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Il a déjà tes yeux, un film de Lucien Jean-Baptiste : Critique

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Sortie au cinéma au début de l’année, la quatrième réalisation de Lucien Jean-Baptiste (également acteur), Il a déjà tes yeux avait dépassé le million de spectateurs dans les salles. Retour sur cette comédie autour de l’adoption, de la tolérance et du vivre-ensemble.

Synopsis : Paul et Salimata Aloka vont devenir parents : leur dossier d’adoption est accepté. Mais le petit Benjamin est un joli gamin blond aux yeux bleus… or les Aloka sont Noirs. Mais comment gérer cette situation entre le scepticisme de l’assistante sociale, Madame Mallet, et les parents de Salimata, très attachés aux traditions africaines ? Paul, Salimata et Benjamin pourront-ils former une famille et surtout la faire accepter ?

Depuis ses débuts derrière la caméra (La Première Etoile, 30° Couleur, Dieumerci !), l’acteur et réalisateur martiniquais Lucien Jean-Baptiste utilise l’humour comme arme pour véhiculer des messages prônant la tolérance. Il a aussi le mérite de mettre en avant des personnages Noirs parmi ses personnages principaux, hélas encore en minorité dans le paysage audiovisuel français. On peut même affirmer qu’il est actuellement l’un des seuls réalisateurs à traiter de la question noire. Cela dit, il ne faut pas s’attendre à un résultat corrosif et hilarant : Lucien Jean-Baptiste a toujours privilégié la tendresse. Tendre, Il a déjà tes yeux, l’est par moments. En revanche, il est rarement drôle alors qu’il a été vendu comme une comédie. On n’évite pas les bons sentiments et un scénario parfois tiré par les cheveux (la fin en particulier). S’il n’est pas catastrophique contrairement à un certain nombre de comédies françaises actuelles, ce film n’est pas non plus réussi.

Ce résultat trop gentillet et oubliable est d’autant plus frustrant face à une histoire qui a un énorme potentiel sur le papier. En effet, Lucien Jean-Baptiste joue sur une inversion de rôles à la fois crédible et peu ordinaire : alors que notre société accepte de plus en plus des parents Blancs ayant un enfant de couleur noire, la société semble moins ouverte à imaginer le cas contraire, c’est-à-dire des parents Noirs (ou en tout cas d’une autre couleur de peau) ayant un enfant Blanc. Hélas, le long-métrage n’est jamais original contrairement à son sujet. Ainsi, tous les clichés sont présents : la méchante assistante sociale (mais qui a quand même du cœur), le pote relou aux dents dégueulasses qui n’a pas d’emploi mais squatte chez tout le monde, l’amie donneuse de leçons, les parents africains dans tout ce que le spectateur lambda peut imaginer etc.

Surtout Il a déjà tes yeux manque cruellement de rythme. Assez court (il a le format habituel d’une comédie), des longueurs se font pourtant réellement sentir dès les premières minutes : peu de séquences sont pertinentes et accrocheuses et le reste est parfois plus proche d’un remplissage qu’autre chose. C’est comme si les scénaristes n’avaient finalement rien à raconter. Au lieu d’être face à une comédie qui aurait pu être fraîche et originale, il s’agit d’un (télé)film formaté et mou du genou. Les acteurs ne sont pas toujours bien employés.

Si Aïssa Maïga est remarquable dans le rôle de cette jeune mère douce et Zabou Breitman plutôt crédible dans le rôle de cette assistante sociale a priori sévère et intrusive (on pense à son interprétation dans Discount), en revanche Vincent Elbaz est très lourd dans le rôle du pote cas social de service et Lucien Jean-Baptiste livre une prestation certes correcte mais légèrement éteinte.

Si Il a déjà tes yeux est certes une comédie (pas drôle) sans prétention transmettant de beaux messages de tolérance sur l’acceptation des différences et interrogeant sur le vivre-ensemble, les bonnes intentions n’effacent pas ses défauts.

Il a déjà tes yeux : bande-annonce

Il a déjà tes yeux : Fiche Technique

Réalisation : Lucien Jean-Baptiste
Scénario : Lucien Jean-Baptiste, Marie-Françoise Colombani et Sébastien Mounier
Interprètes : Aïssa Maïga, Lucien Jean-Baptiste, Vincent Elbaz, Zabou Breitman
Producteurs : Maxime Delauney et Romain Rousseau
Société de production : Nolita Production
Distributeur : UGC Distribution
Durée : 95 minutes
Genre : comédie
Date de sortie : 18 janvier 2017

France  – 2016

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Leatherface : Le prequel de Massacre à la tronçonneuse réalisé par des frenchies !

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La rédaction de Bloody-Disgusting vient de dévoiler en exclusivité la bande-annonce et les dates de sortie du film Leatherface. Ce long-métrage horrifique réalisé par Alexandre Bustillo et Julien Maury va raconter la genèse du film culte de Tobe Hooper, Massacre à la tronçonneuse !

La bande-annonce terrifiante de Leatherface est enfin accessible grâce à la rédaction de Bloody-Disgusting. Les deux réalisateurs français Alexandre Bustillo et Julien Maury (A l’intérieur, Aux yeux des vivants) vont embarquer les spectateurs dans un road-movie en plein cœur du Texas pour une séance de montagnes russes ponctuées de scènes de terreur et de grands frissons. Les plats en sauce dégustés par les jeunes adolescents du film pourraient bien malheureusement avoir un arrière-goût atroce… de chair humaine !

Leatherface est en effet un pari risqué à Hollywood pour les deux réalisateurs «  frenchies ». Ils ont tenté, à travers leur film, de relancer la franchise Massacre à la Tronçonneuse, quelque peu essoufflée après le volet 3D et des remakes sans saveur. Leatherface a obtenu une classification R. Le film sera présenté en avant-première mondiale à l’occasion du festival FrightFest de Londres. Millenium Films et Lionsgate devaient se partager la distribution du film.

