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Retour sur la 25ème édition de la Paris Manga & Sci-Fi Show

C’est le week-end dernier que s’est tenue Porte de Versailles la 25ème édition du festival geek Paris Manga & Sci-Fi Show. Petit bilan de cette édition alléchante qui avait pourtant fort mal démarré.

Même lieu, hall différent

Depuis 2011, la Paris Manga & Sci-Fi nous avait accueillis dans le hall 2.2. Pour cette nouvelle édition, elle avait décidé de s’agrandir en se déplaçant au hall 7.2 (tout juste rénové).

Plus grand, ce dernier a permis d’aérer les allées dans lesquelles il était bien plus facile de circuler, surtout le dimanche après-midi. Les vendeurs étaient également plus nombreux et une nouvelle scène a fait son apparition : la scène comics. La Paris Manga offre donc à présent quatre scènes : la Manga, la Sci-Fi, la Comics et la Just Dance.

Une organisation désastreuse le premier jour

Par contre, qui dit nouveau hall dit nouvelle organisation et il faut reconnaître qu’elle était loin d’être au point le premier jour. En hall 2.2. le fléchage était limpide : une file pour la presse, une pour les VIP, une pour les billets ‘normaux’ et une dernière pour l’achat de billets. Là, tout était mélangé et les participants se sont tous retrouvés au même endroit pour la fouille obligatoire des sacs et la palpation. Avec seulement deux personnes pour assurer cette dernière tâche, les premiers ont dû attendre une bonne heure avant de passer le filtrage et atteindre les files. Parmi les VIP qui ont le droit d’entrer dès 8h30 (entre autres avantages), les mécontents étaient nombreux.

Heureusement le lendemain, problème réglé avec des files avant la fouille. En moins d’une minute, les VIP étaient rentrés et ceux qui avaient leur billet n’avaient pas à faire la queue derrière ceux qui n’en avaient pas.

Une solide programmation sur la scène Sci-Fi

Avant d’assister à la Paris Manga & Sci-Fi Show, il faut traditionnellement faire un choix niveau scène : la Manga ou la Sci-Fi. Pour les fans de séries, il n’y a en règle générale pas de débat : les conférences de la scène Sci-Fi sont très satisfaisantes. Et cette année, il aurait fallu être très difficile pour ne pas apprécier les invités présents.

La programmation mêlait anciennes (Le Caméléon avec Andrea Parker, Stargate avec Richard Dean Anderson, Alerte à Malibu avec Pamela Anderson ou encore Charmed avec Brian Krause) et actuelles séries (The Magicians avec Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta, Seth Gilliam avec The Walking Dead). John Wesley Shipp a même fait le lien entre les Flash versions 1990 et 2014.

Si vous n’y étiez pas ou souhaitez revivre les conférences de la scène Sci-Fi, vous pouvez les revivre en intégralité ci-dessous.

Des Anderson premiers à l’applaudimètre

S’ils portent le même patronyme, les deux acteurs n’ont pourtant aucun lien de parenté. Chacun était présent une journée : Pamela le samedi 3, Richard Dean le dimanche 4.

Pamela Anderson, la star d’Alerte à Malibu (la série, pas le très mauvais reboot cinématographique sorti en 2017) a fait sensation à son arrivée.

Si l’actrice fait récemment la une des actualités internet c’est plus pour son aménagement dans la cité phocéenne que pour une actualité artistique.
Les paparazzis étaient donc là en nombre et vous pourrez juger de leur comportement sur la vidéo ci-dessous.

L’actrice canadienne a surtout répondu à des questions sur la cause animale qu’elle défend ardemment.

Richard Dean Anderson, inoubliable Angus MacGyver et Jack O’Neill, a reçu une véritable ovation à son arrivée sur la scène.

Il a répondu avec malice aux questions posées, notamment sur son jeu vidéo préféré ou encore son avis sur le reboot télévisé de MacGyver.

Il avait des fans mais nul doute qu’il en a gagné de nouveaux avec son attitude. Surtout quand, retard oblige, la fin de sa conférence est annoncée au bout de 12 minutes. Il a insisté pour continuer à répondre aux fans présents qui ont ainsi eu le bonheur de l’avoir 30 minutes sur scène.

Pamela Anderson : conférence du 3 février 2018

Richard Dean Anderson : conférence du 4 février 2018

Des acteurs de séries à gogo

La 25ème édition avait invité plusieurs comédiens de séries.

L’acteur/sportif Hafþór Júlíus Björnsson n’était présent que le samedi.

Les organisateurs l’ont donc associé à Seth Gilliam, le père Stokes dans The Walking Dead, pour la première conférence séries du samedi 3 février.

L’occasion pour les acteurs de parler des séries pour lesquels ils sont les plus connus : Game of Thrones et The Walking Dead.

La deuxième conférence séries du samedi faisait fort en invitant Andrea Parker, John Wesley Shipp et Brian Krause. Beaucoup de questions ont porté sur la fin du Caméléon, le reboot de Charmed ou encore celui de Flash.

Le dimanche, Seth Gilliam est venu étoffer la conférence séries en rejoignant Andrea Parker, John Wesley Shipp et Brian Krause. C’est d’ailleurs l’actrice qui a répondu au plus de questions avec force de détails. Si vous voulez la voir raconter son audition pour le rôle de Melle Parker, la vidéo ci-dessous devrait vous satisfaire.

Hafþór Júlíus Björnsson et Seth Gilliam : conférence du 3 février 2018

Andrea Parker, John Wesley Shipp et Brian Krause : conférence du 3 février 2018

Andrea Parker, John Wesley Shipp, Brian Krause et Seth Gilliam : conférence du 4 février 2018

De passionnants comédiens de doublage

Déménager les concours Cosplay de la scène Sci-Fi vers la scène Manga a permis de libérer un créneau chaque jour pour les comédiens de doublage. Si tous ceux qui étaient présents ce week-end ne sont pas montés sur scène, ceux qui se sont prêtés à l’exercice de la conférence ont partagé nombre d’anecdotes sur leur métier si particulier.

