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Going to Brazil, un film de Patrick Mille : critique

Pour son long-métrage Going to Brazil, Patrick Mille s’arme d’actrices méconnues mais talentueuses pour offrir une comédie d’aventures de qualité sous fond de road-trip brésilien.

Synopsis : Trois jeunes amies d’enfance, Chloé, Agathe et Lily, vivent à Paris et sont invitées au mariage de Katia, qu’elles n’ont pas vue depuis plusieurs années. Le mariage se déroulant à Rio de Janeiro, les trois copines s’envolent dans une ville de fête, de plaisir et d’excès en tout genre. Cependant, Lily tue accidentellement le mari de Katia, Tinho, alors qu’il tentait de la violer durant une soirée. S’ensuit alors l’aventure de ces trois parisiennes pour s’enfuir du Brésil, accompagnées de Katia, enceinte de sept mois et craignant pour la vie de son enfant. Ensemble, elles doivent échapper au monstrueux père de Tinho, à la police locale et aux narcotrafiquants, tout en recréant une amitié au fil de la fuite…

Il est avant tout essentiel de dire une chose : Going to Brazil est un bon film. Ceci n’était pas un constat évident. Vendu un comme un Very Bad Trip féminin, Going to Brazil s’annonçait comme un divertissement formaté tentant en vain de copier les comédies américaines. Il n’en est rien. Bien que rempli de références à la sauce américaine, le deuxième film de Patrick Mille arrive à trouver sa propre identité.  Le projet de Going To Brazil était relativement simple dans son idée. Une bande de copines va connaître une descente aux enfers au Brésil après un meurtre accidentel. Le pitch du film est extrêmement classique. On retrouve ce genre d’intrigue à la source de nombreuses comédies. L’intérêt de Going To Brazil ne repose donc pas sur son scénario, mais dans son audace de proposer une comédie d’aventures menée par des actrices peu connues.

Un vrai faux Very Bad Trip

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Le prologue du film n’emballe pas. Les personnages semblent stéréotypés et l’on redoute de passer un film entier avec une bande de protagonistes caricaturaux. Mais le film va surprendre rapidement. Le long-métrage joue sans cesse avec les attentes et parvient réellement à étonner le spectateur. Le premier twist arrive assez tôt lors d’une séquence de fête intense et inspirée. Ainsi Going to Brazil ne cesse jamais de faire empirer la situation de ces personnages dans des mésaventures et des retournements de situation inattendus. Pour une comédie, le long-métrage de Patrick Mille ne fait pas rire à gorge déployée mais surprend par son humour noir et impertinent. La révélation de l’identité de l’homme tué par la bande de filles fait basculer le film dans un autre ton et impose de vrais enjeux.

alison-wheeler-margot-bancilhon-philippine-stindel-vanessa-guide-going-to-brazil-armesGoing to Brazil réussit bien plus dans l’aspect suspense que dans l’aspect comique. Le film s’avère très efficace dans sa dimension dramatique. Une réelle pression emporte tout le long du métrage, impliquant le spectateur dans les péripéties des quatre françaises au Brésil. Le pitch de base n’est finalement pas qu’un prétexte et retrouve un écho dans plusieurs des obstacles qui apparaissent au fur et à mesure du film. L’intrigue criminelle et la course-poursuite à travers le Brésil se révèlent vraiment prenantes et intenses. Ceci est assez rare dans les comédies pour être souligné tant les antagonistes sont souvent de simples McGuffin. Ici la menace de la mafia aux trousses des héroïnes a réellement un propos et installe un suspense jusqu’à la fin du film. On pourra justement reprocher une fin bâclée et assez invraisemblable.

Girl Power

Going to Brazil est aussi empreint d’un esprit féministe. On a rarement vu briller une équipe de personnages féminins et courageux au cinéma français. La plupart du temps, ces personnages-là ne sont définis par que leur statut de femme ou de  » demoiselle en détresse « . Tout démarre avec une fille qui arrive à faire face à une tentative de viol. Dans ce film, ce sont les femmes qui ont le pouvoir et cela fait du bien. Le long-métrage s’éloigne des clichés sexistes ou de l’humour beauf, qu’on retrouve dans de nombreuses comédies françaises. La bande de copines est constituée de Vanessa Guide (Les nouvelles aventures d’Aladin), Alison Wheeler (Studio Bagel), Margot Bancilhon (Five) et Philippine Stindel. Les actrices se révèlent naturelles et très convaincantes en tant que copines. Elles sont complémentaires et apportent chacune des nuances à leurs facettes bien définies. Tous les personnages masculins ne valent rien face aux quatre femmes  » badass », et cela fait plaisir de voir les rôles s’inverser pour une fois. Patrick Mille incarne lui un agent consulaire déluré et savoureux.

Going to Brazil n’est pas une comédie qui vous fera exploser de rire, mais un divertissement efficace qui met à l’honneur de personnages féminins forts. Espérons que le cinéma français de divertissement en tire une bonne leçon.

Going to Brazil : Bande-annonce

Going to Brazil : Fiche technique

Réalisation : Patrick Mille
Scénario : Patrick Mille, Sabrina Amara et Julien Lambroschini
Interprétation : Vanessa Guide, Alison Wheeler, Margot Bancilhon, Philippine Stindel, Patrick Mille, Chico Diaz,
Chef monteur : Samuel Danesi
Musique : Florent Marchet et Christian Chevalier
Décors : Claudio Amaral Peixoto
Costume : Marie-Laure Lasson
Producteur : Dimitri Rassam et Benjamin Elalouf
Société de production : Chapter 2 et Moonshaker
Distributeur : Océan Films
Durée : 94 minutes
Genre : Comédie / Aventure
Date de sortie : 22 mars 2017

France – 2017

London House, un film de David Farr : Critique

Avec une intrigue attendue et des références qui viennent affaiblir un propos peu original, David Farr peine à convaincre avec London House, son premier film en tant que réalisateur.

Les autres

Pour son tout premier film en tant que réalisateur, le scénariste et showrunner David Farr se tourne du côté du thriller psychologique et cite rien moins qu’Hitchcock et son Vertigo comme référence. Référence dont il s’avère ne pas être à la hauteur. En effet, l‘intrigue de London House, bien que plantée dans un décor sophistiqué, est prévisible et d’une grande banalité (surtout pour les adeptes des téléfilms à la sauce M6). Tout commence par des plans de bonheur factice : les acteurs sourient, sont beaux et la femme enceinte semble épanouie. Seul bémol : la mère de la future mère (soit la grand-mère du futur bébé) est distante, voire absente. Pire, elle ne semble pas s’émouvoir de la naissance à venir. Cela affecte quelque peu Kate qui fantasme alors sur sa voisine, libérée et délivrée qui fait l’amour à grand bruit avec son mari et le rejoint tous les midis pour manger, quand elle ne tombe pas par hasard dans un vieux tiroir sur une photographie de son frère mort dans des circonstances mystérieuses (mais certainement liées au psychologique). Ce joli décor tombe à la renverse quand Theresa, la voisine également enceinte, perd son bébé à la suite d’une chute malencontreuse sur le félin de Kate, cette dernière n’ayant pas eu le temps de changer l’ampoule grillée du couloir. Le couple du bas a donc de la rancœur envers le couple du haut. Theresa effraie Kate, la fragile et celle qui ne voulait pas vraiment d’enfant, pour la faire passer pour folle. Comment ? A coup de gaz non éteint et de baignoire qui déborde. Bref, le thriller London House lorgne du côté d’un Rosemary’s Baby sans saveur. Par la suite, le couple redevient bucolique avant de retomber dans le cauchemar et tout cela jusqu’à la séquence finale qui elle, lorgne du côté de Vertigo

