Le jeu vidéo Duke Nukem bientôt adapté au cinéma avec John Cena ?

Le catcheur John Cena pourrait prochainement incarner le anti-héros du jeu vidéo Duke Nukem. Ce projet cinématographique serait une nouvelle adaptation vidéoludique au septième art avec un ancien lutteur de la WWE, après Rampage ou Doom avec Dwayne Johnson (The Rock).

Le personnage culte des années 1990, Duke Nukem, pourrait bien bénéficier d’une adaptation cinématographique dans les années à venir. Selon des informations de la rédaction du Hollywood Reporter du 22 janvier dernier, le catcheur de la WWE, John Cena, serait actuellement en négociations pour incarner Duke Nukem dans un projet de long-métrage sur grand écran.

Les studios Paramount disposeraient dorénavant des droits de la licence Duke Nukem, un peu à la manière de Warner Bros pour les jeux Batman, Injustice ou Mortal Kombat. Le film Duke Nukem sera produit par Platinum Dunes, la société de Michael Bay. Ce projet déroutant, qui collerait parfaitement à l’Amérique de Donald Trump, n’a pour l’instant pas de réalisateur attitré. Le scénario n’aurait pas encore été écrit. Les producteurs du film devraient rapidement partir à la recherche d’un auteur.

Ce projet permettrait de lancer très sérieusement la carrière d’acteur de John Cena, cantonné jusque-là à des séries B. Les fans de catch peuvent même donc rêver de voir un jour un nouvel affrontement John Cena – The Rock (Dwayne Johnson) à Hollywood dans un crossover DOOMDuke Nukem.

Reste à savoir si le film sur Duke Nukem sera bien lancé outre-Atlantique. Le personnage principal, adepte du politiquement incorrect et admirateur de la gente féminine et des petites pépées, risque effectivement de ne pas séduire le grand public en pleine polémique sur le harcèlement sexuel à Hollywood (à la suite scandales Weinstein, Allen et Polanski). L’univers des jeux vidéo Duke Nukem s’apparenterait presque à ceux des films du studio indépendant Troma, de Lloyd Kaufman, resté célèbre pour le Toxic Avenger notamment. Le personnage de Duke Nukem est un clone d’Arnold Schwarzenegger blond qui doit sauver la planète d’une invasion extra-terrestre sur fond de menaces de déchets nucléaires toxiques. A la force de ses biceps et d’une ribambelle d’armes déjantées (le pistolet au rayon rétrécissant, l’arme givrant les ennemis), Duke Nukem va devoir sauver, une à une, toutes les femmes de la planète terre face à la menace des petits hommes verts !

Les ennemis du jeu culte de la licence, Duke Nukem 3D, sorti en 1996 par les studios 3D Realms, sont encore dans toutes les mémoires des adeptes du rétro-gaming. Des policiers à la tête de cochons sauvages, des cerveaux volants comme l’abominable Dr.Krang des Tortues Ninja ou des aliens qui n’ont pas une tête de porte-bonheur comme le disait si bien Schwarzy dans la séquence mythique de Predator.

Le jeu et la licence Duke Nukem sont devenus rapidement cultes grâce aux répliques digitalisées prononcées par le héros dans le jeu. C’est le comédien Jon St. John, spécialisé dans le doublage, qui a ainsi permis de populariser le personnage de Duke Nukem. Reste à savoir si John Cena sera entièrement doublé par Jon St. John dans le futur film Duke Nukem. L’une de ces multiples phrases fétiches dans les jeux est d’ailleurs un hommage à la tirade du film culte de John Carpenter, Invasion Los Angeles : « It’s time to kick-ass and chew bubble gum, and I’m all out of gum » (dans les jeux Duke Nukem).

Le dernier volet de la franchise, Duke Nukem Forever, est sorti sur PC, Xbox 360 et PS3 en 2011. Éreinté par les critiques, le titre a néanmoins permis aux fans purs et durs de verser une petite larme en retrouvant Duke dans de nouvelles aventures et de proposer des missions bonus avec une parodie de Terminator.

Ce long-métrage sévèrement burné et qui pourrait ringardiser les Expendables, s’il respecte à la lettre les codes de la licence du jeu dans un film Rated-R, à la manière de la récente mode à Hollywood (Venom, Deadpool, Logan, Spawn), pourrait bien – en cas de succès au box-office – forcer Hollywood à décider Paul Verhoeven de reprendre du service dans des projets qui sentent bons les années 1980 ou à relancer la machine Alien avec Neill Blomkamp aux commandes ! En attendant l’arrivée de Duke Nukem, John Cena sera à l’affiche d’une autre production Michael Bay consacrée au personnage de Bumblebee de la franchise Transformers, qui sortira en salles en décembre prochain.

Les répliques cultes de Jon St. John dans les jeux Duke Nukem :

Une interview de Jon St. John par la redaction de Gamespot sur son travail de doubleur et sur Duke Nukem Forever :

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

La chaleur : l’adolescence en mode atone ou l’art de filmer le vide

Faut-il filmer l'ennui pour le faire exister ? Stéphane Demoustier avec son dernier opus "La chaleur" en fait le pari, avec une délicatesse certaine, mais au risque d’engluer son spectateur dans la torpeur même de son héros.

« Vaiana, la légende du bout du monde » n’est pas le pire remake, mais c’est de loin le plus inutile

"Vaiana, La légende du bout du monde" (2026), remake live-action de Disney, déçoit sur toute la ligne. Animation ratée, prestations fades de Dwayne Johnson et Catherine Laga'aia, effets visuels décevants malgré un budget de 250 millions de dollars... un naufrage face à l'excellent film original.

L’Espèce explosive : Alexis Manenti électrise le film braque de Sarah Arnold

Avec "L’Espèce explosive", Sarah Arnold dynamite les codes de la comédie rurale. Un film déglingué, détonant et drôle, tendre et imprévisible, porté par un Alexis Manenti éblouissant de chaos. Un cinéma vigoureux et téméraire !

Evil Dead Burn : Le feu des aveux

En confiant "Evil Dead Burn" à Sébastien Vaniček, Sam Raimi a fait le bon choix. Le réalisateur de Vermines signe un sixième épisode généreux, où le trauma familial et la violence conjugale nourrissent l'horreur démoniaque. Porté par une Souheila Yacoub habitée, le film brûle de l'intérieur avant même que les Deadites n'entrent en scène.

L’Inconnue : le trouble de Jésus et de Marie

"L'Inconnue" est un film qui ne ressemble à aucun autre. Arthur Harari y filme l'indicible : l'égarement de l'âme dans un corps qui n'est plus le sien. Porté par Léa Seydoux en madone hagarde et Niels Schneider en Christ sacrifié, ce thriller de l'inconscient nous happe et nous largue, laissant planer un doute vertigineux : savons-nous vraiment qui nous sommes ? Un film opaque, charnel, parfois insaisissable, mais dont la grâce primitive nous hante longtemps après le générique
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.