Comédiens de doublage : conférence du 3 février 2018

Comédiens de doublage : conférence du 4 février 2018

The Magicians en partenariat avec SyFy

Alors que la saison 3 a débuté sur l’antenne de SyFy le 10 janvier 2018, elle ne sera diffusée en France que dans plusieurs semaines. Deux acteurs ont cependant fait le déplacement pour la promouvoir : Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta. S’ils ont répondu aux questions des fans (attention aux spoilers) ils ne sont pas venus les mains vides puisqu’ils ont présenté une vidéo de la saison 3.

The Magicians : conférence du 3 février 2018

Le catch à l’honneur avec Christian

Cette édition mettait de nouveau le catch à l’honneur avec la présence de Jay Reso, connu sous le nom de Christian. Retraité depuis 2013, le catcheur canadien a pu mesurer sa popularité non seulement au travers de deux conférences mais aussi autour du Catch Corner.

Jay ‘Christian’ Reso : conférence du 3 février 2018

Jay ‘Christian’ Reso : conférence du 4 février 2018

La web-série Noob

Les membres de la web-série française sont venus à la rencontre de leur public. Habitués de l’exercice, ils font toujours preuve d’un assez haut degré de décontraction.

Noob : conférence du 4 février 2018

Auteur : Grae Leigh

Grey’s Anatomy : B-Team, une nouveauté convaincante pour la série

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Après 14 saisons d’une vingtaine d’épisodes, ABC crée la surprise avec une websérie aussi convaincante que l’intrigue principale. La B-team embarque les fans dans le premier jour plein d’aventures et de situations comiques des internes, tout cela réalisé par Sarah Drew, l’actrice qui joue le rôle d’April Kepner dans Grey’s Anatomy

La websérie commence avec un premier épisode choral qui marque l’accueil de tous les internes lors de leur premier jour. Ensuite, chaque épisode se fixe sur un ou deux d’entre eux durant environ deux minutes pour raconter l’une de leurs péripéties. L’idée est plutôt originale et amène à en savoir un peu plus sur ceux qu’on ne connaît plus vraiment depuis que les premiers internes du Seattle Grace Hospital (Meredith, Alex, Christina…) sont devenus d’immenses chirurgiens. C’est en cela que la websérie marque un renouveau pour la série phare d’ABC puisqu’elle s’intéresse aux jeunes internes qu’on oubliait souvent ou que l’on ne voyait qu’à travers leurs histoires liées aux personnages principaux : Jo avec Karev, Andrew avec Maggie… Ici, ils ont leur moment de gloire à part entière. Ce projet plutôt novateur nous rapproche un peu plus des personnages avec un choix de format qui peut s’avérer frustrant mais qui permet aussi de ne pas en faire trop. Tout est bien dosé dans cette websérie qui rappelle que ce ne sont pas eux les personnages principaux mais qu’ils ont eux aussi leur intérêt et importance.

Il est toujours intéressant de créer des choses autour d’une série pour en savoir davantage sur celle-ci et faire vivre les personnages et l’univers plus longtemps dans des projets parallèles. A travers des scènes parfois un peu trop clichées, la websérie nous fait rire et divertit totalement. Comme à leurs habitudes, les internes sont décrits comme assez catastrophiques dans des séquences parfois absurdes. En mettant également en scène les titulaires tels que Karev, Hunt, Webber et même Bailey (Chandra Wilson) qui fait son grand retour en tant que tyran, on attribue chaque interne comme le boulet d’un titulaire. C’est souvent très drôle même si cela peut être parfois un peu trop et presque insultant de donner cette image des internes. Mais lorsque l’on connaît le ton général de la série, il n’y a pas de quoi se vexer, bien au contraire. Enfin, la signification du titre est pour le moins parfaitement bien choisie. On apprend dans l’épisode 5 que the b-team est l’équipe qui s’occupe des vomis, du sang et des bassines d’urine (b comme ‘bedpan, barf bucket, blood’*) autrement dit les internes font le sale boulot et c’est risible à l’écran.

Cependant, des questions demeurent au sujet de la série principale. Ce besoin de créer deux projets dérivés en même temps que la diffusion de la saison 14 cache-t-il un vide et un manque d’inspiration pour l’intrigue majeure ? À l’heure qu’il est, la saison 15 de la série n’a été annoncée que grâce au renouvellement du contrat d’Ellen Pompeo et le spin-off Station 19 qui met en scène les pompiers de Seattle débutera le 22 mars. Affaire à suivre donc sur la chaîne ABC.

Grey’s Anatomy : B-team : Sneak peek

Grey’s Anatomy : B-team : Fiche Technique

Réalisation : Sarah Drew
Scénario : Barbara Kaye Friend
Interprètes : Sophia Taylor Ali, Jake Borelli, Chandra Wilson, Alex Blue Davis, Jaicy Elliot, Rushi Kota, Jeanine Mason
Société de production : Val Cheung, Saad Mansor
Format: 6 épisodes de 2 minutes
Date de diffusion : 11 janvier 2018 sur la chaîne ABC

 *  ‘bedpan, barf bucket, blood’, traduisez : ‘bassin urinaire, seau à vomi, sang’

Shot Caller : la descente aux Enfers de Nikolaj Coster-Waldau en DVD

Shot Caller, un thriller brutal et poignant avec Nikolaj Coster-Waldau, est disponible en DVD et Blu-Ray disc depuis le 6 février. Focus sur le film coup de poing de Ric Roman Waugh.

Synopsis : Jacob Harlon est un homme d’affaires à succès et un père de famille épanoui jusqu’au jour où il tue son meilleur ami dans un accident de la route après une soirée trop arrosée. Envoyé dans une prison de haute sécurité, il doit se soumettre aux rites de passage et devient Money, un gangster violent et sans pitié. A sa sortie, surveillé par la police, ses anciens codétenus l’obligent à commettre un dernier crime.