Leatherface dévoile les origines du personnage emblématique de la saga horrifique qui se déroule au cœur du Texas. Quatre patients d’un hôpital psychiatrique parviennent à s’échapper. L’un d’entre eux va devenir le personnage culte et terrifiant aperçu dans les différents volets de la franchise Massacre à la tronçonneuse. Les quatre jeunes malades psychiatriques évadés parviennent à kidnapper une jeune infirmière. Ils vont malheureusement l’emmener dans un voyage infernal. Les fuyards vont être traqués par un membre des forces de l’ordre qui n’a plus toute sa tête également depuis qu’il a entamé sa quête de vengeance suite à un drame personnel. Le casting réunit notamment les comédiens Lili Taylor, Sam Coleman, Sam Strike, James Bloor, Vanessa Grasse, Nicole Andrews ou bien encore Stephen Dorff.

Les deux réalisateurs français Alexandre Bustillo et Julien Maury s’étaient confiés à la rédaction de Bloody-Disgusting sur leur projet ambitieux. Selon eux, Leatherface est un :

road movie brutal et nihiliste. Nous espérons qu’il va plaire et surprendre les fans [de la franchise Massacre à la tronçonneuse].

Le scénario a également été dévoilé à l’occasion de la publication de la bande-annonce ce lundi.

Au Texas, bien des années avant les événements atroces de Massacre à la Tronçonneuse, à l’origine des agissements macabres de la tristement célèbre famille Sawyer, leur jeune enfant est condamné à séjourner dans un hôpital psychiatrique après un incident suspect qui a conduit à la mort de la fille du shérif.  Dix ans plus tard, il kidnappe une jeune infirmière et parvient à s’échapper avec trois codétenus internés. Poursuivis par les forces de l’ordre locales, dont le shérif qui cherche désespérément à venger la mort de sa fille, le jeune rejeton Sawyer, devenu un adolescent, s’embarque alors dans un road trip depuis l’Enfer, qui va peu à peu le transformer en un monstre plus connu sous le nom de Leatherface.

Leatherface sera accessible le 21 septembre 2017 grâce au système de télévision par satellite, DirecTV. Le film va bénéficier également d’une sortie limitée en salles aux USA. Le long-métrage horrifique sera accessible en vidéo à la demande par l’intermédiaire des studios Lionsgate dès le 20 octobre 2017. La genèse du personnage mythique de la franchise Massacre à la tronçonneuse sera donc bien accessible et visible à l’occasion des célébrations d’Halloween cette année. Aucune date de sortie en France n’a pour le moment été précisée. Le film pourrait éventuellement être sélectionné dans le cadre de la prochaine édition du PIFFF l’hiver prochain.

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Leatherface de Julien Maury et Alexandre Bustillo – bande-annonce – VO :

[irp posts= »21331″ name= »Massacre à la Tronçonneuse (version 4K restaurée), un film de Tobe Hooper : Critique »]

Road of the Dead : le dernier projet de George A. Romero !

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La mort de George A. Romero, survenue dimanche soir, a plongé des millions de fans dans une tristesse absolue à travers le monde entier. Le maître de l’horreur travaillait pourtant ces derniers mois sur un nouveau projet de film. Road of the Dead s’annonçait comme un mélange entre un péplum, Mad Max et un film de zombies.

George A. Romero avait à cœur de mener à bien cette année un nouveau projet cinématographique. Cette énième incursion dans le cinéma de genre par le maître de l’horreur promettait d’être épique. Le réalisateur de La Nuit des morts-vivants avait co-écrit le scénario de Road of the Dead avec le cinéaste Matt Birman (A Fish Story). Birman est notamment crédité pour plus de 250 apparitions en tant que cascadeur ou en tant que coordinateur des cascades dans des productions à Hollywood.

Road of the Dead, toujours en phase de développement, devait être intégré au marché de la co-production Frontières en ce mois de juillet aux USA afin de chercher des partenariats et des financements selon des précisions de Bloody-Disgusting. Ce marché va se dérouler dans le cadre du Fantasia International Film Festival du 20 au 23 juillet à Montréal. Frontières est un marché international de co-production et de plateformes en réseaux spécialisées dans la co-production et dans le financement de films de genre entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Frontières est organisé depuis 2012 par le Fantasia International Film Festival, en partenariat avec le Marché du Film du Festival de Cannes.

George A. Romero devait laisser à Matt Birman la lourde tâche de réaliser Road of the Dead. Matt Birman aurait lui-même décrit le projet comme un savant mélange entre Mad Max, Roller Ball, les courses de Nascar et comporter des références marquantes à Ben-Hur. Matt Birman était le réalisateur de la seconde équipe des films Land of the Dead, Diary of the Dead et Survival of the Dead. Romero et Birman devaient produire le film aux côtés de Matt Manjourides et Justin Martell.

L’intrigue de Road of the Dead devait replonger les spectateurs dans la saga des films de zombies de George A.Romero. Ce nouveau long-métrage en développement était censé se dérouler six ans après les événements du film Land of the Dead. Le scénario de Road of the Dead devait être une satire déguisée du sport mécanique et de son impact néfaste sur la société. L’ancrage très fort du NASCAR ou des courses de IndyCar aux USA est très puissant et permet à de nombreuses chaînes du câble américain de réaliser de belles audiences notamment. La violence des accidents fait malheureusement partie du spectacle tous les week-ends. Les pilotes et leurs familles payent un lourd tribut. A la manière du Colisée et des arènes antiques romaines avec le célèbre adage « du pain et des jeux » pour divertir le peuple et les foules décérébrées, George A. Romero avait l’intention de délivrer un message contestataire et assez acide par le prisme de sa marque de fabrique, les films de zombies, à l’heure où la série The Walking Dead, qui s’est beaucoup nourrie des codes du cinéaste tout en exploitant les chefs-d’œuvre de Romero, s’essouffle de plus en plus. Le réalisateur de Knightriders avait d’ailleurs eu la dent dure contre Brad Pitt, World War Z et la série culte adaptée de la BD de Robert Kirkman en 2016 dans une interview sans langue de bois.

