orgie en un magnifique tableau de corps si différents et pourtant si harmonieux. C’est cette transparence et cette sincérité qui permettent à Sense8 d’assumer son côté cliché et grosses ficelles. Car Sense8 est avant tout une série “feel-good” en témoigne la scène exaltante durant laquelle tous les sensates se mettent à chanter à l’unisson “What’s Up” de 4 Non Blondes.
L’épisode de Noël, sorti ce 23 décembre, est l’exemple parfait de cet optimiste dégoulinant dans lequel on se complait tant. C’est sur une scène hypnotique, rythmée par l’électrique reprise de « Feeling Good » par Avicii, que s’ouvre cet épisode bonus. Ne faisant en aucun cas avancer l’intrigue, on fait une pause dans le temps et on observe le quotidien d’étrangers devenus si familiers. A l’instar de This Is Us, l’action n’est pas nécessairement utile à la série et on se délecte de voir les personnages vivre, tout simplement. On a alors le droit à l’une des plus belles scènes de la série, celle ou les sensates fêtent leur anniversaire commun dans une multiplicité de lieux et dans un mélange hétéroclite de danses et de musiques, avec un bonheur extatique contagieux.
Alors qu’une multitude de lieux et de personnages aurait pu engendrer un résultat catastrophique, le montage impeccable nous fait faire le tour du monde avec une fluidité surprenante. On regrette néanmoins que les acteurs ne s’expriment qu’en anglais, malgré le casting international, empêchant de nous immerger davantage dans la culture de chaque protagoniste.
Que l’on soit ou non réceptif à cette humanité et optimiste débordants, on ne peut que saluer l’ambition des créateurs qui se sont risqués à créer quelque chose de personnel, sincère et original. Reste à voir si la série continuera de dépeindre des tableaux de vie au risque de se répéter ou si elle se concentrera d’avantage sur l’intrigue et sur Whispers (le mystérieux méchant).
Réponse en mai !!
Sense8, saison 1 : Bande-annonce
Synopsis : Huit individus éparpillés aux quatre coins du monde sont connectés par une soudaine et violente vision. Désormais liés, ils se retrouvent capables du jour au lendemain de se voir, de se sentir, de s’entendre et de se parler comme s’ils étaient au même endroit, et ainsi accéder aux plus sombres secrets des uns et des autres. Les huit doivent dès lors s’adapter à ce nouveau don, mais aussi comprendre le pourquoi du comment. Fuyant une organisation qui veut les capturer, les tuer ou faire d’eux des cobayes, ils cherchent quelles conséquences ce bouleversement pourrait avoir sur l’humanité.
Sense8 : Fiche Technique
Créateurs : Lana et Lilly Wachowski, Joseph Michael Straczynski
Réalisateurs : Lana et Lilly Wachowski, Tom Tykwer, Jame McTeigue, Dan Glass
Interprétation : Aml Ameen et Toby Onwumere (Capheus), Bae Doona (Sun), Jamie Clayton (Nomi), Tina Desae (Kala), Tuppence Middleton (Riley), Max Riemelt (Wolfgang), Miguel Angel Silvestre (Lito), Brian J. Smith (Will), Alfonso Herrera (Hernando), Erendira Ibarra (Daniela), Freema Agyeaman (Amanita)…
Décors : Hugh Bateup
Costumes : Lindsay Pugh
Photographie : John Toll, Frank Griebe, Christian Almesberger, Danny Ruhlmann
Montage : Joe Hobeck, Joseph Jett Sally
Musique : Johnny Klimek, Tom Tykwer
Producteurs délégués : Grant Hill, Lana et Lilly Wachowski, Joseph Michael Straczynski
Sociétés de production : Studio JMS, Georgeville Television, Reliance Entertainment, Motion Picture Capital
Chaine : Netflix
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Science-fiction, Drame
Durée : entre 45 et 66 minutes, 12 épisodes
Lieux de tournage : Reykjavik (Islande), Amsterdam (Pays-Bas), Argyll (Ecosse), Berlin (Allemagne), Chicago (Illinois), Chippenham et Londres (Angleterre), Los Angeles, Redwoods et San Francisco (Californie), Malte et Mexico (Mexique), Mumbai (Inde), Nairobi (Kenya), Positano (Italie), Sao Paulo (Brésil), Seoul (Corée du Sud)
Avec cette deuxième saison de Scream Queens, Ryan Murphy (Glee, American Horror Story…) prouve qu’il peine décidément à garder un niveau de qualité sur la longue durée.
Ni de l’horreur, ni de la comédie…
La première saison de Scream Queens, loin de convaincre entièrement, a pourtant eu de bonnes idées et des moments géniaux. Avec un humour reposant sur l’énormité des propos scandaleux avancés par des personnages totalement crétins et aberrants, le tout confronté à des protagonistes plus normaux comme Grace ou Zayday, soulignant encore plus l’absurdité de cet univers. Malheureusement, au fil des épisodes, la série s’est vite essoufflée, laissant alors présager le pire pour la suite. C’est donc sans trop de surprise qu’on se retrouve face à une nouvelle saison dénuée de sens.
Après quelques moments réjouissants, Chad Radwell est rapidement évincé du show, et très vite, c’est au tour de Denise Hemphill de disparaitre pour le reste (ou presque) de la saison. Sans ces deux personnages aux répliques désopilantes, il ne reste plus que Cathy Munsch, interprétée par la géniale Jamie Lee Curtis, pour sauver le show, mais avec toute une flopée de personnages plus insipides les uns que les autres, cela ne suffit hélas pas à relever le niveau. Nous donnant à voir des personnages n’ayant connu aucune évolution depuis le début de la série, Scream Queens lasse, et la stupidité incroyable des Chanels ne fait désormais plus rire. Et c’est sans compter sur les nouveaux protagonistes, les docteurs Brock et Cassidy (Taylor Lautner) ou encore les nouvelles Chanels dont on ne retient ni le nom ni le visage, qui vont définitivement enfoncer le clou.
Le plus gros problème est d’avoir enlevé tout point d’encrage avec un tant soit peu de normalité, de réalisme. On se retrouve alors dans un univers absurde, peuplé de personnages caricaturaux et rien pour entrer en conflit avec cela et provoquer l’humour. Décidant de prendre une telle distance avec son univers et de s’enfoncer dans la caricature, Scream Queens ne prétend même plus avoir une histoire à raconter, et l’intrigue du Green Meanie n’intéresse ni les personnages eux-mêmes ni le spectateur, qui doit alors subir les scènes superflues dédiées à ce nouveau méchant avec beaucoup de difficultés.
Se facilitant la tâche jusqu’au bout, les scénaristes créent une pâle copie de la première saison, recréant exactement la même histoire, se contentant de troquer le costume du Red Devil avec celui d’un monstre des marécages. Et comme une énième suite de film d’horreur, il est alors difficile de trouver un quelconque intérêt dans une histoire qu’on connait déjà. Qui plus est, les incohérences sont tellement nombreuses, notamment l’explication alambiquée et grotesque de la présence des Chanels dans l’hôpital, ce qui achève définitivement de nous conforter dans notre désintérêt face à une série devenue si paresseuse et caricaturale à outrance.
Synopsis : Après avoir fait la guerre aux sororités, Cathy Munsch décide de continuer à faire le bien et achète un hôpital pour améliorer le système médical américain. Elle y forme une équipe composée des docteurs Brock Holt et Cassidy Cascade ainsi que de son ancienne élève, Zayday Williams, dont elle est devenue le mentor. Mais elle surprend tout le monde quand elle décide d’engager les Chanel, déchargées de leurs crimes, pour leur faire étudier le métier de médecin. Malheureusement, d’étranges affaires médicales ont lieu dans l’hôpital et une nouvelle série de meurtre démarre. L’équipe va devoir s’associer avec la meurtrière Hester Ulrich pour élucider ce nouveau mystère.
Scream Queens : Fiche Technique
Créateurs : Ryan Murphy, Brad Falchuk, Ian Brennan
Réalisateurs : Brad Falchuk, Barbara Brown, Bradley Buecker, Jamie Lee Curtis, Loni Peristere
Interprétation : Emma Roberts (Chanel Oberlin), Jamie Lee Curtis (Cathy Munsch), Abigail Breslin (Chanel n°5), Billie Lourd (Chanel n°3), Lea Michele (Hester), Taylor Lautner (Dr Cassidy), John Stamos (Dr Brock), Kristie Alley (Ingrid Hoffel), Keke Palmer (Zayday)
Musique : Mac Quayle
Photographie : Joaquin Sedillo, Michael Goi
Sociétés de production : 20th Century Fox Television, Ryan Murphy Productions
Producteurs : Barry M.Berg, Robert M.Williams Jr
Chaine : Fox
Pays d’origine : Etat-Unis
Genre : Comédie horrifique
Format : 10 x 42 minutes
Etats-Unis 2016
Avec cette deuxième saison de Scream Queens, Ryan Murphy (Glee, American Horror Story…) prouve qu’il peine décidément à garder un niveau de qualité sur la longue durée.
Ni de l’horreur, ni de la comédie…
La première saison de Scream Queens, loin de convaincre entièrement, a pourtant eu de bonnes idées et des moments géniaux. Avec un humour reposant sur l’énormité des propos scandaleux avancés par des personnages totalement crétins et aberrants, le tout confronté à des protagonistes plus normaux comme Grace ou Zayday, soulignant encore plus l’absurdité de cet univers. Malheureusement, au fil des épisodes, la série s’est vite essoufflée, laissant alors présager le pire pour la suite. C’est donc sans trop de surprise qu’on se retrouve face à une nouvelle saison dénuée de sens.
