La boutique Metaluna Store (dans le Quartier latin, à Paris), anciennement Movies 2000 (rue de La Rochefoucauld), s’apprête à rouvrir dans la journée du samedi 17 février 2018. L’artiste Laurent Melki sera présent exceptionnellement pour l’occasion dans le cadre d’une séance de dédicace.
Les cinéphiles qui adoraient dénicher des perles méconnues du cinéma, compléter leur collection de numéros de Mad Movies ou se précipiter sur les nouveautés au rayon import croient dorénavant au miracle et pourraient bien se rendre à Lourdes très prochainement, malgré le visionnage de l’intégralité de la filmographie de Jesús… Franco dans leur jeunesse !
Metaluna Store s’apprête effectivement à renaître de ses cendres !La boutique, spécialisée dans le cinéma fantastique, proposait des films neufs ou d’occasion en Blu-Ray et DVD, des affiches, des clichés de cinéma, des fanzines, des objets cultes ou bien encore des T-Shirts.
Avant de faire le bonheur des cinéphiles de toute la France au cœur du Quartier latin, en plein Paris, la boutique Metaluna Store a connu une vie antérieure avec la cultissime échoppe Movies 2000, ouverte en 1979 par Jean-Pierre Putters (le fondateur du magazine Mad Movies), dans le quartier de Pigalle. A l’image de la prédiction de Paco Rabanne, la boutique située rue de Larochefoucauld n’a malheureusement pas survécu aux années 2000, avant fort heureusement de renaître rue Dante, ces dernières années.
Pour des raisons bien plus obscures que le Necronomicon ou qu’un scénario de Lucio Fulci, la boutique Metaluna a fermé ses portes le 19 octobre 2017, au grand dam de la « grande famille » des clients passionnés qui trouvaient dans ce repaire du cinéma fantastique de vraies pépites à l’ère du tout numérique où seuls les rayons DVDs de Gibert Joseph, des boutiques O’CD et de la Fnac Saint-Lazare semblent encore être les derniers dinosaures dans la vente directe de qualité pour les cinéphiles parisiens dans la lutte contre les géants du web comme Amazon, Netflix ou pire encore face au téléchargement illégal qui aboutit souvent à tomber sur un mauvais encodage du Zombie de Romero, sans la musique de Goblin et le montage européen, ou à tomber sur Turkish Star Wars au lieu d’un bon vieux Shaw Brothers introuvable.
Le Metaluna Store, situé au 7 rue Dante (à deux pas de la Cathédrale Notre-Dame de Paris et des boutiques Album, qui font le bonheur des passionnés de comics et de pop culture), va donc enfin rouvrir ses portes, à la même adresse, à 11h, ce samedi 17 février 2018.
Afin de célébrer cette excellente nouvelle, une séance exceptionnelle de dédicace est d’ailleurs prévue dans la boutique. L’équipe de Metaluna a donc tenu à officialiser la venue de dessinateur, de l’affichiste et de l’illustrateur Laurent Melki afin de fêter la réouverture de la boutique. Il sera possible de se faire dédicacer des affiches cultes de l’artiste parmi un large choix (Freddy 3, le festival d’Avoriaz, Creepshow, La Nuit des morts vivants). Toutes les infos sur la réouverture de la boutique Metaluna et sur la séance de dédicaces de Laurent Melki sont à retrouver sur la page Facebook du Metaluna Store. La plage horaire pour repartir avec un poster collector s’étalerait entre 14h et 19h.
Laurent Melki avait été invité il y a quelques mois, afin de parler de son travail et de sa passion pour le cinéma de genre, lors d’une séance culte, le 10 mai 2017, de Freddy 3, Les Griffes du cauchemar de Chuck Russel au Forum des Images, à Paris, dans le cadre d’une projection par les équipes des séances Panic X Chroma (la rencontre de Chroma et de Panic Cinema).
Les images de la soirée Panic X Chroma sur Freddy 3 en présence de Laurent Melki :
My french film festival en est déjà à sa huitième édition. Ce festival entièrement en ligne propose de découvrir le jeune (et revigorant) cinéma français à travers une compétition longs et courts métrages. Le visionnage des courts étant gratuit, autant ne pas se priver de (bon) cinéma ! Et ce, jusqu’au 19 février 2018.
Pour les longs métrages, si vous êtes en France, la plupart ne seront pas visibles pour des questions de droits d’auteurs. L’objectif principal est avant tout de promouvoir le cinéma français à l’étranger. C’est en effet UniFrance qui est à l’origine d’un festival qui prend de l’ampleur au fils des années (nouvelles plateformes partenaires et lancement en salles, d’après la présentation du festival sur sa page).
Côté longs, sont à découvrir depuis de nombreux territoires :
Le dernier Metro de François Truffaut (hors compétition).
Côté courts, que nous avons pu découvrir depuis le 19 janvier, de véritables petites pépites se côtoient et font espérer de belles carrières derrière. Voici quelques-uns de nos coups de cœurs :
Le scénariste de François Paguay
Synopsis : Jonas accepte de retravailler son scénario avec l’aide du talentueux scénariste Jean Loubric. Ce dernier est hébergé chez Jonas, ce qui n’est pas du goût de sa femme.
Notre avis : une histoire doux dingues qui part dans tous les sens, mais qui prend aussi le temps de parler de création et de petits bonheurs. Pas le temps de respirer, de quoi avoir envie de se lancer dans l’écriture, le cinéma bien-pensant en prenant pour son grade !
Belle à croquer d’Alex Courtière
Synopsis : Oscar Mongoût, cannibale gourmet, brûle d’amour pour sa voisine d’immeuble, la très végétale Mlle Carotte. Cette passion semble vouée à l’échec : elle est végétarienne tandis qu’il souffre d’une phobie totale des légumes. Tout bascule le soir où elle l’invite à dîner.
Notre avis : Là encore beaucoup de fantaisie dans ce court-métrage qui réunit un cannibale et une végétarienne dans un film remplie de carottes et de douceurs. Une histoire d’amour pas banale, entièrement muette, où l’on peut même croiser Catherine Deneuve en ange des amours impossibles ! Rien que ça, ça vaut le détour.
La Caresse de Morgane Polanski
Synopsis : Un jeune homme est pris au piège dans son monde agoraphobique. Il est parfaitement heureux dans son monde stérile jusqu’à ce qu’un visiteur inattendu vienne le déranger.
Notre avis : Sans aucun doute LE coup de cœur de cette sélection. Un court métrage très aseptisé au début, dans la tête d’un personnage flippé de la vie, mais qui va s’ouvrir au monde à l’aide d’un chat noir. Une très belle idée qui remet au goût du jour la force du court métrage : sa chute !
Noyade interdite de Mélanie Laleu
Synopsis : Les hommes sont aux ordres de la voix. L’insertion de pièces dans des machines donne la cadence. La solitude se prend pour la plus belle et règne sur le monde. Mais soudain, deux rêveurs se croisent et la bataille commence. Quand une sirène strip-teaseuse de Peep-show rencontre un plongeur voleur de vœux, le monde autour n’a qu’à bien se tenir.
