Séries Mania : rencontre et projection avec Julianna Margulies

Échange avec Julianna Margulies suivi de la projection d’un épisode d’Urgences et d’un autre de The Good Wife, à l’occasion de sa « carte blanche » au festival Séries Mania.

Le vendredi 21 avril, le festival Séries Mania a laissé « carte blanche » à l’actrice Julianna Margulies, actrice connue et reconnue pour Urgences et surtout The Good Wife. L’interprète a ainsi dû proposer au public de revoir deux épisodes de séries dans lesquelles elle a œuvré. Elle a ici proposé un épisode d’Urgences : le numéro 8 de la saison 6 nommé « De grandes espérances » ; et un autre de The Good Wife : l’épisode 16 de la saison 5 appelé « Le dernier appel ».

Avant de laisser place à la projection, un petit échange avec l’actrice engagée a eu lieu.

Comment a-t-elle choisi les épisodes ?

« Ça a été facile pour The Good Wife (mais) difficile pour Urgences car je n’avais pas revu la série depuis longtemps. Ces deux femmes sont seules à la fin des deux épisodes. Mais on ne va pas verser de larmes non plus, moi j’y vois un côté positif. Ce sont toutes les deux des guerrières. Elles trouvent au bout du compte ce dont elles ont besoin. »

Ci-dessous, le générique de la saison 5 d’Urgences, une série de Michael Crichton (Jurassic Park ; Westworld)

Est-ce que ces deux personnages, Carol Hathaway (Urgences) et Alicia Florrick (The Good Wife), ont des points communs ?

« Je crois que le seul point commun entre les deux est la complexité de leurs émotions. Elles ne sont pas très similaires à ces deux femmes, néanmoins elles ont une psyché assez sombre, et ça les travaille. Alicia repousse cet aspect de sa personnalité et de son expérience. Et Carol Hathaway y met fin car c’est trop pour elle. En revanche, ce que j’ai beaucoup aimé chez les deux personnages, c’est leur détermination, leur volonté d’avancer et de progresser. Pour moi, c’est une joie dans les deux cas, d’essayer de trouver en moi les émotions pour parvenir à rendre ces deux aspects des personnages. »

À l’écran, l’émotion est forte dans l’épisode de The Good Wife. Est-ce que jouer ces émotions fortes a été facile ?

« C’était assez difficile. C’était assez facile en ce sens que le scénario était tellement bien écrit, qu’il était tellement formidable que cela me mâchait le travail. C’était vraiment extraordinaire. Je n’avais pas, en tant qu’actrice, à puiser bien loin dans mes émotions nécessaires pour rendre ce que les scénaristes avaient en tête. Mais c’était difficile parce qu’au niveau de la préparation, il m’a fallu une semaine. Au préalable, on avait tourné quatre scènes à la cour. Donc, il fallait se remettre dans un bain différent et rester tout à fait focalisée. (…) Le travail était mâché mais il fallait quand même pouvoir gérer les émotions et les larmes. »

Après l’échange, place à la projection donc, pendant laquelle les spectateurs ont constaté à nouveau le talent de la formidable Julianna Margulies.

Ci-dessous : un teaser de la saison 5 de The Good Wife, une série de Robert King (BrainDead ; The Good Fight).

[irp]

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.