Pour son long-métrage Going to Brazil, Patrick Mille s’arme d’actrices méconnues mais talentueuses pour offrir une comédie d’aventures de qualité sous fond de road-trip brésilien.
Synopsis : Trois jeunes amies d’enfance, Chloé, Agathe et Lily, vivent à Paris et sont invitées au mariage de Katia, qu’elles n’ont pas vue depuis plusieurs années. Le mariage se déroulant à Rio de Janeiro, les trois copines s’envolent dans une ville de fête, de plaisir et d’excès en tout genre. Cependant, Lily tue accidentellement le mari de Katia, Tinho, alors qu’il tentait de la violer durant une soirée. S’ensuit alors l’aventure de ces trois parisiennes pour s’enfuir du Brésil, accompagnées de Katia, enceinte de sept mois et craignant pour la vie de son enfant. Ensemble, elles doivent échapper au monstrueux père de Tinho, à la police locale et aux narcotrafiquants, tout en recréant une amitié au fil de la fuite…
Il est avant tout essentiel de dire une chose : Going to Brazil est un bon film. Ceci n’était pas un constat évident. Vendu un comme un Very Bad Trip féminin, Going to Brazil s’annonçait comme un divertissement formaté tentant en vain de copier les comédies américaines. Il n’en est rien. Bien que rempli de références à la sauce américaine, le deuxième film de Patrick Mille arrive à trouver sa propre identité. Le projet de Going To Brazil était relativement simple dans son idée. Une bande de copines va connaître une descente aux enfers au Brésil après un meurtre accidentel. Le pitch du film est extrêmement classique. On retrouve ce genre d’intrigue à la source de nombreuses comédies. L’intérêt de Going To Brazil ne repose donc pas sur son scénario, mais dans son audace de proposer une comédie d’aventures menée par des actrices peu connues.
Un vrai faux Very Bad Trip