Notre avis : Ce petit ovni situé dans un monde futuriste où tout est payant (même fermer la porte de sa maison à clef), fait se rencontrer un plongeur très étrange et badaud (Estéban et son jeu si remarquable, si « adulescent ») et une danseuse de peep-show au rêve inattendu. Avec ce film, le cinéma devient, comme dans le surréalisme, « beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre (…) »
Planet
D’autres courts sont à découvrir en ligne dont celui de François Ozon, Une robe d’été, de quoi revenir sur un début de carrière, là aussi prometteur, d’un cinéaste aujourd’hui confirmé. La catégorie « new horizons » qui voit se réunir un film tourné en réalité virtuelle (Planet), un roman graphique filmé (Phallaina) et la fiction interactive Weir or die qui nous entraîne dans les coulisses d’une soirée qui tourne mal. Des concepts intéressants mais encore balbutiants qui donnent au cinéma un avenir plutôt encourageant car, chaque fois, le spectateur devient acteur !
Rendez-vous le 19 février prochain pour le palmarès du festival !
Alors que la diffusion de la première saison de 9-1-1 est déjà bien avancée sur FOX, CineSeriesMag prend le temps de revenir sur son épisode pilote assez séduisant. Le célèbre créateur de Glee et American Horror Story, Ryan Murphy propose une série centrée sur les services publics d’urgence et de sécurité.
Synopsis : Du service d’appels d’urgences 911 aux pompiers, secouristes ou policiers, tous ces intervenants sont constamment sous pression, confrontés quotidiennement à des situations stupéfiantes, effrayantes et parfois même choquantes. S’ils ont pour mission de voler au secours des personnes en danger, ces héros de l’ombre doivent aussi trouver le temps de résoudre les problèmes de leurs propres vies…
Les séries d’urgence, ce n’est pas vraiment ce qu’il manque sur petit écran mais une série mêlant pompiers, policiers, secouristes et standardistes au 911 ; c’est un savant mélange d’adrénaline. Des urgences, nous en avons tous au quotidien. Elles ne sont pas nécessairement de l’ampleur de celles que côtoient ces services mais elles sont, à notre échelle, nos priorités. La série jongle justement entre tous ces impératifs : personnels et professionnels avec une facilité tout à fait agréable. Pour le début de cet épisode pilote, le spectateur commence par suivre les dédales d’une standardiste du 911 qui s’offre aux autres pour fuir sa réalité. Mais est-ce que tous les professionnels de l’urgence ont le syndrome du sauveur ou est-ce que le fait d’aider les autres est un moyen de ne pas affronter leurs propres problèmes ? On ne connaît pas encore tout de la vie de ces personnages mais au vu des informations données dès le premier épisode, on risque d’en apprendre beaucoup par la suite. Entre une mère ayant la maladie d’Alzheimer et un coming out qui surgit dans la vie familiale, qui sait ce que peut réserver la série…
On peut dire que la saison commence avec une action d’urgence pour le moins sordide et innovante, espérons que l’intrigue continue de surprendre les spectateurs avec des événements peu communs et percutants. Si plusieurs sauvetages se suivent et s’entremêlent même parfois, le spectateur a au moins le privilège de connaître l’issue de ces situations, contrairement à la standardiste du 911 qui fait preuve d’une humanité incroyable mais doit sans cesse garder des distances. L’alternance passionnante entre vie personnelle et professionnelle est pour l’instant si bien réalisée que les personnages deviennent tous très vite touchants et attachants. De plus, les relations entre services et avec le centre de distribution montrent une certaine idée de l’entre-aide et de la solidarité qui ne peut que séduire malgré la singularité de chacun d’entre-eux.
Le public peut se faire un plaisir de suivre cette nouvelle bande de collègues presque amis qui a l’air aussi drôle que touchante et heureusement. Le mélange des genres est l’atout principal de ce genre de série qui côtoie sans cesse le drame. Le charme et la réussite reposent souvent dans les traits de caractères que le créateur attribue à ses personnages : à voir si Ryan Murphy réussira ce challenge, mais ça semble plutôt bien parti.
9-1-1 : Bande-annonce
9-1-1 : Fiche Technique
Créateurs : Ryan Murphy, Brad Falchuk, Tim Minear
Réalisation : Bradley Buecker
Scénario :Ryan Murphy, Brad Falchuk, Tim Minear
Interprètes : Angela Bassett, Connie Britton, Peter Krause, Rockmond Dunbar, Oliver Starck, Aisha Hinds…
Société de production : 20th Century Fox Television, Ryan Murphy Television, Brad Falchuk Teley-vision
Société de distribution : Fox
Genre : drame, action
Format: 13 épisodes de 42 minutes
Date de diffusion : 3 janvier 2018
Zoom sur les séries à ne pas manquer en Février, le retour de Gomorra, de Unreal, mais aussi les arrivées de Seven Seconds,Everything Sucks, Unsolved, ou encore The Looming Tower avec Jeff Daniels et Tahar Rahim.
Il faut se l’avouer, Février est un mois spécial : il est court, c’est le mois de l’amour avec la Saint Valentin, aux États-Unis c’est le Mois de l’Histoire des Noirs (Black History Month), et cette année il marque le début des Jeux Olympiques d’Hiver en Corée du Sud. Un mois exceptionnel donc, et qui s’annonce d’autant plus détonant côté séries. Avec près de sept nouveaux show TV pour ce mois où l’on peut découvrir des noms bien connus à Hollywood comme Christina Hendricks (à découvrir dans Good Girls), Joel Kinnaman (Altered Carbon), et Regina King (Seven Seconds), la concurrence est rude. Surtout que des valeurs sûres du petit écran (Homeland,iZombie, Ash VS. Evil Dead) reprennent du service.
Alors, pour tous ceux (mal)heureusement bloqués chez eux ces jours-ci par la neige et le verglas, CineSeriesMag vous propose de découvrir les séries à voir sans plus tarder (merci Netflix !) ou à ne pas manquer ce mois de Février 2018.
ALTERED CARBON (saison 1, ep. 1 diffusé le 02 février 2018 sur Netflix)
Nous vous en parlions le mois dernier, Altered Carbon est LA série sci-fi la plus attendue de 2018. Avec Joel Kinnaman (Suicide Squad) en tête d’affiche, le tout est de savoir si la série, qui est une adaptation, est fidèle au livre éponyme de Richard K. Morgan. A voir, pour tous les fans de séries futuristes et surtout pour Kinnaman et Will Yun Lee qui ont naturellement su dignifier de charisme le personnage de Takeshi Kovacs.
A.P. BIO (saison 1, ep. 1 diffusé le 02 février 2018 sur NBC)
Beaucoup ont pu découvrir Glenn Howerton, acteur principal d’A.P. Bio dans It’s Always Sunny in Philadelphia dont il est aussi l’un des créateurs. Dans cette série, Glenn campait le rôle de Dennis, un égomaniaque narcissique qui était loin d’avoir toutes les réponses. Rebelote avec sa nouvelle série, A.P. Bio, qui suit les aventures de Jack, un professeur de philosophie d’Harvard déchu et qui retourne dans sa ville natale pour enseigner. Une comédie qui n’aura rien à envier aux autres Bad Teacher et compagnie. Mais fera-t-elle long feu sur la chaîne des poids lourds This is Us, Blacklist, Will & Grace, The Good Place et Superstore ? Affaire à suivre.