Après quelques moments réjouissants, Chad Radwell est rapidement évincé du show, et très vite, c’est au tour de Denise Hemphill de disparaitre pour le reste (ou presque) de la saison. Sans ces deux personnages aux répliques désopilantes, il ne reste plus que Cathy Munsch, interprétée par la géniale Jamie Lee Curtis, pour sauver le show, mais avec toute une flopée de personnages plus insipides les uns que les autres, cela ne suffit hélas pas à relever le niveau. Nous donnant à voir des personnages n’ayant connu aucune évolution depuis le début de la série, Scream Queens lasse, et la stupidité incroyable des Chanels ne fait désormais plus rire. Et c’est sans compter sur les nouveaux protagonistes, les docteurs Brock et Cassidy (Taylor Lautner) ou encore les nouvelles Chanels dont on ne retient ni le nom ni le visage, qui vont définitivement enfoncer le clou.
Le plus gros problème est d’avoir enlevé tout point d’encrage avec un tant soit peu de normalité, de réalisme. On se retrouve alors dans un univers absurde, peuplé de personnages caricaturaux et rien pour entrer en conflit avec cela et provoquer l’humour. Décidant de prendre une telle distance avec son univers et de s’enfoncer dans la caricature, Scream Queens ne prétend même plus avoir une histoire à raconter, et l’intrigue du Green Meanie n’intéresse ni les personnages eux-mêmes ni le spectateur, qui doit alors subir les scènes superflues dédiées à ce nouveau méchant avec beaucoup de difficultés.
Se facilitant la tâche jusqu’au bout, les scénaristes créent une pâle copie de la première saison, recréant exactement la même histoire, se contentant de troquer le costume du Red Devil avec celui d’un monstre des marécages. Et comme une énième suite de film d’horreur, il est alors difficile de trouver un quelconque intérêt dans une histoire qu’on connait déjà. Qui plus est, les incohérences sont tellement nombreuses, notamment l’explication alambiquée et grotesque de la présence des Chanels dans l’hôpital, ce qui achève définitivement de nous conforter dans notre désintérêt face à une série devenue si paresseuse et caricaturale à outrance.
Synopsis : Après avoir fait la guerre aux sororités, Cathy Munsch décide de continuer à faire le bien et achète un hôpital pour améliorer le système médical américain. Elle y forme une équipe composée des docteurs Brock Holt et Cassidy Cascade ainsi que de son ancienne élève, Zayday Williams, dont elle est devenue le mentor. Mais elle surprend tout le monde quand elle décide d’engager les Chanel, déchargées de leurs crimes, pour leur faire étudier le métier de médecin. Malheureusement, d’étranges affaires médicales ont lieu dans l’hôpital et une nouvelle série de meurtre démarre. L’équipe va devoir s’associer avec la meurtrière Hester Ulrich pour élucider ce nouveau mystère.
Scream Queens : Fiche Technique
Créateurs : Ryan Murphy, Brad Falchuk, Ian Brennan
Réalisateurs : Brad Falchuk, Barbara Brown, Bradley Buecker, Jamie Lee Curtis, Loni Peristere
Interprétation : Emma Roberts (Chanel Oberlin), Jamie Lee Curtis (Cathy Munsch), Abigail Breslin (Chanel n°5), Billie Lourd (Chanel n°3), Lea Michele (Hester), Taylor Lautner (Dr Cassidy), John Stamos (Dr Brock), Kristie Alley (Ingrid Hoffel), Keke Palmer (Zayday)
Musique : Mac Quayle
Photographie : Joaquin Sedillo, Michael Goi
Sociétés de production : 20th Century Fox Television, Ryan Murphy Productions
Producteurs : Barry M.Berg, Robert M.Williams Jr
Chaine : Fox
Pays d’origine : Etat-Unis
Genre : Comédie horrifique
Format : 10 x 42 minutes
Grâce à la multiplicité des genres et son pluralisme émotionnel, Your Name. est un exploit complet. Sublimé par une animation touchant à l’onirisme et au pur mélodrame, Kimi no na wa (en VO) reste le chef-d’œuvre de cette fin d’année 2016.
Synopsis: Mitsuha, adolescente coincée dans une famille traditionnelle, rêve de quitter ses montagnes natales pour découvrir la vie trépidante de Tokyo. Elle est loin d’imaginer pouvoir vivre l’aventure urbaine dans la peau de… Taki, un jeune lycéen vivant à Tokyo, occupé entre son petit boulot dans un restaurant italien et ses nombreux amis. À travers ses rêves, Mitsuha se voit littéralement propulsée dans la vie du jeune garçon au point qu’elle croit vivre la réalité… Tout bascule lorsqu’elle réalise que Taki rêve également d’une vie dans les montagnes, entouré d’une famille traditionnelle… dans la peau d’une jeune fille ! Une étrange relation s’installe entre leurs deux corps qu’ils accaparent mutuellement. Quel mystère se cache derrière ces rêves étranges qui unissent deux destinées que tout oppose et qui ne se sont jamais rencontrées ?
Deuxième long-métrage japonais le plus rentable de tous les temps après Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyasaki, Your Name. est un chef-d’œuvre inespéré. Quelques matins, Mitsuha et Taki, deux jeunes adolescents à la condition sociale différentes, échangent leurs corps sans raison apparente. Si en dire plus serait trahir la surprise du récit, Your Name. dépeint un message universel, sur le genre et la recherche identitaire, propos rare et pourtant nécessaire à notre époque. Son réalisateur, Makoto Shinkai, s’inscrit dans la longue et prestigieuse lignée des maîtres de l’animation japonaise. Il livre une nouvelle œuvre bouleversante, emplie d’onirisme et d’émotions pures, sans pour autant virer à la mièvrerie.
Une merveille d’animation
Déjà auteur des fabuleux La Tour au-delà des nuages et Voyage vers Agartha, Makoto Shinkai universalise un récit connue et vécu de tous : la séparation sentimentale. Quelque part, l’auteur nous dévoile sa souffrance, avoue avoir perdu sa moitié et tente, au travers de ses œuvres, sa catharsis émotionnelle. Entre dilemmes et personnages à la psyché torturée (5 centimètres par seconde étant probablement le point culminant de la souffrance sentimentale), Makoto Shinkai transmet l’état de sa psyché avec une fougue vivifiante. Ayant toujours développé une verve expérimentale, le réalisateur nippon s’est d’abord essayé aux jeux vidéo pour travailler son imaginaire grâce à la liberté de ces outils visuels. Ce n’est que quatre an plus tard qu’il se lancera dans le cinéma avec La Tour au-delà des nuages, offrant déjà une comparaison crédible au maître Hayao Miyasaki. Avec Your Name., Makoto Shinkai transcende ses thématiques grâce à la diversité graphique de ses visuels. Entre les Paysages photo-réalistes, les architectures contemporaines (notamment ferroviaires) et une utilisation diversifiée des outils d’animation comme le pastel ou l’image de synthèse numérique au sein d’un dessin animé en deux dimensions, Your Name. tend à marquer le spectateur de son empreinte visuel. Outre des plans d’une démesure rare pour un long-métrage de ce budget-là, c’est l’immense palette de couleurs qui égaye le plus la rétine. C’est ainsi que des paysages agricoles ou ruraux se retrouvent magnifiés par la simple animation, le réalisateur s’inspirant de réelles cités japonais pour les designs des décors. Bien entendu, Shinkai cède parfois à la juvénilité la plus totale, soit dans un générique rappelant les meilleurs instants d’un shonen (Detective Conan, One Piece) soit dans des clips show savoureux de légèreté. Your Name. est donc une réussite artistique, à la fois dans ses graphismes que dans ses envolées lyriques, prouvant la capacité du cinéma japonais à se renouveler esthétiquement selon les sujets abordés. Une prouesse finalement pas si rare dans le cinéma asiatique, notamment avec l’avènement récent de l’animation coréenne.
Émotions pures
Si la réussite visuelle de Your Name. n’a rien d’une surprise pour Makoto Shinkai, le cadre scénaristique, quant à lui, aurait pu souffrir d’un cruel manque de maturité. Ce fut d’ailleurs la majorité des reproches faite au cinéaste pour Voyage vers Agartha, dont l’inutile complexité empêchait l’implication totale du spectateur. De même, Shinkai est connu pour manier l’émotion avec grandiloquence et parfois, avec lourdeur, comme il est possible de le voir dans 5 centimètres par seconde. Le réalisateur récidive avec Your Name., jouant constamment sur le fil du rasoir, entre gaieté et naïveté, parfois communs dans certains traits d’humour. Pourtant, le long-métrage ne franchit jamais la ligne rouge de l’excès émotionnel, réussissant l’exploit d’allier joie, tristesse et mélancolie au sein même des thématiques abordées. Your Name. est un exploit car il réussit à cumuler une part colossale de sujets passionnants quoique déjà largement traités, tout en les canalisant de parfaite manière afin de les transmettre totalement au spectateur. Il en résulte une séance absolument inespérée, touchant à l’émotion brute pour un véritable parcours du combattant émotionnel. On en ressort littéralement bouleversé, avec une motivation sentimentale proche de l’euphorie. D’autant que Your Name. ne se contente pas d’une banale histoire d’amour, jonchée d’obstacles, dans un récit prétexte à des scènes comiques. En réalité, Makoto Shinkai transcende un récit initialement simple, en le transformant en sujet universel. Entre la question du genre, de la quête identitaire ou encore celle de la solitude, Your Name. déborde de thématiques riches en interprétations, se posant ainsi comme un hymne à la tolérance et à l’abnégation. Croire en ses rêves jusqu’au bout, quitte à sacrifier une zone de confort si difficile à obtenir, dépasser ses limites ou encore savoir prendre confiance en soi, le long-métrage développe avec une facilité déconcertante, l’ensemble de ces questionnements existentiels. Cela pourrait paraître excessif dans un long-métrage de seulement cent minutes mais Shinkai ne se résout jamais à la facilité, sublimant chaque dialogue et situation, permettant à Your Name. d’être constamment inattendue dans son déroulement. On pourra toujours critiquer le manque de linéarité parfois trop préjudiciable au récit, usant notamment à l’excès la technique du saut temporel, tantôt à raison mais également à tort, provoquant quelque fois un sentiment de frustration. Si Makoto Shinkai réussit à canaliser encore mieux son récit, on pourrait alors assister à une œuvre quasi parfaite de sa part. Dans ce sens, Your Name. est également la promesse d’un cinéma d’animation renouvelé, ouvert à des thématiques plus universelles et sachant tirer au maximum parti des outils techniques pour parfaire ses visuels.
