Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
La 6ème édition de la Y/CON (anciennement Yaoi Yuri Con) s'est tenue le week-end dernier à l'espace Congrès Les Esselières de Villejuif : un moment de détente et de liberté dans un lieu consacré à la culture LGBTQ+.
Procédural et sociétal, La Vérité d'Henri Georges Clouzot est un chef d'oeuvre du cinéma français. A travers la brillante Brigitte Bardot, c'est le portrait d'une femme passionnelle et destructrice qui se confronte à la froideur d'une société attachée à sa propre raisonnabilité.
Five Came Back n'est pas un documentaire de propagande sur le bienfait de grands cinéastes pendant la 2ème Guerre mondiale. C'est plus que cela: c'est un récit qui décrit avec pertinence le lien parfois douteux entre le cinéma et l'imaginaire collectif et surtout un portrait émouvant sur des hommes qui seront marqués à vie par l'horreur de la guerre.
PTU de Johnnie To est un polar expérimental qui use d’un comique de situation aussi absurde que tendu et dévoile une mise en scène nocturne de toute beauté, proche d'un Tsui Hark ou Michael Mann.
Le Festival Lumière 2017 vient d'ouvrir et les nombreuses séances proposées feraient perdre la tête à n'importe quel cinéphile. En une journée, on passe d'un documentaire à La rivière rouge d'Howard Hawks, en passant par un ciné-concert et bien sûr l'avant-première de The Shape of Water de Guillermo del Toro.
Happy Together est un cycle d'amour, d'abus, de désintégration et de réconciliation qui s’éparpille dans la réalisation mélancolique de Wong Kar Wai, pour devenir une mosaïque phosphorescente de couleurs, de lumière et de polaroids amoureux.
Actrice caméléon passée aussi bien chez les frères Coen que Marvel, Tilda Swinton impressionne. Profitant de sa venue à Lyon, l'écossaise s'est donc prêté au jeu d'une masterclass passionnante dans laquelle elle a pu faire montre de son approche très personnelle du cinéma. Rencontre.
Invité d'honneur au Festival Lumière 2017, le cinéaste mexicain Guillermo Del Toro a profité de sa présence pour se confier en toute franchise sur le cinéma, ses inspirations et ce qui fait le style Del Toro. Rencontre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.