REQUIEM (saison 1, ep. 1 diffusé le 02 février sur BBC One)
Quand les anglais se mettent au surnaturel en 2018, ça donne Requiem. Un drame co-produit par la BBC et Netflix. En six épisodes d’une heure, cette mini-série qui tourne autour de Matilda (Lydia Wilson, Star Trek Beyond), une violoncelliste, déterminée à dévoiler la vérité sur la mort d’une petite fille, 23 ans plus tôt, en 1994. Frisson garanti dans cette série surnaturelle où secrets et mensonges ont été concoctés pour aussi en faire un bon thriller.
https://www.youtube.com/watch?v=ZezZpnne9es
EVERYTHING SUCKS ! (saison 1, ep. 1 diffusé le 16 février sur Neflix)
Après les 80’s avec Stranger Things, la plateforme SVOD, continue sa vague rétro avec la série co-créée par Ben York Jones (Like Crazy, Newness) et Michael Mohan (Save the Date, Pink Grapefruit). Une comédie nostalgie se déroulant dans les années 90, située à Boring dans l’Oregon, elle suit les aventures de deux groupes d’adolescents du lycée de Boring : le club d’audiovisuel et le club théâtre. A l’affiche de cette « teen dramatique », Jahi Winston (Feed the Beast), Peyton Kennedy (Hannibal), le comédien de Boardwalk Empire, Patch Darragh de Sully, Claudine Nako de Grimm, Elijah Stevenson (Captain Fantastic), ou encore Rio Mangini (Teen Wolf).
https://www.youtube.com/watch?v=hf_YjzEvYeQ
SEVEN SECONDS (saison 1, ep. 1 diffusé le 23 février 2018 sur Netflix)
En ce Black History Month aux États-Unis, Seven Seconds tombe à point nommé. Créée par la serial productrice Netflix, Seven Seconds trouve son intrigue dans une histoire de bavure policière. Un officier de police blanc renverse accidentellement un adolescent noir et tente de dissimuler son implication dans le crime. Mais c’est sans compter sur la mère de la jeune victime, qui démarre dès lors un combat contre les forces de l’ordre afin d’obtenir la vérité sur la mort de son fils. Il est rare jusqu’alors que Netflix se rate dans ses programmes. De fait, avec l’historique de la chaîne et un casting émérite (Regina King, American Crime Story, The Leftovers ; Russel Hornsby, Grimm, Fences), Seven Seconds devrait plutôt bien s’en sortir.
CAUGHT (saison 1, ep. 1 diffusé le 26 février 2018 sur CBC)
Pour ceux qui en doutaient encore, oui, le Canada n’est pas seulement père du sirop d’érable, Justin Bieber et Drake. Le pays s’en sort aussi plutôt pas mal côté séries (à quand une saison 4 du Cœur a ses raisons d’ailleurs ?) et elle essaiera de vous le prouver avec un de ses derniers poulains du petit écran, la série Caught. Alors, série étrangère oblige, les acteurs restent inconnus pour la plupart des gens, mais si le casting ne convainc pas au premier abord, la bande-annonce, elle, devrait. A l’ordre du jour : trahison, vengeance, et romance.
LIVING BIBLICALLY (saison 1, ep. 1 diffusé le 26 février 2018 sur CBS)
La chaîne CBS s’attaque à un sujet controversé, la religion, dans sa nouvelle sitcom Living Biblically. Adaptée du livre d’A.J. Jacob « The Year of Living Biblically », la série s’est dotée d’un vétéran des séries comiques, le réalisateur Andy Ackerman (Seinfeld, Superstore, Mulaney) pour faire d’elle une série de choix. Pleins de visages familiers sont à l’affiche de ce nouveau bébé CBS : Jay R. Ferguson (Mad Men), Camryn Manheim (Ghost Whisperer, The Practice, Esprits Criminels), Tony Rock (Think Like a Man), et David Krumholtz (Numbers).
GOOD GIRLS (saison 1, ep. 1 diffusé le 26 février 2018 sur NBC)
Good girls gone bad. En l’occurrence ici, des femmes, de véritables dames qui rejoignent le côté obscur de la force. La comédie dramatique Good Girls suit les mésaventures de trois mamans de la banlieue qui décident de braquer un supermarché local. Or, mal leur en a pris, comme en atteste la bande-annonce de la série. Quand Breaking Bad rencontre Thelma et Louise, ça donne Good Girls. A découvrir de toute urgence, ne serait-ce que pour la pétillante Christina Hendricks (Mad Men).
UNSOLVED (saison 1, ep. 1 diffusé le 27 février sur USA Network)
Créée par Kyle Long et co-écrit par l’ancien détective Greg Kading de de la LAPD, l’auteur du livre « Assassiner Rap : The Untold Story », la première saison de cette anthologie s’intitule The Murders of Tupac and the Notorious B.I.G. La série retrace l’enquête du département de la police de Los Angeles (Los Angeles Police Department) suite aux meurtres successifs des deux légendes du Rap et du hip-hop, représentants de la rivalité East Coast et West Coast. On retrouve dans les rôles de Tupac Shakur et Notorious B.I.G, Marcc Rose (Straight Outta Compton), et Wavyy Jonez, à leurs côtés également Josh Duhamel (Transformers), il interpréte le détective Greg Kading, Jimmi Simpson (Westworld) et Bokeem Woodbine (Fargo).
THE LOOMING TOWER (saison 1, ep. 1 diffusé le 28 février sur Hulu)
Inspirée de l’enquête La Guerre cachée du journaliste du New Yorker Lawrence Wright, lauréat du Prix Pulitzer en 2017 et réalisée par Craig Zisk (The Office), la série se déroule avant les attentats du 11 septembre 2001. Le show Hulu décrit la rivalité entre les divisions du contre-terrorisme du FBI et de la CIA…. Au casting, le Français Tahar Rahim (Le Prix du succès) Jeff Daniels (Seul sur Mars), Peter Sarsgaard (Jackie), Wrenn Schmidt (Person Of Interest), Michael Stuhlbarg (Pentagon Papers, Fargo) et Bill Camp (The Night Of).
https://www.youtube.com/watch?v=bgsdAUKIICo
HOMELAND (saison 7, ep. 1 le 12 février 2018 sur Showtime)
Bientôt le clap de fin pour la série aux Emmy Awards, Homeland ? En effet, 8 saisons ont pour l’instant été commandées pour la série phare de la chaîne Showtime. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette septième saison n’a rien à envier aux toutes premières saisons, particulièrement acclamées par la critique. La saison 6 voyait l’élection d’une femme présidente, la mort de Quinn et ses répercussions sur l’instable Carrie, l’arrestation de Saul Berenson, et le départ de notre héroïne de la CIA. Cette saison 7, elle, semble s’inscrire dans la droite lignée des saisons précédentes avec une Carrie déterminée à avoir une vie saine pour son enfant et exposer le complot gouvernemental qui touche la Maison Blanche.