Avec Your Name., Makoto Shinkai réussit l’exploit de fusionner des sujets pléniers dans un long-métrage empli de joie, d’amour et de mélancolie, sans jamais pour autant effectuer un chantage à l’émotion. Le sentimentalisme est pur, le traitement cathartique est plus honnête que jamais et permet l’une des séances les plus folles de 2016.Your Name. est un chef-d’œuvre inespéré qui démontre la grande année d’animation que nous venons de traverser. Il constitue l’avenir d’un cinéma plus ouvert et plus en phase avec son époque, permettant de transcender le banal pour parvenir à ses fins. Quel film !
Your Name. : Bande annonce
Your Name. : Fiche Technique
Titre original : Kimi no na wa. (君の名は。)
Réalisation : Makoto Shinkai
Scénario : Makoto Shinkai
Doublage : Ryūnosuke Kamiki, Mone Kamishiraishi
Character Designer : Masayoshi Tanaka
Musique : Klaus Badelt
Directeur de l’animation : Masashi Andō
Sociétés de production : CoMix Wave Films
Société de distribution : Toho Animation
Durée : 107 minutes
Genre : Animation
Date de sortie : 28 décembre 2016
Dans le cadre de la rétrospective consacrée aux adaptations de Stephen King, revenons sur Simetierre, une adaptation sans envergure d’un chef-d’oeuvre de l’auteur de Carrie.
Synopsis : Louis Creed et sa famille, après avoir quitté Chicago, décident de s’installer à Ludlow, une petite bourgade du Maine. Il font très vite la connaissance de leur voisin, un ermite du nom de Jud Crandall, qui va leur faire visiter un cimetière d’animaux, bâti sur une terre sacrée des indiens Micmacs. Selon les dits de Crandall, tout animal qui y est enterré est ramené à la vie. Alors que la famille Creed va vivre une série d’accidents sanglants, leur existence va devenir un véritable cauchemar…
Un puissant drame horrifique ayant perdu de sa saveur
Si certaines œuvres de Stephen King restent omniprésentes dans l’inconscient collectif, outre leur grande qualité d’écriture, c’est aussi grâce à la renommée de leur adaptation respective. Il est vrai qu’aujourd’hui, personne ne connaîtrait autant Carrie, Shining et Dead Zone sans les films de Brian De Palma, Stanley Kubrick, David Cronenberg et consorts. Malheureusement, d’autres best-sellers de l’écrivain n’ont pas connu cette chance, malgré leurs indiscutables atouts. Et parmi ces malencontreux romans, qui méritaient amplement un long-métrage à leur hauteur, se trouve en tête de liste Simetierre. L’un des plus grands succès de l’auteur, se retrouvant pour le coup entiché d’une adaptation oubliable sans toutefois être honteuse.
Il faut quand même avouer que contrairement à ses aînés, Simetierre peut se présenter comme un film pour le moins osé. Et pour cause, ce dernier propose une distribution faite de personnes inconnues du grand public. Ici, point de Jack Nicholson ou bien de Christopher Walken à l’affiche. Faites place à Dale Midkiff (la série Les 7 Mercenaires), Denise Crosby (48 Heures et la série Star Trek : La nouvelle génération) et Fred Gwynne (pas grand-chose de notable au compteur…) ! Sans oublier la cinéaste Mary Lambert, qui n’avait jusque-là réalisé que trois films, dont Siesta. La pauvre femme tient malheureusement avec Simetierre sa seule œuvre potable, étant donné qu’elle livrera par la suite des nanars sans nom tels qu’Urban Legend 3 et Mega Python vs. Gatoroid, c’est pour dire ! Non, s’il fallait compter sur un seul nom au tableau, c’était bien celui de Stephen King lui-même, qui officie ici en tant que scénariste. Mais cela ne sera pas suffisant…
Il est décevant de voir à quel point l’auteur ait pu autant faire l’impasse sur une œuvre aussi riche et puissante que Simetierre. Un roman qui traitait du rapport d’une personne à la disparition brutale d’un proche, des conséquences de cette dernière si la résurrection était possible. Une histoire incroyablement riche et complexe. Une montée horrifique qui ne laissait aucunement indifférent une fois l’ultime page tournée. Voir Stephen King s’occuper de l’adaptation de son propre best-seller avait de quoi espérer bien des choses… ce qui n’est malheureusement pas le cas. Du livre de 630 pages, l’auteur en livre un scénario ne reprenant que les grandes lignes de son modèle. Un script qui va trop vite à l’essentiel, préférant sacrifier la complexité des personnages et tout leur background (présenté sous la forme de flashbacks anecdotiques, voire guignolesques) pour ne s’intéresser qu’aux passages principaux de l’histoire. Comme si King se préoccupait plus du côté horrifique de l’œuvre et non de son aspect émotionnel. Celui-ci est pourtant bien présent, mais son impact est amoindri par ces coupes gargantuesques. Sans compter les diverses répliques à consonance métaphorique, donnant l’impression de sortir d’un chapeau et n’ayant tout bonnement aucun sens. Avec un tel constat à l’arrivée, le spectateur risque fort de ne pas plonger corps et âme dans un récit ayant perdu une bonne partie de son essence et même de son intérêt.
Son rendu mitigé, Simetierre le doit également à Mary Lambert. La réalisatrice s’est en effet livrée à un travail maladroit, oscillant entre banale mise en images du script et quelques preuves de savoir-faire. Pour illustrer pleinement ce propos, il est bon de préciser que la cinéaste ne fait que filmer ses comédiens, ceux-ci ne livrant que le strict minimum, sans jamais retrouver la sinistre atmosphère du livre. Mais qu’à certains moments, elle parvient à reprendre le côté menaçant (toutes les apparitions du chat Church et son regard illuminé, figure de proue de l’histoire) et la puissance des passages clés (la mort tragique d’un des protagonistes principaux) de l’œuvre originelle, tout en saupoudrant le tout de quelques minutes de pure tension. Malheureusement, toutes ces bonnes notes se retrouvent très vite gâchées par des effets de montage et de mise en scène qui font tourner l’ensemble en ridicule : un diaporama de photos survenant aussitôt après le décès d’un personnage, des mises à mort rappelant un peu trop Vendredi 13 (une ressemblance qui se ressent jusque dans les compositions musicales d’Elliott Goldenthal)…
Le reste du film va également dans ce sens, proposant d’un côté de bonnes choses, de l’autre des défauts difficiles à effacer de son esprit. Un fait qui touche principalement les effets spéciaux, ayant soit très mal vieilli (la faute à un faible budget), soit tenu les décennies. Même constat pour les maquillages, qui peuvent tout aussi bien paraître bluffants (le personnage fantomatique de Victor Pascow) que grotesques (Zelda, la sœur de Rachel Creed). La liste est encore longue, mais il n’est pas nécessaire de continuer pour dire qu’à cause de ses imperfections, de son travail à moitié bien fait, Simetierre manque cruellement d’envergure. Et ce malgré les bonnes intentions qui se sentent à travers le projet.
Ce n’est un secret pour personne : pour une bonne adaptation et obligatoirement un bon film, il faut avant toute chose une équipe talentueuse. Simetierre ne fait malheureusement pas partie de cette catégorie, la faute à un Stephen King qui est meilleur auteur que scénariste. À une réalisatrice qui n’a ni la carrure d’un Kubrick, ni d’un De Palma. À un rendu final si bancal qu’il ne trahit pas l’œuvre originale mais ne lui fait pas honneur pour autant.Simetierre, malgré la portée émotionnelle du livre, ne restera qu’une série B horrifique faisant pâle figure aux mastodontes que sont Carrie, Shining et consorts. Et ce n’est pas la suite, à nouveau réalisée par Mary Lambert en 1992 et sobrement intitulée Simetierre 2, qui viendra arranger les choses…
Simetierre : Bande-annonce (VO)
Simetierre : Fiche technique
Titre original : Pet Sematary
Réalisation : Mary Lambert
Scénario : Stephen King, d’après son propre roman
Interprétation : Dale Midkiff (Louis Creed), Fred Gwynne (Jud Crandall), Denise Crosby (Rachel Creed), Brad Greenquist (Victor Pascow), Michael Lombard (Irwin Goldman), Miko Hughes (Gage Creed), Blaze Berdahl (Ellie Creed), Susan Blommaert (Missy Dandridge)…
Photographie : Peter Stein
Décors : Michael Z. Hanan
Costumes : Marlene Stewart
Montage : Daniel P. Hanley et Mike Hill
Musique : Elliot Goldenthal
Producteurs : Richard P. Rubinstein
Productions : Paramount Pictures et Laurel Productions
Distribution : United International Pictures
Budget : 11,5 M$
Durée : 103 minutes
Genre : Horreur
Date de sortie : 17 janvier 1990
Première sélection de séries à voir en 2017 : de Twin Peaks, The Deuce à Taboo en passant par les nouveaux héros Marvel, avec Legion, Iron Fist. Entre adaptations, nouvelles saisons et spin-off, l’année s’annonce remplie en séries de qualité.
455 séries ont parsemés le petit écran américain en 2016. Entre nouvelles saisons et nouvelles séries, nous avons tous été gatés. Amateur de super-héros, aficionados de Western ou nostalgiques des années 80, autant dire qu’il y en a eu pour tous les goûts. Mais ce n’est rien face à ce qui nous attend en cette année 2017. 500 séries sont attendues aux Etats-Unis, dont 100 nouvelles productions. De quoi ravir les amateurs du petit-écran. Mais face à la vague de nouvelles séries, on vous livre celles qui retiennent le plus l’attention et la curiosité.
Taboo
La série choc de l’année 2017 au ton horrifique, sombre et violent. On attend avec impatience cette histoire de vengeance se déroulant dans une Angleterre du XIXe siècle créée par Chips Hardy et Steven Knight (Peaky Blinders) avec dans le rôle principale de l’explorateur James Keziah Delaney, l’acteur britannique Tom Hardy (Mad Max: Fury Road).