Shot Caller, c’est la chute dramatique d’un homme d’affaire, père de famille et mari aimant. Ou comment, du blindage mental à la métamorphose physique, Jacob devient Money durant son séjour prolongé en prison.
L’histoire aurait bien quelque chose de cliché : la prison américaine de base avec ses gangs violents et ses matons aveugles, ou pourris, ou les deux, les défaillances des systèmes judiciaires et carcéraux, l’injustice tout court…
Mais Shot Caller a sans conteste quelques qualités notamment techniques. L’ambiance pesante, d’abord, pose le cadre du récit. Portée par une musique de fond entêtante, oppressante et agrémentée de filtres jaunes et ocres, l’atmosphère dense et poisseuse nous tient en otage tout en nous évitant de sombrer dans le pathos.
Le montage ingénieux intercale des flashbacks durant toute la première partie du film. Jonglant entre violence et vie de famille, cette chorégraphie d’images donne le tempo et rythme l’action.
Le premier rôle est incarné par un Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister de Game of Thrones) intense et impeccable qui fait vibrer notre corde sensible et arme notre dignité.
Et si la deuxième partie du film perd un peu en profondeur et en puissance, le final détonant ne manquera pas de ressources et de surprises.
En outre, on retrouvera dans Shot Caller quelques visages de séries connus comme Emory Cohen (The OA), Jon Bernthal (The Walking Dead) ou Benjamin Bratt (Private Practice, Star). Cette brochette d’acteurs nous offre un jeu crédible pour un thriller d’action relativement réussi et qui plaira aux adeptes du genre !

Shot Caller : Bande-annonce

https://www.youtube.com/watch?v=lT9FM3VRRJo

Shot Caller : Fiche technique

Titre original : Shot caller
Un film de Ric Roman Waugh
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Scénariste : Ric Roman Waugh
Acteurs : Nikolaj Coster-Waldau, Omari Hardwick, Lake Bell, Jon Bernthal, Emory Cohen, Jeffrey Donovan, Evan Jones, Benjamin Bratt, Holt McCallany
Musique : Antônio Pinto
Genre : Drame, Policier, Thriller
Date de sortie : 17 juin 2017 (États-Unis)
Sociétés de production : Bold Films, Participant Media
Distribué par : Saban Films

Caractéristiques Vidéo :

Editeur Vidéo : Orange Studio
Nombre de disques : 1
Version vidéo : Standard
Date sortie DVD & Blu-Ray : 06 février 2018
Zone : Zone B/2
Son : Anglais DTS HD (Master audio) 5.1, Français DTS HD (Master audio) 5.1
Format d’image : 2,40:1
Durée (mn) : 121
Sous-titrage : Français
Définition de l’image : HD 1080p 16:9 (1920×1080 progressif)
Format de tournage : 2,40:1
Image : Couleur
Public : Tous publics

Les Maîtres de l’univers : David S. Goyer renonce au poste de réalisateur

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Les fans de films bis et vintages, qui ont fait l’âge d’or des vidéoclubs, ont encore en mémoire le long-métrage de Gary Goddard, Les Maîtres de L’univers. Un reboot de la licence était évoqué à Hollywood depuis de nombreuses années. Le nouveau film, attendu pour 2019, vient malheureusement de perdre son réalisateur, David S. Goyer.

Sony Pictures prévoyait de relancer la licence des Maîtres de l’univers avec un tout nouveau projet confié au réalisateur et scénariste David S. Goyer. Cette nouvelle, dévoilée il y a quelques mois, a permis à des générations entières de se replonger dans les doux souvenirs de leur enfance.

Les Maîtres de L’univers de Gary Goddard (aucun lien de parenté avec notre joyau national, inventeur de la Nouvelle Vague) est un film culte et bis de 1987. Ce long-métrage est une production du célèbre studio Cannon, de Menahem Golan et Yoram Globus (immortalisés dans les documentaires The Go-Go Boys et Electric Boogaloo). Les personnages principaux étaient en réalité basés sur une licence de jouets Mattel et sur la série télévisée pour enfants des Maîtres de L’univers. Les 130 épisodes du dessin animé des années 1980 ont permis de populariser la gamme de jouets.

Le pitch reprenait des éléments d’heroic fantasy et de space opera. Aux confins des galaxies sur la planète Eternia, l’ignoble et terrifiant Skeletor fait régner la terreur et opprime les populations. Seul Musclor (He-Man, en version originale), un guerrier vaillant doté d’une force démesurée, va tenter d’arrêter le despote squelettique. Musclor va alors se retrouver propulsé sur la planète Terre avec ses compagnons engagés dans la lutte contre le tyran démoniaque. Le sort de l’Univers est engagé dans l’affrontement titanesque entre Musclor et Skeletor et les Forces des Ténèbres. Le casting regroupait les comédiens Dolph Lundgren, Billy Barty, Meg Foster, Frank Langella, Courteney Cox (l’un de ses premiers rôles), Robert Duncan McNeill et Jon Cypher.

Cannon Group avait d’ailleurs prévu une suite avec la fin ouverte post-générique (bien avant les studios Marvel !), dans laquelle on découvre que Skeletor a en fait survécu à sa chute. Dolph Lundgren avait malheureusement refusé de reprendre son rôle de Musclor. Le surfeur Laird Hamilton avait été choisi pour le remplacer ! La production avait commencé les costumes et les décors mais le projet a été finalement abandonné. Le groupe Cannon a annoncé qu’il ne paierait pas les frais de la licence à Mattel. Le réalisateur engagé sur cette suite, Albert Pyun, imagina alors le projet Cyborg (avec Jean-Claude Van Damme).  Les décors et les costumes ont ainsi été recyclés pour ce nouveau projet avec JCVD.

En 2004, la licence des Maîtres de l’univers a failli être relancée avec l’ancien catcheur The Rock, Dwayne Johnson. Ce nouveau projet fut également abandonné. Le film devait néanmoins être produit par John Woo !

C’est finalement Sony qui a travaillé sur ce futur long-métrage. David S. Goyer (The Unborn, Blade : Trinity) était annoncé aux commandes du reboot des Maîtres de l’Univers en novembre 2017. Selon des informations de Variety, Sony Pictures chercherait donc un nouveau réalisateur pour relancer la franchise « He-Man ». Le réalisateur, qui avait également écrit le scénario, a été contraint d’annuler sa participation à ce projet à cause d’autres engagements professionnels. Le calendrier personnel de David S. Goyer ne lui permettrait donc pas malheureusement de mener à bien le chantier titanesque des aventures inédites de Musclor. Il travaille actuellement sur la série Krypton et sur l’adaptation des Fondations d’Isaac Asimov en mini-série. David S. Goyer va néanmoins occuper la fonction de producteur exécutif sur le film, selon des précisions du Hollywood Reporter. David S. Goyer a écrit le scénario de nombreux films comme Dark City, Blade, Batman Begins, Ghost Rider : L’Esprit de vengeance, ou bien encore Batman vs Superman: L’Aube de la justice.