HIT THE FLOOR (saison 4, ep. 1 le 13 février 2018 sur VH1)
Beaucoup ne voulaient plus y croire. Et pourtant ! Hit the Floor a une date de diffusion pour sa saison 4, et surtout, une nouvelle chaîne mère BET. En effet, après trois saisons plus ou moins florissantes sur VH1, la chaîne pop culture BET récupère la série de cheerleaders Hit the Floor pour le plus grand bonheur de son créateur, James LaRosa. Cependant, promettant une saison comme on en a encore jamais vu, LaRosa ne fait que déclarer l’évident dans la mesure où l’actrice Taylour Paige qui jouait le personnage principal, Ahsha Hayes, quitte la série. Autre départ, le séduisant Adam Senn qui interprétait Zero. C’est donc un tout nouveau paysage qu’attendent les fans de la série, qui seront par contre heureux d’accueillir Teyana Taylor au casting de la série rescapée.
GOMORRA(Saison 3, ep. 1 le 15 février sur Canal +) Adaptée du roman de Robero Saviano et du film Gomorra (2008) de Matteo Garrone, la série italienne réalisée par Stefano Sollima explore l’organisation mafieuse et la terreur sanguinaire qu’elle fait régner au cœur de Naples. Ce drame très shakespearien diffusé sur Canal cartonne, battant des records d’audience.
https://www.youtube.com/watch?v=fepoGCPknmU
MOZART IN THE JUNGLE (saison 4, ep. 1 le 16 février sur Amazon Prime)
Lentement mais sûrement, la série auréolée aux Emmy Awards et Golden Globes fait son petit bout de chemin. La saison 4 de cette série centrée sur les péripéties des membres d’un orchestre à Brooklyn, New York, suivra les débuts publics du jeune couple Rodrigo (Gael Garcia Bernal, Y tu mamá tambien, Carnets de Voyage, Neruda) et Hayley (Lola Kirke, Gone Girl). Cette saison sera aussi l’occasion de découvrir Rodrigo en pleine panne d’inspiration musicale. Ne manquez donc pas le musical vivant qu’estMozart in the Jungle et son parterre de guest stars (Debra Monk, Masi Oka, Michael Emerson et John Cameron Mitchell).
ASH VS. EVIL DEAD(saison 3, ep. 1 le 26 février sur Starz)
La comédie horrifique qui dépasse tout entendement est de retour, et ça va faire mal. Enfin, surtout pour Ash et son compagnon de route Pablo, qui sont bien loin d’en avoir fini avec les forces du Mal. Outre son combat contre les démons, Ash va se lancer cette saison dans une quête pour retrouver sa fille perdue, Brandy Barr (interprétée par Arielle Carver O’Neill).
iZOMBIE(saison 4, ep. 1 le 26 février sur la CW)
Plus politique, plus actuelle, la saison 4 de la série qui a de la cervelle promet d’être explosive. En effet, maintenant que la population de Seattle sait que les zombies existent, elle est face à un dilemme : fuir ou rester. Or, ce choix cornélien entre rejoindre le camp humain ou celui des zombies aura des conséquences sur le plan politique. Il s’agit dorénavant de voir comment notre héroïne Olivia (Rose McIver, Once Upon a Time, Lovely Bones) va s’adapter à ce nouvel ordre.
unREAL (saison 3, ep. 1 le 26 février sur Lifetime)
Loin d’être la vache à lait sur la chaîne Lifetime, et encore plus loin d’être assurée d’un futur certain, unREAL a tout de même obtenu une date pour le lancement de sa troisième saison. La série de dating avec Shiri Appleby (Roswell) et Constance Zimmer (House of Cards, Boston Justice) est à retrouver le 26 février 2018 sur Lifetime.
L’agenda des séries US de février 2018
Jeudi 1er février A.P. Bio : saison 1 – NBC – The Good Place : saison 2 – NBC
Vendredi 2 février Altered Carbon : nouveauté – Netflix – The Trade : nouveauté – Showtime – Strike Back : saison 5 – Cinemax
Lundi 5 février Supergirl: saison 3b – The CW – 9JKL : saison 1 – CBS
Mercredi 7 février Channel Zero : saison 3 – SyFy – The Librarians : saison 4 – TNT – Knightfall : saison 1 – History
Dimanche 11 février Homeland : saison 7 – Showtime – Here, Now : nouveauté – HBO – Star Trek Discovery : saison 1 – CBSAA – Our Cartoon President : nouveauté – Showtime
C’est le week-end dernier que s’est tenue Porte de Versailles la 25ème édition du festival geek Paris Manga & Sci-Fi Show. Petit bilan de cette édition alléchante qui avait pourtant fort mal démarré.
Même lieu, hall différent
Depuis 2011, la Paris Manga & Sci-Fi nous avait accueillis dans le hall 2.2. Pour cette nouvelle édition, elle avait décidé de s’agrandir en se déplaçant au hall 7.2 (tout juste rénové).
Plus grand, ce dernier a permis d’aérer les allées dans lesquelles il était bien plus facile de circuler, surtout le dimanche après-midi. Les vendeurs étaient également plus nombreux et une nouvelle scène a fait son apparition : la scène comics. La Paris Manga offre donc à présent quatre scènes : la Manga, la Sci-Fi, la Comics et la Just Dance.
Une organisation désastreuse le premier jour
Par contre, qui dit nouveau hall dit nouvelle organisation et il faut reconnaître qu’elle était loin d’être au point le premier jour. En hall 2.2. le fléchage était limpide : une file pour la presse, une pour les VIP, une pour les billets ‘normaux’ et une dernière pour l’achat de billets. Là, tout était mélangé et les participants se sont tous retrouvés au même endroit pour la fouille obligatoire des sacs et la palpation. Avec seulement deux personnes pour assurer cette dernière tâche, les premiers ont dû attendre une bonne heure avant de passer le filtrage et atteindre les files. Parmi les VIP qui ont le droit d’entrer dès 8h30 (entre autres avantages), les mécontents étaient nombreux.
Heureusement le lendemain, problème réglé avec des files avant la fouille. En moins d’une minute, les VIP étaient rentrés et ceux qui avaient leur billet n’avaient pas à faire la queue derrière ceux qui n’en avaient pas.
Une solide programmation sur la scène Sci-Fi
Avant d’assister à la Paris Manga & Sci-Fi Show, il faut traditionnellement faire un choix niveau scène : la Manga ou la Sci-Fi. Pour les fans de séries, il n’y a en règle générale pas de débat : les conférences de la scène Sci-Fi sont très satisfaisantes. Et cette année, il aurait fallu être très difficile pour ne pas apprécier les invités présents.
La programmation mêlait anciennes (Le Caméléon avec Andrea Parker, Stargate avec Richard Dean Anderson, Alerte à Malibu avec Pamela Anderson ou encore Charmed avec Brian Krause) et actuelles séries (The Magicians avec Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta, Seth Gilliam avec The Walking Dead). John Wesley Shipp a même fait le lien entre les Flash versions 1990 et 2014.
Si vous n’y étiez pas ou souhaitez revivre les conférences de la scène Sci-Fi, vous pouvez les revivre en intégralité ci-dessous.
Des Anderson premiers à l’applaudimètre
S’ils portent le même patronyme, les deux acteurs n’ont pourtant aucun lien de parenté. Chacun était présent une journée : Pamela le samedi 3, Richard Dean le dimanche 4.