Réalisée par Kristoffer Nyholm,(The Killing, version danoise) pour les quatre premiers épisodes et par Anders Engström sur les quatre derniers, on retrouve au casting de cette mini-série historique produite par Tom Hardy et Ridley Scott : Oona Chaplin (Game of Thrones), David Hayman (The Paradise), Michael Kelly (House of Cards) et Jonathan Pryce (Game of Thrones).
Production BBC One et FX – 1ère date de diffusion : 7 Janvier 2017
Synopsis : De retour d’Afrique avec des diamants acquis illégalement, un aventurier cherche à venger la mort de son père en 1814. Alors qu’il refuse de vendre l’entreprise familiale, il lance sa propre affaire de négoce et de transport et se retrouve en délicate posture entre deux nations en guerre, la Grande-Bretagne et les États-Unis.
https://www.youtube.com/watch?v=6ZYAQSlIhM4
Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire
Adapté de la saga littéraire éponyme de Lemony Snicket, (Daniel Handle), la série Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire/A Series of Unfortunate Event a connue un première version sur grand écran en 2004 avec Jim Carrey, qui laisse sa place à Neil Patrick Harris, l’inoubliable Barney Stinson de How I Met Your Motherpour incarner le Comte Olaf dans cette nouvelle version made in Netflix.
Cette série à l’univers gothique, rappelant celui de Tim Burton est réalisée par Barry Sonnefeld (Men in Black) qui a œuvré dans la série Pushing Daisies. Au casting de ce conte moderne et jubilatoire : Neil Patrick Harris, Malina Weissman, Louis Hynes, Presley Smith, Joan Cusack, Catherine O’Hara, K. Todd Freeman, Alfre Woodard, Don Johnson, Rhys Darby, Aasif Mandvi, Patrick Warburton…
Production : Netflix –1ère date de diffusion : 13 janvier 2017
Synopsis : Le comte Olaf cherche par les plus vils moyens à dépouiller les trois orphelins Violette, Klaus et Prunille de leur héritage. Les enfants doivent se montrer plus malins que lui, mettre en échec ses plans tordus et le reconnaître sous ses pires déguisements, afin de découvrir la vérité sur le mystérieux décès de leurs parents.
Legion
Le fils du mutant Charles Xavier incarné par l’acteur de Downton Abbey, Dan Stevens sera au cœur de cette nouvelle série produite par Marvel Televisions. Pour la première fois, l’univers des X-Men sera explorée dans une série.
Au commande de cette série ancrée dans l’univers des X-Men, Noah Hawley le réalisateur de Fargo, adaptée du film éponyme desfrères Coen, (Fargo), et produite par Simon Kinberg, ce dernier a déclaré sur le site Collider en novembre 2016.
«Je veux dire la chose qui est cool à la télévision, c’est que nous pouvons raconter ces histoires X-Men d’une manière légèrement différente et même avec un ton légèrement différent … La télévision nous donne l’occasion d’aller encore plus loin et ce que je vois sur Legion avec Noah et FX est une intention de faire quelque chose de complètement original dans le genre, d’une certaine façon, de faire exploser le paradigme des histoires de bandes dessinées ou de super-héros et presque faire notre Breaking Baddes histoires de super-héros. «
Au côté de Dan Stevens, on retrouve au casting Aubrey Plaza, Jean Smart, Jeremie Harris et Rachel Keller.
Production : FX et Marvel Television –1ère date de diffusion : 8 février 2017
Synopsis : David Haller a été diagnostiqué schizophrène pendant son jeune age, et a donc été interné dans différent hôpitaux psychiatriques depuis. Mais à la suite d’une rencontre inattendue avec un autre patient, Haller se rend compte qu’il a bien plus qu’une maladie mentale.
Iron Fist
Après le succès de Daredevil, Jessica Jones, et Luke Cage, Iron Fist est le dernier Defenders à rejoindre l’univers Marvel. Arts mystiques et poings magiques sont au rendez-vous.
Réalisée par Scott Buck (Dexter, Six Feets Under, Rome), avec au casting outre Finn Jones, Jessica Henwick, David Wenham, Carrie-Anne Moss, Tom Pelphrey…
Production : ABC Studios et Marvel Television –1ère date de diffusion : 17 mars 2017
Le milliardaire Danny Rand, disparu après des années, est de retour à New York pour reprendre l’entreprise familiale. Mais pour y parvenir, il devra affronter la corruption et le crime qui gangrène ses proches. Pour cela, il pourra compter sur sa connaissance des arts martiaux et sa capacité à utiliser le Poing de fer, une technique étudiée auprès des moines de K’un L’un. Il aura dans son combat de précieux alliés tels que Colleen Wing, un détective privé.
Star Trek Discovery
Alors que le reboot de la saga cartonne au cinéma, une nouvelle série mystérieuse compte bien étendre l’univers déjà bien fourni de la galaxie Star Trek.
Aux commandes du vaisseau, Sonequa Martin-Green (l’actrice de The Walking Dead) accompagnée de Martin-Green, Doug Jones, Anthony Rapp, Michelle Yeoh
Production : CBS All Access –1ère date de diffusion : Mai 2017
De nouveaux personnages seront ajoutés à l’univers de Star Trek, qui chercheront de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations, tout en adaptant la franchise à des thèmes contemporains.
Twin Peaks
La mystérieuse série créée par Mark Frost et David Lynch de retour dix ans après son dernier film Inland Empire. Lynch est-il encore capable de magie, reste à voir, mais une chose est certaine: «Les hiboux ne seront pas ce qu’ils semblent. » En tout cas, on est impatient à l’idée de retrouver ce panel de personnages curieux et atypiques.
Casting : Michael Ontkean, David Duchovny, Richard Beymer, Monica Bellucci, Laura Dern, Naomi Watts, Amanda Seyfried, Ashley Judd, Jennifer Jason Leigh, Michael Cera, Tim Roth, Richard Chamberlain, Matthew Lillard..
Production : Lynch / Frost Productions – 1ère date de diffusion : Date non déterminée.
Aucun élément de l’intrigue n’a été dévoilé, ce qui participe encore plus au mystère entourant la série. On sait néanmoins que l’intrigue se passera 25 ans plus tard après la dernière saison.
Teaser
The Deuce
Après l’énormissime The Wire, David Simon est de retour pour une nouvelle série, sous fond de sexe et de drogue. Exit la ville de Baltimore, bienvenue dans le New-York des années 70.
Casting : James Franco, Maggie Gyllenhaal, Amber Skyes Noyes
Production : HBO – 1ère date de diffusion : Date non déterminée.
Synopsis : La série raconte l’histoire de deux jumeaux qui vont faire fortune dans l’industrie pornographique à New York, au début des années 70. Elle abordera des thèmes comme la violence, la drogue et la propagation du SIDA.
Photos de tournage
Au fil des jours
Il était audacieux de reprendre une série culte des années 70, mais diffusé sur Netflix, cette nouvelle série s’annonce comme être la sitcom de l’année.
Casting : Justina Machado, Rita Moreno, Stephen Toblowsky
Production : Sony Pictures Television Snowpants Productions Small Fish Studios – 1ère date de diffusion : 6 janvier 2017
Synopsis : La série est un remake basé sur la série éponyme des années 70 qui racontait l’histoire d’une mère divorcée, qui déménageait à Indiana Polis avec ses deux filles. Ces trois femmes devenaient amis avec un chef de travaux, avec qui elles allaient devoir surmonter de nombreux défis.
24 Legacy
Si Jack Bauer n’est plus de partie, 24H Chronone manquera pas d’action et de tension en 2017, à travers un reboot de la fameuse série policière.
Casting : Corey Hawkins, Miranda Otto, Anna Diop
Production : Fox – 1ère date de diffusion : 5 février 2017
Synopsis : Eric Carter, un héros de guerre de retour aux États-Unis, doit faire appel à la Cellule Anti-Terroriste pour sauver sa peau et empêcher un attentat qui pourrait potentiellement être le plus meurtrier sur le sol américain depuis le 11 septembre.
Big Littles lies
Trois grandes actrices de cinéma au casting de cette nouvelle série HBO qui promet de fortes émotions pour cette année.
Production : HBO – 1ère date de diffusion : 19 février 2017.
Synopsis : Trois femmes, trois mères, à la vie apparemment parfaite, sont mêlées à une histoire de meurtre s’étant produit lors d’une soirée parents élèves dans une école.
Riverdale
Casting : K.J. Apa, Cole Sprouse, Camila Mendes
Production : The CW – 1ère date de diffusion : 26 janvier 2017
Adapté des personnages de l’éditeur Archie Comics, Greg Berlanti ( Arrow ) revisite cette bande d’ados dans une ville où les apparences sont parfois trompeuses. C’est l’occasion de retrouver Cole Sprouse, connu grâce à la sitcom Disney Channel La vie de croisière de Zack et Cody.
Synopsis : Les aventures du jeune Archie Andrews et de ses amis dans la petite ville de Riverdale. Sous son apparence idyllique, elle cache de sombres secrets qui ne demandent qu’à être révélés et perturber la tranquillité de ses habitants.
The Handmaid’s tail
Adaptation du roman La Servante écarlate de Margaret Atwood, The Handmaid’s tail compte s’imposer comme la fiction dystopique de l’année à travers un concept et univers fort.
Casting : O.T. Fagbenle, Joseph Fiennes, Max Minghella
Production : Hulu – 1ère date de diffusion : 26 avril 2017
Synopsis : Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Épouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.
Encore une adaptation. Ici American Gods, issu de l’œuvre de Neil Gaiman, mélange dieux nordiques et critique des États-Unis, avec un IanMcShane dans la peau d’Odin.
Casting : Ricky Whittle, Ian McShane, Emily Browning
Production : HBO – 1ère date de diffusion : Date non déterminée
Un homme sortant de prison rencontre un vieil escroc qui l’embauche comme garde du corps, et l’entraîne dans un long périple à travers les Etats-Unis. L’ex-détenu découvrira alors que son « patron » est un ancien dieu nordique en plein combat contre les divinités modernes : Internet, les voitures, la télévision, et tous les nouveaux médias.
https://www.youtube.com/watch?v=oyoXURn9oK0
Top of the Lake saison 2
Après une première saison qui a fait sensation, Top of the Lake revient avec une seconde saison courant 2017. La seconde saison de la série de la fabuleuse Jane Campion aura pour nom : China Girl.