La nouvelle version des Maîtres de l’univers est toujours attendue pour une sortie en salles le 18 décembre 2019. Le long-métrage ne sera pas repoussé à priori malgré ce contretemps pour le poste de réalisateur.

Bande-annonce du film bis et culte de Gary Goddard, Les Maîtres de l’univers :

Concours Urge : Gagnez 5 liens du film en VOD

Concours : Gagnez 5 liens du film The Duke réalisé par Aaron Kaufman avec Pierce Brosnan, un thriller où l’Urge n’atomise pas que le cerveau…

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Une fin de semaine de débauche prend un tournant dangereux lorsque le propriétaire mystérieux d’une boîte de nuit introduit une nouvelle drogue à un groupe d’amis. Privés de ces inhibitions, ces derniers vivent leurs plus grands fantasmes, mais ce qui débute en une folle nuit d’excès se transforme rapidement en une soirée mortelle, tandis que l’île paradisiaque où se trouve ce groupe se détériore en une maison de fous tropicale

Titre original : Urge
Titre français : The Duke
The Duke est un thriller américain coécrit et réalisé par Aaron Kaufman
Scénario : Aaron Kaufman, Jerry Stahl, Jason Zumwalt
Montage : Jeffrey Wolf
Acteurs principaux : Alexis Knapp, Ashley Greene, Pierce Brosnan, Bar Paly, Danny Masterson
Montage : Jeffrey Wolf
Musique : The Newton Brothers
Photographie : Darren Lew
Son : Charles Marcus, Daniel Brooks
Producteurs : Mark Neveldine, Yoram Barzilai, Skip Williamson, Warren T. Goz
Durée : 1h 29 minutes
Genre : Thriller
Sortie en VOD : 27 février 2018
Pays d’origine : États-Unis

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MODALITÉS DU JEU

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Le Labyrinthe – Le Remède Mortel : la conclusion explosive qu’on attendait !

Fort d’une conclusion qu’il aura su faire murir via deux films plutôt efficaces, Wes Ball signe avec Le Labyrinthe : Le Remède Mortel, le final attendu mais explosif de la saga littéraire de James Dashner.

Il se sera écoulé 3 ans entre la sortie du Labyrinthe : La Terre Brulée et celle du Remède Mortel. 3 ans, c’est long. Suffisamment en tout cas pour avoir vu le genre dans lequel les films s’insèrent – le divertissement young-adult- dépérir. C’est donc dans une industrie étant passée à autre chose et proposé à un public qui l’aura oublié que la franchise arrive ; chargée de clore l’arc de Thomas et de sa bande, partis mater l’ultime bastion de WICKED ; mais aussi celui du genre tout entier. Une double mission qui n’aura pas manqué d’être portée à l’attention du réalisateur, ce dernier s’évertuant à proposer tant bien que mal la conclusion spectaculaire et ambitieuse que laissait présager les deux films précédents.

La boucle est bouclée

Puisque « a contrario » d’Hunger Games qui aura su dès ses débuts ameuter un casting de star, la saga du Labyrinthe n’aura su pour capter l’intérêt de son spectateur que se reposer sur deux choses : son concept tout droit issu de la Quatrième Dimension et le talent de son principal artificier, Wes Ball. Sans surprise, ce dernier joue de tout son poids sur cet ultime volet, lui donnant ambition et maîtrise, et ce, dès l’entame via une ouverture « in media res » assez efficace, voyant la clique à Thomas effectuer un spectaculaire braquage à bord d’un train lancé à vive allure. Une ouverture qui a le chic de brosser rapidement la trame : les résistants menés par Thomas et sa bande, toujours à la recherche de Minho, kidnappé dans le climax du volet précédent, se décident à le suivre jusque dans l’ultime bastion de WICKED, grimé en une ville futuriste où les nantis se cachent derrière une gigantesque muraille. De quoi transformer la fuite en avant du second volet en un heist-movie futuriste et donc permettre à son réalisateur de convoquer d’autres références dans l’entreprise. Ainsi, exit celles évidentes à Mad Max et Résident Evil du second opus et place à des œuvres aussi variées qu’Elysium, Hunger Games, 28 Semaines plus Tard et même le récent Détroit de Kathryn Bigelow. Un joyeux cocktail émaillé ça et là de scènes d’action invraisemblables, de retournements de situations nombreux et variés d’où n’émanent qu’un plaisir furibard ou une profonde envie de lever les yeux en l’air, le choix étant laissé à l’appréciation du spectateur pour le genre, rompu à ces numéros d’équilibristes incessants. Mais curieusement, là ou l’ambition est un point fort du métrage, il est aussi sa principale faiblesse.

Trop plein d’ambition

En effet, ce trop plein d’ambition se révèle problématique à bien des égards. On ne pourra ainsi occulter toutes les scènes se déroulant uniquement pour servir les lubies visuelles du cinéaste, ou celle clichées, montrant les dilemmes du héros aussi vite expédiés qu’inutiles. Le pire étant malheureusement à ranger au rayon du script, qui outre d’accumuler les incohérences propres au genre, délaissent toute rationalité au profit de l’action. Les scènes se multiplient, quitte à introduire des thèmes survolés (dont celui amené bien maladroitement par Walton Goggins et ses envies de révolution), on fait revenir des personnages des anciens films sans aucune explication, on donne à voir une flopée de personnages étonnamment vides et on ne peut être que consternés quand on voit la fin, de comprendre comment WICKED a su prospérer vu leur profonde débilité à trouver un remède quand il était devant leur nez depuis toujours. Certains argueront que c’est propre au genre, mais il faut bien admettre que Wes Ball a été trop gourmand ; ce qui est d’autant plus troublant quand l’intrigue prend de grosses libertés avec la trame contenue dans les romans.