Pamela Anderson, la star d’Alerte à Malibu (la série, pas le très mauvais reboot cinématographique sorti en 2017) a fait sensation à son arrivée.
Si l’actrice fait récemment la une des actualités internet c’est plus pour son aménagement dans la cité phocéenne que pour une actualité artistique.
Les paparazzis étaient donc là en nombre et vous pourrez juger de leur comportement sur la vidéo ci-dessous.
L’actrice canadienne a surtout répondu à des questions sur la cause animale qu’elle défend ardemment.
Richard Dean Anderson, inoubliable Angus MacGyver et Jack O’Neill, a reçu une véritable ovation à son arrivée sur la scène.
Il a répondu avec malice aux questions posées, notamment sur son jeu vidéo préféré ou encore son avis sur le reboot télévisé de MacGyver.
Il avait des fans mais nul doute qu’il en a gagné de nouveaux avec son attitude. Surtout quand, retard oblige, la fin de sa conférence est annoncée au bout de 12 minutes. Il a insisté pour continuer à répondre aux fans présents qui ont ainsi eu le bonheur de l’avoir 30 minutes sur scène.
Pamela Anderson : conférence du 3 février 2018
Richard Dean Anderson : conférence du 4 février 2018
Des acteurs de séries à gogo
La 25ème édition avait invité plusieurs comédiens de séries.
L’acteur/sportif Hafþór Júlíus Björnsson n’était présent que le samedi.
Les organisateurs l’ont donc associé à Seth Gilliam, le père Stokes dans The Walking Dead, pour la première conférence séries du samedi 3 février.
L’occasion pour les acteurs de parler des séries pour lesquels ils sont les plus connus : Game of Thrones et The Walking Dead.
La deuxième conférence séries du samedi faisait fort en invitant Andrea Parker, John Wesley Shipp et Brian Krause. Beaucoup de questions ont porté sur la fin du Caméléon, le reboot de Charmed ou encore celui de Flash.
Le dimanche, Seth Gilliam est venu étoffer la conférence séries en rejoignant Andrea Parker, John Wesley Shipp et Brian Krause. C’est d’ailleurs l’actrice qui a répondu au plus de questions avec force de détails. Si vous voulez la voir raconter son audition pour le rôle de Melle Parker, la vidéo ci-dessous devrait vous satisfaire.
Hafþór Júlíus Björnsson et Seth Gilliam : conférence du 3 février 2018
Andrea Parker, John Wesley Shipp et Brian Krause : conférence du 3 février 2018
Andrea Parker, John Wesley Shipp, Brian Krause et Seth Gilliam : conférence du 4 février 2018
De passionnants comédiens de doublage
Déménager les concours Cosplay de la scène Sci-Fi vers la scène Manga a permis de libérer un créneau chaque jour pour les comédiens de doublage. Si tous ceux qui étaient présents ce week-end ne sont pas montés sur scène, ceux qui se sont prêtés à l’exercice de la conférence ont partagé nombre d’anecdotes sur leur métier si particulier.
Comédiens de doublage : conférence du 3 février 2018
Comédiens de doublage : conférence du 4 février 2018
The Magicians en partenariat avec SyFy
Alors que la saison 3 a débuté sur l’antenne de SyFy le 10 janvier 2018, elle ne sera diffusée en France que dans plusieurs semaines. Deux acteurs ont cependant fait le déplacement pour la promouvoir : Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta. S’ils ont répondu aux questions des fans (attention aux spoilers) ils ne sont pas venus les mains vides puisqu’ils ont présenté une vidéo de la saison 3.
The Magicians : conférence du 3 février 2018
Le catch à l’honneur avec Christian
Cette édition mettait de nouveau le catch à l’honneur avec la présence de Jay Reso, connu sous le nom de Christian. Retraité depuis 2013, le catcheur canadien a pu mesurer sa popularité non seulement au travers de deux conférences mais aussi autour du Catch Corner.
Jay ‘Christian’ Reso : conférence du 3 février 2018
Jay ‘Christian’ Reso : conférence du 4 février 2018
La web-série Noob
Les membres de la web-série française sont venus à la rencontre de leur public. Habitués de l’exercice, ils font toujours preuve d’un assez haut degré de décontraction.
Après 14 saisons d’une vingtaine d’épisodes, ABC crée la surprise avec une websérie aussi convaincante que l’intrigue principale. La B-team embarque les fans dans le premier jour plein d’aventures et de situations comiques des internes, tout cela réalisé par Sarah Drew, l’actrice qui joue le rôle d’April Kepner dans Grey’s Anatomy.
La websérie commence avec un premier épisode choral qui marque l’accueil de tous les internes lors de leur premier jour. Ensuite, chaque épisode se fixe sur un ou deux d’entre eux durant environ deux minutes pour raconter l’une de leurs péripéties. L’idée est plutôt originale et amène à en savoir un peu plus sur ceux qu’on ne connaît plus vraiment depuis que les premiers internes du Seattle Grace Hospital (Meredith, Alex, Christina…) sont devenus d’immenses chirurgiens. C’est en cela que la websérie marque un renouveau pour la série phare d’ABC puisqu’elle s’intéresse aux jeunes internes qu’on oubliait souvent ou que l’on ne voyait qu’à travers leurs histoires liées aux personnages principaux : Jo avec Karev, Andrew avec Maggie… Ici, ils ont leur moment de gloire à part entière. Ce projet plutôt novateur nous rapproche un peu plus des personnages avec un choix de format qui peut s’avérer frustrant mais qui permet aussi de ne pas en faire trop. Tout est bien dosé dans cette websérie qui rappelle que ce ne sont pas eux les personnages principaux mais qu’ils ont eux aussi leur intérêt et importance.
Il est toujours intéressant de créer des choses autour d’une série pour en savoir davantage sur celle-ci et faire vivre les personnages et l’univers plus longtemps dans des projets parallèles. A travers des scènes parfois un peu trop clichées, la websérie nous fait rire et divertit totalement. Comme à leurs habitudes, les internes sont décrits comme assez catastrophiques dans des séquences parfois absurdes. En mettant également en scène les titulaires tels que Karev, Hunt, Webber et même Bailey (Chandra Wilson) qui fait son grand retour en tant que tyran, on attribue chaque interne comme le boulet d’un titulaire. C’est souvent très drôle même si cela peut être parfois un peu trop et presque insultant de donner cette image des internes. Mais lorsque l’on connaît le ton général de la série, il n’y a pas de quoi se vexer, bien au contraire. Enfin, la signification du titre est pour le moins parfaitement bien choisie. On apprend dans l’épisode 5 que the b-team est l’équipe qui s’occupe des vomis, du sang et des bassines d’urine (b comme ‘bedpan, barf bucket, blood’*) autrement dit les internes font le sale boulot et c’est risible à l’écran.
Cependant, des questions demeurent au sujet de la série principale. Ce besoin de créer deux projets dérivés en même temps que la diffusion de la saison 14 cache-t-il un vide et un manque d’inspiration pour l’intrigue majeure ? À l’heure qu’il est, la saison 15 de la série n’a été annoncée que grâce au renouvellement du contrat d’Ellen Pompeo et le spin-off Station 19 qui met en scène les pompiers de Seattle débutera le 22 mars. Affaire à suivre donc sur la chaîne ABC.