Dans le récit de la saison 2, intitulé Top Of The Lake: China Girl, la détective Elisabeth Moss sera face à Nicole Kidman. Au casting également Liv Hewson, David Dencik ( Tinker Tailor Soldier Spy), Alice Englert ( Beautiful Creatures ), Ewen Leslie ( The Daughter ), Elisabeth Moss, Peter Mullan, David Wenham… La série sera diffusée sur BBC Two au Royaume-Uni et sur SundanceTV et Hulu aux États-Unis.
Production : BBC – 1ère date de diffusion : 18 mars 2013.
Synopsis : Tui, une jeune fille âgée de 12 ans et enceinte de 5 mois, disparaît après avoir été retrouvée dans les eaux gelées d’un lac du coin. Chargée de l’enquête, la détective Robin Griffin se heurte très rapidement à Matt Mitcham, le père de la jeune disparue qui se trouve être aussi un baron de la drogue mais aussi à G.J., une gourou agissant dans un camp pour femmes. Très délicate, l’affaire finit par avoir des incidences personnelles sur Robin Griffin, testant sans cesse ses limites et ses émotions…
Guerilla
Diffusé sur Showtime, Guerilla s’offre un casting de qualité pour un drame historique prenant coeur en Angleterre, dans les années 70.
Casting : Idris Elba, Freida Pinto, Babou Ceesay
Production : ABC – 1ère date de diffusion : Date non déterminée.
Synopsis : L’histoire d’amour d’un couple engagé en politique dont la relation amoureuse et les valeurs sont remises en cause lorsqu’ils libèrent un prisonnier politique et forment une cellule underground dans le Londres des années 70 en plein « Black Power ».
Wet Hot American Summer : 10 years later
Après une première saison hilarante, la bande d’ados joué par des adultes de la saison 1 revient pour une nouvelle saison qu’on espère tout aussi déjanté. La première saison était le prequel du film éponyme.
Casting : Jai Courtney, Elizabeth Banks, Alyss Milano
Production : Netflix –1ère date de diffusion : Date non déterminée
Synopsis : L’histoire se déroule 10 ans après les péripéties du camp de vacances lors de la saison 1.
Emerald City
Une série sombre qui revisite le magicien d’Oz et qui compte approfondir l’univers créé par Lyman Frank Baum plus d’un siècle après sa création : on dit oui !
Casting : Adria Arjona, Vincent d’Onofrio, Olivier Jackson-Cohen
Production : NBC – 1ère date de diffusion : 6 janvier 2017
Synopsis : Après avoir été emportée par une tornade, Dorothy Gale se retrouve dans un monde mystique où se déroule une guerre épique et sanglante pour le contrôle du pays. Là-bas, Dorothy va découvrir sa vraie destinée et qu’aucun pays ne ressemble à Oz
Frontier
La série débutée fin 2016 et de retour pour sa deuxième partie en 2017. Autant dire qu’on est impatient de retrouver Jason Momoa dans ce drame historique impitoyable.
Casting : Jason Momoa, Landon Liboiron, Zoe Boyle
Production : Discovery Channel – 1ère date de diffusion : 6 novembre 2016.
Saison 2 dans le courant de l’année 2017
Synopsis : Cette série d’action et d’aventure suit la lutte violente et chaotique pour la prise de pouvoir et le contrôle des richesses dans l’Amérique du Nord de la fin du 18e siècle. Racontée sous différentes perspectives, la série se déroule dans un monde où les négociations commerciales peuvent se solder par un coup de hache et où les relations sensibles entre les tribus d’indiens d’Amérique et les Européens peuvent se transformer en bain de sang.
https://www.youtube.com/watch?v=hEujdV8geNM
Powerless
Vous connaissez Flash ou Arrow ? Voici Powerless. La nouvelle série DC qui s’essaye à la comédie à travers un mix inattendu entre The Office et Batman V Superman.
Casting : Vanessa Hudgens, Danny Pudi, Alan Tudyk
Production : NBC – 1ère date de diffusion : 2 février 2017
Synopsis : Emily Locke travaille dans l’une des pires compagnies d’assurance des Etats-Unis, chargée de traiter les dommages collatéraux des interventions spectaculaires des super-héros, dans un univers DC Comics où ils existent vraiment. Mais comment travailler sereinement dans cette entreprise quand on n’a soi-même aucun pouvoir ?
The Good Fight
Vous ne vous remettez pas de la fin de The Good Wife ? Alors vous attendez sûrement ce spin-off autant que nous !
De retour d’une mission clandestine de six années à Damas, notre héros – plus connu sous le nom de code Malotru – est promu au sein du BDL et reprend peu à peu pied dans sa vraie vie. Mais contrairement à toute procédure de sécurité, il semble ne pas abandonner sa légende et l’identité sous laquelle il vivait en Syrie…
Production : Canal + – 1ère date de diffusion : 27 avril 2015
L’une des meilleures productions françaises de ces dernières années est de retour avec sa 3ème saison courant 2017.
Synopsis : Au sein de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), un département appelé le Bureau des légendes (BDL) pilote à distance les agents les plus importants des services de renseignements français : les clandestins. En immersion dans des pays hostiles, leur mission consiste à repérer les personnes susceptibles d’être recrutées comme source de renseignements. Opérant dans l’ombre « sous légende », c’est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent durant de longues années dans une duplicité permanente.
Teaser de la saison 2
Dix pour cent
La série de Fanny Herrero, mêlant réalité et fiction en montrant l’envers du décor du monde des célébrités, débarque pour une nouvelle saison courant 2017.
Casting : Camille Cotin, Thibault de Montalembert, Grégore Montel…
Production : Mother Production Mon Voisin Productions Ce qui me meut – 1ère date de diffusion : 14 octobre 2015. La saison 2 de Dix pour cent sera diffusée probablement au printemps sur France 2.
Synopsis : Chaque jour, Andréa, Mathias, Gabriel et Arlette, agents dans l’agence artistique ASK (Agence Samuel Kerr), jonglent avec de délicates situations et défendent leur vision du métier. Ils mêlent savamment art et business. Vie privée et vie professionnelle en viennent à se croiser.
Tout en se débattant pour sauver leur agence secouée par la mort subite de son fondateur, les quatre agents nous entraînent dans les coulisses du monde sauvage de la célébrité, où le rire, l’émotion, la transgression et les larmes se côtoient constamment.
Bande-annonce de la saison 1
Altered Carbon
Adapté du roman de Richard Morgan, Altered Carbon promet une série intéressante dans un monde de science-fiction teintée d’intrigue policière.
Casting : Joel Kinnaman, Martha Higareda, James Purefoy
Production : Netflix – 1ère date de diffusion : Date non déterminée.
Synopsis : Au 25ème siècle, l’esprit humain peut être digitalisé et l’âme transféré d’un corps à un autre. Takeshi Kovacs, un guerrier intergalactique qui a été emprisonné pendant 500 ans, est envoyé dans le futur. Pour pouvoir s’offrir une nouvelle vie sur terre, il va devoir résoudre un crime dans une société où le meurtre est de plus en plus commun.
Snowfall
Par la réalisateur de Boyz N Hood, le discret Snowfall peut être une des surprises de l’année 2017, pour la première incursion dans le monde des séries de John Singleton.
Casting : Tim Matheson, Parker McKenna Posey, Emily Rios
Production : FXP – 1ère date de diffusion : Date non déterminée.
Synopsis : L’histoire se déroule autour de l’explosion du marché de la drogue dans les années 80. La série se situe à Los Angeles autour de 3 personnages : un jeune afro-américain, un catcheur mexicain et un agent de la CIA.
The Defenders
Deux ans après la première saison de Daredevil, les Avengers dépravés du petit écran feront équipe dans la nouvelle série Marvel. L’aboutissement ambitieux des séries Marvel / Netflix qu’on attend impatiemment.
Casting : Charlie Cox, Krysten Ritter, Mike Cotler
Production : Marvel Studios ABCS Studios – 1ère date de diffusion : Novembre 2017
Synopsis : Après Luke Cage, Daredevil, Jessica Jones et Iron Fist, la série Defenders réunira tous ces héros Marvel face à la méchante incarnée par Sigourney Weaver, dans le quartier Hell’s Kitchens.
C’est une balade romantique que nous propose Damien Manivel dans son second long-métrage, Le Parc. Une balade qui devra prendre fin et laisser personnages et spectateurs face à leurs tourments.
Synopsis : Deux adolescents vivent leur premier rendez-vous dans un parc boisé où leur relation se réchauffe malgré leur timidité respective. Mais lorsque la journée prend fin, les jeunes amants n’ont d’autre choix que de se séparer.
L’ingénuité des sentiments magnifiée
Deux ans après les errances dans une ville côtière d’un jeune poète en mal d’inspiration à l’occasion de son premier long-métrage, Damien Manivel confirme qu’il aime filmer les personnages en mouvement, en les mettant cette fois-ci en couple et en déplaçant l’action dans un parc urbain. Il aime aussi relever les défis. D’avoir ainsi limité l’espace et le temps à une journée, de s’interdire mouvements de caméra et lumières artificielles et surtout de ne diriger que trois comédiens non professionnels sont autant d’exigences que beaucoup auraient qualifiées de contraintes de tournage, mais qui se transforment ici en arguments romanesques. Cette humilité formelle s’accorde magnifiquement avec la candeur des deux jeunes personnages dont nous ne savons rien, mais auxquels il est si facile de s’identifier tant l’étape qu’ils vivent semble un passage obligé dans l’adolescence et l’éveil amoureux.
