Festival de Deauville: Conférence de Presse Orlando Bloom

Deauville épisode 2: Orlando Bloom à l’honneur du festival

La venue de l’acteur britannique était sans doute l’événement le plus attendu à Deauville cette année. Orlando s’est fait désirer, et il est apparu, une fois n’est pas coutume, sans costume de pirate, sans costume d’elfe.

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Orlando Bloom a inauguré sa cabine lors du 41e Festival de Deauville.

Comment expliquez vous que votre filmographie soit majoritairement composée de films costumés ?

Je ne sais pas trop, je suis né à Canterbury dans le Kent (Angleterre), c’est un lieu chargé d’histoire; enfant j’étais habitué à son immense cathédrale, c’est une terre de tradition, peut être que votre réponse s’y trouve.

Avec du recul, comment analysez vous toutes ces sagas auxquelles vous avez participé ?

Avoir la chance de participer à des projets d’une telle envergure c’est forcément une opportunité incroyable. D’autant plus que quand j’ai été casté pour Le seigneur des anneaux, je sortais à peine de mes études. C’est un cadeau de pouvoir travailler avec un réalisateur comme Peter Jackson, ou un acteur comme Ian Mckellen, qui sera présent cette semaine. Mais j’ai eu la chance d’être au bon moment, au bon endroit je pense, c’était incroyable pour lancer ma carrière, mais maintenant je dois évoluer.

Deauville célèbre le cinéma indépendant, quelle relation entretenez vous avec ce dernier ?

Je suis très honoré d’être ici à Deauville, d’autant plus que j’admire beaucoup le cinéma français, ses auteurs, ses acteurs, et son public ! Il a un niveau d’appréciation incomparable, et c’est très important pour le cinéma indépendant. Mais c’est un milieu difficilement pénétrable, vous seriez surpris ! Même s’il prend de plus en plus d’importance aujourd’hui.

Auriez vous imaginé avoir une cabine à votre nom ici, d’ailleurs qu’allez vous en faire ?

Je pense que je vais acheter un sac de couchage, et y dormir ! A vrai dire nous avions une plage et une cabine similaire sur notre plage dans le Kent, c’est amusant de savoir que j’ai la mienne ici maintenant.

Vous avez récemment tourné avec un cinéaste français, Jérôme Salle, à l’occasion du film Zulu, comment cela c’est il passé ? Souhaitez vous tourner de nouveau avec un réalisateur français ?

C’était un tournage spécial, c’était le premier film en anglais pour Jérôme, et en plus il avait lieu en Afrique du Sud, il y avait donc plusieurs challenges. C’était une collaboration intéressante pour moi, Jérôme est venu me voir, et il m’a dit que c’était une petite production, avec un petit budget, mais que nous avions le final cut ! C’était à la fois nouveau et encourageant pour moi.

J’aime beaucoup Jacques Audiard, notamment « un prophète« , j’adorerais collaborer avec lui, n’importe quel rôle, un petit, un grand !

Vous venez du théâtre, pourriez-vous y retourner ?

Oui, le théâtre est un cadeau, j’y reviendrai avec plaisir, notamment dans une pièce contemporaine ! Aujourd’hui j’ai un fils, forcément cela sédentarise un peu, je pourrai rejoindre une formation.

Vous citez Jacques Audiard, aimeriez vous tourner avec d’autres réalisateurs ?

Je ne fais pas de liste, je ne voudrai pas me fermer de portes. Mais j’admire le travail de David Fincher.

Festival

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Grégoire Lemaître
Grégoire Lemaîtrehttps://www.lemagducine.fr/
Étudiant en histoire de l'art et passionné d'images en tout genre (qu'elles soient picturales, photographiques, ou filmiques) j'écris pour le plaisir de partager les œuvres qui m'ont marqué. Mon coeur balance entre l'ésotérisme de cinéastes comme Herzog ou Antonioni (pour ne citer qu'eux), l'audace de réalisateurs comme Wes Anderson ou Bertrand Bonello, et les grands noms made in U.S.A. Je voue également un culte sans failles à Audrey Hepburn. Dernièrement mes plus grands frissons viennent du petit écran, notamment avec The Leftovers, Rectify ou The Americans.

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