Grey’s Anatomy : B-team : Sneak peek
Grey’s Anatomy : B-team : Fiche Technique
Réalisation : Sarah Drew
Scénario : Barbara Kaye Friend
Interprètes : Sophia Taylor Ali, Jake Borelli, Chandra Wilson, Alex Blue Davis, Jaicy Elliot, Rushi Kota, Jeanine Mason
Société de production : Val Cheung, Saad Mansor
Format: 6 épisodes de 2 minutes
Date de diffusion : 11 janvier 2018 sur la chaîne ABC
Shot Caller, un thriller brutal et poignant avec Nikolaj Coster-Waldau, est disponible en DVD et Blu-Ray disc depuis le 6 février. Focus sur le film coup de poing de Ric Roman Waugh.
Synopsis : Jacob Harlon est un homme d’affaires à succès et un père de famille épanoui jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il doit se soumettre aux rites de passage et devient Money, un gangster violent et sans pitié. A sa sortie, surveillé par la police, ses anciens codétenus l’obligent à commettre un dernier crime.
Shot Caller, c’est la chute dramatique d’un homme d’affaire, père de famille et mari aimant. Ou comment, du blindage mental à la métamorphose physique, Jacob devient Money durant son séjour prolongé en prison.
L’histoire aurait bien quelque chose de cliché : la prison américaine de base avec ses gangs violents et ses matons aveugles, ou pourris, ou les deux, les défaillances des systèmes judiciaires et carcéraux, l’injustice tout court…
Mais Shot Caller a sans conteste quelques qualités notamment techniques. L’ambiance pesante, d’abord, pose le cadre du récit. Portée par une musique de fond entêtante, oppressante et agrémentée de filtres jaunes et ocres, l’atmosphère dense et poisseuse nous tient en otage tout en nous évitant de sombrer dans le pathos.
Le montage ingénieux intercale des flashbacks durant toute la première partie du film. Jonglant entre violence et vie de famille, cette chorégraphie d’images donne le tempo et rythme l’action.
Le premier rôle est incarné par un Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister de Game of Thrones) intense et impeccable qui fait vibrer notre corde sensible et arme notre dignité.
Et si la deuxième partie du film perd un peu en profondeur et en puissance, le final détonant ne manquera pas de ressources et de surprises.
En outre, on retrouvera dans Shot Caller quelques visages de séries connus comme Emory Cohen (The OA), Jon Bernthal (The Walking Dead) ou Benjamin Bratt (Private Practice, Star). Cette brochette d’acteurs nous offre un jeu crédible pour un thriller d’action relativement réussi et qui plaira aux adeptes du genre !
Shot Caller : Bande-annonce
https://www.youtube.com/watch?v=lT9FM3VRRJo
Shot Caller : Fiche technique
Titre original : Shot caller
Un film de Ric Roman Waugh
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Scénariste : Ric Roman Waugh
Acteurs : Nikolaj Coster-Waldau, Omari Hardwick, Lake Bell, Jon Bernthal, Emory Cohen, Jeffrey Donovan, Evan Jones, Benjamin Bratt, Holt McCallany
Musique : Antônio Pinto
Genre : Drame, Policier, Thriller
Date de sortie : 17 juin 2017 (États-Unis)
Sociétés de production : Bold Films, Participant Media
Distribué par : Saban Films
Caractéristiques Vidéo :
Editeur Vidéo : Orange Studio
Nombre de disques : 1
Version vidéo : Standard
Date sortie DVD & Blu-Ray : 06 février 2018
Zone : Zone B/2
Son : Anglais DTS HD (Master audio) 5.1, Français DTS HD (Master audio) 5.1
Format d’image : 2,40:1
Durée (mn) : 121
Sous-titrage : Français
Définition de l’image : HD 1080p 16:9 (1920×1080 progressif)
Format de tournage : 2,40:1
Image : Couleur
Public : Tous publics
Les fans de films bis et vintages, qui ont fait l’âge d’or des vidéoclubs, ont encore en mémoire le long-métrage de Gary Goddard, Les Maîtres de L’univers. Un reboot de la licence était évoqué à Hollywood depuis de nombreuses années. Le nouveau film, attendu pour 2019, vient malheureusement de perdre son réalisateur, David S. Goyer.
Sony Pictures prévoyait de relancer la licence des Maîtres de l’univers avec un tout nouveau projet confié au réalisateur et scénariste David S. Goyer. Cette nouvelle, dévoilée il y a quelques mois, a permis à des générations entières de se replonger dans les doux souvenirs de leur enfance.
Les Maîtres de L’univers de Gary Goddard (aucun lien de parenté avec notre joyau national, inventeur de la Nouvelle Vague) est un film culte et bis de 1987. Ce long-métrage est une production du célèbre studio Cannon, de Menahem Golan et Yoram Globus (immortalisés dans les documentaires The Go-Go Boys et Electric Boogaloo). Les personnages principaux étaient en réalité basés sur une licence de jouets Mattel et sur la série télévisée pour enfants des Maîtres de L’univers. Les 130 épisodes du dessin animé des années 1980 ont permis de populariser la gamme de jouets.
Le pitch reprenait des éléments d’heroic fantasy et de space opera. Aux confins des galaxies sur la planète Eternia, l’ignoble et terrifiant Skeletor fait régner la terreur et opprime les populations. Seul Musclor (He-Man, en version originale), un guerrier vaillant doté d’une force démesurée, va tenter d’arrêter le despote squelettique. Musclor va alors se retrouver propulsé sur la planète Terre avec ses compagnons engagés dans la lutte contre le tyran démoniaque. Le sort de l’Univers est engagé dans l’affrontement titanesque entre Musclor et Skeletor et les Forces des Ténèbres. Le casting regroupait les comédiens Dolph Lundgren, Billy Barty, Meg Foster, Frank Langella, Courteney Cox (l’un de ses premiers rôles), Robert Duncan McNeill et Jon Cypher.
Cannon Group avait d’ailleurs prévu une suite avec la fin ouverte post-générique (bien avant les studios Marvel !), dans laquelle on découvre que Skeletor a en fait survécu à sa chute. Dolph Lundgren avait malheureusement refusé de reprendre son rôle de Musclor. Le surfeur Laird Hamilton avait été choisi pour le remplacer ! La production avait commencé les costumes et les décors mais le projet a été finalement abandonné. Le groupe Cannon a annoncé qu’il ne paierait pas les frais de la licence à Mattel. Le réalisateur engagé sur cette suite, Albert Pyun, imagina alors le projet Cyborg (avec Jean-Claude Van Damme). Les décors et les costumes ont ainsi été recyclés pour ce nouveau projet avec JCVD.
En 2004, la licence des Maîtres de l’univers a failli être relancée avec l’ancien catcheur The Rock, Dwayne Johnson. Ce nouveau projet fut également abandonné. Le film devait néanmoins être produit par John Woo !