Plus étoffé que le précédent sur tous les aspects, Le Labyrinthe : Le Remède Mortel a le chic d’être un divertissement bien troussé qui conclut avec brio la trilogie initiée en 2014. Reste que pour accepter le spectacle, il faudra passer par une intrigue absurde, parfois bâclée et assez inconsistante. A double tranchant donc.

Le Labyrinthe : Le Remède Mortel : Bande-annonce 

Synopsis : Thomas et les « Blocards » s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation « Wicked ». Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les « Blocards » qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du labyrinthe.

Le Labyrinthe : Le Remède Mortel – Fiche Technique

Titre original : Maze Runner : The Death Cure
Titre français : Le Labyrinthe : Le Remède mortel
Réalisation : Wes Ball
Casting : Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster, Aidan Gillen, Patricia Clarkson, Walton Goggins, Will Poulter, Rosa Salazar, Giancarlo Esposito, Bary Pepper…
Scénario : T. S. Nowlin, d’après Le Remède mortel de James Dashner
Direction artistique : Daniel T. Dorrance
Costumes : Sanja Milkovic Hays
Montage : Dan Zimmerman
Musique : John Paesano
Production : Wyck Godfrey et Ellen Goldsmith-Vein
Société de production : Gotham Group, Temple Hill Entertainment et 20th Century Fox
Société de distribution : 20th Century Fox ; 20th Century Fox France
Langue originale : anglais
Format : couleur – 35 mm – 2,35:1 – son Dolby Digital
Genre : aventure, science-fiction
Durée : 143 minutes
Dates de sortie : 7 Février 2018

États-Unis – 2018

Concours Le Duel : Remportez 5 liens du film en VOD

Concours : Gagnez 5 liens du film The Duel en VF (Le Duel) réalisé par Kieran Darcy-Smith, un western à la lisière du fantastique et de l’horreur avec un Woody Harrelson (No Country for Old Man) en gourou venimeux accro aux scalps, Liam Hemsworth (Independence Day 2) et Alice Braga (Elysium)

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Texas 1887. Le Ranger Kingston est envoyé enquêter sur une série de morts mystérieuses à la frontière Mexicaine. Ses recherches le mènent rapidement à Mount Hermon, une petite ville sous l’emprise de celui qu’on appelle le Prêcheur. Kingston reconnaît alors l’homme qui a tué son père 20 ans auparavant dans un duel sanglant.

Réalisateur : Kieran Darcy-Smith
Avec Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Alice Braga, Emory Cohen, José Zuniga, William Sadler…
Scénario : Matt Cook
Compositeur : Craig Eastman
Date de sortie : le en Vidéo à la demande
Distributeur : ACE Entertainment
Sociétés Production : Mandeville Films
Genres : Western, Thriller, Drame
Date de sortie : 21 février en VOD
Durée : (1h 58min)

Nationalité américain

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Cro-Man, d’Aardman Animations : un petit dernier qui parle des ancêtres… sans la maturité de ses aînés

Après des incontournables de l’animation comme Wallace & Gromit, Chicken Run ou encore Shaun le mouton, le studio Aardman revient avec Cro-Man. Un nouveau-né portant sur ses épaules l’héritage de créations parlant à tous les publics, et à la saveur si particulière.

Synopsis : Une famille d’hommes de Cro-Magnon mène une vie paisible de chasseurs-cueilleurs, plusieurs millénaires après l’extinction des dinosaures où, selon cette histoire, vivaient déjà des ancêtres unis derrière le sport du ballon rond. Alors que le chef d’un peuple médiéval débarque et prend possession de leur territoire, la survie de leur milieu de vie devra se décider lors d’une partie de football.

Cro-Man est d’abord appréciable pour ses visuels irréprochables. La patte artistique et le stop-motion caractéristiques du studio sont poussés à leur paroxysme, l’univers est développé de manière simple tout en étant attachant, et sur ce point le film est une réussite. On retrouve certaines touches d’humour absurde qui fonctionnent à merveille (ouvrir le film au temps des dinosaures en précisant que l’on est à « Manchester »), tout comme les différents anachronismes qui sont toujours des trouvailles (du rasoir-scarabée aux marionnettes pour faire les ralentis des matchs). Il y a même quelques (rares) références à l’attention des plus grands, avec par exemple un vendeur de « jurassic pork » ou un marchand de silex nommé « flint [silex, en anglais] eastwood ». Enfin, le film se moque ici et là de certains clichés inhérents au monde du football (les joueurs qui se recoiffent sans cesse, les simulations, etc).

Malheureusement, c’est en terme d’histoire et surtout d’humour que le bât blesse. La trame narrative est des plus convenues dans son déroulement, les thèmes et valeurs véhiculés sont vus, revus et éculés (l’amitié triomphante, l’esprit d’équipe face à l’individualisme, le courage), si bien que Cro-Man ne surprend à aucun moment. Pire, les gags sont souvent téléphonés et peu originaux, à l’image de la ridiculisation du chef et de la figure du pouvoir, faite de manière peu subtile, sans finesse ni nuances aucunes. Un humour aseptisé qui touchera un plus large public, certes, mais se faisant laissera sur le banc de touche ceux qui appréciaient les créations Aardman pour leur impertinence et leur second degré. Cro-Man est un peu trop premier degré. L’intelligence muette de Gromit mettait justement en exergue la bouffonnerie d’un Wallace toujours trop bavard et maladroit. Il manque ici cet équilibre entre les personnages qui se suffisent à eux même, sans vraiment servir ce genre de relations improbables qui faisaient la sève des films précédents du studio. Pourtant les personnages proposés sont dans l’ensemble charismatiques et réussis (à commencer par le sanglier de compagnie et le petit lapin), mais ils manquent de ce cynisme involontaire qui participait à l’étrangeté de leurs aînés, parfois effrayants et cruels comme dans Chicken Run.