Manque de saveur

En effet, David Farr se joue de références notamment lorsque Theresa porte le chignon à la Vertigo. C’est justement là tout le problème, on sent les intentions du réalisateur tout le long du film, intentions louables, mais bien trop prévisibles et un peu maladroites. L’intérêt moindre pour l’intrigue n’est même pas sauvé par le casting, exceptée Clémence Poesy, qui reste quand même assez fade dans ce rôle de personnage fêlé de l’intérieur qui tente de se construire. Plongé dans la peur, l’angoisse et la solitude, le personnage évolue finalement peu. Le réalisateur tente plutôt de jouer sur ce que les personnages savent et sur ce que le spectateur découvre avant eux, mais ça ne marche pas toujours, car les ficelles sont plutôt grossières (comme pour le coup du babyphone dans lequel on entend une respiration alors que le personnage du mari de Theresa est annoncé absent dès le début de la soirée). Résultat, tout sonne assez faux et on finit par s’ennuyer devant une intrigue qui aurait pu être haletante. L’opposition et la construction des personnages sont survolées, trop scolaires par rapport aux modèles invoqués et déjà évoqués. London House n’est finalement qu’une bien triste contribution au monde du thriller psychologique et à celui des twists de fin à la Shutter Island.

London House : Bande annonce

London House : Fiche technique

Réalisateur : David Farr
Scénario : David Farr
Interprètes : Clémence Poesy, David Morissey, Stephen Campbell Moore, Laura Birn
Photographie : Ed Rutherford
Montage : Chris Wyatt
Compositeur : Adem Ilhan
Production : Nikki Parrott
Sociétés de production : BBC Films, Cuba Pictures, Tigerlily Films
Distribution: Septième Factory
Durée : 86 minutes
Genre : trhiller
Date de sortie : 22 mars 2017

Grande Bretagne – 2017

Man Seeking Woman, une série de Simon Rich : Critique de la saison 3

Man Seeking Woman, la plus singulière des romcoms fait son grand retour sur FXX pour une saison 3. Cette fois-ci le sympathique loser Josh Greenberg semble enfin avoir trouvé chaussure à son pied. Simon Rich s’attaque au couple à grand coup de métaphores et de parallèles toujours de plus en plus absurdes, mais avec une efficacité certaine.

Synopsis : Après de nombreuses relations et aventures plus ou moins longues, Josh Greenberg trouve en la personne de Lucy, celle qui pourrait enfin être la bonne. Entre amour, jalousie, complicité, famille, travail, l’odyssée d’un couple ponctuée de situations plus rocambolesques les unes que les autres.

Depuis quelques années, de nombreux formats courts essayent de dynamiter le genre de la romcom comme Love ou encore la rock’n’roll You’re the Worst. C’est d’ailleurs sur FXX, la même chaîne que cette dernière,  que se trouve la plus particulière de ces séries, Man Seeking Woman. En deux saisons, la série de Simon Rich, humoriste déjà auteur d’un bouquin à sketchs appelé Homme cherche femme et autre histoires d’amour, a su se faire une place dans un genre déjà vu et revu. Il faut dire qu’elle n’a pas vraiment eu du mal à se démarquer et ça dès l’introduction de son premier épisode, où Josh Greenberg, le personnage principal incarné par un très attachant Jay Baruchel se retrouve à un dîner arrangé avec une sorte de troll. A partir de là, le ton est donné, Man Seeking Woman sera une série comme on en n’a jamais vue. Résultat : il ne sera pas étonnant de voir une conférence militaire sur la façon de répondre à un sms, ou encore la vie privée d’un Cupidon en complète roue libre sur l’Olympe ou bien évidemment la sœur de Josh se mettre en couple avec le Père Noël.

Cependant cet univers complètement absurde où tout est permis est loin d’être gratuit et sert le propos de Simon Rich. Tout cela permet donc de mettre en place des métaphores plus ou moins alambiquées sur la vie de couple et la quête de l’amour de la génération Y. En effet, la série débute par une rupture entre Josh et sa petite-amie avec laquelle il a eu une longue relation. Le revoilà  dans le grand bain du célibat et avec l’aide de son ami Mike, véritable tombeur de ces dames, campé par le génial Eric André, il va alors partir en quête de la nouvelle perle rare. Si la première saison se concentrait beaucoup sur la difficulté du célibat et de se remettre sur le marché de l’amour, la saison 2 quant à elle commençait déjà à s’intéresser aux mécaniques du couple, Josh rencontrant Rosa mi-saison et leur couple étant au centre des intrigues de la seconde moitié. Ce qui nous amène à ce qui nous intéresse aujourd’hui, la troisième saison où cette fois-ci la thématique va prendre une toute nouvelle dimension.

Lors des premiers instants de cette nouvelle saison, nous faisons la connaissance de la jolie Lucy jouée par Katie Findley déjà vue dans How to get away with murder. La jeune femme va vivre une très mauvaise journée, où de nombreux embêtements vont lui tomber dessus, avant au soir de rencontrer Josh et de passer son premier rendez-vous. Lorsque sa coloc lui demandera plus tard comment s’est passée sa journée, elle répondra « plutôt bien ». C’est ainsi que va débuter l’histoire de Josh et Lucy qui va nous accompagner tout au long de cette saison. De la première rencontre jusqu’au grand jour, nous allons en 10 épisodes passer par toutes les étapes d’un couple. Que cela soit l’emménagement, essayer de s’entendre avec le cercle d’amis du conjoint, la décisive rencontre avec les beaux-parents, tous ces éléments déterminants vont être passés au scanner de Simon Rich dans cette troisième saison. L’alchimie entre les deux personnages fait partie des points les plus importants, et si il y a bien une chose que l’on ne peut reprocher à ces dix nouveaux épisodes, c’est la fraîcheur apportée par le couple Jay Baruchel/Katie Findley qui fonctionne à la merveille.

Naturellement, Simon Rich va réutiliser sa recette qui a montré toute son efficacité lors des deux précédentes saisons. Les gags vont alors servir d’illustrations pour ces grandes étapes et cela de façon rarement subtile, mais offrant bien souvent une intelligence maline. Il n’est pas étonnant de voir même des sujets d’actualité s’immiscer dans cette construction. Cela s’illustre par exemple dans le premier épisode où Josh s’incruste de plus en plus dans l’appartement de Lucy au grand dam de ses colocs. Cela va alors être mis en parallèle avec la crise des migrants et va permettre d’offrir un traitement percutant et diablement efficace. L’univers mis en place par Rich lui offre un terrain de jeu quasiment illimité. La série alterne aussi bien des moments poétiques comme Lucy qui se réfugie dans un monde imaginaire peuplé de monstres directement tirés de Max et les Maximonstres lorsque Josh rencontre ses parents ou des moments beaucoup plus rentre-dedans où la subtilité n’est pas la bienvenue. On pensera à cette séquence hilarante où la demande en mariage est remplacée par la sodomie. Délicieusement pop, l’humour de Man Seeking Woman multiplie bien évidemment les références que ça soit au cinéma avec une sympathique revisite du Sixième Sens ou au show business avec une parodie des Oscars où le meilleur témoin de mariage est récompensé.

