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Séries Mania 2017 : Clique, une série de Jess Brittain

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Clique nous a été présenté par Bryan Elsley (Skins, Dates, scénariste sur Casual…) qui revient sur le devant de la scène en produisant la création d’une toute jeune Britannique bourrée de talent, sa propre fille, Jess Brittain. Une série sur les dérives en milieu universitaire de l’amitié féminine. Un brin de The Neon Demon pour une ambiance à la Match Point, électrique !

Synopsis : Georgia et Holly, deux meilleures amies, commencent ensemble leur première semaine à l’université d’Edimbourg, quand Georgia se retrouve enrôlée dans la Clique : un cercle très restreint de filles appartenant à l’élite. Holly, inquiète pour son amie et quelque peu jalouse, tente de s’infiltrer au sein du fameux groupe.

C’était l’un de ces événements de cette 7ème journée de festival et pourtant il est passé quasi-inaperçu (tellement d’événements et surprises qu’à force plus rien ne sort vraisemblablement du lot). La diffusion des deux premiers épisodes d’une série qui mérite le détour. Clique, arrivé sur écran après plus de 3 années de gestation, aura fait sensation. La création de la fille du showrunner britannique souligne âprement avec justesse et sensibilité l’ambition de jeunes filles comme lobotomisées par l’appât du gain et la carrière professionnelle. A travers les yeux tout d’abord, de Georgia et Holly qui se sont inscrites depuis plus d’un mois à l’université, les codes sont posés. En suivant de près leur intime soirée arrosée, puis la directe attraction pour 4 filles de dernière année, on pourrait croire à un futur jeu sordide lesbien et pourtant, les jeux de pouvoir seront tout autres.

La photographie lisse et satinée pour un éclairage à la densité halogène électrisante permet à la mise en scène sobre et sombre une plus rapide adhésion. On est projeté dans ces deux premiers épisodes comme dans un sablier qui s’écoule vers un instinct de survie contrebalancé par un désir de réussite. Lorsque l’inéluctable reçoit la visite de dame déception, il est évident que l’incompréhension accompagnée d’un certain sentiment de perte nous bouleverse. D’autant plus lorsqu’un suicide a eu lieu en rapport avec la mystérieuse entreprise des McDermid. On ne peut s’empêcher de penser à The Neon Demon, les banquets à la James Bond, les intérieurs chambres à la Buffy, les amphithéâtres à la Harry Potter ou encore certaines ficelles subtilement tirée à la Soderberg ou Fincher sur quelques traits d’humour noir à la Woody Allen… Les références n’ont pas été corroborées par la créatrice et sont propres au plaisir personnel du spectateur, mais prouve une certaine homogénéité dans le caractère bigarré de cette fraîche série, à la fois enténébrée et éclairée. Il ne faut pas chercher trop de nœuds dans les interconnexions, mais seulement l’état brut de ce que l’on donne sans recevoir en retour ou bien l’amère sortie inexpliquée de notre quotidien d’une personne qui nous était proche. A la fois thriller, friendship movie et drame plus mâture que teenage (malgré des relents à la Riverdale), Clique réussit le pari audacieux de captiver. Un nouveau talent donc à suivre, Jess Brittain, qui arrive à capter la féminité dans toute sa complexité sur fond d’intrigue pour l’instant à peine inquiétante…

Clique : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=Yd2fyrPc6gE

Fiche Technique : Clique

Créatrice et scénariste : Jess Brittain
Réalisateur : Robert McKillop
Avec Synnøve Karlsen, Aisling Franciosi, Louise Brealey…
Producteur : BBC Studios, Balloon Entertainment
Vendeur international : all3Media International
Diffuseur : BBC Three 
Royaume- Unis – 2017
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Séries Mania 2017 : le palmarès

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Ce samedi 22 avril, à l’occasion de la soirée de clôture, la huitième édition du festival Séries Mania a dévoilé son palmarès. Parmi la soixantaine de série présentées cette année, onze prix ont été remis.

Le jury de la compétition officielle, présidé par Damon Lindelof (Lost et The Leftovers, et composé d’Aure Atika, Agnieszka Holland, Eytan Fox et Clément Manuel, a attribué quatre prix : le grand prix pour Your Honor, le prix spécial du jury pour I Love Dick, le prix d’interprétation féminine pour la prestation d’Anna Friel dans Broken et enfin le prix d’interprétation masculine pour Kida Khodr Ramadan pour son rôle dans 4 Blocks.

Séries Mania 2017 : le palmarès complet

Grand prix : Your Honor

Créée par Shlomo Mashiach et Ron Ninio,  la série  met en scène un juge brillant et exemplaire, dont le fils adolescent est impliqué dans un délit de fuite et dont la victime se révèle être membre d’une famille de criminels.

Prix spécial du jury : I Love Dick

Adaptée du roman épistolaire éponyme de Chris Kraus, cette série créée par Jill Soloway et Sarah Gubbins, suit les aventures de Chris (Kathryn Hahn), réalisatrice indépendante new-yorkaise qui suit son mari, Silvere (Griffin Dunne) dans la petite ville texane ultra culturelle de Marfa, à la fois coin perdu et « pourri » au beau milieu du désert texan et épicentre « branché » de la contre-culture américaine. Alors que son couple bat de l’aile, l’irruption de Dick dans sa vie va tout bouleverser…

https://www.youtube.com/watch?v=N7m8Xu2iwOk

Anna Friel (Broken) a reçu le Prix d’interprétation féminine pour sa prestation dans la série de BBC, Broken

Créée par Jimmy McGovern, la série relate l’histoire du père Michael, un curé anticonformiste et indépendant à la tête d’une paroisse dans le Nord de l’Angleterre. Dans un portrait social et réaliste de l’Angleterre, Broken raconte le quotidien de cet homme qui doit assurer le rôle de confident, de psy et de confesseur auprès de ses fidèles.

Kida Khodr Ramadan a reçu le Prix d’interprétation masculine pour son rôle de parrain de la mafia à Berlin-Neukölln, dans la série allemande 4 Blocks, créée par Marvin Kren, Hanno Hackfort, Bob Konrad et Richard Kropf .

Kida Khodr Ramadan joue Toni, un gangster qui prépare sa sortie du trafic de drogues mais sa réorientation se complique lorsque son beau-frère se fait arrêter. Cette série de gangster rythmée, ce “Gomorra” allemand, dresse le portrait d’une Allemagne urbaine sous tension.

Prix du public Le spin off de The Good Wife, The Good Fight, suit Les nouvelles aventures de Diane Lockhart.

Un an après les événements de la dernière saison de The Good Wife, ce spin-off créé par Phil Alden Robinson, Robert King, Michelle King, Ryan Pedersen et Joey Scavuzzo, met en scène une énorme escroquerie financière qui détruit la réputation d’une jeune avocate et ruine sa mentor.