Road of the Dead devait se dérouler sur une île sur laquelle les zombies sont devenus la principale attraction d’un spectacle barbare. Les morts-vivants participent, dans un Colisée des temps modernes, à des courses automobiles d’une rare violence dans le seul but de divertir des êtres humains richissimes. A l’heure la plus sombre de l’apocalypse zombie, le dernier havre de paix sur la planète est en proie à la folie d’un despote qui utilise le spectacle d’un carnage motorisé afin de garder le contrôle de la population.

George A. Romero avait récemment accordé une interview à la rédaction de Rue Morgue sur ce projet.

Le décor est planté dans une ville sanctuaire au sein de laquelle un gros bonnet dirige un paradis pour les riches. Parmi les nombreuses activités proposées, il organise des courses motorisées afin de les divertir. Il y a un scientifique qui conduit des expériences génétiques. Il essaye de faire passer l’envie aux zombies de se nourrir de chair humaine. Avec quelques manipulations, il découvre qu’il est possible que les zombies puissent se souvenir de certaines capacités et de gestes usuels, utilisés avant la mort, leur permettant ainsi de conduire des bolides et de participer à ces compétitions. Il s’agit donc de courses de démolition (demolition derby) avec des zombies au volant ! Dans ces conditions, les choses vont très sérieusement dégénérer. C’est une véritable farce, très amusante et avec une abondance de scènes de cascades. Ça pourrait presque être considéré comme une comédie même si ça reste un film avec des séquences terrifiantes et effrayantes. […] C’est un peu un Fast and Furious… mais avec des zombies.

Les talents extraordinaires des morts-vivants et leurs aptitudes à conduire pourraient s’expliquer par leur vie antérieure, selon les confidences de George A. Romero auprès de la rédaction de Rue Morgue. Un des personnages pourrait être un ancien pilote talentueux de NASCAR, décédé à la suite d’un terrible accident en course, qui reviendrait d’entre les morts pour divertir les milliardaires réunis sur l’île en question.

Reste à savoir si Matt Birman pourra mener ce projet à bien malgré la récente disparition de George A. Romero. Les amateurs de cinéma de genre pourraient avoir bon espoir au regard d’un autre projet indépendant et audacieux. L’idée originale de Gunnar Hansen, l’interprète de Leatherface dans le tout premier Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, de faire un Expendables de l’horreur a finalement bien vu le jour malgré sa mort, grâce notamment au courage et à la détermination du réalisateur Harrison Smith. Death House devrait sortir dans les mois qui viennent aux USA. Espérons donc que Road of the Dead puisse trouver des financements et que Matt Birman puisse donner vie dans les mois à venir à ce projet porté par le maître de l’horreur, l’un des papes de la contre-culture américaine à Hollywood, George A. Romero. Il s’est éteint ce dimanche à l’âge de 77 ans.

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Musique It Comes at Night : l’expérimentation claustrophobe de Brian McOmber

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Musique It Comes at Night : au fin fond d’une Amérique en pleine désolation où un virus semble contaminer l’atmosphère et donc les humains par la même occasion, le film de Trey Edward Shults démontre sa maestria visuelle pour nous servir sur un plateau un survival post apocalyptique prenant et tendu. Cet exercice de style minimaliste joint les deux bouts par sa faculté visuelle impressionnante, mais aussi par l’osmose entre son esthétisme et la bande originale tapie dans l’ombre de Brian McOmber.

A24 est une société de production qui arrive à faire éclore des talents certains. Talents artistiques à la fois, cinématographiques mais aussi musicaux. It Comes at Night, de par son sujet et son environnement n’est pas sans rappeler The Witch de Robert Eggers, sorti l’année dernière. Et la bande son suit le même pas. Comme Mark Korven, Brian McOmber agence les pulsations de ses orchestrations aux souffles horrifiques du long métrage (« Paul’s Regret »). Dès lors, le musicien nous offre des partitions aussi modernes que laconiques, parfois à la rythmique « indus » hypnotique comme sait le faire Trent Reznor (« Close your Eyes »), qui se superposent à la fois à la raideur atmosphérique des images, à ce montage rêche et aux moments de tension anxiogènes vécus par les membres de ces deux familles isolées.

Mais ce qui fait le charme du travail sonore de Brian McOmber est sa compréhension de l’univers dépeint par Trey Edward Shults. En ce sens, la transposition du score en fonction de l’imaginaire véhiculé par le film ressemble beaucoup aux compositions introspectives de Mark Korven pour The Witch comme indiqué ci-dessus, mais aussi à celles de Mica Levi pour des films tels que Under the Skin ou Jackie (« avec cette fluctuation entre des incursions électroniques, les nappes ambiantes et une prédominance pour les violons silencieux et mélancoliques comme l’excellent « Sarah’s Understanding » qui est complainte ambiante fascinante. L’ambivalence de ces scores, outre celui de créer un univers auditif au métrage, est de faire émerger à eux seuls le film de genre en tant que tel et d’incarner les thématiques mêmes de l’œuvre (« If He’s Sick, Then I Am Too »). Avec ce score, on est très éloigné de l’intéressante mais luxuriante et un peu outrancière partition de Benjamin Wallfisch pour A Cure For Wellness.