Malheureusement, si la mécanique de la série avait fait ses preuves dans les deux première saisons, de part cette fraîcheur et son côté complètement imprévisible qui en a surpris plus d’un, cette troisième saison voit tout ça devenir un peu redondant. Les épisodes s’articulent la plupart du temps autour de 3-4 idées et il est au final assez rare de les voir toutes fonctionner. Si certaines sont tout bonnement hilarantes et frappent là où il faut (l’exemple précédent du sexe anal pour représenter le mariage en est une illustration parfaite), certaines sont au contraire très poussives et cela peut parfois déteindre sur tout l’épisode. L’épisode concentré sur Liz qui essaie de se reconnecter avec son père, tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et a du mal à être véritablement pertinent, en plus d’avoir une peine énorme à décocher un sourire au téléspectateur. Les épisodes de cette troisième saison sont au final assez inégaux que cela soit entre eux ou, plus problématique, au sein des épisodes eux-mêmes.

Cette troisième saison de Man Seeking Woman est donc le prolongement logique des deux premières. Si l’histoire de Josh passe à la vitesse supérieure, il est difficile de dire la même chose de la série. Embourbée dans un schéma qui ne peut plus miser sur son effet de surprise, cette dernière perd de son impact à de nombreuses reprises et fait preuve d’une inégalité très pénalisante.

Man Seeking Woman : Bande Annonce

Man Seeking Woman : Fiche Technique

Créateur et showrunner : Simon Rich
Autres scénaristes : Robert Padnick, Dan Mirk, Sofia Alvarez, Ian Maxtone-Graham, Marika Sawyer…
Interprétation : Jay Baruchel (Josh Greenberg), Eric André (Mike), Britt Lower (Liz), Katie Findlay (Lucy)
Musique : Allen Simpson
Production : Simon Rich, Lorne Michaels, Jonathan Krisel, Andrew Singer…
Société de production : FX Productions, Broadway Video
Nombre de saisons : 3
Nombre d’épisodes : 3 x 10
Format : 20 minutes
Diffusion U.S.A. : FXX
Diffusion France : _
Genre : Sitcom, Fantastique

Etats-Unis – 2015

 

Fiore, un film de Claudio Giovannesi : critique

Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, Fiore, le nouveau drame italien de Claudio Giovannesi met à l’honneur une idylle carcérale entre une jeune fleur rebelle, dénommée Daphné, et Josh. Une histoire d’amour entre interdit et liberté, au cœur de la pénitence… 

Synopsis : Daphné est une adolescente de 17 ans, frêle, jolie, paumée, qui survit dans le métro de Rome en braquant les usagers pour leur voler leur téléphone. Arrêtée, condamnée, elle atterrit dans une prison mixte pour mineurs. Elle y rencontre Josh, rebelle, romantique, à fleur de peau – comme elle. Au sein d’un univers répressif où tout contact entre filles et garçons est interdit, au rythme des conversations échangées d’une cellule à l’autre et des messages clandestins, Daphné et Josh tombent amoureux.

L’adolescence : l’éclosion d’un âge

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C’est à travers le point de vue de Daphné, l’héroïne de ce drame italien, que se déroule l’intrigue. Caméra à l’épaule, les plans-séquences semblent épouser dès les premières minutes le point de vue de la jeune femme. En choisissant ainsi la voie du réel, Claudio Giovannesi espère toucher le spectateur en plein cœur. L’histoire de cette idylle interdit fait naître en nous, une sorte d’empathie pour cette héroïne prisonnière d’un choix : s’assagir au détriment de sa relation, ou bien violer les limites carcérales pour vivre son amour avec Josh. Peu importe sa décision, Daphné est emprisonnée dans un véritable tourment, aux lourdes conséquences. Une seule question se pose alors : est-il possible de vivre l’amour, dans un lieu où ce sentiment est interdit ?

Le monde du cinéma a toujours été traversé par des drames, relatant avec émoi la période fugitive qu’est l’adolescence. Parmi eux, Virgin Suicides (2000), Le Monde de Charlie (2013), ou encore Clip (2012). Ces derniers, aussi distincts soient-ils, contribuent à mieux comprendre cet âge de transition vers la maturité. L’incompréhension et la dépression, faisant souvent figure de sentiments rencontrés durant cette période passagère, sont volontairement passées sous silence dans ce drame romanesque. Pourquoi ? À en croire le réalisateur, Fiore est avant tout une leçon de vie, sur la persévérance. En exposant cette histoire d’amour dans cet univers de pénitence, Claudio Giovannesi souhaite insister sur le fait que cette contradiction n’entame en rien la volonté d’accomplissement de ses propres choix.

Fiore met ainsi au goût du jour le drame adolescent, en insistant sur le désir quasi obsessionnel de liberté. Daphné, fleur rebelle, est comme de nombreux jeunes, confrontée à la recherche d’elle-même. Auparavant poussée par un excès de délinquance, cette jeune femme en quête d’identité semble peu à peu se reconstruire grâce à la force de l’amour.

Dépeindre la réalité

Claudio Giovannesi réussit un challenge ambitieux, celui de reconstituer l’univers carcéral avec un réalisme transcendant. À aucun moment le réalisateur ne tombe dans l’exagération.

C’est donc avec un naturel singulier que Claudio Giovannesi passe sous silence les sombres conditions de la vie carcérale telles que la maltraitance, l’hystérie ou encore la violence. Fiore mais ainsi à l’honneur l’indifférence de ce milieu, où règne pourtant tout désespoir.

« Malgré l’environnement carcéral du film, ce qui nous émouvait, ce n’était pas tant le récit moral sur le délit et la peine mais les sentiments des adolescents contraints à l’enfermement. » Claudio Giovannesi

De plus, les acteurs choisis pour incarner les personnages principaux et figurants sont des amateurs. Ce choix, pour le moins stratégique, permet aux acteurs d’insuffler à leur rôle une part de leur personnalité, expériences… Bref une part d’eux-même. Séduit dès les premières secondes de l’intrigue, le spectateur se retrouve ainsi au cœur d’un réalisme profond, tantôt touché, tantôt troublé par cette histoire à la limite du Bonnie and Clide.

« Je travaille avec des acteurs non-professionnels. Ce sont eux qui font la richesse de mes personnages. » Claudio Giovannesi

Tout comme la beauté d’une fleur, Fiore restitue l’univers carcéral en y ajoutant cette petite lueur d’espoir et ce grand torrent d’amour. Une petite pépite cinématographique d’un nouveau jour, à découvrir sans plus attendre.

Fiore : Bande annonce

Fiore : Fiche technique

Réalisation : Claudio Giovannesi
Scénario : Claudio Giovannesi, Filippo Gravino, Antonella Lattanzi
Interprétation : Daphne Scoccia (Daphné), Josciua Algeri (Josh), Valerio Mastandrea (Ascanio Bonori), Laura Vasiliu (Stephania)…
Image : Darius Khondji
Montage : John Axelrad
Musique : Claudio Giovannesi, Andrea Moscianese
Décors : Daniel Frabetti
Costume : Olivia Bellini
Producteur : Rita Rognoni, Beppe Cashetto
Société de production : Pupkin Production, IBC Movie, Rai Cinema
Distributeur : Paradis Films
Durée : 109 minutes
Genre : Drame
Date de sortie : 22 mars 2017

 

 

Interview de Götz Otto, Agnès Godey pour le film Vesper de Keyvan Sheikhalishahi

Sélectionné au Festival du court métrage indépendant de Londres 2017, Vesper est le premier film professionnel de Keyvan Sheikhalishahi. Après la première projection privée, à laquelle l’auteur nous a chaleureusement conviés, il s’est entretenu avec nous en compagnie de son casting trois étoiles…

1) Extraits de l’interview (vidéo complète en fin d’article) :

Vous parliez de votre amour pour Hitchcock ou Paul Verhoeven, mais on sent également énormément l’influence du David Lynch de Mulholland Drive, est-ce un film que vous aimez ?