Compétition française

Prix de la meilleure série : Transferts

Une série créée par Claude Scasso et Patrick Benedek et bientôt diffusée sur ARTE. Dans un futur proche, le transfert de l’esprit d’un corps à un autre est rendu possible par une substance mystérieuse. Florian, père de famille dans le coma, se réveille un jour dans le corps de Sylvain, un capitaine de police membre d’une brigade spécialisée dans les transferts illégaux. Un thriller d’anticipation ambitieux qui interroge les dérives de la science et la quête insatiable d’immortalité.

Prix d’interprétation masculine : Arieh Worthalter (Transferts)

Prix d’interprétation féminine : Ophélia Kolb (On va s’aimer un peu, beaucoup…)

Deux avocates, une mère et sa fille font le périlleux pari de travailler ensemble. On va s’aimer un peu, beaucoup raconte l’histoire d’une famille qui s’est éloignée et qui va devoir apprendre à coopérer.

Prix de la découverte Mission

Dans cette nouvelle production de -Henri Debeurme, Ami Cohen et Julien Lacombe, on suit une équipe européenne d’astronautes et de scientifiques embarqués dans une mission spatiale, direction Mars. Lorsqu’ils approchent de la planète rouge, ils apprennent non seulement qu’ils ont été devancés par une équipe américaine, mais également que celle-ci, après une vidéo alarmante, ne donne plus de signe de vie. Partis à sa recherche, c’est sur Vladimir Komarov qu’il tombent, un homme envoyé dans l’espace et censé être mort depuis 1967 …

Panorama international / Prix des blogueurs Juda

Dans cette série loufoque, créée par Zion Baruch, Juda, joueur de poker vit de petits trafics, devient la victime des vampire des Carpates. Juda explose les codes du genre avec un scénario original et une mise en scène déjantée.

Séries web et digitales Loulou

Séries Mania a présenté une sélection de séries Web et digitales et  Le prix de la meilleure série Web et digitale a été remis à Loulou, un programme français produit par Arte Creative, mettant en scène la grossesse de Louise Massin, comédienne et une des créatrices de la série.

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Coup de cœur des internautes : Ahi Afuera

Les internautes ont pu voté en ligne pour l’un des coups de cœur digital de l’année. C’est Ahi Afuera créée par Nicolas Perez Veiga, qui a remporté le prix, une histoire d’amour impossible et un braquage qui tourne au cauchemar dans les paysages époustouflants de Patagonie.


Rendez-vous est pris pour l’année prochaine pour une saison 9, même si la décision du gouvernement de créer un Festival international des séries à Lille dès juin 2018 et celle de voir bientôt un festival de Cannes des séries dès avril 2018 a provoqué quelques remous. Il semble bien que nous allons avoir droit à un Séries Mania à l’international, plus exactement à Melbourne du 20 au 24 juillet.

Séries Mania : Atlanta, une série de Donald Glover

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Jeudi 20 avril au festival Séries Mania 2017 nous avons pu découvrir les trois premiers épisodes d’Atlanta, une série qui, selon Charlotte Blum (qui présentait la séance), s’apparente à The Wire, une œuvre qui dit la vérité sur les travers de l’Amérique.

Synopsis : Earn, trentenaire paumé et père de famille fauché, tente de survivre à Atlanta. Il propose à son cousin Alfred, star montante du rap, de devenir son manager.

Charlotte Blum (journaliste OCS) nous a présenté Donald Glover, créateur d’Atlanta, en commençant par nous lire un de ses nombreux tweets existentiels et torturés. Ce jeune trentenaire surdoué, déjà scénariste à 22 ans, joue aussi la comédie (Community, Girls), rappe sous le nom de Childish Gambino et a d’ailleurs obtenu deux Emmys pour sa musique. Aujourd’hui il produit, écrit, réalise et interprète sa série, Atlanta.

La série dépeint le quotidien des quartiers populaires d’Atlanta, que le rêve américain semble avoir oublié, délaissé. Atlanta surprend par son originalité, tout d’abord parce que les personnages ne sont pas ce qu’on imaginait d’eux. Paper Boi, qui dégaine son flingue sur un type qui a cassé son rétroviseur est en fait très loin du stéréotype du rappeur violent et impétueux, au contraire, il a peur de toute la violence qui l’entoure et veut s’en éloigner. Il partage une profonde amitié avec l’illuminé Darius, qui, un couteau dans une main, une assiette de cookies fait maison dans l’autre, sort des phrases existentielles entre deux trips hallucinés. Avec Earn, ils forment un trio de losers magnifiques, un peu paumés, rêvant en grand mais restant assis sur leur canapé à fumer, voulant réussir financièrement mais en gardant néanmoins leur intégrité et leur vision du monde. Et Earn, malgré une jeune enfant à charge et des responsabilités, ne veut pas s’enfermer dans un boulot qui ne lui ressemble pas et continue d’essayer de trouver sa voie. Ce que sa petite-amie lui reproche, déplorant sa rêverie et ses discours philosophiques fumeux.

Atlanta semble en dehors du temps, couverte d’un voile onirique, ne tombant cependant jamais dans le loufoque à outrance : Donald Glover réussit à doser l’absurdité du show avec justesse. Dans ce rythme lent, les personnages semblent totalement déconnectés de la réalité, ne réagissant jamais comme on l’attend. Et pourtant, lorsqu’ils parlent c’est pour dire tout haut ce qu’on pense tout bas, touchant dans le mille à chaque parole. Dans cette ambiance âpre et mélancolique règne un malaise ambiant omniprésent. Une gêne qui fait basculer la série entre rire et malaise, lui conférant un côté controversé et subversif. Car la série traite des travers de l’Amérique sans filtre, sans pour autant tomber dans la critique facile et agressive. Que ce soit l’ami blanc d’Earn qui n’ose plus répéter le mot “negro” lorsqu’Earnest est accompagné de son cousin rappeur, ou le serveur qui félicite Paper Boi pour avoir tiré sur quelqu’un (“you’re a real rapper”), Atlanta réussit à mettre le doigt sur le racisme et la banalisation de la violence aux États-Unis, le tout avec beaucoup de subtilité. Nous poussant alors à la réflexion, nous laissant tirer nos propres conclusions, la série ne nous dit jamais quoi penser des évènements se déroulant sous nos yeux. Usant de beaucoup d’humour et appuyée par les expressions de malaise d’Earn qui semble toujours extrêmement mal à l’aise face aux absurdités et à la violence qu’il observe, Atlanta livre une critique intelligente et subtile de l’Amérique urbaine et de sa communauté afro-américaine avec une poésie touchante et un trio auquel on s’identifie immédiatement.

Atlanta : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=MpEdJ-mmTlY

Atlanta : Fiche Technique

Créateur : Donald Glover
Scénaristes : Donald Glover, Stephen Glover, Jamal Olori, Stefani Robinson, Fam Udeorji
Interprétation : Donald Glover, Brian Tyree Henry, Lakeith Stanfield, Zazie Beetz
Réalisateurs : Hiro Murai, Donald Glover, Janicza Bravo
Producteur : FX Productions
Vendeur international : FNG (Fox Network Group)
Diffuseurs : FX (É.-U.), OCS (France)

États-Unis – 2017

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La Morsure des Dieux de Cheyenne Carron : Critique

La Morsure des Dieux, sortie ce mercredi 26 avril apparaît comme la dernière réalisation en solitaire de Cheyenne Carron. C’est avec une subtilité extrême que la réalisatrice aborde dans son nouveau drame, la thématique du suicide en milieu agricole. Un sujet qui aujourd’hui, touche du doigt la réalité.