Cro-Man souffre peut-être de sa grande générosité. Le film donne tant de choses à voir en moins d’une heure et demie qu’il paraît parfois brouillon, confus, noyant le spectateur dans ce trop-plein d’idées (intelligentes, au demeurant) comme sont perdus les personnages à leur arrivée dans la forteresse médiévale, débordante de choses qui leur sont inconnues. Il glisse tout un tas de détails faisant échos à l’actualité (le grillage et les pancartes d’interdiction, rappelant la frontière Mexique/États-Unis et le problème de l’intégration ou des enjeux autour de la question du territoire), mais qui ne sont pas suffisamment creusés pour être de réels atouts à créditer au film.

En se fondant parfaitement dans le paysage des films d’animation de ces dernières années, Cro-Man oublie la « magie Aardman » qui en fait un studio bien à part, et pas que sur le plan graphique. Un bon film qui assure un agréable moment mais qui, par son manque de profondeur, ne marquera sûrement pas autant les mémoires que ses grands frères. Souhaitons lui tout de même une réussite au box office, afin que le studio continue à nous offrir ces belles créations qu’il serait malgré tout dommage de bouder.

Bande-annonce : Cro-Man

Fiche technique : Cro-Man

Titre original : Early man
Réalisation : Nick Park
Scénario : Mark Burton, John O’Farrell
Interprétation : Eddie Redmayne, Tom Hiddlestone
Durée : 89 minutes
Genre : Animation, comédie
Date de sortie : 7 février 2018

France/Royaume-Unis – 2018

Avec 15h17 pour Paris, Eastwood brise le mur entre réalité et fiction

Inspiré des événements de l’attentat du Thalys, 15h17 pour Paris retrace la genèse des trois héros américains qui ont neutralisé Ayoub Elh Khazzani, terroriste du train. Avec ce film, Eastwood n’échappe pas à un manichéisme patriotique pro-militaire navrant mais propose une oeuvre troublante qui interroge sur la limite entre fiction et réalité.

AyoubElKhazzani-15h17pourparis-film-eastwood-attentat-thalysLorsque Clint Eastwood a annoncé consacrer un long-métrage à l’attentat du Thalys, massacre potentiel évité le 21 aout 2015 sur la ligne LGV NORD, on pouvait être sceptique. Que pouvait-il raconter de cet événement si court et furtif dans le temps sans tomber dans un récit pompeux et étiré ? Une seconde nouvelle est finalement venu attirer notre curiosité tout en confirmant nos premières craintes : les trois héros américains du Thalys joueront leur propre rôle. On comprend alors vite le choix de Clint Eastwood qui retrouve dans le destin des américains ses thèmes de prédilection : l’armée, la religion et la bonne vieille Amérique. Avec une première bande-annonce qui laissait présager du pire, on ne peut que poser tristement le constat : 15h17 pour Paris n’évite pas une propagande pro-arme fatigante et un récit manichéen où les héros semblent être guidés par une force divine. Le ton est annoncé dès le début lorsque la mère de Spencer Stone (Judy Greer) déclare :  » Mon Dieu est au dessus de vos statistiques « . Cette allusion à la religion se poursuivra tout le film, notamment lorsque Spencer Stone, en voyage à Venise, affirme être guidé par une force supérieure qui l’attend pour quelque chose de grand. Cette connivence avec la religion atteint son paroxysme lors qu’après l’attaque, la voix-off conte une prière comme pour mieux affirmer l’idée d’un acte d’ héroïsme mené par Dieu. A cela s’ajoute une éloge très lourde sur l’armée et le devoir citoyen. Deux des protagonistes ont fait un passage chez les militaires. Alek Skarlatos et Spencer Stone s’habillent en tenue de camouflage et ont des posters Full Metal Jacket.  Ils seront d’ailleurs les deux personnages les plus développés du film, Anthony Sadler étant laissé de côté et n’apparaissant que comme simple faire-valoir des ses amis. Cette propagande pour la guerre frôle le ridicule lors d’un montage où Stone se prépare physiquement. Le tout est accompagné d’une voix-off digne d’une vidéo Youtube de motivation pour perdre du poids. Là où le film préfère n’accorder qu’une dizaine de minutes à l’attentat, il donne plus d’1h10 à l’enfance des amis et à la formation à l’armée de Spencer Stone. Autant dire l’ennui arrive très vite, surtout lors de l’escapade des protagonistes à l’étranger. Le terroriste lui n’apparaît que comme un fantôme, une silhouette tacite.

Hasard ou destin ?

La durée du film est très courte (1h34) et n’aurait pas mérité une seule minute de plus tant le récit de vie est étiré. Et c’est ici qu’Eastwood commet sa plus grosse erreur : en essayant de donner un sens métaphysique à l’acte d’hommes qui n’ont été là que par hasard. Mais on ne peut nier la réalité historique et factuelle de l’événement : ces hommes se sont bien trouvés là et ce sont leurs expériences passées qui leur ont permis de Sauver la vie de centaines de personnes. Ainsi, plusieurs éléments disséminés au cours de l’histoire prennent tout leur sens lors de la scène finale. L’addiction d’Anthony aux selfies fera bouger la bande de potes vers la première classe, là où il y a une meilleure wifi pour poster les photos sur Instagram. Un cours de survie donné à Spencer Stone quelques années plus tôt va lui permettre de maintenir en vie Mark Moogalian, victime d’une balle tirée par le terroriste. Un homme dans un bar donnera envie aux amis de se rendre à Amsterdam, puis de passer par Paris. Un nombre incroyable d’éléments ont mené à cet acte d’ héroïsme, sans lequel l’histoire serait bien différente. Et c’est en essayant de s’approprier une histoire de hasard et de chance pour servir son idéologie conservatrice et religieuse qu’Eastwood rate son film. Le long-métrage semble d’ailleurs jouer sur cette ambiguïté, sans faire exprès. D’un côté, il émet une prophétie quasi-divine qui mène Spencer Stone à son destin, et de l’autre il souligne de nombreuses fois le hasard lié aux décisions des héros.

Quand s’arrête la fiction ?