Keyvan Sheikhalishahi (auteur-réalisateur/acteur) : Mulholland Drive était un film révélateur pour moi, ça m’a bouleversé et transcendé… C’est un film déclencheur de ce que je veux faire dans le cinéma…

Comment êtes vous arrivés sur ce projet et qu’est-ce qui vous a motivés à travailler avec un réalisateur dont c’est le premier film professionnel ?

Götz Otto (acteur) : Le scénario est dense et compliqué… C’est une grande chance pour moi de tourner dans un film avec beaucoup d’espoir et d’énergie…

Agnès Godey (actrice) : …J’adore l’univers Hitchcokien et les méandres psychologiques… Keyvan, je pense, emporte tout le monde…

Si vous ne deviez plus tourner qu’un film, quel en serait le genre et le réalisateur rêvé ?

Götz Otto : Retravailler avec Steven Spielberg dans un rôle plus grand (Götz était un officier nazi dans La liste de Schindler) car c’était vraiment une expérience extraordinaire pour moi…

Et vous Keyvan, si vous ne deviez plus tourner qu’un film, quel en serait le genre ?

Keyvan Sheikhalishahi : Le thriller psychologique…

2) Retour en arrière sur les carrières respectives de nos trois hôtes :

Keyvan Sheikhalishahi réalise des courts métrages depuis l’âge de onze ans. En 2014, son film amateur Turba impressionne par sa maîtrise technique. Deux ans plus tard, le jeune auteur revient aux commandes de Vesper, court métrage naviguant dans les eaux troubles du thriller psychologique. Keyvan est cette fois entouré de professionnels comme Jean-Claude Aumont à la photographie tandis que le géant allemand Götz Otto et l’actrice Agnès Godey s’affrontent aux côtés du cinéaste qui interprète le neveu du couple.

Götz Otto est un acteur Allemand qui a déjà à son actif plus de 60 longs métrages. Sa taille (1m98) un peu handicapante pour trouver des rôles (comme il nous l’avoue dans notre interview), lui a quand même permis de jouer aux États-Unis dans les remarquables La liste de Schindler, La chute ou en vilain blond contre le flegmatique et retors Pierce- 007 -Brosnan dans Tomorrow never dies. En France, il a récemment participé aux derniers épisodes des Visiteurs ainsi qu’au Astérix et Obélix : au service de sa majesté. Dans Vesper, il incarne Walter, figure inquiétante qui tourne autour de Marge.

Agnès Godey est une actrice vue principalement dans des web-séries, des téléfilms et au cinéma auprès notamment de Jean-Pierre Mocky dans Tu es si jolie ce soir. En blonde mystérieuse dans Vesper, elle fait immédiatement penser aux héroïnes d’Hitchcock, de De Palma et David Lynch.

3) Vesper le film : impressions à chaud :

Le premier court métrage professionnel de Keyvan (18 printemps seulement) en dit long sur sa capacité et son envie de créer une ambiance mystérieuse. Inspiré selon lui par les films d’Hitchcock et les thrillers vénéneux de Paul Verhoeven, les premières scènes de Vesper rappellent surtout le David Lynch de Mulholland Drive.

Qui est Marge, pourquoi est-elle hantée par des rêves d’étoiles et par la silhouette imposante de Walter (Götz Otto magnétique et charismatique en diable crève l’écran) ? Qu’est-il arrivé au neveu du couple ? Qui sont le coupable et la victime dans ce jeu de pistes mental ?

Keyvan mélange rêves, réalité et fantasmes dans une succession de séquences magnifiquement mises en scène. L’auteur sème ses indices sans apporter de réponses claires à son puzzle psychologique. Avant de nous montrer son film, Keyvan nous a rappelé sa note d’intention, son désir : illustrer la façon dont une personne se remet (ou non) d’un événement traumatique. Chacun sera donc libre de se faire son idée sur les personnages, ce qui s’est passé entre eux et si l’on est dans la réalité ou perdu dans les dédales émotionnels d’une femme brisée (Impeccable Agnès Godey).

Si le format du court (23 minutes) limite un peu le développement des personnages et surtout de l’intrigue, une chose est sûre, la carrière du jeune Keyvan Sheikhalishahi ne fait que commencer. Sa maîtrise technique et son ambition de raconter des histoires complexes en font un jeune espoir à suivre de près.

Retrouvez notre entrevue exclusive lors de la première projection privée du film avec le réalisateur et ses deux acteurs étoiles.

Mademoiselle : Sortie DVD, Blu-Ray & VOD le 22 Mars 2017

Ce mercredi 22 Mars sort Mademoiselle de Park Chan-wook en DVD et Blu-Ray, sélectionné en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2016, ce thriller vénéneux à la photographie chatoyante nous entraîne dans un infernal jeu de manipulations.

« Malgré les quelques failles de son écriture, en grande partie dues au grand nombre de sujets abordés et à une surenchère de scènes de sexe se voulant choquantes, Mademoiselle est parmi les réalisations les plus abouties que le cinéma coréen ait su nous offrir ces dernières années. Une œuvre ensorcelante dont la beauté des images et le charme vénéneux du récit resteront longtemps imprimés sur nos rétines.»

Après Stoker, le cinéaste coréen Park Chan-wook nous transporte dans un ballet d’amour sulfureux à la mise en scène virtuose.

Synopsis : Corée, années 30. Sookee est une jeune voleuse qu’un arnaqueur notoire fait engager comme servante auprès de Hideko, surnommée « Mademoiselle », une riche héritière issue de la bourgeoisie japonaise en vue de l’influencer à la faire l’épouser. Les deux femmes vont se rapprocher sans que Sookee prenne conscience des névroses et des secrets que dissimule sa maîtresse.

Inspiré du roman à succès « Du bout des doigts », Park Chan-wook signe son meilleur film depuis le brillant Old Boy. Par son intrigue d’une richesse rare, sa réalisation d’une efficacité renversante et son esthétisme inouï, Mademoiselle a été la révélation du dernier Festival de Cannes. Ce nouveau chef-d’œuvre coréen nous entraine dans un thriller sensuel où trahison, passion et manipulation sont les maîtres du jeu.

Sortie Dvd et Blu-ray: Mademoiselle

Mademoiselle-3D-DVD

DVD – Détails Techniques
LANGUES : Français – Coréen • SOUS-TITRES : Français
SON : DTS 5.2 et 2.0 • IMAGE : 16/9 – 2.39 • COULEUR • DURÉE : 140min + BONUS

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BLU-RAY – Détails Techniques
LANGUES : Français – Coréen • SOUS-TITRES : Français
SON : 5.1 et 2.0 • IMAGE : 16/9 – 2.39 – Full HD 24p • PAL • COULEUR • DURÉE : 145min + BONUS

Suppléments communs aux deux éditions : Making of, Casting à Cannes Interview du réalisateur

Édition Limitée 2 Blu-Ray inclus la version longue inedite du film (VOST – 23 mn de scènes supplémentaires et allongées + La Version Cinéma)

Mademoiselle : Bande annonce

Mademoiselle (Ah-ga-ssi)
Réalisation : Park Chan-wook
Scénario : Chung Seo-kyung, Park Chan-wook d’après : le roman Du bout des doigts de : Sarah Waters
Interprétation : Kim Min-hee (Hideko), Kim Tae-ri (Sookee), Ha Jung-woo (le comte), Cho Jin-woong (oncle Kouzuki), Kim Hae-sook (Mme Sasaki), Moon So-ri (la tante)
Image : Chung Chung-hoon
Décors : Ryu Seong-hee
Costumes : Cho Sang-kyung
Son : Bae Il-hyuck, Kim Suk-won, Jung Gun
Montage : Kim Sang-bum, Kim Jae-bum
Musique : Cho Young-wuk
Producteur(s) : Park Chan-wook, Syd Lim
Production : Moho Films, Yong Film
Distributeur : The Jokers, Bac Films
Durée : 2h25
Date de sortie : 1 novembre 2016
Corée du Sud – 2016
Sortie DVD et Blu- Ray : 22 mars 2017
Éditeur: M6 Interactions
Edition : Keep Case, PAL, Interdit aux moins de 12 ans

Z Nation Saison 3: Sortie DVD & Blu-Ray le 22 Mars 2017

Sortie DVD & Blu-Ray ce mercredi 22 Mars de la série Z Nation Saison 3, un show de zombies semblable à un gros défouloir, à des antipodes du titan The Walking Dead.