Le prologue du film n’emballe pas. Les personnages semblent stéréotypés et l’on redoute de passer un film entier avec une bande de protagonistes caricaturaux. Mais le film va surprendre rapidement. Le long-métrage joue sans cesse avec les attentes et parvient réellement à étonner le spectateur. Le premier twist arrive assez tôt lors d’une séquence de fête intense et inspirée. Ainsi Going to Brazil ne cesse jamais de faire empirer la situation de ces personnages dans des mésaventures et des retournements de situation inattendus. Pour une comédie, le long-métrage de Patrick Mille ne fait pas rire à gorge déployée mais surprend par son humour noir et impertinent. La révélation de l’identité de l’homme tué par la bande de filles fait basculer le film dans un autre ton et impose de vrais enjeux.
Going to Brazil réussit bien plus dans l’aspect suspense que dans l’aspect comique. Le film s’avère très efficace dans sa dimension dramatique. Une réelle pression emporte tout le long du métrage, impliquant le spectateur dans les péripéties des quatre françaises au Brésil. Le pitch de base n’est finalement pas qu’un prétexte et retrouve un écho dans plusieurs des obstacles qui apparaissent au fur et à mesure du film. L’intrigue criminelle et la course-poursuite à travers le Brésil se révèlent vraiment prenantes et intenses. Ceci est assez rare dans les comédies pour être souligné tant les antagonistes sont souvent de simples McGuffin. Ici la menace de la mafia aux trousses des héroïnes a réellement un propos et installe un suspense jusqu’à la fin du film. On pourra justement reprocher une fin bâclée et assez invraisemblable.
Girl Power
Going to Brazil est aussi empreint d’un esprit féministe. On a rarement vu briller une équipe de personnages féminins et courageux au cinéma français. La plupart du temps, ces personnages-là ne sont définis par que leur statut de femme ou de » demoiselle en détresse « . Tout démarre avec une fille qui arrive à faire face à une tentative de viol. Dans ce film, ce sont les femmes qui ont le pouvoir et cela fait du bien. Le long-métrage s’éloigne des clichés sexistes ou de l’humour beauf, qu’on retrouve dans de nombreuses comédies françaises. La bande de copines est constituée de Vanessa Guide (Les nouvelles aventures d’Aladin), Alison Wheeler (Studio Bagel), Margot Bancilhon (Five) et Philippine Stindel. Les actrices se révèlent naturelles et très convaincantes en tant que copines. Elles sont complémentaires et apportent chacune des nuances à leurs facettes bien définies. Tous les personnages masculins ne valent rien face aux quatre femmes » badass », et cela fait plaisir de voir les rôles s’inverser pour une fois. Patrick Mille incarne lui un agent consulaire déluré et savoureux.
Going to Brazil n’est pas une comédie qui vous fera exploser de rire, mais un divertissement efficace qui met à l’honneur de personnages féminins forts. Espérons que le cinéma français de divertissement en tire une bonne leçon.
Going to Brazil : Bande-annonce
Going to Brazil : Fiche technique
Réalisation : Patrick Mille
Scénario : Patrick Mille, Sabrina Amara et Julien Lambroschini
Interprétation : Vanessa Guide, Alison Wheeler, Margot Bancilhon, Philippine Stindel, Patrick Mille, Chico Diaz,
Chef monteur : Samuel Danesi
Musique : Florent Marchet et Christian Chevalier
Décors : Claudio Amaral Peixoto
Costume : Marie-Laure Lasson
Producteur : Dimitri Rassam et Benjamin Elalouf
Société de production : Chapter 2 et Moonshaker
Distributeur : Océan Films
Durée : 94 minutes
Genre : Comédie / Aventure
Date de sortie : 22 mars 2017
France – 2017
Pour son tout premier film en tant que réalisateur, le scénariste et showrunner David Farr se tourne du côté du thriller psychologique et cite rien moins qu’Hitchcock et son Vertigo comme référence. Référence dont il s’avère ne pas être à la hauteur. En effet, l‘intrigue de London House, bien que plantée dans un décor sophistiqué, est prévisible et d’une grande banalité (surtout pour les adeptes des téléfilms à la sauce M6). Tout commence par des plans de bonheur factice : les acteurs sourient, sont beaux et la femme enceinte semble épanouie. Seul bémol : la mère de la future mère (soit la grand-mère du futur bébé) est distante, voire absente. Pire, elle ne semble pas s’émouvoir de la naissance à venir. Cela affecte quelque peu Kate qui fantasme alors sur sa voisine, libérée et délivrée qui fait l’amour à grand bruit avec son mari et le rejoint tous les midis pour manger, quand elle ne tombe pas par hasard dans un vieux tiroir sur une photographie de son frère mort dans des circonstances mystérieuses (mais certainement liées au psychologique). Ce joli décor tombe à la renverse quand Theresa, la voisine également enceinte, perd son bébé à la suite d’une chute malencontreuse sur le félin de Kate, cette dernière n’ayant pas eu le temps de changer l’ampoule grillée du couloir. Le couple du bas a donc de la rancœur envers le couple du haut. Theresa effraie Kate, la fragile et celle qui ne voulait pas vraiment d’enfant, pour la faire passer pour folle. Comment ? A coup de gaz non éteint et de baignoire qui déborde. Bref, le thriller London House lorgne du côté d’un Rosemary’s Baby sans saveur. Par la suite, le couple redevient bucolique avant de retomber dans le cauchemar et tout cela jusqu’à la séquence finale qui elle, lorgne du côté de Vertigo…
En effet, David Farr se joue de références notamment lorsque Theresa porte le chignon à la Vertigo. C’est justement là tout le problème, on sent les intentions du réalisateur tout le long du film, intentions louables, mais bien trop prévisibles et un peu maladroites. L’intérêt moindre pour l’intrigue n’est même pas sauvé par le casting, exceptée Clémence Poesy, qui reste quand même assez fade dans ce rôle de personnage fêlé de l’intérieur qui tente de se construire. Plongé dans la peur, l’angoisse et la solitude, le personnage évolue finalement peu. Le réalisateur tente plutôt de jouer sur ce que les personnages savent et sur ce que le spectateur découvre avant eux, mais ça ne marche pas toujours, car les ficelles sont plutôt grossières (comme pour le coup du babyphone dans lequel on entend une respiration alors que le personnage du mari de Theresa est annoncé absent dès le début de la soirée). Résultat, tout sonne assez faux et on finit par s’ennuyer devant une intrigue qui aurait pu être haletante. L’opposition et la construction des personnages sont survolées, trop scolaires par rapport aux modèles invoqués et déjà évoqués. London House n’est finalement qu’une bien triste contribution au monde du thriller psychologique et à celui des twists de fin à la Shutter Island.

Naturellement, Simon Rich
fraîcheur et son côté complètement imprévisible qui en a surpris plus d’un, cette troisième saison voit tout ça devenir un peu redondant. Les épisodes s’articulent la plupart du temps autour de 3-4 idées et il est au final assez rare de les voir toutes fonctionner. Si certaines sont tout bonnement hilarantes et frappent là où il faut (l’exemple précédent du sexe anal pour représenter le mariage en est une illustration parfaite), certaines sont au contraire très poussives et cela peut parfois déteindre sur tout l’épisode. L’épisode concentré sur Liz qui essaie de se reconnecter avec son père, tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et a du mal à être véritablement pertinent, en plus d’avoir une peine énorme à décocher un sourire au téléspectateur. Les épisodes de cette troisième saison sont au final assez inégaux que cela soit entre eux ou, plus problématique, au sein des épisodes eux-mêmes.

Le monde du cinéma a toujours été














« On dit que quand on rêve, on ne peut pas lire. » C’est sur ces mystérieuses paroles, murmurées par Emilia, que débute le songe de Sebastián, alias Chaplin. Rêveur, ce jeune homme subit les conséquences de la vie en s’échappant littéralement dans ses chimères, là où il est le seul maître de son sort.
Nous nous retrouvons ainsi plongés au cœur de la ville de Lima, dominée par un profond réalisme… Jusqu’au plongeon interrompu dans l’imaginaire de cet homme. C’est au détour d’une rencontre foudroyante 