C’est finalement là que ressort le caractère le plus intéressant du film : le lien troublant entre la fiction et la réalité. La scène de l’attaque est saisissante : 15 minutes incroyables sous tension qui placent le spectateur au cœur de l’action et de l’horreur. En plus des héros, les autres véritables passagers du Thalys revivent également la scène dont le couple Moogalian. Deux des six vrais héros ont décidé de ne pas jouer leur rôle, dont « Damien », un français, absent du film, qui a tenu à rester anonyme. De ce point de vue, les séquences dans le train sont fascinantes. Regarde t-on un documentaire ? Une reconstitution des faits? On ne peut imaginer l’effet cathartique que rejouer cette scène peut avoir sur les vrais passagers du Thalys. La véritable force du film réside donc dans son parti-pris réaliste. Comment pouvoir juger la performance des acteurs qui jouent tout le long leur propre rôle ? Sont-ils capables de mal se jouer ? Pouvons-nous les accuser de ne pas être assez convaincants dans la reproduction de leur propre vie ? L’amateurisme du trio, parfois palpable, ne se révèle pas comme un défaut tant la caméra, tremblante,  semble vouloir les capturer comme un documentaire. Selon les interviews donnés lors de la tournée promo, la bande d’amis semble épouser le traitement manichéen de Clint Eastwood. Peut-être est-ce pour eux un moyen de donner sens à un événement si brutal et hasardeux ? Dans une volonté presque malsaine, Clint Eastwood refait vivre à Mark Mooliagan une situation où l’homme était mourant. Il impose à Spencer Stone de refaire tout son parcours militaire. La véritable équipe médicale présente lors de l’attentat rejoue ses gestes et ses mouvements.

L’apothéose de ce lien curieux entre fiction et réalité apparaît lors de la séquence finale, remise de la légion d’honneur par François Hollande. D’abord filmé de dos, par une doublure (Patrick Braoudé), le président se révèle de face. Surprise : il s’agit du vrai François Hollande, Clint Eastwood ayant décidé d’utiliser des images d’archives. De leur côté, les trois héros du Thalys restent les même entre la reconstitution mise en scène et les images des JT diffusées à l’époque. François Hollande agit alors comme un pont entre le récit fictionnel et la véritable histoire, ancrant les personnages définitivement dans la réalité. Avec ce film, Eastwood donne sa réponse à un enjeu culturel qui se pose depuis peu : La question de la représentation des attentats au cinéma. On souligne le réalisme de l’attentat, on rejette le message.

Bande-annonce : 15h17 pour Paris

Synopsis : Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu’un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s’attache à leur parcours et revient sur la série d’événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d’une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers …

Fiche technique – 15h17 pour Paris

Titre original : The 15:17 to Paris
Réalisation : Clint Eastwood
Scénario : Dorothy Blyskal, d’après l’autobiographie The 15:17 to Paris: The True Story of a Terrorist, a Train, and Three American Heroes de Jeffrey E. Stern, Anthony Sadler, Alek Skarlatos et Spencer Stone.
Casting : Avec Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone, Jenna Fischer, Judy Greer, P.J. Byrne
Direction artistique : Timothy David O’Brien
Décors : Ronald R. Reiss
Costumes : Deborah Hopper
Photographie : Tom Stern
Montage : Blu Murray
Musique : Christian Jacob et Thomas Newman
Production : Clint Eastwood, Jessica Meier, Tim Moore et Kristina Rivera
Sociétés de production : Malpaso Productions ; Warner Brosv (co-production)
Sociétés de distribution : Warner Bros. (États-Unis), Warner Bros. France (France)
Budget : 40 millions de dollars
Genre : drame biographique
Durée : 94 minutes
Date de sortie : 7 Février 2018

Pays : États-Unis

Marseille saison 2 : La Bonne Mère pourra-t-elle sauver Netflix ?

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Après une première saison qui a été étrillée par les critiques, et alors que le jeu subtil pagnolesque « avé l’accent » de Benoît Magimel, pour des fins électoralistes, n’a pas été compris par le public, la plus frenchie des séries de Netflix, Marseille, s’apprête à faire son grand retour dès le 23 février prochain.

Alors que les nouveaux épisodes de la série politique française Baron Noir viennent d’être diffusés sur Canal+, la saison 2 de la série Marseille est attendue pour le 23 février 2018 sur Netflix, selon des informations d’Allocine. Une première bande-annonce de cette nouvelle salve d’épisodes a été dévoilée ces dernières semaines. Cette saison inédite devrait s’étaler sur huit épisodes.

La cité phocéenne vient donc de changer de maire. Le précédent, incarné par Gérard Depardieu, a perdu les élections et a subi une attaque cardiaque dans le cliffhanger de la fin de la saison 1. La ville de Marseille est désormais entre les mains du jeune loup en politique au lourd passé familial (Benoît Magimel). L’équipe municipale sera rapidement plongée en pleine tourmente. Des membres de l’extrême droite seront en effet intégrés dans de nombreuses décisions. En plus des affres de la vie politique, la saison 2 pourrait également s’attarder sur la part sombre de la cité phocéenne, le trafic de stupéfiants dans les quartiers nord. Le personnage de Gérard Depardieu devrait, de son côté, connaître une renaissance dans le milieu du football avec le club mythique de l’Olympique de Marseille.

Le scénario a été confié à Philippe Pujol, ancien journaliste marseillais. Il a remplacé l’écrivain français Dan Franck. Le casting regroupe les comédiens Gérard Depardieu, Benoit Magimel, Nadia Farès, Géradline Pailhas, Stéphane Caillard ou bien encore Hedi Bouchenafa.

Les abonnés de la plateforme de SVOD seront-ils au rendez-vous ? Réponse donc sur Netflix le 23 février prochain. La saison 2 de Marseille sera disponible en intégralité dans quelques semaines à peine.

Après la diffusion exclusive des deux premiers épisodes de Marseille en mai 2016 sur TF1, à l’occasion du lancement sur Netflix, la saison 1 de Marseille sera à nouveau proposée sur TF1 Séries Films (l’ancienne chaîne de la TNT HD1) à compter du mercredi 21 février 2018 à 21h. Les téléspectateurs français auront ainsi droit à des séances de rattrapage lors de cette première soirée à trois épisodes et assisteront à la découverte de la suite de la série jusqu’au vendredi 23 février.

Bande-annonce de Marseille saison 2 :

Le jeu vidéo Duke Nukem bientôt adapté au cinéma avec John Cena ?

