Festivals

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Cannes 2024 : L’Amour ouf, autopsie des cœurs

Fort d’un casting francophone XXL, "L’Amour ouf" est une ode aux premiers amours et à l’amitié. Quand tout va de travers dans la vie, mieux vaut prévenir que guérir. La prescription de Gilles Lellouche est une petite bulle solaire que se partagent deux individus que tout semble opposer, et sur deux époques distinctes. Malheureusement, les ficelles qui animent cette romance empêchent toute envolée lyrique.

Cannes 2024 : Les Graines du figuier sauvage, fruits de l’espoir

Le cinéma iranien est en plein essor et revient périodiquement dans les festivals internationaux depuis quelques décennies. On y découvre à chaque fois la société d'un pays gouverné par la peur, qui manque à ses devoirs envers ses citoyens et ampute tout élan artistique chez les cinéastes qui revendiquent leur liberté d'expression. "Les Graines du figuier sauvage" revient justement sur ces dysfonctionnements en suivant une famille unie, mais qui va peu à peu révéler des fêlures.

Cannes 2024 : Motel Destino, l’amour pas ouf

Certains vivent d’amour et d’eau fraîche, d’autres vivent plutôt d’alcool et de sexe, un parcours de vie qui mène nécessairement vers une impasse.  Dans le cas des personnages déchus du film de Karim Aïnouz, le point de chute correspond au "Motel Destino", un love hotel où l’on feint de vivre le grand amour.

Cannes 2024 : Rumours, promenons-nous au G7

Présenté Hors Compétition au Festival de Cannes, "Rumours" a déclenché, avec un style tout autre que "Le Deuxième Acte", de belles salves de rires sur la Croisette. Guy Maddin,  Evan Johnson et Galen Johnson ont concocté un film complètement rocambolesque mêlant parodie des genres et satire politique acerbe. Un concept pour le moins aventureux, qui, malgré une introduction hilarante, se perd en chemin dans sa propre folie.

Cannes 2024 : Flow, le règne animal

Rares sont les films d'animation à fouler la Croisette. Cette année, nombre d'entre eux se partagent la lumière sur plusieurs sélections. "Flow" éblouit la sélection d'Un Certain Regard avec une épopée qui convoque un groupe d'animaux sur une arche de Noé. Une fresque sensorielle et minimaliste qui encense les valeurs de l’amitié, au détour d’un voyage éblouissant et hypnotisant.

Cannes 2024 : Les linceuls, à corps perdu

De son propre deuil, David Cronenberg revient sur la Croisette avec une œuvre on ne peut plus personnelle. La disparition de son épouse sept ans plus tôt semble encore le hanter et "Les linceuls" constitue pour lui une manière de lui rendre hommage, tout en laissant la porte ouverte au dialogue, même après la mort. Et malgré cet effort, le célèbre croque-mort du cinéma ne fait que brasser de l’air avec ses dialogues interminables, qui paralysent toute tentative d’immersion ou de communion avec son film.

Cannes 2024 : My Sunshine, le temps d’un hiver

En dehors de la Compétition, la section Un Certain Regard du Festival de Cannes met en lumière des films originaux réalisés par des cinéastes encore méconnus. Avec "My Sunshine", le japonais Hiroshi Okuyama, qui pourrait revendiquer l’héritage d’Hirokazu Kore-eda, nous fait découvrir un drame sensible inspiré de ses souvenirs d’enfance. En mettant en scène un duo de patineurs dans la fleur de l’âge, très différents mais unis dans la danse, il nous renvoie avec un brin de nostalgie aux sources de la jeunesse.

Cannes 2024 : The Substance, star périmée

Après "Titane", Palme d’Or en 2021, le Festival de Cannes présente un nouveau body horror bien saignant, "The Substance" réalisé par la française Coralie Fargeat. Un thriller féministe horriblement jouissif, traitant de notre rapport au corps, à l’apparence et à la célébrité, qui pimente enfin une Compétition jusqu’ici un peu lisse. Si le traitement, pas toujours subtil, de ces thématiques tombe dans une surenchère finale à rallonge, "The Substance" compose une œuvre singulière, dérangeante, dégoûtante, qui ne laissera personne indifférent.

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