Si The Walking Dead monopolise toute l’attention, Z Nation est une série de zombies fun et décomplexée. La série, diffusée sur Syfy, ne se prend jamais au sérieux au plus grand plaisir des spectateurs. Oubliez les hésitations interminables et les prises de tête intellectuelles, Z Nation est à des kilomètres de la série AMC. Si le ton de la série est bien plus léger, c’est aussi grâce à ceux qui tiennent les manettes. En effet, à l’origine de cette série on retrouve The Asylum, boîte de production responsable de Sharknado et Abraham Lincoln, tueur de zombies. Z nation est une excellente série B, violente et sans véritable prétention.

Une série B de qualité

Lancée le 12 septembre 2014, la série a été créée par les inconnus Karl Schaefere et Craing Engler. Au casting, on retrouve Kellita Smith, DJ Qualls (The Man in the High Castle), Keith Allan (Kill Me, Deadly)… Si la majorité de ces noms ne vous disent rien, c’est normal. Z Nation s’inscrit dans la pure tradition des séries B, avec une ribambelle  d’acteurs méconnus. Du côté des personnages, il ne faudra pas chercher un quelconque fond. Les personnages sont relativement clichés, ne sortant quasiment jamais de leurs stéréotypes. Du côté de l’intrigue, rien de complexe n’a été au programme durant les trois premières saisons. Le pitch de base n’est finalement qu’un prétexte pour voir une bande de survivants se déchaîner face à des zombies agressifs. Amateurs d’hémoglobines, vous serez ravis tant les scènes d’action sont violentes et nombreuses. Malheureusement pour certains et heureusement pour d’autres, la série est remplie de moments invraisemblables et de dialogues ridicules. Certains apprécieront le décalage et se prêteront au délire, alors que beaucoup ne supporteront pas le grotesque des bébés zombies et le « zombinami« . Si la série n’évite pas la comparaison avec le monument The Walking Dead, elle reste une alternative bien moins sérieuse mais tout aussi agréable à regarder.

CARACTÉRISTIQUES DVD

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Durée – 15 épisodes de 42 minutes

Vidéo – Formats image : 1.77 et 2.35 – 16/9 – couleur

Audio – Langues : Français – Anglais / Sous-titres : Français / Format sonore : Dolby Digital 5.1

Bonus – Making-of / Zoom sur les maquilleurs / La Chasse est ouverte / Teaser

CARACTÉRISTIQUES BLU-RAY

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Durée – 15 épisodes de 42 minutes

Vidéo – Formats image : 1.77 et 2.35 – 16/9 – couleur – 1080p

Audio – Langues : Français – Anglais / Sous-titres : Français / Format sonore : DTS-HD MASTER AUDIO 5.1

Bonus – Making-of / Zoom sur les maquilleurs / La Chasse est ouverte / Teaser

CARACTÉRISTIQUES DVD : Z Nation – L’intégrale des saisons 1/2/3
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Édition : Coffret, 12 DVD, PAL, Interdit aux moins de 12 ans
Audio : Anglais Dolby Digital 2.0, Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 2.0, Français Dolby Digital 5.1
Vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 1.77, Format DVD-9, Film en Couleurs
Sous-titre : Français – Contenu : « Z Nation – Saison 1 » – « Z Nation – Saison 2 » – « Z Nation – Saison 3 »

Synopsis : L’intrigue se déroule dans un monde post-apocalyptique envahi par des zombies et où les rares survivants humains tentent tant bien que mal de rester en vie. L’unique espoir de l’humanité est Murphy, un ancien prisonnier. Un prototype de vaccin lui a été injecté contre sa volonté afin de contrer le « virus zombie » et il est devenu la seule personne vivante connue à avoir survécu à des morsures de morts-vivants. Il est donc impératif de le garder en vie afin de produire d’autres antidotes à partir de son sang. Aidé malgré lui de plusieurs compagnons tel que Garret, ancien membre de la garde nationale, Warren, «Doc», «10 Mille», «Addy» et Mack ou encore la mystérieuse Cassandra, il fait route vers un laboratoire de Californie. Mais le temps presse et beaucoup de questions restent sans réponses. Sans oublier que l’antidote fait subir à Murphy une bien étrange évolution…

logo-m6-videoCréée par  Karl Schaefer, Craig Engler (2014)
Avec : Kellita Smith (Roberta Warren) DJ Qualls (Citizen Z), Keith Allan (Murphy), Anastasia Baranova (Addy Carve), Russell Hodgkinson (Doc),  Nathaniel Zang (10K), Emilio Rivera (Escorpion)…
Nationalité : Américaine
Genre : Drame, Epouvante-horreur, Action
Format  : 42 minutes
Sortie DVD, Blu-Ray : 22 mars 2017
Éditeur : M6 Interactions

Z Nation Saison 3 : Bande-annonce

 

Un biopic sur l’écrivain J.D Salinger, l’auteur du roman The Catcher in the Rye, bientôt en salles

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La vie de l’un des écrivains américains les plus mystérieux sera bientôt abordée dans une œuvre cinématographique. Ce biopic, intitulé Rebel in the Rye, va bénéficier d’une exploitation dans les salles obscures américaines dans les mois à venir.

La société IFC Films a acquis les droits de distribution en Amérique du Nord du biopic du scénariste et comédien Danny Strong sur l’écrivain américain J.D. Salinger d’après des informations de la rédaction de VarietyRebel in the Rye s’annonce comme un film ambitieux sur la jeunesse de l’homme de lettres qui a vécu en ermite de très nombreuses années de sa vie jusqu’à sa disparition en 2010. Ce biopic est basé sur l’ouvrage de Kenneth Slawenski : J.D Salinger : A Life.

Le casting de ce film sur l’une des personnalités majeures de la littérature américaine réunit notamment Kevin Spacey, Zoey DeutchLucy Boynton, Victor Garber, Hope Davis, Brian d’Arcy James ou bien encore Amy Rutberg. Le comédien Nicholas Hoult incarne l’auteur J.D. Salinger qui a immortalisé dans l’imaginaire collectif le personnage du jeune Holden Caulfied dans son roman L’Attrape-Cœurs (The Catcher in the Rye).

Le film de Danny Strong, Rebel in the Rye, doit sortir à l’automne 2017 aux USA. Ce long-métrage a déjà bénéficié d’une projection en avant-première mondiale lors du festival de Sundance en janvier dernier. Aucune date de sortie en France n’a pour l’instant été dévoilée.

