Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Alors que le FEFFS 2018 s'approche tout doucement de la fin, le grand Tsukamoto vient exposer son cinéma rageur en revisitant le chanbara dans Killing. Un jeune étudiant cherche à se débarrasser d'un corps dans A Young Man with High Potential et Sam Elliott incarne un héros ayant tuer à la fois Hitler et le Bigfoot.
Pour cette septième soirée du FEFFS, c'est dans trois compétitions différentes qu'on a jeté un oeil. Les crossovers nous proposent l'exigeant Xiao Mei, film puzzle où les plans fixes et regard caméra sont légions. Chuck Steel : Night of the Trampires offre un mélange de policier hard-boiled et d'horreur en stop-motion en compétition animation. Évidemment la star de la soirée est The House that Jack Built, le nouveau film de Lars Von Trier qui fait du Lars Von Trier.
Une sixième journée assez chargée pour le FEFFS 2018. En compétition crossovers, on retrouve la comédie iranienne Pig et son assassin de cinéastes, tandis que Isabelle Ekloff nous emmène dans des vacances éprouvantes avec Holiday. En compétition, Nicolas Pesce rend hommage au cinéma européen des 60s-70s avec Piercing. Pour finir, le studio Bobbypills nous présente en avant-première leur nouveau bébé déviant, Crisis Jung, en séance de minuit.
Alors qu'on arrive à la moitié de l'édition 2018 du FEFFS, le genre catastrophe s'invite dans la compétition avec le claustrophobique Cutterhead. Complètent l'affiche, deux œuvres en langue portugaise, la satire sociale Cannibal Club et l'OFNI Diamantino mettant en scène un footballeur pris dans un complot visant à la montée du nationalisme.
Pour ce 4ème jour de festival, nous faisons un petit tour du côté de la compétition internationale qui se consacre ce lundi aux films d'auteurs. On y retrouve un film froid et noir comme les Grecs en ont le secret avec Love Me Not, une relecture minimaliste du mythe des sirènes avec The Rusalka et un polar métaphysique au monstre phallique avec Meurs, Monstre,Meurs.
Pour cette troisième journée du FEFFS, le maître mot est originalité. On y retrouve le nouveau trip halluciné de Gaspar Noé, Climax mais également un film mêlant rotoscopie et documentaire en prises de vues réelles. Luz nous renvoie en arrière avec son utilisation du 16mm tandis que Panos Cosmatos et Nicolas Cage nous emmènent dans une série B fantasmagorique complètement barrée.
Pour la deuxième journée, le FEFFS s'inscrit parfaitement dans la thématique de la femme dans le cinéma de genre, en proposant trois films mettant en scène la figure féminine face au mal. Mais ne nous délivrez pas du mal nous montre une plongée radicale dans la vie de deux adolescentes consacrée aux péchés. Kim Ki-duk ouvre la compétition avec Human, Space, Time and Human, un jeu de massacre exaspérant où la figure maternelle se retrouve malmenée dans le chaos le plus complet, tandis que Profile développe le concept de Screenlife en racontant l'histoire vraie d'une journaliste aux prises avec un recruteur de l'État Islamique.
Comme l'an dernier, c'est la grosse production horrifique de la rentrée qui se voit l'honneur d'ouvrir le FEFFS. Pour cette 11ème édition, c'est donc le spin-off de la saga Conjuring, La Nonne qui s'y colle. Rien de mieux pour commencer que ce qui se place assez facilement dans la course pour le pire film de la sélection, un véritable festival de tout ce qui ne va pas dans l'horreur actuelle empilant poncifs éculées, effets racoleurs et personnages insipides.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.