Même si le jeu crispé des acteurs et la teneur creuse de leurs dialogues peut, dans les premières minutes, sembler sonner faux, plus la promenade avance et plus on les sent à l’aise. Cette façon dont la maladresse des deux tourtereaux s’accorde avec celle des comédiens, donne au dispositif une part de sincérité attendrissante, ainsi qu’un sentiment de soulagement à voir l’amour naitre entre eux. Mais finalement, le véritable personnage n’est ni ce garçon ni cette fille mais bien ce parc. Véritable havre de paix, où tout le monde semble être déconnecté des tourments qui régissent le monde extérieur, chaque plan fixe magnifie un peu plus la beauté de ce lieu propice à la passion et à l’insouciance. Entre ses bancs publics où l’on s’assoit pour discuter innocemment, ses vastes pelouses où l’on batifole sans se soucier du regard des passants et ses cachettes boisées où l’on s’effeuille tendrement, ce cadre bucolique bercé par les chants d’oiseaux et les rires d’enfants apparait comme un lieu où l’idylle est inévitable et néanmoins fort bienvenue.
Mais Damien Manivel est un réalisateur trop peu soucieux de rentrer dans les sentiers battus, pour nous limiter à ce flirt adolescent dont l’issue est connue de par son seul concept et il est conscient qu’il n’aurait pas tenu la longueur sans nous lasser. Oser, à mi-parcours, mettre brutalement fin à cette amourette, est une première preuve d’audace. Se permettre ensuite une rupture de ton et ce, sans jamais trahir ce qui l’a précédée, devient alors la marque d’un cinéaste plein de potentiel. Le point de bascule a beau ne reposer que sur la surimpression d’un SMS et une séance silencieuse et étirée, il fait son effet et justifie la transformation de cette romance ultra-naturaliste en un conte fantastique. De ne pas avoir changé de mise en scène entre ses parties diurne et nocturne assure à l’ensemble une cohérence formelle, et par extension dans son authenticité. Le Parc ne sombre donc jamais dans l’onirisme farfelu comme on pouvait le craindre, mais au contraire se stabilise dans l’exploration des sentiments les plus naturels.
Intelligence du propos, sens du cadre, refus des fioritures et maitrise de l’art de nous emmener là où l’on ne s’attend pas à se retrouver, Damien Manivel est un jeune talent à suivre de près. Peut-être tient-on là le prochain Jacques Rivette, et de cela le cinéma français ne peut que se réjouir.
Le Parc : Bande-annonce
Le Parc : Fiche technique
Réalisation : Damien Manivel
Scénario : Damien Manivel, Isabel Pagliai
Interprétation : Naomie Vogt-Roby, Maxime Bachellerie, Sobere Sessouma…
Photographie : Isabel Pagliai
Montage : William Laboury
Prises de son : Jérôme Petit
Producteurs : Damien Manivel, Thomas Ordonneau Production : MLD Films
Distribution : Shellac
Durée : 71 minutes
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 4 janvier 2017 France – 2016
Adapté d’une nouvelle de Stephen King intitulée Le Corps, ce teen-movie bon enfant nous plonge efficacement au coeur de l’Amérique rurale des fifties mais peine à nous captiver sur la longueur.
Synopsis : Oregon, été 1959. Quatre amis d’enfance décident de partir à l’aventure sur les routes pour trouver le cadavre d’un de leur camarade disparu, écrasé par un train quelques jours plus tôt. Entre souvenirs, anecdotes au coin du feu, confidences et franche rigolade, leur petit périple va mettre leur volonté à l’épreuve et les changer à jamais.
Oeuvre considérée comme culte par bien des cinéphiles, Stand by Me fait partie de ces films sympathiques et agréables qui fleurent bon la nostalgie et la douceur de vivre. A la croisée des chemins entre Les Goonies, la Guerre des Boutons, Breakfast Club ou le plus récent Moonrise Kingdom, le long métrage nous fait retomber en enfance en louant des valeurs intemporelles comme l’amitié et le sens de l’aventure, tout en vantant l’importance de l’imaginaire et en soulignant la difficulté du passage à l’âge adulte. Road-movie rural, teen-movie, buddy-movie, feel-good-movie: les qualificatifs sont nombreux pour définir ce voyage cinématographique doux-amer qui nous fait passer du rire aux larmes avec un charme désuet. Pourtant, le vide scénaristique, l’interprétation approximative des jeunes acteurs et l’univers champêtre 100% américain peuvent rapidement nous laisser sur le bord de la route.
Mémoires d’enfance
Le film met en scène quatre jeunes teenagers, plus vraiment enfants mais pas réellement adolescents non plus, à une époque charnière de leur vie, comme suspendus entre deux étapes de leur existence. Alors que l’été bat son plein, ils cherchent à tromper l’ennui en partant sillonner la campagne de leur petite bourgade paumée et se mettent en tête de retrouver le corps d’un garçon de douze ans, disparu dans la nature quelques jours avant, renversé par un train. C’est ainsi qu’animés par une forme de curiosité morbide, Gordie, Teddy, Vern et Chris décident de braver l’autorité parentale et les dangers en vaquant sur les routes, seuls. Téméraires et insouciants, ils s’enfoncent dans l’inconnu et traversent des champs, des forêts et des voies ferrées en se racontant des histoires ; se charrient, se baignent dans un étang, dorment à la belle étoile et testent leurs limites. En ce sens, Stand by Me s’apparente à un road-movie pour enfants et s’adresse essentiellement à ceux qui ont gardé leur âme de gosse : on se fait peur, on se chamaille, on s’invente des bobards, on se fait croire qu’on est autonome et responsable, on joue aux adultes, ainsi de suite. A l’échelle des personnages, cette escapade bucolique de deux jours représente l’interdit, la transgression, l’imprévu. C’est la grande aventure. En dépit de sa sincérité et de sa démesure candide consistant à nous faire passer une mini-fugue de 48 heures pour un long périple chaotique et semé d’embûches, le film souffre d’un vide scénaristique incontestable. Il ne se passe rien, et le manque de péripéties s’en ressent d’autant plus qu’il n’est pas compensé par de quelconques émotions ni par une nature magnifiée. On ne s’émeut que rarement ; le reste du temps, on s’ennuie à force de suivre les pérégrinations stériles de quatre gamins qui n’ont rien d’autre à faire pour s’occuper. C’est bien dommage : Rob Reiner ne transcende jamais son propos et nous offre une mise en scène plate qui devient vite lassante. Difficile donc de se laisser porter ou de s’identifier.
Un récit d’apprentissage un peu léger
En plus d’être un road-movie enfantin, Stand by Me s’impose également comme un récit d’apprentissage incontestable, puisque les quatre amis vont grâce à leur brève fuite mûrir et grandir, pour s’en trouver changés à jamais. D’emblée, on remarque que le cinéaste met vite en place un parallèle entre le parcours des quatre copains et celui, moins sympathique, d’une bande de bad boys d’environ vingt ans, voyous sans scrupules qui se lancent eux-aussi à la poursuite du fameux cadavre. Alors que Gordie et ses complices parcourent les champs à pied en se construisant des souvenirs ; les autres, eux, font le voyage en voiture et saccagent les environs au passage, destructeurs. Finalement, petits et grands arrivent devant le corps du défunt au même moment ou presque, et la confrontation qui s’en suit est révélatrice d’un enjeu dramatique crucial puisqu’elle met les jeunes en face de ce qu’ils pourront potentiellement devenir plus tard. Ce face-à-face, hautement symbolique, les pousse à faire un choix en prenant conscience de la direction qu’ils voudront bien emprunter dans la vie en vieillissant : se tourner vers la violence, ou prendre leur destin en main et s’en sortir ? Ébranlés par leurs aventures et leurs découvertes, Chris, Vern et les autres remettent leurs perspectives en question et perdent progressivement leur insouciance. Certains pleurent et se confient, d’autres dévoilent leurs craintes et leurs faiblesses, et au final, tous se confrontent à la mort, la vraie. Ce qui était jusque là abstrait devient concret, et en l’espace d’un instant, ils laissent leur enfance derrière eux pour devenir des hommes, en quelque sorte. Moins naïfs, plus graves, Gordie et ses amis ont vécu et partagé des moments formateurs qui resteront à jamais gravés en eux et qui forgeront leur identité future. Si l’on appréhende Stand by Me de la sorte, on peut alors y trouver un certain attrait, mais là encore, sa portée est très limitée et le message éducateur s’adresse une fois de plus aux enfants. Amitié, souvenirs, entraide, solidarité, sens de l’écoute, tolérance : tant de notions qui apprennent aux plus jeunes à développer des qualités de franche camaraderie, un esprit d’équipe et à cultiver un goût pour l’imaginaire.
En conclusion, Stand by Me est un joli récit d’apprentissage qui exalte le sens de l’aventure et qui met en scène une bande d’amis tout aussi amusants qu’attachants ; malheureusement, cette épopée bucolique très candide et naïve souffre d’un manque d’approfondissement et ne véhicule que très peu d’émotion, ce qui amoindrit l’impact de l’oeuvre sur les spectateurs, du moins chez les adultes n’ayant pas conservé leur âme d’enfant et n’ayant pas de souvenirs champêtres auxquels se rattacher pour se laisser porter par cette histoire somme toute très américaine, rétro et rurale.
Stand by Me : Bande Annonce (VO)
https://www.youtube.com/watch?v=oYTfYsODWQo
Stand by Me : Fiche Technique
Titre original : Stand by Me
Réalisateur : Rob Reiner
Scénario : Raynold Gideon et Bruce A. Evans, d’après la nouvelle Le Corps de Stephen King
Interprètes : River Phoenix (Chris Chambers) ; Wil Wheaton (Gordie Lachance) ; Corey Feldman (Teddy Duchamp) ; Jerry O’Connell (Vern Tessio) ; Kiefer Sutherland (Ace Merrill) ; Casey Siemaszko (Billy Tessio)…
Montage : Robert Leighton
Photographie : Thomas Del Ruth
Musique : Jack Nitzsche
Producteurs : Bruce A. Evans, Raynold Gideon, Andrew Scheinman
Sociétés de production : Columbia Pictures, Act III, The Body
Sociétés de distribution : Columbia Pictures (USA), Columbia Tristar (France)
Budget : 8 millions de dollars
Genre : Comédie dramatique, teen-movie, road-movie
Date de sortie : 25 février 1987
Durée : 89 minutes
Empruntant au poète lui-même une grammaire fragmentaire, Pablo Larraín fait un instantané de Neruda iconoclaste et plein de facéties. Une forme qui déroute autant qu’elle fascine.