L’intrigue se focalisera sur les débuts de la carrière littéraire du jeune Salinger à l’époque où il entamait l’écriture de son chef-d’oeuvre The Catcher in The Rye. Le scénario devrait se concentrer dans un premier temps sur l’influence de son mentor à la prestigieuse Columbia University, le professeur Whit Burnett (incarné par Kevin Spacey). Ses expériences pendant la Seconde Guerre Mondiale seront également abordées. Sa relation amoureuse avec Oona O’Neil (interprêtée par Zoey Deutch) risque d’être bouleversante. La jeune femme s’est en effet finalement mariée avec Charlie Chaplin en 1943.

Les cinéphiles qui avaient apprécié l’immersion de Walter Salles sur les traces de Jack Kerouac dans Sur la route ou l’interprétation de James Franco sous les traits d’Allen Ginsberg dans Howl risquent donc de savourer cette nouvelle exploration de la vie d’une des légendes de la littérature américaine. Salinger a bercé des générations entières de lecteurs sur le spleen adolescent et le passage à l’âge adulte. Sa vie privée et son choix saisissant de se couper du monde après les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont laissé planer beaucoup de mystères et de zones d’ombre. Le biopic de Danny Strong, basé sur l’enquête solide de Kenneth Slawenski, devrait rétablir un certain nombre de vérités et apporter un éclairage passionnant.

Sortie DVD & Blu Ray de Planétarium : retour sur un film ambitieux

Ce mardi 21 mars sort en DVD & Blu Ray Planétarium, un film français particulièrement ambitieux signé Rebecca Zlotowski.

Synopsis : Paris, fin des années 30. Kate et Laura Barlow, deux jeunes mediums américaines, finissent leur tournée mondiale. Fasciné par leur don, un célèbre producteur de cinéma, André Korben, les engage pour tourner dans un film follement ambitieux. Prise dans le tourbillon du cinéma, des expérimentations et des sentiments, cette nouvelle famille ne voit pas ce que l’Europe s’apprête à vivre.

Un film incompris ?

Si l’on en croit les critiques de la presse internationale, Planétarium n’est ni plus ni moins qu’un énorme ratage. Sorti en salles le 16 novembre 2016, ce drame français est décrit comme étant trop planetarium-sortie-dvd-film-portman-natalie-lily-rose-deepambitieux. Pourquoi ? Le casting, centré sur la charismatique Natalie Portman et la novice Lily-Rose Depp, est pourtant des plus prometteurs. Le scénario particulièrement attrayant nous plonge au cœur du tourment des années 30. La bande-son, signée Robert Coudert est quant à elle un mélange lyrique des plus envoûtants.

Planétarium, drame tant contesté est pourtant bel et bien un film bouleversant qui nous plonge dans la période rarement exploitée de l’avant-guerre.

Deux rares étoiles

Le jeu d’acteur de Natalie Portman et de Lily-Rose Depp est sans aucun doute ce qu’il y a de plus captivant dans ce film. Ces deux vedettes du cinéma réalisent dans Planétarium un duo fascinant, entre la grâce du personnage de Laura, et la quelque peu fantomatique Kate…Bref nous succombons littéralement à cette performance des plus romanesques.

Natalie Portman, adepte des rôles époustouflants, nous prouve une fois de plus son véritablement talent à se glisser à travers des personnages certes pour le moins distincts  mais toujours aussi fascinants. À travers son magnifique rôle de Laura, Natalie Portman continue de gravir inlassablement, les marches de la gloire. 

Devenue en l’espace d’un instant le nouvel icône d’Hollywood, la jeune Lily-Rose signe avec cette performance, un avenir prodigieux. C’est par le biais de la magnétique Kate, que la jeune actrice nous transporte au cœur de cette histoire dramatique, digne de réalité.

Même si l’interprétation des deux figures du cinéma a divisé un certain nombres de spectateurs, il est pourtant impossible de nier le fait que Natalie Portman et Lily-Rose Depp se sont trouvées. Ce duo, plein de poésie, nous transporte dès la première minute au coeur d’un univers purement romanesque. On adhère… ou pas !

Une photographie esthétique

Pour certain c’est une déception pour d’autre, une révélation. Nous faisons parti de ces derniers, qui perçoivent avant tout, l’esthétisme bouleversant de ce drame. Simplement beau, le scénario de Planétarium se révèle non  seulement au travers de son intrigue, mais également grâce à sa photographie emplie de délicatesse. Petit coup de cœur pour la scène de danse enneigée, où se glisse officieusement une ressemblance à l’illustre scène finale de Edward aux mains d’argent, de Tim Burton. Référence filmique ou simple similitude ? Quoiqu’il en soit, Planétarium est avant tout un drame romanesque, baigné par un esthétisme fascinants

Marguerite Duras le disait : « On ne sait jamais ce qui est sur le point de changer ». C’est le cas véritablement avec ce film, tant contesté mais pourtant si beau…

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

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Édition : Keep Case, PAL, Tous publics

Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1

Image : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.35, Format DVD-9, Film en Couleurs

Sous-titres : Français

Durée : 105 minutes

Bonus : Scènes coupées + Bande annonce

Prix : 19.99€

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES BLU RAY

Audio : Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1

Vidéo : Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté 2.35, Format DVD-9, Film en Couleurs

Sous-titres : Français

Bonus : Une solliciteuse

  • Korben secret
  • La poésie me fait
  • Korben rêves

Récompense : Sélection Mostra de Venise 2016, hors-compétition

Sortie DVD : 21 mars 2017

Distribution: Ad Vitam

Editeur : Editeur, TF1 / Ad Vitam

Edition : Keep Case, PAL, Tous publics

Prix 19.99€

Interview de Lucas Stoll pour son film Breaking-Bad : The Movie

À l’occasion du fulgurant succès de Breaking-Bad : The Movie, Lucas Stoll, jeune réalisateur tout terrain, nous a raconté comment ce projet hors du commun a pu voir le jour. Retour sur les débuts prometteurs de cet artiste éclectique…

I/ L’éclatant projet : Breaking-Bad : The Movie

« On voulait que le film puisse exister en tant que tel »

Tu as travaillé avec Gaylor Morestin, d’où vous est venu ce projet de transformer la série Breaking Bad en un film de deux heures ?

Lucas Stoll : Alors qu’on se voyait un soir, Gaylor me parle de son concept : « Ça me ferait marrer de voir à quoi ressemblerait une série si elle était remontée sous forme de long-métrage ». Étant fans de la première heure de Breaking Bad tous les deux, je lui ai tout de suite répondu : « Et si on commençait demain  avec cette série ?! ».
C’est comme cela que le projet est né.

Quelle est votre première intention ? Est-ce pour vous une simple volonté de résumer Breaking Bad ?

Lucas Stoll : Au contraire. Le but n’était pas de faire un mash-up ou un regroupement de tous les meilleurs moments de la série. On voulait que le film puisse exister en tant que tel, et que des personnes n’ayant jamais vu la série puissent comprendre les intentions scénaristiques du long-métrage de A à Z.

Quelles ont été vos démarches et sur quels aspects avez-vous voulu insister ?

Lucas Stoll : On s’est vite rendu compte qu’il nous faudrait faire des choix décisifs pour pouvoir tenir un film de 2h. « Breaking Bad – The Movie » raconte donc l’histoire de Walter ; et Jesse, qui au final est aussi important que lui dans la série, a dû passer un peu plus à la trappe dans notre film.

Comment qualifierais-tu ce projet ?

Lucas Stoll : Pour nous il s’agit avant tout d’un essai. C’est le concept qui nous a séduit dans cette démarche.

Quelles ont été les difficultés ?

Lucas Stoll : Elles ont été scénaristiques tout d’abord. Il a fallu par moment grâce au montage réécrire certains passages de la série dans le film, car on ne pouvait pas s’étendre sur des moments secondaires. Et puis le projet nous a demandé énormément de patience. Il y a eu en tout 12 versions différentes pour arriver jusqu’à la toute dernière.