It comes at night est un film qui fonctionne sur l’épure, sur le non-dit et va voir basculer son histoire dans la folie par le biais du doute, de la peur de l’inconnu. Et de ce point de vue-là, Brian McOmber réussit parfaitement à faire ressentir cette éclosion du mal en chacun des personnages, un démon invisible dont la respiration se fait moribonde («It Comes At Night »). Car même si la musique se fait parfois stridente, asphyxiante, prenant à la gorge le thème du genre horrifique, comme peuvent le faire les mastodontes du genre tels que The Conjuring ou autres films à jump scare, l’enclos sonore se fait assez évasif, linéaire et feutré durant toute la longueur du film, avec des compositions moites dont la torpeur tapisse tous les murs de cet antre, des petites envolées lyriques dont la beauté se suspend à la noirceur du portrait morbide de l’humain fait par le film.

Le score de It Comes At Night est un exercice méticuleusement conçu avec des couches de retenue et de texture qui s’infiltrent lentement et créent l’atmosphère parfaite pour le minimalisme du film, alliant l’idée même d’apesanteur contemplative aux sueurs froides de l’horreur qui s’accroit devant nous (« The Red Door »). De ce fait, la musique n’est pas simplement un gimmick annonçant vainement les intentions du réalisateur, mais devient un réel atout narratif et un miroir sensitif à l’immersion d’un environnement en perdition, avec ses mélodies fines et sa tristesse audible, dès les premières notes de violons. Brian McOmber signe là, une bande son immersive à défaut d’être réellement mélodique, mais qui s’avère être un coup de maître dans son façonnement expérimental.

Musique It Comes at Night : Tracklist

1. It Comes at Night
2. Flames
3. Close Your Eyes
4. Sores
5. The Road
6. Wet Dream
7. The Triumph of Death
8. Waiting
9. Black Eyes
10. Shallow Graves
11. Travis’ Theme
12. Another Family
13. Stanley
14. If He’s Sick, Then I Am Too
15. The Red Door
16. Planning and Preparation
17. Stairway to Hell
18. Paul’s Regret
19. Travis’ Acceptance
20. Sarah’s Understanding

 

On the Milky Road, un film de Emir Kusturica : Critique

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On the Milky Road marque un retour en fanfare pour Emir Kusturica. Un film dans lequel le cinéaste serbe traite une nouvelle fois de la guerre, et surtout de l’amour, le tout enrobé dans un imaginaire rutilant.

Synopsis : Kosta est un laitier, ravitaillant chaque jour les soldats sur le front. Un jour il fait le rencontre d’une belle réfugiée italienne du nom de Nevesta, dont il tombe amoureux. Malheureusement, Nevesta est déjà promise à un autre homme, alors que Kosta est lui sensé épousé Milena.

Il se sera fait attendre le nouveau film du cinéaste serbe Emir Kusturica. En effet, le tournage de On the Milky Road avait débuté en 2013, et après avoir été présenté à la Mostra de Venise l’an dernier, il débarque enfin de manière assez timide sur le territoire français. Cela faisait 10 ans que l’habitué des grands festivals et deux fois lauréats de la Palme d’or, Kusturica n’avait pas sorti de film. Une chose est sûre, c’est qu’à 62 ans, le serbe n’a pas perdu de sa fougue et nous offre avec On the Milky Road un pur film dans la tradition kusturicienne. Pour l’occasion, le réalisateur revêt également la casquette d’acteur et campe le premier rôle, au côté de la belle Monica Bellucci.

on-the-milky-road-emir-kusturicaComme d’habitude avec Kusturica, nous voilà projeter dans les sublimes paysages balkaniques, peuplés de tziganes jovials et d’une faune toute aussi espiègle. Mais comme souvent, les Balkans de Kusturica sont déchirés par une guerre meurtrière qui rythme à coup de canon les journées des pauvres habitants essayant tant bien que mal de continuer leurs vies. Parmi eux Kosta, laitier accompagné de son faucon, qui zigzague entre les éclats d’obus sur son âne pour ravitailler le front. Une vie difficile qui va prendre un nouvel envol lorsqu’il va faire la connaissance d’une sublime réfugiée italienne qui doit épouser le frère de Milena, la promise de Kosta.

Ce qui caractérise le cinéma de Kusturica, ce sont ces envolées festives qui même en temps de guerre donnent envie de danser et de boire. La musique folklorique fait partie intégrante de son cinéma, et il n’est pas étonnant de voir le serbe joué du cymbalum dans On the Milky Road. Musique particulièrement contagieuse qui ira jusqu’à faire danser le faucon de Kosta. Cette première partie pose le contexte dans lequel évolue les personnages, elle est particulièrement rythmée et dévoile une galerie de personnages haut en couleurs. Si la fête arrive à prendre le dessus de l’atrocité du quotidien, celui-ci va très vite rattraper les protagonistes quand des troupes d’élites vont dans une séquence particulièrement dure prendre d’attaque le mariage. Les flammes infernales et les corps calcinées remplacent les célébrations, et seuls Kosta et Nevesta la jolie italienne subsistent.

on-the-milky-road-monica-bellucciLa deuxième partie du long-métrage -et la plus réussie- embrasse pleinement le réalisme magique. Ce genre romanesque popularisé par les auteurs sud-américains comme Gabriel Garcia Marquez est un composant essentiel du cinéma de Kusturica. Un genre qui a marqué son cinéma du Temps des Gitans à Underground, le cinéaste s’étant même essayé à une adaptation de Cent ans de solitude, la saga intergénérationnelle de Marquez qui n’a malheureusement jamais aboutie. Tous les ingrédients viennent une nouvelle fois saupoudrer On the Milky Road, comme le dit le carton du début (« Basé sur trois histoires vraies et un imaginaire débordant »). Il ne sera donc pas étonnant de voir dans ce conte baroque et survolté, un serpent géant qui joue le rôle de sauveur, des ascensions angéliques, une oie transformée en phœnix ou encore cette sublime chute d’une cascade interminable pendant laquelle le couple s’enlace. C’est cet imaginaire foisonnant qui va ponctuer la fuite du couple dans un paysage toujours aussi somptueux et dans lequel la nature va être leur plus bel allié.