Au bord du gouffre

« Il y a environ 500 suicides recensés par an. » Cheyenne Carron.

la-morsure-des-dieux-francois-pouronAprès seize ans de carrière, la signature de Cheyenne Carron est désormais connue de tous : réaliser des drames, qui abordent avec réalité, des thématiques en phase avec la société actuelle. Dans cette dernière réalisation, l’espoir du cinéma français, s’est penché sur un sujet quelque peu polémique mais pourtant bien réel : le suicide en milieu agricole. Ce problème, de plus en plus récurrent de nos jours, trouve ses racines dans le gouffre économique qui, depuis plusieurs années, bouleverse le monde de l’agriculture. De ce drame à la fois politique et social, découle la question du burn-out. La Morsure des Dieux aborde avec sincérité ce sujet, encore trop délaissé par le cinéma français.

Bercé par la découverte de l’amour viscéral, Sébastien (François Pouron) construit une relation profonde dans les bras de Juliette (Fleur Geffrier), une aide-soignante catholique. Leur union apparaît comme un parfum de renouveau sur les terres du Pays Basque. Pourtant, derrière cette image idyllique, se dissimule le drame agricole. De nos jours, tout a changé : l’agriculture tend à devenir une activité professionnelle risquée et complètement délaissée. Entièrement dépendante des grandes firmes, cette dernière essaye de survivre tant bien que mal à la menace de la mondialisation. Mais, elle s’épuise doucement… Ainsi, La Morsure des Dieux permet une certaine prise de conscience à l’égard de ce drame sociétal bouleversant.

L’osmose entre l’Homme et la Terre

« Et j’ai compris que le paganisme était vraiment l’identité des campagnes, avant l’arrivée du christianisme. » Cheyenne Carron.

la-morsure-des-dieux-francois-pouron-fleur-geffrierComment garder foi en la Terre, quand le monde qui a construit nos racines se désintègre sous nos pas ? Cette question existentielle est la clé de ce drame naturellement beau. Au-delà de la profondeur morale, La Morsure des Dieux est un film esthétiquement réussi. La perspective des paysages liée à la beauté des images permettent de ressentir l’osmose qui existe entre Sébastien et la nature. En choisissant d’adopter ce rendu esthétique, Cheyenne Carron réalise un drame visuel et moral, abordant avec profondeur, l’inhabituelle question du paganisme. Ce terme, dérivé du latin pagus, met à l’honneur l’homme du pays, celui qui croit en la religion de sa terre. C’est autour de cette thématique, que s’appuie La Morsure des Dieux. Ce film, s’apparentant à un récit initiatique, nous plonge dans le quotidien spirituel de ce païen. Nous découvrons à travers certaines scènes, des rituels formels tels que les danses traditionnelles basques, ou encore le feu solsticial. Ainsi, en se penchant sur ces traditions populaires, Cheyenne Carron met à l’honneur, la thématique très peu exploitée, du folklore basques.

Le suicide en milieu agricole et le paganisme sont finalement deux sujets étroitement liés. En effet, c’est l’amour de la terre qui pousse l’homme à construire sa vie autour de l’agriculture. Mais c’est également l’écroulement autour de cette passion qui le fait revenir à ses sources et ses racines. Ce terrible drame est donc construit sur un paradoxe incertain, et un cercle vicieux alarmant. Souvent ignorés, ces sujets s’ancrent aujourd’hui pourtant, dans l’air du temps. Sans tomber dans le pathos, Cheyenne Carron fait de ce suicide social, une question existentielle.

Creusant la polémique autour du suicide en milieu agricole, Cheyenne Carron réussit un pari risqué : celui de rendre public un drame social oublié. L’espoir du cinéma français tire aujourd’hui sa révérence devant une œuvre esthétique et militante. 

La Morsure des Dieux : Bande Annonce

La Morsure des Dieux : Fiche Technique

Réalisation : Cheyenne Carron 
Scénario : Cheyenne Carron
Interprétation : François Pouron, Fleur Geffrier, Pierre Molinier, Laurent Lucmaret, Cyrille Campri, Pascal Elso…
Directrice de Production : Julie Guittard
Monteur : Stéphan Kootosüis
Chef Opératrice : Prune Brenguier
Chef Électricienne : Cécile Hannequin
Script Morgane : Saint-Germain
Régisseuse Générale : Julie Guittard
1ère assistante réalisatrice : Lola Breton, Éléonore Jégo
Ingénieur du son : Pierre Desprats
Perchman : Lucas Domejean, Paul Guilloteau
Chef Décorateur : Xavier Vander
Mixeur / monteur son : Edward Pellicciari
Genre : Drame
Durée : 120 minutes
Date de sortie : 26 avril 2017
France-2016

 

Cannes 2017 : Uma Thurman présidente du jury Un certain regard

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Fin du suspense pour les cinéphiles. L’actrice fétiche de Tarantino Uma Thurman sera la présidente du jury Un Certain Regard au festival de Cannes cette année.

C’est désormais officiel. L’actrice Uma Thurman présidera le jury Un certain regard lors de la 70ème édition du festival de Cannes. Ce n’est pas sa première participation au festival cannois, elle avait été membre du jury  en 2011 sous la présidence de Robert de Niro. De plus, elle était à l’affiche du film culte Pulp Fiction de Tarantino qui a remporté la palme d’Or en 1994 et de Kill Bill vol.2 présenté hors compétition en 2004.

En plus d’être une figure emblématique du festival de Cannes, elle est un visage incontournable du cinéma bien que discrète depuis quelques années. Révélée à 17 ans dans Les Liaisons dangereuses, Uma Thurman connaît une filmographie variée entre Pulp Fiction et Batman & Robin en passant par Nymphomaniac. « Films d’action ou d’anticipation, drames intimistes ou comédies légères, sa filmographie s’insère dans un large registre qui témoigne d’un esprit libre et indépendant développé dès son enfance au sein d’une famille hippie » souligne le Festival dans son communiqué. Le choix de l’actrice fétiche de Tarantino a aussi été motivé par l’impact qu’elle a eu sur le cinéma contemporain « En vingt ans de carrière, l’actrice américaine a démontré son audace et son goût du risque… Trouble, sensuelle ou autoritaire, celle qui doit son prénom à la déesse hindoue de la beauté et de la lumière est définitivement entrée au panthéon du 7ème Art en lui offrant plusieurs scènes devenues cultes » ajoute le Festival.