Il a dû y avoir encore entre 4 et 6 mois de travail entre notre version 1 et la version 2. On a voulu « livrer » un film le plus cohérent et compréhensible possible même si, bien sûr, il n’est pas parfait, on en a bien conscience.

Quelles conclusions en tirez-vous?

Lucas Stoll : Que c’est long. Très long. Et qu’on est très heureux d’avoir enlevé tous les passages ennuyeux de Skyler dans la série.

« Puis en une semaine, le projet a fait le tour des médias du monde entier. »

Walter White, personnage culte des années 2010, incarne-t-il pour toi une sorte d’anti-héros ?

Lucas Stoll : La différence entre une série de 50h et un film de 2h, c’est que la personnalité et le back-ground de vos personnages sont bien entendu moins développés dans un film. C’est aussi cela que l’on voulait montrer.

Plusieurs personnes nous ont reprochés un Walter White limite « trop clean » et, effectivement, c’est presque un bisounours dans notre adaptation comparé à la série. Mais c’était impossible d’en montrer plus sur sa personnalité tout en faisant avancer l’intrigue.

Ce projet a duré deux ans, vous êtes-vous dit à un certain moment que le défi serait finalement irréalisable ?

Lucas Stoll : Au tout début du projet, on s’est remis à regarder toute la série avec Gaylor, papier et crayons en mains, afin d’annoter tout ce qui pouvait être pertinent pour notre projet. A la fin de la première saison, on a commencé à dérusher et à faire un prémontage de ces premiers épisodes. Ça nous a pris moins d’une semaine et on était super content. On pensait qu’on arriverait à finir le film en 3 mois top chrono. Mais plus on avançait dans les saisons, plus c’est devenu difficile.

En deux ans, on s’est effectivement dit plus d’une fois qu’on s’était lancé un pari impossible. Mais vu qu’on n’est pas du genre à baisser les bras, on a continué à s’encourager à tour de rôle quand l’un de nous avait un peu une baisse de régime.

Comment le film a-t-il été reçu ? Avez-vous eu des retours de Vince Gilligan ou des acteurs ?

Lucas Stoll : On a eu la chance d’avoir un très bel article dans Clique, qui a ensuite été relayé dans plusieurs médias français. On était très content avec Gaylor. Puis en une semaine, le projet a fait le tour des médias du monde entier. On ne s’y attendait pas du tout, mais on est ravi.

Pour des questions de droits, Sony a actuellement bloqué le projet. Ce qui est compréhensible. Mais on serait honoré de recevoir un retour (même négatif!) de Vince Gilligan ou de la part des comédiens.

II/ Qui est Lucas Stoll ?

« Je suis un enfant de la pop culture »

Peux-tu nous expliquer ton parcours ?

Lucas Stoll : Originaire d’Alsace, c’est à 12 ans, en piquant le caméscope de mon oncle, que j’ai commencé à tourner des courts-métrages, d’abord avec mes playmobils, puis avec de la famille, et de fil en aiguille, c’est un forgeant que je suis devenu forgeron et que j’ai eu l’occasion de rejoindre des tournages de plus en plus importants dans la région.

Pourquoi la réalisation ?

Lucas Stoll : Ce dont j’ai le plus envie, c’est avant tout de raconter des histoires et de créer des univers.

Quelles sont tes inspirations (cinématographiques, artistiques…)?

Lucas Stoll : Le cinéma français a son lot de metteurs en scène assez incroyables, ayant chacun leur propre univers. C’est ce qui me touche le plus dans un film. Je pourrai citer Tati, Jacques Demy, le cinéma de Jeunet & Caro, Quentin Dupieux, Valérie Donzelli,…

Peux-tu nous parler de tes réalisations jusqu’à maintenant ?

Lucas Stoll : J’ai eu la chance de pouvoir réaliser des choses très éclectiques, allant du court-métrage au clip, en passant par le web ou encore la publicité.

Je ne cherche pas à rester dans un seul genre bien précis, au contraire, c’est la diversité des projets qui m’intéresse. C’est pour cela qu’on s’est lancé dans un projet tel que Breaking Bad avec Gaylor, et je suis actuellement en préparation de mon premier documentaire.

« Je ne cherche pas à rester dans un seul genre bien précis, au contraire, c’est la diversité des projets qui m’intéresse. »

Comment qualifierais-tu ton travail ?

Lucas Stoll : Je suis un enfant de la pop culture, qui a grandi avec le cinéma des studios Amblin et qui rêve d’aventure. Je pense que c’est ce que j’essaye de retranscrire au maximum dans mes réalisations.

Travailles-tu actuellement sur un nouveau projet ?

Lucas Stoll : Plusieurs projets assez différents sont en préparations et d’autres actuellement en post-production.

Un clip que j’ai co-réalisé avec Alexis Bambi, animateur 2D/3D, va bientôt voir le jour. C’est un petit bébé que l’on chéri depuis plusieurs mois et qui devrait débarquer dans les semaines à venir sur l’internet.

C’est par le biais d’un travail très éclectique, que le jeune réalisateur tout terrain se dessine un avenir prometteur dans l’industrie cinématographique. Lucas Stoll n’a véritablement pas fini de nous surprendre…

El Soñador-The Dreamer, un film de Adrián Saba : Critique cinéma

Sélectionné dans une trentaine de festivals internationaux, le nouveau long-métrage de Adrián Saba surprend autant par son esthétisme que par sa poésie. El Soñador-The Dreamer est comme son nom l’indique, le songe de toute une vie…

Synopsis : Pour échapper brièvement à sa morne existence de petit délinquant, Sebastián se laisse dériver dans le monde de ses rêves. C’est le seul où il peut se protéger, lui et son amour pour Emilia, et échapper aux menaces du monde réel. Mais la frontière entre rêve et réalité devient floue…

Un rêve éveillé

« On dit que quand on rêve, on ne peut pas lire. » C’est sur ces mystérieuses paroles, murmurées par Emilia, que débute le songe de Sebastián, alias Chaplin. Rêveur, ce jeune homme subit les conséquences de la vie en s’échappant littéralement dans ses chimères, là où il est le seul maître de son sort.

Emporté dans le tourment de la délinquance, Sebastián fréquente un groupe de jeunes marginalisés, multipliant ainsi les actes fautifs. Escroquerie et violence, tel est le quotidien de cet homme, en parfaite contradiction avec cet univers. Nous nous retrouvons ainsi plongés au cœur de la ville de Lima, dominée par un profond réalisme… Jusqu’au plongeon interrompu dans l’imaginaire de cet homme. C’est au détour d’une rencontre foudroyante avec une jeune femme dénommée Emilia, que Sebastián ne cesse de s’enfuir dans ses rêves idylliques, à la recherche d’une vie meilleure. La liberté dans le monde des rêves, voici la principale question que pose ce long-métrage : lorsque le rêve devient réel et la réalité une pure illusion…

« Tout est sombre. Le seul signe de ma présence en ce monde est le frottement du sofa contre ma peau. Mes paupières ne me protègent plus. Je vois comme elles brillent à l’intensité de la lumière. Au-delà de mes paupières…rien. » 

Une poésie colorée

Quand l’esthétisme rencontre la poésie. Voici le bouleversement dont nous sommes témoins lorsque nous regardons El Soñador-The Dreamer.  Adrián Saba, réalise avec ce long-métrage une prouesse cinématographique encore très peu exploitée jusqu’à présent.