C’est finalement Sony qui a travaillé sur ce futur long-métrage. David S. Goyer (The Unborn, Blade : Trinity) était annoncé aux commandes du reboot des Maîtres de l’Univers en novembre 2017. Selon des informations de Variety, Sony Pictures chercherait donc un nouveau réalisateur pour relancer la franchise« He-Man ». Le réalisateur, qui avait également écrit le scénario, a été contraint d’annuler sa participation à ce projet à cause d’autres engagements professionnels. Le calendrier personnel de David S. Goyer ne lui permettrait donc pas malheureusement de mener à bien le chantier titanesque des aventures inédites de Musclor. Il travaille actuellement sur la série Krypton et sur l’adaptation des Fondations d’Isaac Asimov en mini-série. David S. Goyer va néanmoins occuper la fonction de producteur exécutif sur le film, selon des précisions du Hollywood Reporter. David S. Goyer a écrit le scénario de nombreux films comme Dark City, Blade, Batman Begins, Ghost Rider : L’Esprit de vengeance, ou bien encore Batman vs Superman: L’Aube de la justice.
La nouvelle version des Maîtres de l’univers est toujours attendue pour une sortie en salles le 18 décembre 2019. Le long-métrage ne sera pas repoussé à priori malgré ce contretemps pour le poste de réalisateur.
Bande-annonce du film bis et culte de Gary Goddard, Les Maîtres de l’univers :
Concours : Gagnez 5 liens du film The Duke réalisé par Aaron Kaufman avec Pierce Brosnan, un thriller où l’Urge n’atomise pas que le cerveau…
SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE
Une fin de semaine de débauche prend un tournant dangereux lorsque le propriétaire mystérieux d’une boîte de nuit introduit une nouvelle drogue à un groupe d’amis. Privés de ces inhibitions, ces derniers vivent leurs plus grands fantasmes, mais ce qui débute en une folle nuit d’excès se transforme rapidement en une soirée mortelle, tandis que l’île paradisiaque où se trouve ce groupe se détériore en une maison de fous tropicale
Titre original : Urge
Titre français : The Duke
The Duke est un thriller américain coécrit et réalisé par Aaron Kaufman
Scénario : Aaron Kaufman, Jerry Stahl, Jason Zumwalt
Montage : Jeffrey Wolf
Acteurs principaux : Alexis Knapp, Ashley Greene, Pierce Brosnan, Bar Paly, Danny Masterson
Montage : Jeffrey Wolf
Musique : The Newton Brothers
Photographie : Darren Lew
Son : Charles Marcus, Daniel Brooks
Producteurs : Mark Neveldine, Yoram Barzilai, Skip Williamson, Warren T. Goz
Durée : 1h 29 minutes
Genre : Thriller
Sortie en VOD : 27 février 2018
Pays d’origine : États-Unis
Pour participer à notre concours, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 27 Février 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.
Ceux ou celles qui nous suivront sur notre compte Twitter ou/et ceux ou celles qui auront liké notre page Facebook auront droit à une chance supplémentaire…
Doublez vos chances de remporter une dotation en suivant notre compte Twitter !
Suivre @cineseriesmag Triplez vos chances de remporter une dotation en devenant fan de notre page Facebook !
Fort d’une conclusion qu’il aura su faire murir via deux films plutôt efficaces, Wes Ball signe avec Le Labyrinthe : Le Remède Mortel, le final attendu mais explosif de la saga littéraire de James Dashner.
Il se sera écoulé 3 ans entre la sortie du Labyrinthe : La Terre Brulée et celle du Remède Mortel. 3 ans, c’est long. Suffisamment en tout cas pour avoir vu le genre dans lequel les films s’insèrent – le divertissement young-adult- dépérir. C’est donc dans une industrie étant passée à autre chose et proposé à un public qui l’aura oublié que la franchise arrive ; chargée de clore l’arc de Thomas et de sa bande, partis mater l’ultime bastion de WICKED ; mais aussi celui du genre tout entier. Une double mission qui n’aura pas manqué d’être portée à l’attention du réalisateur, ce dernier s’évertuant à proposer tant bien que mal la conclusion spectaculaire et ambitieuse que laissait présager les deux films précédents.
La boucle est bouclée
Puisque « a contrario » d’Hunger Games qui aura su dès ses débuts ameuter un casting de star, la saga du Labyrinthe n’aura su pour capter l’intérêt de son spectateur que se reposer sur deux choses : son concept tout droit issu de la Quatrième Dimension et le talent de son principal artificier, Wes Ball. Sans surprise, ce dernier joue de tout son poids sur cet ultime volet, lui donnant ambition et maîtrise, et ce, dès l’entame via une ouverture « in media res » assez efficace, voyant la clique à Thomas effectuer un spectaculaire braquage à bord d’un train lancé à vive allure. Une ouverture qui a le chic de brosser rapidement la trame : les résistants menés par Thomas et sa bande, toujours à la recherche de Minho, kidnappé dans le climax du volet précédent, se décident à le suivre jusque dans l’ultime bastion de WICKED, grimé en une ville futuriste où les nantis se cachent derrière une gigantesque muraille. De quoi transformer la fuite en avant du second volet en un heist-movie futuriste et donc permettre à son réalisateur de convoquer d’autres références dans l’entreprise. Ainsi, exit celles évidentes à Mad Max et Résident Evil du second opus et place à des œuvres aussi variées qu’Elysium, Hunger Games, 28 Semaines plus Tard et même le récent Détroit de Kathryn Bigelow. Un joyeux cocktail émaillé ça et là de scènes d’action invraisemblables, de retournements de situations nombreux et variés d’où n’émanent qu’un plaisir furibard ou une profonde envie de lever les yeux en l’air, le choix étant laissé à l’appréciation du spectateur pour le genre, rompu à ces numéros d’équilibristes incessants. Mais curieusement, là ou l’ambition est un point fort du métrage, il est aussi sa principale faiblesse.
Trop plein d’ambition
En effet, ce trop plein d’ambition se révèle problématique à bien des égards. On ne pourra ainsi occulter toutes les scènes se déroulant uniquement pour servir les lubies visuelles du cinéaste, ou celle clichées, montrant les dilemmes du héros aussi vite expédiés qu’inutiles. Le pire étant malheureusement à ranger au rayon du script, qui outre d’accumuler les incohérences propres au genre, délaissent toute rationalité au profit de l’action. Les scènes se multiplient, quitte à introduire des thèmes survolés (dont celui amené bien maladroitement par Walton Goggins et ses envies de révolution), on fait revenir des personnages des anciens films sans aucune explication, on donne à voir une flopée de personnages étonnamment vides et on ne peut être que consternés quand on voit la fin, de comprendre comment WICKED a su prospérer vu leur profonde débilité à trouver un remède quand il était devant leur nez depuis toujours. Certains argueront que c’est propre au genre, mais il faut bien admettre que Wes Ball a été trop gourmand ; ce qui est d’autant plus troublant quand l’intrigue prend de grosses libertés avec la trame contenue dans les romans.
Plus étoffé que le précédent sur tous les aspects, Le Labyrinthe : Le Remède Mortel a le chic d’être un divertissement bien troussé qui conclut avec brio la trilogie initiée en 2014. Reste que pour accepter le spectacle, il faudra passer par une intrigue absurde, parfois bâclée et assez inconsistante. A double tranchant donc.