A la présidence du jury Un certain regard, Uma Thurman succède à Marthe Keller, Isabella Rossellini et Pablo Trapero. Les jurés qui seront à ses côtés ne sont pas encore dévoilés, mais la constitution du jury doit respecter la règle de parité. La programmation Un certain regard propose des œuvres singulières dans leur propos et leur esthétique. La sélection comporte seize films dont 7 premiers films. On retrouve notamment des œuvres de Mathieu Amalric, Laurent Cantet, Sergio Castellito ou encore Kiyoshi Kurosawa. De son côté, Uma Thurman sera à l’affiche du prochain film de Lars Von Trier The House that Jack Built, aux côtés de Matt Dillon et Bruno Ganz. Rappelons que le festival se tiendra du 17 au 30 mai 2017. Le palmarès de la programmation Un certain regard sera dévoilé le 27 mai 2017.

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Séries Mania : Downward Dog, une série qui a du chien

Découverte au festival Séries Mania 2017 de Downward Dog, qui suit Martin, un chien philosophe observant le quotidien de Nan, sa maîtresse trentenaire. Leçons d’humanité et humour au programme de la nouvelle sitcom d’ABC.

Synopsis : Le quotidien d’une trentenaire vu à travers les yeux de son chien Martin, canin solitaire et philosophe. Alors que Nan peine à jongler entre sa carrière professionnelle et sa vie sentimentale, Martin, laissé seul de longues journées à la maison, réfléchit au sens de l’existence.

Écrivons-le d’entrée : il ne s’agit pas d’un chien qui parlerait parce que Nan, sa maîtresse, serait folle à lier, tel Jerry dans The Voices. Au contraire, qui se souvient de Dr. Dolittle et de Baxter, ces films où les canins – et d’autres animaux – parlent comme vous et moi ? Justement, Downward Dog poursuit la tradition pour l’amener ailleurs.

Les animaux dotés de réflexions et parole humaines ont amusé dans les animés de Disney et autres films tels Stuart Little. La comédie joue sur leur anthromorphisme, et les différences entre l’homme et ces animaux qui – dotés de parole humaine mais restant eux-mêmes – tiendront des paroles absurdes et loufoques pour les spectateurs humains. Downward Dog redonne le regard à l’animal, non pas parce que l’action prend essentiellement place par son point de vue, mais parce que la série fait du chien un véritable spectateur aussi acteur d’une histoire qui n’est alors pas qu’unilatéralement humaine. Oui, on gloussera et rira à cause des différences de points de vue de Nan et de Martin sur une seule situation, ou encore sur chacun d’entre eux. Mais Downward Dog va plus loin. Alors qu’elle doit proposer un projet important au boulot (une entreprise de mode), Nan voit son travail déchiqueté par Martin. Sa relation amoureuse est incertaine et n’a pas de véritable statut. La jeune femme est triste quand tout à coup, elle voit le regard de son chien. Elle vit une leçon importante qui deviendra son nouveau projet : qu’importe qu’elle grossisse ou maigrisse, qu’importe sa beauté, son chien la regardera toujours avec le même regard. Son projet plaira au client. Son supérieur, un homme opportuniste et incompétent, fera tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Il croira avoir compris son projet lorsqu’il se plongera à son tour ses yeux dans ceux de Martin, considérant que le chien est un être idiot dont le regard vide nous fait à notre beauté. Nan a compris que Martin la respectait, l’aimait pour ce qu’elle était. Martin, lui, nous expliquera être fou amoureux de cette « merveilleuse » femme depuis leur rencontre. Qu’importe son état, qu’importent les tracas de leur relation, Martin l’aime. Et inversement, même si Martin fait ses besoins de temps en temps par terre (notamment pour s’amuser mais sa maîtresse ne le sait pas), même s’il a déchiré son projet, Nan l’aime. Le premier épisode parle ainsi de l’amour d’un couple comme il y a tant.

Les trois autres épisodes traiteront de questions existentielles, et non forcément du couple : ne se sous/surestimeront pas ? Ne faudrait-il pas s’accepter comme on est plutôt que de courir après un modèle inatteignable et empli de défauts ? Qu’est-ce que trahir une relation, et tromper un amour ? Ne manquerait-on pas de recul et de réflexion lorsqu’on se laisse submerger par des émotions instinctives ? Avec le personnage canin de Martin, Downward Dogs se transforme en quête existentielle. Martin n’est pas un prétexte à la mise en place de celle-ci. Non, lui et Nan progressent dans leurs quêtes respectives et communes. Toutefois, la série ne s’envole pas dans des élans lyriques. Le show pense ces sujets lors de leurs expériences dans le quotidien à travers un personnage ou le couple. En proposant un regard canin – relativement anthropomorphisé – et un autre humain, Downward Dogs capte non pas toute la complexité d’un sujet, mais cherche à répondre modestement à celui-ci en observant et comprenant une strate ou plus de l’univers qui compose ce sujet du quotidien.

Car il s’agit enfin de suivre le quotidien de ce couple à la fois typique – bien des gens ont de telles relations avec leurs chiens – et atypique : la télévision donne la parole au chien. Un quotidien absurde, drôle, triste, ennuyant, passionnant ; qui pousse une jeune femme à accomplir ses rêves. Et qui dévoile les sombres et loufoques désirs destructeurs d’un chien nommé Martin contre un chat qui vient le harceler physiquement dans la réalité, et moralement dans ses cauchemars. Mais qui sait jusqu’où ira ce beau duo ?

La nouvelle Sitcom qui sera diffusée chez ABC – à partir du mois de mai – donnera une réponse, on l’espère, très positive. Les quatre épisodes projetés tendent à le croire. À voir si la tenue du show sera aussi constante, et où le récit emmènera les personnages.

Bande-Annonce : Downward Dog

https://www.youtube.com/watch?v=ePcQrc1vrqc

Fiche Technique : Downward Dog

Création et réalisation : Michael Killen, Samm Hodges
Showrunners : Kat Likkel, John Hoberg
Interprétation : Allison Tolman, Lucas Neff, Kirby Howell-Baptiste, Barry Rothbart
Composition : Daniel Bracken
Production : Legendary Television, ABC Studios
Distribution : Legendary Television Distribution
Diffusion : ABC (États-Unis)

États-Unis – 2017

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Séries Mania : rencontre et projection avec Julianna Margulies

Échange avec Julianna Margulies suivi de la projection d’un épisode d’Urgences et d’un autre de The Good Wife, à l’occasion de sa « carte blanche » au festival Séries Mania.

Le vendredi 21 avril, le festival Séries Mania a laissé « carte blanche » à l’actrice Julianna Margulies, actrice connue et reconnue pour Urgences et surtout The Good Wife. L’interprète a ainsi dû proposer au public de revoir deux épisodes de séries dans lesquelles elle a œuvré. Elle a ici proposé un épisode d’Urgences : le numéro 8 de la saison 6 nommé « De grandes espérances » ; et un autre de The Good Wife : l’épisode 16 de la saison 5 appelé « Le dernier appel ».

Avant de laisser place à la projection, un petit échange avec l’actrice engagée a eu lieu.

Comment a-t-elle choisi les épisodes ?