Synopsis : 1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète.
Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher. Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime. Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire…
Pulp fiction
Quels que soient les reproches qu’on pourrait faire au chilien Pablo Larraín, la tiédeur n’en fera pas partie. Déjà dans son précédent film El Club, un quasi-pamphlet contre l’impunité de certains hommes d’église chiliens pédophiles, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. La charge était intense, la forme très sombre.
Renouant cette fois-ci avec l’histoire politique de son pays, davantage dans la lignée de son antépénultième opus No, également tourné avec le mexicain Gael Garcia Bernal, Pablo Larraín s’attaque avec Neruda à un biopic d’un genre un peu particulier, qui met en scène le grand poète Pablo Neruda, du moins dans une petite partie de sa vie, les deux années où la police du président Gabriel González Videla l’a traqué et a failli l’attraper, les deux années précédant son passage en Argentine puis à Paris.
Nous sommes à la sortie de la seconde guerre mondiale, fascisme et communisme font rage un peu partout et au Chili particulièrement où Videla, élu pourtant par des communistes comme Neruda (excellentissime Luis Gnecco), alors sénateur, vire sa casaque pour mener une politique d’ultra-droite en jetant en prison des travailleurs communistes par tombereaux. L’histoire est racontée de manière assez troublante, vaguement poétique et vaguement ridicule, en voix off par Oscar Peluchonneau (Gael Garcia Bernal), un policier de fiction de la trempe de ceux que l’on rencontre dans ces magazines pulp, ces mauvais romans de gare illustrés de la première moitié du XXe siècle. Peluchonneau, traité par les paysans du coin de « mi-abruti, mi-con », est le flic que Videla a décidé de lancer aux trousses de Neruda. Ou du moins, ainsi dit la fiction…
Neruda est alors au sommet de son art et au sommet de sa popularité parmi le peuple. Le film est émaillé de certains de ses vers, que sa femme, la peintre Delia del Carril (Mercedes Morán), lui demande de clamer avec « l’autre voix », celle du poète, une voix comme remplie d’autodérision lorsque le personnage s’amuse à l’utiliser, une voix en tout point semblable à celle utilisée par le vrai Neruda dans les mêmes circonstances. Car ainsi va le film du chilien, assez irrévérencieux, iconoclaste même, montrant Neruda sous des facettes plus ou moins flatteuses. On le voit ainsi davantage comme un solide bourgeois amateur de bonne chère et de prostituées dans des scènes orgiaques d’anthologie que comme un authentique prolétaire, prêt à toutes les pitreries, au grand dam de certains de ses « disciples » qui l’accusent de vouloir tirer parti de la traque gouvernementale pour se forger une image immodeste et vaniteuse auprès du peuple.
Pablo Larraín réussit cette gageure d’imprimer à son film une certaine ambiance. Tout comme dans son film précédent, l’image n’est pas rutilante, elle est un peu sale, un peu triste, avec d’étranges flares très visibles par moments, mais tout d’un coup elle baigne dans la lumière éblouissante d’un magnifique paysage enneigé de la Cordillère. Une ambiance fragmentaire, donc, tout comme la poésie de Neruda, qui voudrait, de l’aveu même du cinéaste, traduire davantage le rythme de cette poésie que la vie de Neruda lui-même.
[irp]
Non dénué d’humour, avec les facéties du personnage du grand poète envers le policier joué par Gael Garcia Bernal (déguisement en prêtre pour aller au bordel, divers subterfuges pour se rendre invisible, dialogues truculents), Neruda sait également devenir un film sensible, avec notamment cette très forte scène, la plus forte sans doute du métrage, où une femme membre de son parti, passablement éméchée et pourtant extrêmement lucide, lui balance à la tête ses désillusions par rapport à la cause communiste, ou plus exactement par rapport aux dirigeants communistes. Une scène troublante car on ne sait pas exactement si le réalisateur fait sienne cette critique ou pas…
N’ayant jamais tourné plus de trois jours d’affilée au même endroit, Pablo Larraín a produit un véritable road-movie avec son Neruda, mais aussi un film noir, avec cette traque presque surréaliste et de fiction au centre du dispositif. Étrange et beau, son film ne laisse pas indifférent, peut dérouter par moments en raison de son étrangeté même, et confirme le talent et la singularité du réalisateur chilien, un peu poète, lui aussi.
Neruda : Bande-annonce
Neruda : Fiche technique
Réalisateur : Pablo Larraín
Scénario : Guillermo Calderón
Interprétation : Gael García Bernal (Óscar Peluchonneau), Luis Gnecco (Pablo Neruda), Alfredo Castro (Gabriel González Videla), Pablo Derqui (Víctor Pey), Mercedes Morán (Delia del Carril), Emilio Gutiérrez Caba (Picasso), Marcelo Alonso (Pepe Rodríguez), Alejandro Goic (Jorge Bellet), Diego Muñoz (Martínez)…
Musique : Federico Jusid
Photographie : Sergio Armstrong
Montage : Herve Schneid
Producteurs : Producteurs : Juan de Dios Larrain, Peter Danner, Renan Artukmaç, Alex Zito, Juan Pablo Garcia, Ignacio Rey, Gastón Rothschild, Fernando Del Nido, Jeff Skoll, Axel Kuschevatzky, Coproducteurs : Cristian Cardoner, Javier Beltramino
Maisons de production : Fabula Productions, AZ Films, Funny Balloons, Setembro Cine, Televisión Federal (Telefe), Reborn Production
Distribution (France) : Wild Bunch Distribution
Durée : 107 min.
Genre : Biographe, Drame
Date de sortie : 4 Janvier 2017
Les prochaines aventures du Dieu nordique se dévoilent à travers un synopsis et une nouvelle photo officielle. Un Thor : Ragnarok qui promet baston, gladiateurs et Hulk.
Si la bande-annonce du 17ème film de l’univers cinématographie Marvel n’a pas encore été dévoilée, les informations sont nombreuses autour des péripéties du Dieu du tonnerre, attendues pour le 25 octobre 2017, en France. Le film est réalisé par Taika Waititi, à qui l’on doit Vampires en toute intimité. On retrouve évidemment au casting Chris Hemsworth et Tom Hiddleston dans leurs rôles respectifs de Thor et Loki, mais également Mark Ruffalo qui reprend ici son rôle de Bruce Banner et son alter-ego Hulk. Karl Urban ( Skurge ), Cate Blanchett ( Hela ) et Tessa Thompson ( Valkyrie ) seront également de la partie. Si nous avons appris récemment que Doctor Strange sous les traits de Benedict Cumberbatch fera aussi une apparition dans le film, l’intrigue de Thor : Ragnarok se dévoile à travers son synopsis officiel :
Dans Thor : Ragnarok, Thor est emprisonné de l’autre côté de l’univers sans son marteau, et se retrouve dans une course contre la montre pour retourner à Asgard et stopper le Ragnarok – la destruction de son monde natal et la fin de la civilisation Asgardienne – entre les mains d’une nouvelle menace très puissante, l’inflexible Hela. Mais avant cela, il doit survivre au plus dangereux des concours de gladiateurs, qui le place face à son ancien allié et collègue Avengers : l’Incroyable Hulk !
On peut donc s’attendre à des séquences de combat de haute volée grâce à les réunions de nos deux Avengers. L’intrigue du film puise ses références dans la série de comics The Unworthy Thor, où le héros perd son marteau. Mais aussi dans le fameux comics Planet Hulk où le monstre vert se retrouve exilé sur une autre planète et évidemment l’arc Ragnarok dont le film tire son titre.
On peut également attendre plus d’humour que dans les deux volets précédents. Chris Hemsworth a déclaré lors de la convention Wizard World Philadelphia « c’est très fun. Je pense qu’au niveau du ton, c’est un grand et excellent changement, plus que tout ce que nous avons vu avant. Taika Waititi, le réalisateur, si vous connaissez un peu son travail, il a juste un incroyable talent de comique qui met beaucoup de cœur dans tout ce qu’il fait. C’est un Thor très différent, c’est un Loki différent aussi; nous partons dans un autre monde que nous ne connaissons pas ». C’est donc avec grande impatience que nous sommes en droit d’attendre Thor Ragnarok, qui s’annonce comme un film audacieux et rafraîchissant dans l’Univers Marvel.
Dressant le portrait réaliste d’une jeunesse candide, Skam se révèle être un véritable phénomène en Norvège. La série transmedia y fait régulièrement plus d’audiences que Game of Thrones. Analyse d’un succès qui passionne les adolescents norvégiens.
Skam c’est « honte » en norvégien, mais c’est aussi la nouvelle série qui a réussi à réunir 192 000 téléspectateurs dès sa première saison, à la télévision norvégienne. Considéré comme « la série télévisée la plus cool de Norvège » par Verdens Gang, un grand quotidien norvégien, Skam doit avant tout son accueil dithyrambique à son concept. La série raconte le quotidien d’une bande d’adolescents, qui se construisent à travers leurs expériences et leurs amours. Aux premiers abords vu et revu, la singularité du concept repose ailleurs. En effet, la série crée un lien fort avec la réalité. Chaque personnage de la série possède son propre compte Instagram, que les fans de la série peuvent suivre. Ainsi on peut suivre la vie d’Isak ou de William en dehors de la série. De plus, la série joue sur le registre transmedia et ne cesse jamais de faire des ponts entre la fiction et la réalité. Marianne Furevold, productrice de la série norvégienne l’explique « Lorsque les héros de la série vont à une fête le vendredi, la vidéo de la fête est mise en ligne le vendredi ». Les comptes des personnages et le contenu en ligne évoluent en temps réel et en même temps que la diffusion des épisodes. Chaque vendredi, un nouvel épisode est diffusé est compile l’ensemble des vidéos et contenus qui ont été postés sur le site officiel de Skam. Ce concept interactif a valu à la série, lors de la cérémonie Gullruten, qui récompense les œuvres de l’industrie télévisé norvégienne, le prix de « l’innovation de l’année », aux côtés de quatre autres récompenses.