C’est un beau retour pour Emir Kusturica, On the Milky Road est une œuvre généreuse et folle dont l’euphorie pourra cependant agacer. On pourra reprocher au cinéaste serbe de ne pas prendre de véritable risque, se contentant de reprendre ce qui a fait son succès, mais On the Milky Road offre assez de beaux moments de cinéma à la fois purs et hallucinés (comme ce troupeau de mouton dans un champ de mines) pour ravir les amateurs de fables kusturiciennes.

On the Milky Road : Bande Annonce

On the Milky Road : Fiche Technique

Réalisation : Emir Kusturica
Scénario : Emir Kusturica
Interprètes : Emir Kusturica (Kosta), Monica Bellucci (Nevesta), Sloboda Micalovic ( Milena), Predrag Manojlovic ( Zaga)…
Musique : Stribor Kusturica
Directeur de la photographie : Goran Volarevic, Martin Sec
Société de production : BN Films, Pinball London
Distributeur : Wild Bunch
Durée : 125 minutes
Pays d’origine : Serbie
Genre : Drame
Date de sortie : 12 juillet 2017

Serbie – 2017

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Summer of 84, un slasher avec Rich Sommer !

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Le « Harry » de Mad Men, Rich Sommer se tiendra aux côtés de Tiera Skovbye (Riverdale) dans le prochain Summer of 84, un film de tueur en série original et caustique dirigé par Roadkill Superstar !

Au casting de ce film d’horreur, on retrouve également une brochette de jeunes acteurs prometteurs comme Judah Lewis (Demolition, Game of Silence), Cory Gruter-Andrew (The 100, Legends of Tomorrow), Caleb Emery (Chair de Poule) et Graham Verchere (aperçu dans One Upon a Time). «Nous avons rassemblé un puissant casting de vétérans expérimentés et de jeunes acteurs talentueux !», a déclaré Shawn Williamson, le président de Brightlight Pictures qui produit le film en partenariat avec Gunpowder & Sky.

Le film se déroule en 1984 et met en scène Davey Armstrong, un adolescent de quinze ans qui soupçonne son voisin d’être le tueur en série à la une de tous les journaux. Le souci, c’est que ce dernier est un policier : pas facile de prouver sa culpabilité ! Aidé de ses trois meilleurs amis, Davey décide alors de mener l’enquête. Un jeu de rôle qui les mettra rapidement en danger.

C’est le trio Québécois Roadkill Superstar (François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell) qui dirigera Summer of 84 d’après le scénario de Matt Leslie et de son partenaire, Stephen J. Smith. Le collectif Roadkill Superstar, surnommé RKSS, est connu pour ses projets hard et sanglants : Turbo Kid, Le Bagman – profession : meurtrier. Un Turbo Kid 2, suite directe de la fiction post-apocalyptique, est d’ailleurs en préparation.

Pour autant, la présence de ces jeunes lutant contre un tueur en série rappelle le sujet du film Ça, « Il » est revenu, tiré du roman de Stephen King, et devrait donner une énergie et une tonalité audacieuse à cette production. De même, la musique du duo électro Le Matos, déjà aux commandes sonores de Turbo Kid, promet une ambiance rétro et originale ! Le tout devrait être particulièrement intéressant. Le tournage de Summer of 84 a commencé ce mercredi 12 juillet à Vancouver pour une sortie prévue début 2018.

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Clint Eastwood : un biopic sur l’attentat du Thalys avec les véritables héros !

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Le réalisateur Clint Eastwood va tourner son prochain long-métrage avec les véritables héros du quotidien, les trois jeunes américains, qui sont intervenus courageusement dans le Thalys en août 2015. Cette information a été dévoilée par la rédaction de Variety.

Le prochain projet cinématographique de Clint Eastwood, « The 15:17 to Paris», sera inspiré du drame de l’attentat déjoué dans le Thalys en août 2015. Ce long-métrage est notamment basé sur l’ouvrage éponyme, publié par ces trois héros américains avec l’aide de l’auteur Jeffrey E. Stern. Alek Skarlatos, Spencer Stone et Anthony Sadler joueront donc leur propre rôle dans ce biopic. Le casting sera complété par les comédiens Ray Corasani, Jenna Fischer et Judy Greer. Selon des précisions de Variety, Paul-Mikel Williams, Max Ivutin, Bryce Gheisa, Cole Eichenberger et William Jennings vont interpréter Sadler, Skarlatos et Stone dans leur jeunesse.

De nombreux efforts ont été faits par la production afin de trouver des acteurs professionnels pour interpréter le rôle des trois héros. Les studios et le réalisateur avaient d’ailleurs déjà effectué leurs choix. Clint Eastwood a finalement récemment décidé de proposer directement aux trois jeunes héros d’incarner leur propre rôle pour les besoins de son prochain film. Ce projet cinématographique ambitieux devrait donc retracer l’amitié indéfectible des trois jeunes depuis leur enfance jusqu’à cette journée tragique, à l’âge adulte. Le scénario du film a été confié à Dorothy Blyskal qui a travaillé sur Logan, War Machine et surtout Sully auprès de Clint Eastwood. Ce dernier va produire le film aux côtés de Tim Moore, Kristina Rivera et Jessica Meier. Warner Bros va distribuer ce long-métrage aux côtés de Village Roadshow Pictures, qui va co-financer le long-métrage, pour l’international.

Après American Sniper et Sully, Clint Eastwood va donc rendre hommage à nouveau à des héros américains du quotidien. Ce biopic sur fond de terrorisme devrait raviver la flamme du patriotisme aux USA en pleine ère Trump. L’hommage du réalisateur de Million Dollar Baby à ces trois amis, militaires en civil pour la plupart, risque d’être assez poignant.