« Ça a été facile pour The Good Wife (mais) difficile pour Urgences car je n’avais pas revu la série depuis longtemps. Ces deux femmes sont seules à la fin des deux épisodes. Mais on ne va pas verser de larmes non plus, moi j’y vois un côté positif. Ce sont toutes les deux des guerrières. Elles trouvent au bout du compte ce dont elles ont besoin. »

Ci-dessous, le générique de la saison 5 d’Urgences, une série de Michael Crichton (Jurassic Park ; Westworld)

Est-ce que ces deux personnages, Carol Hathaway (Urgences) et Alicia Florrick (The Good Wife), ont des points communs ?

« Je crois que le seul point commun entre les deux est la complexité de leurs émotions. Elles ne sont pas très similaires à ces deux femmes, néanmoins elles ont une psyché assez sombre, et ça les travaille. Alicia repousse cet aspect de sa personnalité et de son expérience. Et Carol Hathaway y met fin car c’est trop pour elle. En revanche, ce que j’ai beaucoup aimé chez les deux personnages, c’est leur détermination, leur volonté d’avancer et de progresser. Pour moi, c’est une joie dans les deux cas, d’essayer de trouver en moi les émotions pour parvenir à rendre ces deux aspects des personnages. »

À l’écran, l’émotion est forte dans l’épisode de The Good Wife. Est-ce que jouer ces émotions fortes a été facile ?

« C’était assez difficile. C’était assez facile en ce sens que le scénario était tellement bien écrit, qu’il était tellement formidable que cela me mâchait le travail. C’était vraiment extraordinaire. Je n’avais pas, en tant qu’actrice, à puiser bien loin dans mes émotions nécessaires pour rendre ce que les scénaristes avaient en tête. Mais c’était difficile parce qu’au niveau de la préparation, il m’a fallu une semaine. Au préalable, on avait tourné quatre scènes à la cour. Donc, il fallait se remettre dans un bain différent et rester tout à fait focalisée. (…) Le travail était mâché mais il fallait quand même pouvoir gérer les émotions et les larmes. »

Après l’échange, place à la projection donc, pendant laquelle les spectateurs ont constaté à nouveau le talent de la formidable Julianna Margulies.

Ci-dessous : un teaser de la saison 5 de The Good Wife, une série de Robert King (BrainDead ; The Good Fight).

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Sous le même toit, un film de Dominique Farrugia : Critique

A sa façon, Sous le même toit marque une tentative de la part de Dominique Farrugia d’en revenir à une tradition de comédie de mœurs qu’il nous a déjà prouvé vouloir travailler. Malheureusement pour lui, son envie de s’exprimer avec une certaine tendresse est mise à mal par son humour gras. Un paradoxe qui a touché l’ensemble de sa filmographie.

Synopsis : Après 15 ans de vie commune, le couple que forment Yvan et Delphine est arrivé à bout. Leur décision de se séparer à pour première conséquence de mettre Yvan à la rue. Après quelques jours à abuser de l’hospitalité de ses amis, il n’a pas d’autre choix que revenir chez son ex-femme. Leur cohabitation au quotidien, et sous les yeux de leurs enfants, se montre rapidement chaotique.

La stratégie de la lose

sous-le-meme-toit-louise-bourgoin-et-gilles-lelloucheEn 1996, alors que les Nuls venaient de rencontrer le succès grâce à La Cité de la Peur deux ans plus tôt, Dominique Farrugia est le premier de la bande à s’essayer à la réalisation. Il signe alors Delphine 1 – Yvan 0, une comédie romantique assez maladroite mais surprenante par son ton léger en rupture avec les gags à tendance scato auxquels nous avait habitué son réalisateur sur le petit écran. Pourquoi ce rappel ? Parce que, vingt ans et quatre films plus tard, c’est très clairement vers ces racines que revient Farrugia. En mettant en scène le divorce d’un homme et femme quadragénaires prénommés Yvan et Delphine, c’est même très clairement une fausse suite qu’il nous propose.  Le premier reproche pourrait alors être de ne pas avoir refait appel aux mêmes acteurs, mais ce serait oublier que le couple de 1996 était composé de Julie Gayet, que l’on sait rare sur les écrans et occupée par son amant qui sera lui aussi chassé de chez lui sous peu, et de Serge Hazanavicius, qui est loin de posséder le talent de son frère Michel. En les remplaçant par Louise Bourgoin et Gilles Lellouche, Farrugia compose l’un des couples les plus glamour que l’on puisse imaginer dans le cinéma français.

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Pourtant le charme de ses deux acteurs principaux ne fait pas tout. Et les faire se balader à poil pour l’un et en robe sexy pour l’autre ne suffit même pas pour faire oublier le manque de passion qui se dégage de leurs scènes en commun. C’est bien là le premier véritable souci de ce film : Lellouche et Bourgoin sont en roue libre et lâchent quelques répliques amusantes de temps en temps, mais dès qu’ils sous-le-meme-toit-louise-bourgoinsont ensemble, l’alchimie ne passe pas. Qu’il faille qu’ils s’engueulent ou qu’ils se réconcilient, les deux comédiens semblent être en compétition et entrent dans une surenchère théâtrale qui, certes peut être drôle, mais qui en l’occurrence vient s’opposer à l’effet émotionnel recherché. L’une des conséquences directes est que seules leurs scènes individuelles fonctionnent, ne faisant qu’amplifier un second problème, plus gênant encore : son rythme en dent de scie.

Il semble qu’il sorte une comédie française toutes les semaines en ce moment. La preuve d’une production en effervescence mais surtout un calendrier surchargé qui bouchonne leur exploitation respective. Dans le lot, entre un Boule et Bill 2 et un A Bras Ouverts tous deux exécrables, le vaudeville de Dominique Farrugia est sans doute la meilleure occasion de rigoler un peu… en attendant Jour J la semaine prochaine.

Puisque la comparaison est impossible à éviter, Sous le même toit mélange les formules de Papa ou Maman et de L’économie du Couple, sans jamais réussir à atteindre ni l’humour grinçant du premier ni, moins encore, la sincérité poignante du second. C’est sans doute sa construction qui empêche à ses effets de se faire ressentir. Avec un scénario qui met au moins une demi-heure à poser son postulat de départ, et qui de plus prend la forme d’un flashback illustré de façon terriblement pénible, les ruptures de rythme se multiplient et les gags en viennent à se faire attendre. Si, à l’inverse, un surplus de gags lourdingues se serait fait au dépriment du sujet, ici les scénaristes semblent presque en mal d’inspiration tant la plupart des situations paraissent déjà-vu et exploités sans grande originalité puisqu’elles s’orientent immanquablement vers une certaine vulgarité pas forcement opportune.