Mais le concept ne serait rien sans la qualité intrinsèque de la série. Comparé à la série britannique Skins, car abordant les mêmes thématiques notamment celle de l’adolescence, Skam se démarque avant tout par son optimisme. Là où Skins proposait des personnages virulents et des intrigues noires, Skam célèbre la douceur et la candeur de ses personnages. N’hésitant pas à aborder des thèmes sombres comme l’abus sexuel, la série reste tout de même une ode à l’amour et à la beauté. La série respire la sincérité et évite de nombreux lieux communs, souvent attachés aux comédies adolescentes. En effet, l’un des atouts de la série est son authenticité. Une authenticité que les jeunes téléspectateurs se plaisent à retrouver. Renforcé par son aspect interactif, Skam établit un vrai lien avec son audience. Si les amours lycéens et la recherche de la sexualité sont des sujets qui sont souvent traités dans les séries pour adolescents, ils n’auront été que rarement traités avant tant de justesse et de simplicité. Qui tournerait le dos à une série qui relate en toute vérité ses problèmes et bonheurs du quotidien ?
Le succès de la série peut aussi s’expliquer par son esthétique soignée et son excellent casting. Par une photographie, qui ravira la communauté« tumblr », la série est un plaisir pour les yeux. Tout est équilibré et calibré pour retranscrire la douceur et la suavité des lieux. De plus, Skam trouve aussi sa beauté dans ses acteurs. Imparfaits, candides, amoureux ou tout simplement humains, les personnages respirent la délicatesse et le charme. La série ne se prive également par d’avoir un panel de beaux acteurs, comme Tarjei Sandvik Moe qui incarne Isak, et dont le compte Instagram est suivi par plus de 300 000 personnes. Des internautes vont même jusqu’à dédier des pages Tumblr à leurs personnages favoris.
L’engouement autour de la série n’a pas laissé les pays étrangers indifférents. Si NRK, le média où est diffusé la série refuse de rajouter des sous titres anglais aux épisodes, pour des raisons de droit d’auteur liés aux musiques utilisées, une version américaine est prévue sous le nom de Shame pour l’année 2017. Il sera sûrement difficile de capturer l’essence d’une série qui n’avait en aucun cas prévu ce retentissement. La productrice Marianne Furevold le confie « Je fais de la télévision depuis de nombreuses années, et je n’ai jamais rien vécu d’aussi phénoménal ». « Nous cherchions à ramener les jeunes vers la télévision NRK, et c’est plutôt réussi rajoute-elle. » Skam puise sa force de son authenticité et de son concept dans un pays où les digital natives sont très présents. Toujours dans la justesse, Skam ne copie pas l’adolescence mais la vit en même temps que ses spectateurs, sans jamais faire semblant.
La saison 4 devrait être diffusée en Printemps 2017.
Passant avec les honneurs l’épreuve du temps, et à travers sa thématique et un nouveau regard sur le mythe de l’automobile, Christine s’impose comme une très bonne adaptation d’un roman de Stephen King, et accessoirement un des meilleurs films du maître Carpenter.
Synopsis : La première fois qu’Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beauté aux formes éblouissantes. C’était dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle plymouth, modèle 57, n’aime pas beaucoup les rivales. Gare à celles et ceux qui voudront approcher Arnie!
Ambiance familière, mais thème nouveau
Détroit, 1957. Le spectateur est plongé au sein même d’une chaîne de production automobile. Cette industrie, connaissant son apogée à cette époque notamment grâce à l’application des principes fordistes, symbolise à elle seule l’essor de la société de consommation, et l’appropriation par les ménages de biens jugés essentiels à leur quotidien. Le convoyeur en marche, les voitures, toutes identiques les unes des autres, défilent à l’écran. Puis surgit Christine, magnifique Plymouth à la carrosserie impeccable, surmontée de courbes élégantes au rouge vif, sublimée par un panoramique horizontal. Toutefois, cette vision idyllique tourne court lorsque le capot de la voiture se referme brutalement sur la main d’un technicien chargé de contrôler le moteur… ou lorsque le chef de ligne retrouve un de ses employés mort sur la banquette avant à la fin de la journée. Dès les premières minutes, Carpenter nous confirme avec peu d’artifices pourtant bien évocateurs son postulat de base: Christine ne sera pas un objet comme les autres, mais bien un personnage à part entière !
Une relation dévorante
Il nous emmène ensuite dans les années 80 afin de nous présenter l’ensemble des protagonistes, et les lieux communs s’y afférant. Ainsi, nous suivrons principalement le parcours d’Arnie, archétype du jeune homme ringard dans beaucoup de films de cette époque : garçon au physique peu avantageux (gomina noir, nez imposant surmonté d’une énorme paire de lunettes), invisible aux yeux de ses camarades de lycée. Il est également sous l’emprise d’une certaine forme de domination, à la fois sociale, car souffre-douleurs d’une bande de blousons noirs, mais aussi familiale, puisqu’obligé par ses parents de passer des soirées Scrabble avec eux plutôt que de sortir courir les filles avec son meilleur ami Dennis. Ce dernier est tout à fait l’opposé d’Arnie : beau gosse, sportif de haut niveau faisant parti de l’équipe de football de l’école, et véritable gentleman auprès de ces dames. Une ambiance teenage movie plutôt classique donc, mais qui par son langage légèrement fleuri et cru va en contradiction avec cette tendance. Elle ne durera d’ailleurs que 10 minutes, jusqu’au moment de la première rencontre entre Arnie et Christine.
« Qu’est-ce qu’elle a de si particulier cette voiture ? » demande Dennis. « J’en sais rien ! Peut-être parce que j’ai trouvé pour la première fois de ma vie quelqu’un d’encore plus laid que moi. » Tombant éperdument amoureux de cette épave qu’il s’empresse de retaper, une véritable relation de proximité s’installe entre l’homme et la machine. Cela ne fera qu’empirer, cette communion devenant une véritable obsession pour Arnie. Dès la 35ème minute, son look change, à l’image de son comportement : faisant preuve de beaucoup plus d’assurance, il se rebelle contre ses parents et réussit à conquérir la plus belle fille du lycée. De dominé, il devient dominant. Si l’on peut regretter ce développement un tantinet rapide, ainsi qu’une relation avec Christine peu visible, on remarquera très vite que ce n’est pas sur ce point de vue que Carpenter a choisi d’axer son long métrage, mais bien sur la personnalité de Christine. Peu importe de savoir si elle est réellement possédée ou non, le but est bien de montrer sa puissance, son caractère vivant, ses dérapages contrôlés… Bref, les conséquences de sa relation avec Arnie. Car avec une tension montant progressivement, le pouvoir de Christine se dévoile petit à petit (les meurtres s’enchaînent, sa capacité à reformer sa carrosserie s’étend) et son emprise sur l’esprit d’Arnie devient de plus en plus considérable, le poussant dans des excès de violence très inhabituels de sa part. Il en vient même à considérer Christine comme une véritable compagne : « Plus personne ne nous fera de mal tant que l’on est ensemble ».
Cet axe psychologique est véritablement la grande réussite du film, conjugué à un nouveau regard porté sur la relation homme-machine. Car si ce thème est bien coutumier dans le domaine de la science-fiction (citons à la pelle la saga Terminator, I-Robot, et dans une moindre mesure2001- L’Odyssée de l’Espace pour les plus célèbres d’entre eux), il est plus rare dans le genre du fantastique, où un objet du quotidien devient une véritable machine à tuer et influence son utilisateur. Il est d’autant plus mis en valeur grâce à la mise en scène impeccable de John Carpenter. Comme à l’accoutumée, ses mouvements de caméra élégants mettent en valeur ses personnages. Plus particulièrement Christine, dont l’iconisation réussie parvient à la rendre réellement effrayante dans certaines scènes à l’impact visuel fort. On se souviendra notamment du bolide en feu, poursuivant sans relâche sa proie le long d’une route plongée dans l’obscurité, ou encore du duel final, où son capot déformé s’apparente davantage à une gueule béante montrant ses crocs. La bestialité de la machine au sens propre du terme ! On pardonnera ainsi volontiers quelques fautes de goût mineures, par exemple des caricatures un poil trop forcées (le garagiste, horripilant à force d’insultes, de crachats et de mastication de chewing-gum), ou des personnages relativement anecdotiques (l’inspecteur de police, présent pour justement renforcer la tension et les soupçons auprès d’Arnie, parait bien lisse).
Rythmé par une BO rock des plus punchy, et assez éloigné de ce qui se faisait à l’époque en matière d’épouvante, Christine reste toujours une excellente surprise à (re)découvrir. Cette adaptation confirme le savoir-faire narratif et technique de John Carpenter, et le talent inné de Stephen King à distiller l’angoisse… même vis-à-vis d’une voiture.
Christine : Bande annonce
https://www.youtube.com/watch?v=fOBUAylNOxU
Christine : Fiche technique
Réalisation : John Carpenter
Scenario : Bill Phillips, d’après l’œuvre de Stephen King
Interprétation : Keith Gordon (Arnie Cunningham), John Stockwell (Dennis Guilder), Alexandra Paul (Leigh Cabot), Robert Prosky (Will Darnel), Harry Dean Stanton (Rudolph Junkins), Kelly Preston (Roseanne)…
Photographie : Donald M. Morgan
Montage : Marion Rothman
Décors : Daniel A. Lomino
Costumes : Darryl Levine
Musique : John Carpenter et Alan Howarth
Production : Richard Kobritz, Larry J. Franco, Kirby McCauley, Mark Tarlov, Barry Bernardi
Société de production : Columbia Pictures, Delphi Premier Productions, Polar Film
Distribution : Columbia Pictures
Durée : 110 minutes
Genre : Fantastique
Date de sortie : 5 janvier 1984 Etats-Unis – 1983