Reste à savoir si Clint Eastwood poussera le vice et la minutie du détail pour ce biopic jusqu’à proposer un rôle également au comédien Jean-Hugues Anglade. L’acteur emblématique de la série Braquo et de 37°2 Le Matin était effectivement présent dans le train avec des proches lors de cet attentat déjoué. Il s’était confié sur ce moment de terreur pure à la rédaction de Paris Match et avait déclenché une polémique bien malgré lui.

Philippe Lacheau va adapter Nicky Larson au cinéma

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Nicky Larson ! Philippe Lacheau va réaliser l’adaptation de la série japonaise sur grand écran sous forme de comédie.

Personne ne pouvait s’y attendre. Philippe Lacheau, papa des deux Babysitting et Alibi.com, sera le réalisateur d’une comédie adaptée de la série japonaise Nicky Larson, elle-même adaptée du manga City Hunter de Tsukasa Hojo. Il devrait interpréter le héros « en brun avec les yeux noirs et des muscles en plus. » L’histoire ne se déroulera pas en Asie, comme dans le manga, car les créateurs du manga ont conservé les droits de la licence pour d’éventuelles adaptations japonaises. La série est emblématique des années 90 et se démarquait par son aspect déjanté. Elle suivait les aventures du détective et garde du corps Nicky Larson, de son assistante Laura et du chauve et imposant Mammouth, rival puis ami du héros. Plusieurs membres de la bande à Fifi feront leur apparition dans le film. En dehors du héros principal, aucune information n’a été dévoilée autour du casting des autres personnages.

nickylarson-adaptationcinema-philippelacheauLacheau a annoncé sur Instagram « Les amis, je suis très fier de vous annoncer mon prochain film ! (avec les copains bien sûr) Joie immense d’adapter et réaliser au cinéma le dessin animé de mon enfance Nicky Larson ! C’est un rêve de gosse qui se réalise. Nous allons tout faire pour ne pas décevoir toute la génération Club Dorothée qui ont connu Nicky Larson et faire découvrir aux autres générations ce détective hors du commun, à la fois drôle et brillant. Nous sommes en pleine écriture, tournage l’année prochaine #hatehatehate ».

Cette annonce intrigue fortement. Très rares ont été les tentatives du cinéma français de s’attaquer à des œuvres japonaises. De plus le manga et l’anime possèdent une grande communauté de fans en France, surtout grâce au Club Dorothée. Il est à noter que la version française de l’animé était bien édulcorée et censurée par rapport à l’œuvre originale. Si Philippe Lacheau a promis de  » rester le plus fidèle possible au manga « , les fans l’attendent au tournant. Nicky Larson a déjà connu une adaptation cinématographique en 1993 avec Jackie Chan dans le rôle du détective coureur de jupons. Trois téléfilms japonais ont également été consacrés au héros. On peut espérer une sortie courant 2019.

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The Circle, un film de James Ponsoldt : Critique

Avec The Circle, James Ponsoldt interroge l’éthique de nos sociétés soumises aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux. Tom Hanks et Emma Watson collaborent pour mettre à mal les libertés individuelles dans une Amérique fictive totalement crédible.

Synopsis : Les États-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que faits Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité toute entière…

The Circle met en avant le grand dilemme des sociétés occidentales actuelles à travers une cité totalement à part du monde réel. Cette entreprise qui devient un village interpelle le plus profond de nos esprits dans cette éternelle question qui subsiste, à savoir : sécurité ou liberté, qui a la priorité ? Le créateur de l’entreprise vend d’ailleurs cette innovation comme plus proche des droits de l’homme puisqu’elle sera utilisée pour renforcer la quiétude des populations. C’est l’occasion de voir ici deux idées s’affronter afin de déterminer la limite de ce système. Est ce que là où s’achève la surveillance, commence la vie privée ? Ou est ce que cette surveillance ne parviendrait-elle pas à nous canaliser ? Dans le film, la jeune fille jouée par Emma Watson dit elle-même que lorsqu’elle n’est pas observée, son comportement se tourne naturellement vers les risques. Les caméras la sauvent alors de la situation dans laquelle elle s’est mise. Là encore vient se poser une question à propos du regard des autres. Tout comme sur les réseaux sociaux actuels, la peur d’être mal jugé peut amener les comportements à changer et de ce fait imposer un contrôle total de sa personne lorsque l’on se sait surveillé. Mais la liberté dans tout ça ? L’idée de transparence totale pourrait être bonne si elle ne la mettait pas en cause. En s’estimant plus réceptif aux droits de l’homme, The Circle s’avère être au contraire, en totale opposition avec eux.the-circle-tom-hanks-emma-watson

Il est également intéressant d’étudier, dans le film, l’art de la stratégie. Comment les créateurs du système arrivent à convaincre ? En montrant toujours les meilleurs côtés de leurs inventions, tout comme le réalisateur d’ailleurs qui privilégie les avantages de ces avancées en dépit des inconvénients, qu’il cherche pourtant à dénoncer. La sécurité des peuples avant tout, l’espoir donné à ceux qui n’en n’ont plus comme au père de Mae. Grâce à l’intelligence de leurs mots, ils parviennent à toucher le public. Les gens qui n’ont pas accès à certains lieux, certaines activités peuvent les vivre à travers l’image. Mais est ce que les images peuvent réellement remplacer les sensations ? Est ce que les rêves remplacent l’action ? James Ponsoldt laisse plusieurs portes ouvertes, plusieurs débats possibles en gardant toujours un œil et un ton moralisateur. Emma Watson apparaît comme l’actrice idéale dans le rôle de la jeune engagée, porte parole dont l’intelligence et les capacités à faire de grands discours séduisent bien qu’elle ne se montre pas toujours très juste et convaincante.

