Tarantino va s’attaquer au meurtre de Sharon Tate et à Charles Manson

Quentin Tarantino finaliserait les derniers préparatifs pour son prochain long-métrage. Le réalisateur des 8 Salopards envisage de travailler sur un film particulièrement violent, subversif et polémique.

Selon des informations de la rédaction du Hollywood Reporter, Quentin Tarantino devrait en effet s’inspirer des meurtres des disciples de Charles Manson pour les besoins de son prochain film. Le réalisateur de Pulp Fiction essaierait déjà de convaincre des grands noms à Hollywood de le rejoindre sur ce projet au parfum de souffre. Brad Pitt et Jennifer Lawrence auraient été contactés pour participer au tournage. Selon des informations de Deadline, Quentin Tarantino aurait également rencontré Margot Robbie afin de lui proposer d’incarner Sharon Tate. Le réalisateur de Jackie Brown souhaiterait également confier un rôle important du film à l’un de ses comédiens fétiches, Samuel L. Jackson. Aucun titre précis n’a pour le moment été associé à ce projet de long-métrage toujours en cours de développement. Une première mouture du scénario aurait été écrite par Tarantino lui-même. Ce film sera également réalisé par ses soins. Le tournage est programmé pour l’été 2018 selon des indiscrétions du Hollywood Reporter. D’après de nombreuses sources américaines, Harvey et Bob Weinstein vont renouveler leur collaboration avec Quentin Tarantino pour ce nouveau film. Les frères Weinstein devraient bien produire ce long-métrage.

Tarantino serait en train d’apporter quelques modifications au scénario. Très peu d’éléments ont filtré sur le contenu détaillé du script. La seule indication concerne la thématique générale de l’intrigue. Le projet cinématographique de Quentin Tarantino serait directement inspiré du meurtre barbare de Sharon Tate ainsi que du couple LaBianca, commis en 1969. La compagne de Roman Polanski était enceinte de huit mois à l’époque. Ces crimes atroces ont été attribués aux adeptes sous l’influence de Charles Manson. Les agissements de ce criminel ont profondément bouleversé l’Amérique des années 1960 et 1970. Charles Manson avait ordonné à certains de ses disciples de s’en prendre aux habitants d’une maison située à Los Angeles. Manson prétendait s’attaquer ainsi à un producteur de disques avec lequel il avait eu un différend par le passé. Les quatre complices de Manson se sont livrés à des actes d’une barbarie sans nom dans la nuit du 8 août 1969. Sharon Tate et quatre autres personnes ont été littéralement massacrées. Manson et certains de ses adorateurs ont été condamnés à la prison à vie en 1971 suite à ces meurtres d’une rare sauvagerie ainsi que pour d’autres crimes atroces commis cet été-là.

Quentin Tarantino s’apprête ainsi à marcher sur les pas du cinéaste John R. Leonetti dont le huis clos Wolves at the door s’inspirait déjà du meurtre de Sharon Tate. La série Aquarius s’intéressait également au mythe de Charles Manson. Si ce projet se confirmait pour Tarantino, le réalisateur s’attaquerait pour la première fois au cinéma à une histoire basée sur des faits réels. Ce long-métrage permettra-t-il à Tarantino de rendre hommage au genre du giallo et aux slashers après s’être attaqué aux westerns, aux polars et à la blaxploitation ? Verdict en 2018 avec ce film subversif et polémique. Reste à savoir si Roman Polanski approuvera ce projet particulièrement douloureux pour lui et pour la mémoire de sa compagne, Sharon Tate.

[irp]

Festival

Reims Polar 2026 : Mata, l’ombre du contrôle

Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.

Reims Polar 2026 : Sons of the neon night, un champ de bataille sans stratège

Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.

Reims Polar 2026 : Morte Cucina, la vengeance est un plat qui se dévore sans modération

En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.

Reims Polar 2026 : Mi Amor, noyé dans le bruit

Ce jeudi 2 avril au soir, l’impériale Cécile Maistre-Chabrol a remis le Prix Claude Chabrol à Thomas Ngijol pour "Indomptables", polar camerounais dans lequel le réalisateur-acteur réussit une mue radicale et convaincante — quitter la comédie pour plonger dans un thriller âpre, ancré dans la réalité de Yaoundé, entre enquête policière et portrait d'une paternité qui déraille. Une belle soirée pour le genre, achevée par Guillaume Nicloux et son nouveau film, "Mi Amor". Le contraste est cruel, d'autant plus piquant que Nicloux n'est pas un inconnu des festivals de polar. Il s’était déjà fait connaître au Festival du Film Policier de Cognac, ancêtre direct de Reims Polar, avec Une affaire privée. Et ce film-là racontait déjà... une disparition de jeune femme.

Newsletter

À ne pas manquer

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Vivaldi et moi : tutti per la musica

Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

« Michael » piétine son icône en moonwalk

Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.

Le Réveil de la Momie : ni morte ni réveillée

Lee Cronin tente de ramener la Momie à ses origines : un drame familial hanté par le deuil et la culpabilité. La promesse est tenue pendant près d'une heure, avant que "Le Réveil de la Momie" se perde dans ses propres ambitions contradictoires, incapable de choisir entre le drame viscéral qu'il voulait être et la mécanique Blumhouse qu'il ne pouvait s'empêcher de reproduire. Un rendez-vous manqué, pourtant généreux en ambitions, mais trop avare en courage.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.