J’ai simplement raconté une histoire de manière émotionnelle avec une cinématographie fluide et une palette pleine de couleur. Adrián Saba

Dans l’histoire du cinéma, nombreux sont les films exploitant avec brillance la thématique du rêve.  Parmi ces derniers nous retrouvons Mulholland Drive (2001), Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004), ou encore Inception (2010). Pourtant, El Soñador-The Dreamer se démarque de ces films quelques peu énigmatiques en apportant une véritable nouveauté cinématographique : celle de favoriser l’esthétisme au détriment du scénario.

 L’esthétisme visuel est ainsi réfléchi dans les moindres détails : nous passons d’une scène baignée par le rouge éclatant pour arriver à un paysage dominé par le vert électrique. Les transitions entre les séquences réelles et el-sonador-the-dreamer-film-acteur-scene-de-nuitimaginaires sont travaillées méticuleusement de façon à plonger le spectateur dans un doute obsessionnel : comment déceler la réalité du rêve ? Bref, nous nous retrouvons intimement plongés pendant une heure et vingt minutes dans une narration guidée par le visuel… Ce challenge, bien que risqué, aurait très bien pu apporter une lenteur excessive à la trame de l’histoire, pourtant l’absence de dynamisme n’attaque en rien le film, au contraire il permet de percevoir véritablement l’étendue de sa dimension poétique.

« Tout n’est qu’un silence. Peut-être suis-je morte ? »

El Soñador-The Dreamer se révèle ainsi comme un véritable drame aux allures de conte littéraire. Cette escapade dans l’imaginaire d’un jeune homme, baigné par la volonté d’un avenir utopique plonge ainsi le spectateur dans une toute autre dimension… Celle d’une expérience de rêve éveillé en temps réel. 

El Soñador-The Dreamer : Bande-annonce

El Soñador-The Dreamer : Fiche technique

Titre international : The Dreamer
Titre original : El Soñador
Réalisation : Adrián Saba
scénario : Adrián Saba
Casting : Herbert Corimany, Eugenio Vidal, Gustavo Borjas, Valentín Prado, Elisa Tenaud…
Genre : fiction
Durée : 80 minutes
Dates de sortie : 15 mars 2017
Directeur de la photo : César Fe
Producteur : Carito Denegri
Directeur musical : Nuria Saba
Montage : Justin Beach
Pays : Pérou, France
Année : 2016

France, Pérou – 2016

Terminator 2 3D : Retour vers le futur imminent en France et aux USA

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Le film culte et indépassable de James Cameron, Terminator 2 Le Jugement Dernier, va bénéficier d’une nouvelle sortie au cinéma dans une copie flambant neuve. Ce portage 3D, à visée commerciale essentiellement, devrait permettre à la jeune génération de découvrir ce monument du cinéma d’action dans une version inoubliable et particulièrement immersive.

James Cameron va instaurer dans les mois qui viennent un nouveau concept de financement participatif ! La future sortie d’une version 3D de Terminator 2 est en effet perçue par un grand nombre de fans de la franchise et d’observateurs comme une simple exploitation commerciale permettant d’engranger des précieux dollars sans trop d’efforts. On imagine non sans mal le coup de pouce financier que pourrait apporter le succès triomphal de cette version 3D. D’après des informations de Den of Geek, la sortie de Terminator 2 3D est programmée pour le mois d’août aux USA à l’occasion des 25 ans du long-métrage. La version 3D de Terminator 2 sortira donc le 25 août 2017 aux USA et en Grande-Bretagne. Selon des révélations du site TheTerminatorFans, relayées par IGN, ce nouveau portage du film culte de James Cameron devrait sortir en Europe et en France le 20 septembre prochain. Des sorties historiques en Chine et en Russie sont notamment prévues. Le Jugement dernier n’avait pas connu d’exploitations en salles en Asie à l’époque. A l’occasion de cette célébration des 25 ans du film, un Blu-ray ultra-HD 4K est d’ailleurs prévu cette année.

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James Cameron a un calendrier extrêmement chargé. Le cinéaste a du pain sur la planche et à d’autres chats à fouetter que de devoir assurer la promotion de cette version en relief de l’affrontement titanesque entre Schwarzy et Robert Patrick, dans son interprétation minérale du T-1000 glaçant ! Le cinéaste doit effectivement travailler d’arrache-pied sur le tournage des différents épisodes de la saga qui entraîne les spectateurs dans l’univers fascinant de Pandora. Les suites de la franchise Avatar pourraient donc directement profiter d’un succès éventuel au box-office international de la version 3D de Terminator 2. Le réalisateur de Titanic est accusé de faire fonctionner uniquement le tiroir-caisse avec ce portage 3D.

Terminator 2 avait engrangé près de 205 millions de dollars de recette au box-office américain à l’époque. Les aventures de John Connor et de son protecteur le T-800 avaient réuni plus de 6 millions de spectateurs au cinéma en France (sources : jp-box-office).

Le public américain a malheureusement tourné le dos à Schwarzenegger à l’occasion de la récente sortie de Terminator Genisys. Le film a permis de récolter près de 90 millions de dollars aux USA. La barre des 100 millions de dollars était aisément franchie avec les précédents épisodes de la franchise. En revanche, le film a pu rentrer dans ses frais avec un résultat plus important au box-office en Chine avec près de 113 millions de dollars récoltés.

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John Connor et le T-800 risquent donc de faire frissonner les spectateurs dans les griffes du T-1000 avec cette version 3D digne des montagnes russes. Les plus belles salles de cinéma en France risquent d’ailleurs d’offrir une expérience immersive et en 3D à couper le souffle, notamment celles qui disposent de la technologie Imax ou bien encore les promesses de sensations fortes avec la 4DX au cinéma Pathé de La VilletteTerminator 2 Le Jugement Dernier est l’un des rares blockbusters des années 1990 dont les effets spéciaux numériques n’ont pas vieilli.

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Les effets en relief risquent d’être fascinants pour les fans hardcore avec le T-800, le T-1000, John et Sarah Connor qui risquent de sortir littéralement de l’écran ! Les cascades à couper le souffle et les séquences cultes du film devraient ainsi bénéficier d’une seconde jeunesse. Ce portage 3D a été rendu possible par le travail de Studio Canal et de l’entreprise chinoise DMG Entertainment. Le dirigeant de DMG, Dan Mintz, sait que les fans risquent d’être impitoyables face à cette nouvelle version de leur film favori. Il pense sincèrement que cette sortie va marquer les esprits et placer la barre très haut pour les futures générations.

Nous sommes déterminés à apporter la plus haute qualité dans la réalisation de cette conversion afin de répondre aux attentes des très nombreux fans du film à travers la planète.

La technologie utilisée à l’occasion du portage 3D émane notamment de la société StereoD déjà impliquée sur des grosses productions impressionnantes comme Mad Max : Fury Road ou bien encore Rogue One : A Star Wars Story.

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Le réalisateur d’Aliens le retour pourrait également voyager dans le temps à son tour pour le plus grand bonheur des fans de la saga futuriste. James Cameron devrait en effet récupérer les droits de la franchise Terminator en 2019. Des rumeurs évoquaient ces derniers mois la possibilité de voir un nouveau film émerger dans les années à venir. James Cameron plancherait effectivement à ses heures perdues sur le chantier d’un ultime hommage à l’univers de Terminator.  Il souhaiterait confier à Tim Miller (Deadpool) ce prochain et ultime opus qui servirait ainsi de véritable chant du cygne pour la franchise de SF narrant l’affrontement de l’espèce humaine face aux machines et aux plans d’Armageddon de Skynet. James Cameron occuperait les rôles centraux de producteur et de scénariste pour ce futur projet.

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