Ce duel entre liberté et transparence est également illustré par le tiraillement dont Mae est victime. D’un côté son besoin de liberté et d’avoir un bon travail pour vivre sa vie, de l’autre, son amour pour ses parents, ses amis. Il s’avère alors qu’à un moment donné de l’histoire, les deux deviendront compatibles et tout le monde y trouvera son compte, jusqu’à ce que l’envie d’aller plus loin resurgisse. Avec quelques scènes et histoires qui rappellent l’importance de la vie privée, le réalisateur remet son personnage principal sur le droit chemin mais livre tout de même une vision pessimiste des générations contemporaines. En présentant ce besoin permanent d’exploiter les technologies à l’excès, en montrant les mauvais aspects de l’humanité aux côtés de l’innovation, The Circle fait réagir le spectateur sur sa propre utilisation de la modernité. Bien que depuis toujours l’on nous apprenne à dépasser les limites, il faut parfois accepter d’en laisser. Le film lance une alerte sur l’omniprésence des réseaux sociaux dans nos vies par la métaphore d’une secte dont le gourou serait la technologie. L’une des scènes finales où l’obscurité est vaincue quand tous les écrans sont tournés vers Mae pour l’éclairer, achève le film sur une note ambivalente qui entrevoit des solutions en demandant de rester vigilants. Bien que la dystopie manque un peu de fond et de profondeur, le message demeure efficace.

The Circle : Bande Annonce

The Circle : Fiche Technique

Réalisation : James Ponsoldt
Scénario : James Ponsoldt, d’après l’oeuvre de Dave Eggers
Interprètes : Emma Watson, Tom Hanks, John Boyega
Producteurs : Anthony Bregman, Gary Goetzman, James Ponsoldt
Société de production : Likely Story, Imagenation Abu Dhabi FZ, Playtone
Distributeur : Mars Films
Durée : 110 minutes
Genre : drame, science fiction, thriller
Date de sortie : 12 juillet 2017

États-Unis/Émirats Arabes – 2017

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Tarantino va s’attaquer au meurtre de Sharon Tate et à Charles Manson

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Quentin Tarantino finaliserait les derniers préparatifs pour son prochain long-métrage. Le réalisateur des 8 Salopards envisage de travailler sur un film particulièrement violent, subversif et polémique.

Selon des informations de la rédaction du Hollywood Reporter, Quentin Tarantino devrait en effet s’inspirer des meurtres des disciples de Charles Manson pour les besoins de son prochain film. Le réalisateur de Pulp Fiction essaierait déjà de convaincre des grands noms à Hollywood de le rejoindre sur ce projet au parfum de souffre. Brad Pitt et Jennifer Lawrence auraient été contactés pour participer au tournage. Selon des informations de Deadline, Quentin Tarantino aurait également rencontré Margot Robbie afin de lui proposer d’incarner Sharon Tate. Le réalisateur de Jackie Brown souhaiterait également confier un rôle important du film à l’un de ses comédiens fétiches, Samuel L. Jackson. Aucun titre précis n’a pour le moment été associé à ce projet de long-métrage toujours en cours de développement. Une première mouture du scénario aurait été écrite par Tarantino lui-même. Ce film sera également réalisé par ses soins. Le tournage est programmé pour l’été 2018 selon des indiscrétions du Hollywood Reporter. D’après de nombreuses sources américaines, Harvey et Bob Weinstein vont renouveler leur collaboration avec Quentin Tarantino pour ce nouveau film. Les frères Weinstein devraient bien produire ce long-métrage.

Tarantino serait en train d’apporter quelques modifications au scénario. Très peu d’éléments ont filtré sur le contenu détaillé du script. La seule indication concerne la thématique générale de l’intrigue. Le projet cinématographique de Quentin Tarantino serait directement inspiré du meurtre barbare de Sharon Tate ainsi que du couple LaBianca, commis en 1969. La compagne de Roman Polanski était enceinte de huit mois à l’époque. Ces crimes atroces ont été attribués aux adeptes sous l’influence de Charles Manson. Les agissements de ce criminel ont profondément bouleversé l’Amérique des années 1960 et 1970. Charles Manson avait ordonné à certains de ses disciples de s’en prendre aux habitants d’une maison située à Los Angeles. Manson prétendait s’attaquer ainsi à un producteur de disques avec lequel il avait eu un différend par le passé. Les quatre complices de Manson se sont livrés à des actes d’une barbarie sans nom dans la nuit du 8 août 1969. Sharon Tate et quatre autres personnes ont été littéralement massacrées. Manson et certains de ses adorateurs ont été condamnés à la prison à vie en 1971 suite à ces meurtres d’une rare sauvagerie ainsi que pour d’autres crimes atroces commis cet été-là.

Quentin Tarantino s’apprête ainsi à marcher sur les pas du cinéaste John R. Leonetti dont le huis clos Wolves at the door s’inspirait déjà du meurtre de Sharon Tate. La série Aquarius s’intéressait également au mythe de Charles Manson. Si ce projet se confirmait pour Tarantino, le réalisateur s’attaquerait pour la première fois au cinéma à une histoire basée sur des faits réels. Ce long-métrage permettra-t-il à Tarantino de rendre hommage au genre du giallo et aux slashers après s’être attaqué aux westerns, aux polars et à la blaxploitation ? Verdict en 2018 avec ce film subversif et polémique. Reste à savoir si Roman Polanski approuvera ce projet particulièrement douloureux pour lui et pour la mémoire de sa compagne, Sharon Tate.

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Naomi Watts, incandescente dans la série Gypsy !