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sous-le-meme-toit-gilles-lellouche-beau-gosseIl faut au moins reconnaitre à Dominique Farrugia d’avoir voulu aborder des sujets graves. Pourtant, en poussant chaque situation jusqu’à l’absurde, le regard qu’il porte notamment sur le drame de cet homme à la rue ou de ces enfants privés de repères familiaux, tout en gardant à leur égard une certaine complaisance, ne dégage aucune émotion et ne fait que trop rarement sourire. N’en reste pas moins, entre deux blagues de cul assumées, quelques effets comiques relativement réussis. Ce sont souvent aux personnages secondaires qu’on les doit. Les plus visibles sont les deux jeunes acteurs qui prêtent leurs traits à Violette et Lucas – les enfants d’Yvan et Delphine – et qui volent littéralement la vedette aux adultes chaque fois qu’ils en ont l’occasion, et ce dès les tous premiers plans. A l’inverse, à chaque fois qu’ils sont entre eux, les enfants semblent réciter leur texte sans y croire, en particulier dans les dialogues lors du mariage (marque évidente de scènes tournées à posteriori du reste malgré le poids qu’elles font peser sur la narration !). Les scènes où les deux divorcés sont entre amis, parmi lesquels Manu Payet et Marilou Berry livrent une prestation sympathique dans des rôles qui leur sont familiers, sont clairement les meilleurs moments du film. Des passages qui se comptent sur les doigts d’une main mais où l’équilibre entre l’humour et l’émotion se stabilise et sauvent ainsi le long-métrage du naufrage total. On notera aussi la présence accablante de caméos parfaitement superflus, à commencer par ceux de Marie-Anne Chazel et de Dominique Farrugia en personne, qui semblent n’être là que pour le plaisir d’être vus.

Sous le même toit est symptomatique de la comédie consciente de manquer d’idées : elle essaie de compenser ses lacunes en étirant chacune de ses scènes et en misant sur ses acteurs pour faire de leur cabotinage le principal effet comique. Bien que les rares scènes et répliques un tant soit peu rigolotes aient la décence de ne pas tomber systématiquement à l’eau, l’ensemble reste relativement anodin. Il vire même au médiocre dès qu’il s’agit de traiter de thématiques aussi épineuses que la crise du logement. En somme, un petit film idéal pour une première partie de soirée  sur TF1.

Sous le même toit : Le bêtisier (parce que la bande annonce, c’est déjà les scènes les plus drôles!) 

Sous le même toit : Fiche technique

Réalisation : Dominique Farrugia
Scénario : Dominique Farrugia et Laurent Turner
Interprétation : Gilles Lellouche (Yvan), Louise Bourgoin (Delphine), Kolia Abiteboul (Lucas), Adèle Castillon (Violette), Manu Payet (Nico), Marilou Berry (Melissa), Julien Boisselier (William)…
Image : Rémy Chevrin
Montage : Antoine Baudoin
Musique : Julien Jaouen
Production : Dominique Brunner
Société de production : ProductionEuropaCorp, TF1 Films Production
Distribution : Europacorp
Récompenses et festival : Prix du Jury au Festival de l’Alpe d’Huez 2017
Durée : 93 minutes
Genre : Comédie
Date de sortie : 19 avril 2017
France-2016

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Cannes 2017 : La Semaine de la Critique se dévoile enfin

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Section parallèle de l’édition du Festival de Cannes 2017, la Semaine de la Critique vient de dévoiler sa sélection.

Si les regards sont constamment tournés vers les sélections officielles du Festival de Cannes, il ne faut pas oublier les sélections parallèles qui offrent un autre panorama du cinéma mondial, plus mineur mais pas moins inintéressant qui permet de découvrir les talents de demain. Depuis 1962, elle s’est fixée pour mission de mettre à l’honneur les premières et deuxièmes œuvres des cinéastes du monde entier.

L’an passé, c’est à la Semaine de la Critique que les festivaliers ont pu découvrir pour la première fois Grave de Julia Ducournau, qui recevra le Prix de la Critique Internationale et connaîtra le succès qu’on lui connaît aujourd’hui. C’est d’ailleurs l’équipe du film qui est sur l’affiche de l’édition 2017 de la Semaine de la Critique. Après avoir vu 1700 courts métrages et 1250 longs métrages, le Délégué Général Charles Tesson vient de révéler la liste des 11 longs métrages et des 13 courts métrages qui composent la sélection officielle. Dans la catégorie longs métrages, il faut souligner un éclectisme international qui a favorisé la production française avec quatre films sélectionnés, tandis que le continent sud-américain est le plus représenté en compétition avec trois films. L’Iran, le Japon et les États-Unis complètent cette sélection.

Cette édition se tiendra du 18 au 26 mai prochain et sera présidé par Kleber Mendonça Filho, le réalisateur du remarqué Aquariusqui attribuera le Prix Nespresso aux meilleurs films des deux compétitions.

La sélection complète de la Semaine de la Critique :

Film d’ouverture
Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza (Italie)

Séances spéciales
Petit paysan de Hubert Charuel (France)
Une vie violente de Thierry de Peretti (France)

Compétition
La Familia, de Gustavo Rondon Cordova (Vénézuela)
Los Perros de Marcela Said (Chili)
Oh Lucy ! de Atsuko Hiranayagi (Japon)
Gabriel e a montanha de Fellipe Barbosa (Brésil)
Ava de Lea Mysius (France)
Tehran Taboo de Ali Soozandeh (Iran)
Makana de Emmanuel Gras (France)

Clôture
Brigsby Bear de Dave McCary (Etats-Unis)

Compétition courts métrages
Los Desheredados (Les Déshérités) de Laura Ferrés
Ela – Szkice na Pozegnanie de Oliver Adam Kusio
Les enfants partent à l’aube de Manon Coubia
Jodilerks Dela Cruz, Employee of the Month de Carlo Francisco Manatad
Möbius de Sam Kuhn
Najpiekniejsze fajerwerki ever (The Best Fireworks Ever) de Aleksandra Terpinska
Real Gods Require Blood de Moin Hussain

Séances spéciales courts métrages
After School Knife Fight de Caroline Poggi et Jonathan Vinel
Mauvais Lapin de Carlos Conceição
Les Îles de Yann Gonzalez

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Paix à leurs armes : Abdel Raouf Dafri développe une mini-série sur le fondamentalisme pour Arte

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Le scénariste Abdel Raouf Dafri, qui avait récemment signé la saison 4 de Braquo, travaillerait sur un nouveau projet avec un thème très sensible. Cette mini-série allemande pourrait être accessible sur Arte en 2018.

Abdel Raouf Dafri travaillerait à l’écriture et au développement d’une nouvelle série fascinante intitulée Paix à leurs armes. Ce projet, en partenariat avec Arte, devrait aborder en toile de fond le sujet sensible du fondamentalisme religieux. La dernière œuvre cinématographique sur cette thématique au parfum de soufre n’a pas pu bénéficier d’une exploitation dans les salles obscures. La sortie de Made In France de Nicolas Boukhrief a été purement et simplement annulée après les attentats de Novembre 2015. Même scénario récemment pour Bastille Day (le contexte terroriste du film) ou Black (lié à la violence du film et à des débordements dans les salles en Belgique). Seule la mini-série en deux épisodes Nom de code : DP de Patrick Dewolf et Frédéric Krivine avec Maher Kamoun, Anne Brochet et Rachid Benbouchta avait marqué les esprits et pu être diffusée sur France 3 dans les années 2000.

Abdel Raouf Dafri – scénariste des saisons 2, 3 et 4 de Braquo et des deux biopics sur l’ennemi public numéro un, Jacques Mesrine – devrait donc bénéficier du format particulier d’une mini-série pour retrouver l’univers du fondamentalisme religieux qu’il a exploré de manière fascinante et à travers le prisme carcéral dans le scénario d’Un Prophète de Jacques Audiard.

