Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Festival de Deauville épisode 7: Divorce, trafic, et Flaubert avec les films Babysitter de Morgan Krantz, Madame Bovary de Sophie Barthes et Rick Famuyiwa, Dope, son quatrième long métrage en tant que réalisateur et scénariste...
Knight of cups, la nouvelle messe énigmatique de Terrence Malick, confirme que le style propre au réalisateur est unique dans la petite industrie cinématographique. Sans doute a-t-il ses propres limites en termes de déconstruction narrative, ce qui lui vaudra de s'attirer autant d'admiration que de rejet de la part du public.
Festival de Deauville - Episode 3: Los Angeles, transsexuelles, et Iphone 5 avec "Day out of Days", l'anti-rêve hollywoodien de Zoe Cassavetes et Sean Baker "Tagerine" filme une drôle de Cendrillon avec un iPhone 5 dans la Cité des anges
L'acteur Britannique est à Deauville afin de recevoir un hommage. Orlando Bloom, que l'on a pu voir sous les traits du célèbre Elfe Legolas «Seigneur des Anneaux» de Peter Jackson s’est livré au jeu de la conférence de presse. Morceaux choisis.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.