Un biopic sur l’écrivain J.D Salinger, l’auteur du roman The Catcher in the Rye, bientôt en salles

La vie de l’un des écrivains américains les plus mystérieux sera bientôt abordée dans une œuvre cinématographique. Ce biopic, intitulé Rebel in the Rye, va bénéficier d’une exploitation dans les salles obscures américaines dans les mois à venir.

La société IFC Films a acquis les droits de distribution en Amérique du Nord du biopic du scénariste et comédien Danny Strong sur l’écrivain américain J.D. Salinger d’après des informations de la rédaction de VarietyRebel in the Rye s’annonce comme un film ambitieux sur la jeunesse de l’homme de lettres qui a vécu en ermite de très nombreuses années de sa vie jusqu’à sa disparition en 2010. Ce biopic est basé sur l’ouvrage de Kenneth Slawenski : J.D Salinger : A Life.

Le casting de ce film sur l’une des personnalités majeures de la littérature américaine réunit notamment Kevin Spacey, Zoey DeutchLucy Boynton, Victor Garber, Hope Davis, Brian d’Arcy James ou bien encore Amy Rutberg. Le comédien Nicholas Hoult incarne l’auteur J.D. Salinger qui a immortalisé dans l’imaginaire collectif le personnage du jeune Holden Caulfied dans son roman L’Attrape-Cœurs (The Catcher in the Rye).

Le film de Danny Strong, Rebel in the Rye, doit sortir à l’automne 2017 aux USA. Ce long-métrage a déjà bénéficié d’une projection en avant-première mondiale lors du festival de Sundance en janvier dernier. Aucune date de sortie en France n’a pour l’instant été dévoilée.

L’intrigue se focalisera sur les débuts de la carrière littéraire du jeune Salinger à l’époque où il entamait l’écriture de son chef-d’oeuvre The Catcher in The Rye. Le scénario devrait se concentrer dans un premier temps sur l’influence de son mentor à la prestigieuse Columbia University, le professeur Whit Burnett (incarné par Kevin Spacey). Ses expériences pendant la Seconde Guerre Mondiale seront également abordées. Sa relation amoureuse avec Oona O’Neil (interprêtée par Zoey Deutch) risque d’être bouleversante. La jeune femme s’est en effet finalement mariée avec Charlie Chaplin en 1943.

Les cinéphiles qui avaient apprécié l’immersion de Walter Salles sur les traces de Jack Kerouac dans Sur la route ou l’interprétation de James Franco sous les traits d’Allen Ginsberg dans Howl risquent donc de savourer cette nouvelle exploration de la vie d’une des légendes de la littérature américaine. Salinger a bercé des générations entières de lecteurs sur le spleen adolescent et le passage à l’âge adulte. Sa vie privée et son choix saisissant de se couper du monde après les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont laissé planer beaucoup de mystères et de zones d’ombre. Le biopic de Danny Strong, basé sur l’enquête solide de Kenneth Slawenski, devrait rétablir un certain nombre de vérités et apporter un éclairage passionnant.

Festival

L’Étrange Festival 2026 : Ikatan Darah, la dette de sang

À l'Étrange Festival, Ikatan Darah déploie la fureur chorégraphiée de la maison Iko Uwais. Mega, athlète de pencak silat, riposte contre une mafia locale pour sauver son frère endetté. Antagonistes grotesques, adrénaline continue et un duel à la tondeuse à gazon qui coupe le souffle.

L’Étrange Festival 2026 : Tristes tropiques, le masque de l’épuisement

Élevés dans la loi de la jungle par un Maître aujourd'hui disparu, les tueurs d'élite de "Tristes Tropiques" se déchirent entre rumeurs et soupçons de trahison. Park Hoon-jung filme une fratrie fatiguée par ses propres masques, entre mélancolie stylisée et scènes d'action frontales, jusqu'à un climax à la machette.

L’Étrange Festival 2026 : Ithaqua, le dieu de la famine ressuscite la Hammer

La Hammer ressuscite le mythe du wendigo avec "Ithaqua", film de monstre glacial tourné en Ontario dans des conditions extrêmes. Entre horreur mythologique et survival à la sauce western, ce retour du studio britannique séduit par son atmosphère et ses effets pratiques, malgré des défauts de tons et de rythme.

L’Étrange Festival 2026 : Le sabre des gardiens, une épopée à l’étroit

Chorégraphe historique du cinéma d'action hongkongais, complice de Jackie Chan et des Wachowski sur "Matrix", Yuen Woo-ping signe un wuxia porté par des cascades inédites et une tempête de sable réelle. Un film généreux, où le souffle épique se heurte à une narration trop dense pour son format.

Newsletter

À ne pas manquer

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

La frappe : Sans les mots

La frappe explore avec une caméra au plus près des visages les cicatrices laissées par un père abuseur. Julien Gaspar-Oliveri signe une œuvre tendue et rugueuse, entre drame intime et chronique familiale. Un film qui déroute par son refus de trancher mais finit par séduire lorsqu'il renoue avec une narration plus ferme. Une proposition fragile, parfois monotone, mais qui s'essaye à une certaine forme.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

The Dog Stars : Ridley Scott s’essaie au post-apo (en pantoufles)

Dans un monde post-pandémique, Ridley Scott livre un survival maîtrisé mais sans surprise, porté par Jacob Elordi, Josh Brolin et Margaret Qualley dans les paysages du Colorado.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.