Abdel Raouf Dafri s’est donc récemment confié à l’AFP sur cette future série. Ce programme intitulé Paix à leurs armes se déroulera sur « fond d’islamisme ». Ce projet avec Arte est en réalité une adaptation d’un roman éponyme de l’auteur Oliver Bottini. L’intrigue du roman plongeait les lecteurs dans un thriller captivant.

Constantine, octobre 2012 : Peter Richter, cadre d’une importante entreprise d’armement allemande, est enlevé par des terroristes. Si les services secrets algériens privilégient immédiatement la thèse d’un groupe islamiste, pour Ralf Eley, chargé de la sécurité à l’ambassade d’Allemagne, quelque chose ne colle pas. Malgré les mises en garde du pouvoir, il décide de mener sa propre enquête. Les pistes qu’il suit le conduisent à une mystérieuse organisation et au cœur du monde très opaque des fabricants d’armes.

Abdel Raouf Dafri a donc adapté cet ouvrage en un thriller politique pour les besoins d’Arte. La mini-série devrait s’étendre sur trois épisodes de 52 minutes chacun.

Dans son entretien auprès de l’AFP, le scénariste français s’est dit impressionné par la qualité du roman.

J’ai été soufflé par la force de l’histoire et des personnages. [L’auteur] aborde une chose que l’on ne sait pas : c’est que l’Allemagne est aujourd’hui (avec la Russie) le principal fournisseur de l’Algérie dans les ventes d’armes.

Le suspense risque d’être insoutenable dans la mini-série Paix à leurs armes. Selon son scénariste, l’intrigue sera sur :

fond d’islamisme et de coup d’Etat avec deux personnages principaux : Amel Samraoui, une juge d’instruction algérienne et Ralf Eley, un flic allemand.

Selon la compagnie Watch Next Media qui co-produit la série, le tournage de Paix à leurs armes devrait débuter au printemps 2018. Le casting de la série devrait être composé principalement d’acteurs allemands. Paix à leurs armes bénéficie du soutien du Fonds franco-allemand accordé par le CNC (Centre national du cinéma) et par la Filmstiftung de Nord-Westphalie-Rhénanie.

L’aventure de cette mini-série a été proposé à Abdel Raouf Dafri au moment où il terminait l’écriture d’un projet personnel qui lui tenait particulièrement à cœur : l’écriture de son premier long-métrage en tant que réalisateur. L’Algérie, les fantômes du passé, de la colonisation et de la guerre devraient être au centre de ces deux projets ambitieux pour Abdel Raouf Dafri :

A travers l’intrigue [de la série], on revisite le passé d’une Algérie colonisée par la France. Et ça, c’est ce qui m’excite le plus! […] La guerre d’Algérie est au cœur de mon projet de film en qualité de scénariste et de réalisateur.

Ce projet personnel de tout premier film derrière la caméra serait en cours de montage financier. Cette période trouble de la guerre en Algérie et de la colonisation française servira également de toile de fond au prochain long-métrage de la réalisatrice de Divines, Houda Benyamina, avec For Assia.

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Séries Mania : Ride Upon The Storm, une série d’Adam Price

Découverte au festival Séries Mania 2017 de Ride Upon The Storm, qui suit une famille de chrétiens danois pris dans des tourments politiques et intimes.

Synopsis : De nos jours, au Danemark. La famille Krogh est issue d’une longue lignée de pasteurs. Le père brigue l’évêché de Copenhague. Le fils aîné Christian se cherche sans parvenir à s’accomplir. Auguste, le benjamin, marié, est le pasteur d’une église dans la capitale. Chacun cherche sa voie, entre éveil à la foi et perdition.

La nouvelle série d’Adam Price aura suscité bien des attentes. Ride Upon The Storm aura aussi provoqué bien des réactions dans la salle. Des spectateurs étaient intrigués – certains probablement passionnés -, d’autres se sont endormis au cours de la projection du premier épisode. Beaucoup ont quitté la salle à la fin de l’épisode.

L’intrigue du nouveau show signé Adam Price (Borgen) n’est pourtant pas sans intérêt. Observer la politique cléricale danoise ne manque pas de croustillant, surtout lorsque l’un des deux candidats au poste d’évêque de Copenhague n’est autre que Lars Mikkelsen, acteur que l’on a adoré détester dans le rôle du président russe de House of Cards. Le père de la famille Krogh paraît sympathique au premier abord, droit. Puis il révèle sa position dangereuse sur l’Islam, tandis que la caméra nous expose ses trahisons successives. En effet, il trompera sa femme à plusieurs reprises ; il laissera sa famille sans nouvelles après les résultats défavorables de l’élection, pour aller boire, beaucoup, encore, jusqu’à ce qu’un de ses compagnons le trouve enfin et le ramène chez lui. Il aura prêché la parole de Dieu à un homme qui a failli mourir. Ce dernier acceptera sa Foi, et mourra plus tard. Justement le père devait gérer la cérémonie, mais il est encore éméché. L’un de ses deux fils, pasteur, prend la relève. Le père, saoul, lui dit des propos abominables, trahissant à nouveau la confiance du fils envers son père, et aussi la confiance d’un pasteur envers un autre « homme de Dieu ». Et pourtant, après un laps de temps à balbutier, avoir des propos maladroit puis un long silence, le père saura trouver les mots pour parler de cet homme bon qui les a quittés. Alors que son discours était de plus en plus beau, l’homme semblait regagner sa Foi, auparavant abimée par ses trahisons successives et noyée dans l’alcool.

« J’ai toujours été fasciné par le concept de la foi »

– Adam Price, en 2015 –

La Foi, voilà un sujet fort (brillamment traité par Martin Scorsese dans Silence) et passionnant pourtant peu connu du grand public qui considère de manière ambivalente la religion comme un système, ou comme croyances. Mais où se situe la foi là-dedans ? D’ailleurs, qu’est-ce que la foi ? Aussi, la religion est-elle forcément liée à l’être religieux ? Et puis, le religieux (du latin religere soit « relié à Dieu ») n’est-il aujourd’hui que le descendant d’une famille aux mœurs conservatrices (dont le catholicisme fait ici partie) ? Ou, est-il un politicien œuvrant dans un autre système politique ? Est-il un homme dévot au point de sembler être un fou dangereux auprès de ses petits enfants ? Enfin, l’homme de foi, l’être spirituel, existe-t-il encore aujourd’hui ?

Autant de questions que la série va poser, sans véritables réponses fondées, et surtout sans jugements. La caméra observe les réactions émotionnelles et réflexives de ses personnages, parfois interrogatives, parfois emplis de colère, parfois jugeurs. Mais la caméra, elle, reste en recul.