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Le catcheur John Cena pourrait prochainement incarner le anti-héros du jeu vidéo Duke Nukem. Ce projet cinématographique serait une nouvelle adaptation vidéoludique au septième art avec un ancien lutteur de la WWE, après Rampage ou Doom avec Dwayne Johnson (The Rock).

Le personnage culte des années 1990, Duke Nukem, pourrait bien bénéficier d’une adaptation cinématographique dans les années à venir. Selon des informations de la rédaction du Hollywood Reporter du 22 janvier dernier, le catcheur de la WWE, John Cena, serait actuellement en négociations pour incarner Duke Nukem dans un projet de long-métrage sur grand écran.

Les studios Paramount disposeraient dorénavant des droits de la licence Duke Nukem, un peu à la manière de Warner Bros pour les jeux Batman, Injustice ou Mortal Kombat. Le film Duke Nukem sera produit par Platinum Dunes, la société de Michael Bay. Ce projet déroutant, qui collerait parfaitement à l’Amérique de Donald Trump, n’a pour l’instant pas de réalisateur attitré. Le scénario n’aurait pas encore été écrit. Les producteurs du film devraient rapidement partir à la recherche d’un auteur.

Ce projet permettrait de lancer très sérieusement la carrière d’acteur de John Cena, cantonné jusque-là à des séries B. Les fans de catch peuvent même donc rêver de voir un jour un nouvel affrontement John Cena – The Rock (Dwayne Johnson) à Hollywood dans un crossover DOOMDuke Nukem.

Reste à savoir si le film sur Duke Nukem sera bien lancé outre-Atlantique. Le personnage principal, adepte du politiquement incorrect et admirateur de la gente féminine et des petites pépées, risque effectivement de ne pas séduire le grand public en pleine polémique sur le harcèlement sexuel à Hollywood (à la suite scandales Weinstein, Allen et Polanski). L’univers des jeux vidéo Duke Nukem s’apparenterait presque à ceux des films du studio indépendant Troma, de Lloyd Kaufman, resté célèbre pour le Toxic Avenger notamment. Le personnage de Duke Nukem est un clone d’Arnold Schwarzenegger blond qui doit sauver la planète d’une invasion extra-terrestre sur fond de menaces de déchets nucléaires toxiques. A la force de ses biceps et d’une ribambelle d’armes déjantées (le pistolet au rayon rétrécissant, l’arme givrant les ennemis), Duke Nukem va devoir sauver, une à une, toutes les femmes de la planète terre face à la menace des petits hommes verts !

Les ennemis du jeu culte de la licence, Duke Nukem 3D, sorti en 1996 par les studios 3D Realms, sont encore dans toutes les mémoires des adeptes du rétro-gaming. Des policiers à la tête de cochons sauvages, des cerveaux volants comme l’abominable Dr.Krang des Tortues Ninja ou des aliens qui n’ont pas une tête de porte-bonheur comme le disait si bien Schwarzy dans la séquence mythique de Predator.

Le jeu et la licence Duke Nukem sont devenus rapidement cultes grâce aux répliques digitalisées prononcées par le héros dans le jeu. C’est le comédien Jon St. John, spécialisé dans le doublage, qui a ainsi permis de populariser le personnage de Duke Nukem. Reste à savoir si John Cena sera entièrement doublé par Jon St. John dans le futur film Duke Nukem. L’une de ces multiples phrases fétiches dans les jeux est d’ailleurs un hommage à la tirade du film culte de John Carpenter, Invasion Los Angeles : « It’s time to kick-ass and chew bubble gum, and I’m all out of gum » (dans les jeux Duke Nukem).

Le dernier volet de la franchise, Duke Nukem Forever, est sorti sur PC, Xbox 360 et PS3 en 2011. Éreinté par les critiques, le titre a néanmoins permis aux fans purs et durs de verser une petite larme en retrouvant Duke dans de nouvelles aventures et de proposer des missions bonus avec une parodie de Terminator.

Ce long-métrage sévèrement burné et qui pourrait ringardiser les Expendables, s’il respecte à la lettre les codes de la licence du jeu dans un film Rated-R, à la manière de la récente mode à Hollywood (Venom, Deadpool, Logan, Spawn), pourrait bien – en cas de succès au box-office – forcer Hollywood à décider Paul Verhoeven de reprendre du service dans des projets qui sentent bons les années 1980 ou à relancer la machine Alien avec Neill Blomkamp aux commandes ! En attendant l’arrivée de Duke Nukem, John Cena sera à l’affiche d’une autre production Michael Bay consacrée au personnage de Bumblebee de la franchise Transformers, qui sortira en salles en décembre prochain.

Les répliques cultes de Jon St. John dans les jeux Duke Nukem :

Une interview de Jon St. John par la redaction de Gamespot sur son travail de doubleur et sur Duke Nukem Forever :

Concours Belle et Sébastien 3 : le dernier chapitre, gagnez des places de cinéma du film

Jeu Concours : Belle et Sébastien 3 : le Dernier Chapitre, à l’occasion de la sortie du film réalisé par Clovis Cornillac, remportez 3×2 places de cinéma et un livre

SYNOPSIS, INFOS ET BANDE ANNONCE

Deux ans ont passé. Sébastien est à l’aube de l’adolescence et Belle est devenue maman de trois adorables chiots. Pierre et Angelina sont sur le point de se marier et rêvent d’une nouvelle vie, ailleurs… Au grand dam de Sébastien qui refuse de quitter sa montagne.
Lorsque Joseph, l’ancien maître de Belle, ressurgit bien décidé à récupérer sa chienne, Sébastien se retrouve face à une terrible menace. Plus que jamais, il va devoir tout mettre en œuvre pour protéger son amie et ses petits…

Réalisateur : Clovis Cornillac
Scénario : Fabien Suarez, Juliette Sales, d’après l’oeuvre de Cécile Aubry
Avec Félix Bossuet, Tchéky Karyo, Clovis Cornillac…
Compositeur : Armand Amar
Société de production : Gaumont
Producteurs : Clément Miserez, Matthieu Warter, Frédéric Brillion
Genres : Famille, Aventure
Date de sortie : 14 février 2018
Durée : 1h 30min
Nationalité français

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