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La série Gypsy de Netflix nous invite dans l’esprit complexe, perspicace et pourtant chaotique d’une thérapeute en proie à des désirs ardents et interdits. Quand Naomi Watts joue avec le feu…

« Le seul moyen de se débarrasser d’une tentation est d’y céder. Essayez de lui résister, et votre âme aspire maladivement aux choses qu’elle s’est défendues » – Oscar Wilde

Pour la série Gypsy, l’actrice Naomi Watts incarne une psychologue, Jean Halloway à la recherche d’une flamme qui pourrait faire vaciller sa vie de mère et de femme mariée (l’époux est joué par Billy Crudup, le Dr. Henry Allen de  Justice League).

Témoin impuissante des drames existentiels de ses patients, en crise avec elle-même, elle va peu à peu investir leurs mondes sous une fausse identité. C’est ainsi que naît Diane, un personnage créé par la thérapeute mais qui habite en fait la part sombre de son esprit. Diane, la journaliste célibataire qui boit du bourbon Bulleit, symbolise un passé abandonné, des illusions perdues, des rêves inavoués.

Avec la série Gypsy, Naomi Watts retrouve un rôle dans l’esprit de celui qui l’avait révélée dans  le troublant Mulholland Drive. Elle campe avec brio un personnage entre deux eaux, qui semble perdre pied, oscillant entre fantasme et réalité. Elle joue avec grâce et profondeur la femme de la quarantaine, en quête de l’étincelle qui pimentera sa vie paisible et si bien rangée (du moins en apparence…). L’actrice donne la réplique à une partenaire sulfureuse, la jeune Sophie Cookson vue dans Kingsman : Services secrets, et dont le visage capte magnifiquement la lumière et le regard. Leurs jeux respectifs sont suggestifs et délicats mais se conjuguent parfaitement pour entretenir un climat de tension sexuelle et de faux-semblant.

Le générique donne d’emblée le ton : onirique, sensuel et piquant, bercé par la chanson éponyme « Gypsy » du groupe anglais Fleetwood Mac. Quant au titre, il exprime clairement ce désir de liberté et d’aventure sur fond de mystère. L’ambiance de la série Gypsy est à la fois dérangeante et envoûtante. L’image nous absorbe et, si le rythme est lent, il correspond totalement à l’essence du show.
Si vous attendez de l’action, passez votre chemin ! Ici, place à l’introspection, au vertige et à la tentation… Dix épisodes pour voir Naomi dans tous ses états !

Bande-annonce de la série Gypsy :

https://www.youtube.com/watch?v=y67_16zSMwk

Valérian : la cité des mille planètes se fait détruire par les critiques US

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Alors que Valérian : la cité des mille planètes représente la rare tentative d’un français de s’attaquer au genre du blockbuster, les critiques américains n’ont pas l’air d’être satisfaits du résultat.

Valérian déçoit. Suite à une projection presse, qui avait pour but de déclencher une vague de réactions positives, le film a subi une véritable boucherie de la part des critiques américains. Adapté de l’oeuvre de bande dessinée Valérian et Lauréline, de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, le film est réalisé et produit par Luc Besson. Depuis le départ le projet sonnait comme un défi : un budget de 200 millions pour une tête d’affiche des acteurs qui ne sont pas encore bankables (Dane Dehaan et Cara Delevingne). A cette prise de risques s’ajoute le fait de produire un énorme blockbuster de science-fiction en France, ce qui est très rare dans notre paysage cinématographique.

Hollywood Reporter ne mâche pas ses mots et met en cause la performance des acteurs :

« L’Euro-trash est de retour, et la science-fiction va devoir panser ses blessures pendant un bon bout de temps. Dane DeHaan, qui a joué dans deux des ratages les plus boursouflés de l’année avec A Cure for Life et à présent ceci, devrait enchaîner quelques films indé, tandis que Cara Delevingne a besoin d’apprendre que la comédie repose sur un peu plus que des haussements de sourcils et des sourires en coin, quant à Rihanna, elle ferait bien de prétendre que tout cela n’a jamais eu lieu. »

Indiewire reproche un manque d’histoire mais souligne une esthétique soignée :

« Alpha est un lieu miraculeux, un Pays des Merveilles en orbite, mais ce monde incroyable cherche désespérément une histoire à la hauteur de ses atours. Le film de Besson est impressionnant tant que Valerian et Laureline creusent jusqu’à son centre, plongent dans de gigantesques circuits informatiques et volent des parasites sur le dos d’aliens géants dans leur quête du grand néant qui nous attend au bout du tunnel, mais la vivacité des lieux ne fait que souligner l’absence de vie de ceux qui les peuple. »

Pour un journaliste d’Entertainment Weekly « Valerian a le charisme d’un narcoleptique sur le point de s’assoupir » mais « pendant les 30 premières minutes enivrantes du film, je ne savais pas si ce que j’étais en train de regarder était brillant ou totalement taré. Ensuite, au fur et à mesure que l’histoire avançait, l’impression était de plus en plus nette : Valérian est un désastre épique. » New York Daily News décrit le film comme «  un immense trou noir ». Selon le même média, le film est comparable à « propre vaisseau désarmé [de Luc Besson], piloté par un adolescent étourdi et un équipage de deux enfants tristes, se dirigeant lentement vers l’oubli ».

Mais les critiques ne font pas que s’acharner sur l’oeuvre de Luc Besson, certains se montrent plus indulgents. Eric Eisenberg de Cinemablend qualifie le film de « spectacle de l’été » et Forbes décrit le film comme de « délice éblouissant ». Le journal ajoute  « Dans une époque de repli pour les marques sur le recyclage et la nostalgie, le film est une sorte de nouveauté à laquelle on souhaite longue vie et prospérité. »

Il ne reste désormais qu’à attendre le 26 juillet pour se faire son propre avis. Peut-être le public français et ses critiques accueilleront d’une meilleure manière ce space-opera made in France.

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