Et pourtant, la série n’a pas provoqué des réactions passionnées sur la majorité du public. Comment peut-on expliquer cela ? Un élément de réponse peut être proposé : si l’intrigue, le travail de la caméra et le casting fonctionnent, la réalisation – dans son ensemble – ne parvient pas à mettre en scène la tension au sein de son récit, dont les enjeux peinent à prendre leur élan. Bon gré une introduction mystérieuse et forte en émotions et interrogations, le show semble ensuite englué dans une sorte d’observation de son propre récit. Toutefois, ce choix « artistique » – si tant est qu’il en est conscient – empêche le spectateur de pouvoir s’insérer émotionnellement dans cette intrigue qui ne le concerne pas forcément. Quand bien même on trouve à nouveau dans une série des personnages abimés, une intrigue emplie de trahisons, et des rivalités mises en place pour la suite, le show peine à mettre en scène tous les enjeux et toutes les tensions qui devraient être présentes ici. Par manque d’animation, de souffle de vie, Ride Upon The Storm passe de série au fort potentiel à une œuvre anecdotique et muséale. On aurait aussi apprécié un travail visuel plus mystique quant à la question de la foi. Une déception, peut-être rattrapée par la suite de la saison, espère-t-on malgré tout.

Fiche Technique : Ride Upon The Storm – Épisode 1 & 2

Titre original : Herrens Veje
Création : Adam Price
Scénario : Adam Price, Karina Dam, Poul Berg
Réalisation : Kaspar Munk, Seren Balle, Louise Friedberg, May el-Toukhy
Interprétation : Lars Mikkelsen, Ann Eleonora Jorgensen, Simon Sears, Morten Hee Andersen
Composition : Kristian Leth, Fridolin Nordso
Production : DR Drama en coproduction avec ARTE France et SAM le Français
Distribution : STUDIOCANAL (International)
Diffusion : DR1 (Danemark) ; Arte (France et Allemagne)

Danemark – 2017

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Séries Mania 2017 : compétition de webséries et digitales

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Pour la première fois en cette 8ème édition, les webséries et digitales sont à l’honneur, avec une compétition qui leur est propre. 5 formats courts présentés en avant-première et soumis à un jury de professionnels…

Les trois personnalités décisionnaires sont Jérôme Fansten, scénariste et réalisateur, Titou Lecoq, écrivaine et bloggeuse et Eric Laroche, anciennement responsable éditorial de la chaîne Canal + Séries et  actuellement directeur du développement à Empreinte Digitale. La salle 500 est moyennement comble, mais l’attente certaine pour 5 pays en compétition et des genres tous azimut: comédies, thriller policier, autobio, vrai faux docu…

BKPI de Hye Hung Park ★★★☆☆

On peut lire sur le programme Séries Mania propagandiste à propos de BKPI, « (…) redore comme Sweet/Vicious le blason du vigilante movie ». L’humour étant très proche de la moderne adaptation Kim’s Convenience, cette mini webserie de 3 fois 14 minutes produite par Super Deluxe est un concentré de travail avorté par un désir ambigu de faire rire et réfléchir en même temps. La retranscription quasi-documentaire de la vie de quartier couplé à un montage vidéo un peu mou ne favorise pas l’adhésion, mais est appréciable pour ses actrices de couleurs et touchantes.

∅ [œ] (île) de Cyrinne Arrar, Guillaume Fillion et Christophe Coffre ☆☆☆☆☆

Malgré de beaux effets visuels, le policier façon noir nordique copie les formes déjà mille fois exploitées pour une ersatz d’intrigue « sur-cousue » sur fond d’ostracisme et racisme et une héroïne écrite sur un schéma usé. Si on est pas capable à trois plumes de proposer de l’originalité percutante dans un monde saturé du genre policier (entre autre), on ferait mieux de laisser la place à d’autres talents plus économes. Ou est-ce juste le pilote qui cumule toutes ces tares, car l’animalisme présente par la suite dans des paysages somptueux pourrait peut-être rattraper l’ennui? Retournons donc à Jour Polaire ou The Killing

La théorie du Y  de Caroline Taillet et Martin Landmeters ★★★☆☆

Élue par les internautes sur le site de la RTBF comme le meilleure pilote parmi une sélection de 5 weséries, La Théorie du Y fait se côtoyer l’amateurisme et le fascinant. Les problématiques de la bisexualité sont traitées « urbainement » comme Search Party ou Girls, à l’exception que la ville n’est pas si grande ou oppressante que pourrait être une capitale telle que Paris. Si le premier épisode semble maladroit ou interprété comme un film de fin d’étude trop rigide, le deuxième déploie une plus grande habileté à tirer sur le sensible en faisant appel au flashback et les souvenirs de lycée/collège déterminants. Le sourire apparaît donc plus naturel, mais l’ensemble, convenu et méthodique, manque de fluidité. Une héroïne familière dans une épopée singulière sur l’identité sexuelle…

People you may know de Zandile Tisani ★★☆☆☆

Première apparition de l’Afrique du Sud dans cette compétition, cette dram(web)édie s’attache à dépeindre les portraits de trois amies dans l’errance de leurs propres choix. Si le rythme manque d’hétérogénéité, les personnages de caractères, le récit de but précis, le spectateur finit trop rapidement par se désintéresser de ce qui semble être une métaphore même d’une recherche objective sur les directions existentielles. Difficile de l’apprécier donc à sa juste valeur. (Atlanta dans un mauvais film de Jarmush)

The man woman case d’Anaïs Caura ★★★★☆

Grosse surprise, cette websérie d’animation coproduite par 2p2l (…), par une simplicité cosmique entre noir et blanc, perd le spectateur dans un imbroglio visuel enchanteur. Elle semblerait être une enquête dans l’Australie des années 20, mais en passant par le western, le maritime et le policier, l’intrigue sous ecsta est contrebalancé par l’audace graphique du coup de pastels à huile. A suivre !

Lifer de Franck Khalfoun et Jimmy Halfon ★☆☆☆☆

A la manière de Making a murderer sur Netflix, ce vrai faux documentaire sur un soi-disant Adolfo Ramirez surnommé « L’Ecorcheur » durant les années 80/90, brouille toutes les pistes pour nous proposer d’aller à la rencontre d’un esprit criminel bolivien. Réelles interviews et images d’archives constituent le cœur de ces 10 minutes qui paraissent interminables tellement la vrai fausse immersion est froide et sans originalité. On assiste platement à un procès virtuel sans intentions pour le bien de Studio +.

Loulou d’Alice Vial, Louise Massin et Marie Lelong ★★★★★

Après Florence Foresti et son discours acerbe et hilarant sur la grossesse ou la série canadienne Working Moms sans pitié sur l’instinct maternel, Louise Massin ajoute son grain de sel décalé et irrésistible à l’édifice. En mettant en scène ses propres troubles et ses peurs de femme enceinte dans des situations pittoresques, comme le shooting photo animalier avec Philippe Rebbot (Mariage à Mendoza, Tristesse Club, L’Effet aquatique) ou la réunion façon Tupperware avec Isabelle Vitari (Nos chers voisins) en mère hippie dérangée, l’actrice/créatrice mérite toute notre attention. Une claque pleine de bon sens ! A savoir pourquoi est-ce qu’étaient diffusés deux épisodes de fin de saison… Les débuts étaient-ils bancals ?

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