Le Labyrinthe : Le Remède Mortel : Bande-annonce
Synopsis : Thomas et les « Blocards » s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation « Wicked ». Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les « Blocards » qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du labyrinthe.
Le Labyrinthe : Le Remède Mortel – Fiche Technique
Titre original : Maze Runner : The Death Cure
Titre français : Le Labyrinthe : Le Remède mortel
Réalisation : Wes Ball
Casting : Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster, Aidan Gillen, Patricia Clarkson, Walton Goggins, Will Poulter, Rosa Salazar, Giancarlo Esposito, Bary Pepper…
Scénario : T. S. Nowlin, d’après Le Remède mortel de James Dashner
Direction artistique : Daniel T. Dorrance
Costumes : Sanja Milkovic Hays
Montage : Dan Zimmerman
Musique : John Paesano
Production : Wyck Godfrey et Ellen Goldsmith-Vein
Société de production : Gotham Group, Temple Hill Entertainment et 20th Century Fox
Société de distribution : 20th Century Fox ; 20th Century Fox France
Langue originale : anglais
Format : couleur – 35 mm – 2,35:1 – son Dolby Digital
Genre : aventure, science-fiction
Durée : 143 minutes
Dates de sortie : 7 Février 2018
Concours : Gagnez 5 liens du film The Duel en VF (Le Duel) réalisé par Kieran Darcy-Smith, un western à la lisière du fantastique et de l’horreur avec un Woody Harrelson (No Country for Old Man) en gourou venimeux accro aux scalps, Liam Hemsworth (Independence Day 2) et Alice Braga (Elysium)
SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE
Texas 1887. Le Ranger Kingston est envoyé enquêter sur une série de morts mystérieuses à la frontière Mexicaine. Ses recherches le mènent rapidement à Mount Hermon, une petite ville sous l’emprise de celui qu’on appelle le Prêcheur. Kingston reconnaît alors l’homme qui a tué son père 20 ans auparavant dans un duel sanglant.
Réalisateur : Kieran Darcy-Smith
Avec Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Alice Braga, Emory Cohen, José Zuniga, William Sadler…
Scénario : Matt Cook
Compositeur : Craig Eastman
Date de sortie : le en Vidéo à la demande
Distributeur : ACE Entertainment
Sociétés Production : Mandeville Films
Genres : Western, Thriller, Drame
Date de sortie : 21 février en VOD
Durée : (1h 58min)
Pour participer à notre concours, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 21 Février 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.
Ceux ou celles qui nous suivront sur notre compte Twitter ou/et ceux ou celles qui auront liké notre page Facebook auront droit à une chance supplémentaire…
Doublez vos chances de remporter une dotation en suivant notre compte Twitter !
Suivre @cineseriesmag Triplez vos chances de remporter une dotation en devenant fan de notre page Facebook !
Après des incontournables de l’animation comme Wallace & Gromit, Chicken Run ou encore Shaun le mouton, le studio Aardman revient avec Cro-Man. Un nouveau-né portant sur ses épaules l’héritage de créations parlant à tous les publics, et à la saveur si particulière.
Synopsis : Une famille d’hommes de Cro-Magnon mène une vie paisible de chasseurs-cueilleurs, plusieurs millénaires après l’extinction des dinosaures où, selon cette histoire, vivaient déjà des ancêtres unis derrière le sport du ballon rond. Alors que le chef d’un peuple médiéval débarque et prend possession de leur territoire, la survie de leur milieu de vie devra se décider lors d’une partie de football.
Cro-Man est d’abord appréciable pour ses visuels irréprochables. La patte artistique et le stop-motion caractéristiques du studio sont poussés à leur paroxysme, l’univers est développé de manière simple tout en étant attachant, et sur ce point le film est une réussite. On retrouve certaines touches d’humour absurde qui fonctionnent à merveille (ouvrir le film au temps des dinosaures en précisant que l’on est à « Manchester »), tout comme les différents anachronismes qui sont toujours des trouvailles (du rasoir-scarabée aux marionnettes pour faire les ralentis des matchs). Il y a même quelques (rares) références à l’attention des plus grands, avec par exemple un vendeur de « jurassic pork » ou un marchand de silex nommé « flint [silex, en anglais] eastwood ». Enfin, le film se moque ici et là de certains clichés inhérents au monde du football (les joueurs qui se recoiffent sans cesse, les simulations, etc).
Malheureusement, c’est en terme d’histoire et surtout d’humour que le bât blesse. La trame narrative est des plus convenues dans son déroulement, les thèmes et valeurs véhiculés sont vus, revus et éculés (l’amitié triomphante, l’esprit d’équipe face à l’individualisme, le courage), si bien que Cro-Man ne surprend à aucun moment. Pire, les gags sont souvent téléphonés et peu originaux, à l’image de la ridiculisation du chef et de la figure du pouvoir, faite de manière peu subtile, sans finesse ni nuances aucunes. Un humour aseptisé qui touchera un plus large public, certes, mais se faisant laissera sur le banc de touche ceux qui appréciaient les créations Aardman pour leur impertinence et leur second degré. Cro-Man est un peu trop premier degré. L’intelligence muette de Gromit mettait justement en exergue la bouffonnerie d’un Wallace toujours trop bavard et maladroit. Il manque ici cet équilibre entre les personnages qui se suffisent à eux même, sans vraiment servir ce genre de relations improbables qui faisaient la sève des films précédents du studio. Pourtant les personnages proposés sont dans l’ensemble charismatiques et réussis (à commencer par le sanglier de compagnie et le petit lapin), mais ils manquent de ce cynisme involontaire qui participait à l’étrangeté de leurs aînés, parfois effrayants et cruels comme dans Chicken Run.
Cro-Man souffre peut-être de sa grande générosité. Le film donne tant de choses à voir en moins d’une heure et demie qu’il paraît parfois brouillon, confus, noyant le spectateur dans ce trop-plein d’idées (intelligentes, au demeurant) comme sont perdus les personnages à leur arrivée dans la forteresse médiévale, débordante de choses qui leur sont inconnues. Il glisse tout un tas de détails faisant échos à l’actualité (le grillage et les pancartes d’interdiction, rappelant la frontière Mexique/États-Unis et le problème de l’intégration ou des enjeux autour de la question du territoire), mais qui ne sont pas suffisamment creusés pour être de réels atouts à créditer au film.
En se fondant parfaitement dans le paysage des films d’animation de ces dernières années, Cro-Man oublie la « magie Aardman » qui en fait un studio bien à part, et pas que sur le plan graphique. Un bon film qui assure un agréable moment mais qui, par son manque de profondeur, ne marquera sûrement pas autant les mémoires que ses grands frères. Souhaitons lui tout de même une réussite au box office, afin que le studio continue à nous offrir ces belles créations qu’il serait malgré tout dommage de bouder.
Bande-annonce : Cro-Man
Fiche technique : Cro-Man
Titre original : Early man
Réalisation : Nick Park
Scénario : Mark Burton, John O’Farrell
Interprétation : Eddie Redmayne, Tom Hiddlestone
Durée : 89 minutes
Genre : Animation, comédie
Date de sortie : 7 février 2018