Premier long métrage de Ko Hyo-ju, "Relay Race" suit Kim Dong-soo, le « héros au pantalon bleu » oublié du naufrage du Sewol. Rongé par le traumatisme, il court pour survivre, tandis que sa femme et ses filles se relaient à ses côtés. Un documentaire intime sur la mémoire, la transmission et la résilience.
"Left Behind" de Jéro Yun enferme une fratrie, un héritage et beaucoup de soju dans un cadre presque carré. Entre une mère disparue et un père qu’on enterre de son vivant, ce drame familial coréen sans fard brille par ses comédiens, mais tourne parfois en rond dans sa propre mécanique théâtrale.
"The Assassin(s)" de Hur Jin-ho rouvre l’attentat qui coûta la vie à la première dame coréenne en 1974. Thriller journalistique sous la censure de la KCIA, porté par Yoo Hae-jin, Park Hae-il et Lee Min-ho, le film captive et dénonce la dictature, avant de s’égarer dans un dernier tiers trop sensationnaliste.
Knight of cups, la nouvelle messe énigmatique de Terrence Malick, confirme que le style propre au réalisateur est unique dans la petite industrie cinématographique. Sans doute a-t-il ses propres limites en termes de déconstruction narrative, ce qui lui vaudra de s'attirer autant d'admiration que de rejet de la part du public.
Festival de Deauville - Episode 3: Los Angeles, transsexuelles, et Iphone 5 avec "Day out of Days", l'anti-rêve hollywoodien de Zoe Cassavetes et Sean Baker "Tagerine" filme une drôle de Cendrillon avec un iPhone 5 dans la Cité des anges
L'acteur Britannique est à Deauville afin de recevoir un hommage. Orlando Bloom, que l'on a pu voir sous les traits du célèbre Elfe Legolas «Seigneur des Anneaux» de Peter Jackson s’est livré au jeu de la conférence de presse. Morceaux choisis.
Au programme du Festival de Deauville 2015: Hommages et avant-premières avec Knight of Cups (Terrence Malick), Jamais entre amis (Leslye Headland), Crazy Amy (Judd Apatow)...
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.