Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Jean Rochefort préside la 26ème édition du Festival du Film Britannique de Dinard qui débute ce soir. L'occasion de faire un point sur la compétition et les films en avant-première.
C'est l'islande qui s'impose en Espagne pour la 63ème édition du Festival de San Sebastian avec le drame poignant, Sparrows. Les français sont également très présents dans ce palmarès, notamment Evolution de Lucile Hadzihalilovic qui repart avec deux prix.
Ce film post-apocalyptique inclassable, à forte identité éthiopienne, nous fait voyager entre Syfy, histoire d'amour et surréalisme, à travers des paysages somptueux d'Ethiopie.
Les festivals sont parfois faits de rencontres détendues. Tel fut le cas avec Corin Hardy, qui entre lancer de T-shirts, et échange de cris de monstres avec des spectateurs absolument inspirés en la matière, a conclu d'une manière tout à fait sympathique, ce cru 2015, de la compétition internationale d'un FEFFS, à la hauteur de ses ambitions...
On termine nos pérégrinations au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg avec la remise des prix et une Nuit Excentrique anthologique. On dit beaucoup de bêtises, on boit beaucoup, on rigole à l'excès et on parle un peu de cinéma.
Après dix jours de compétition, le FEFFS touche à sa fin. Et c'est The Invitation qui se démarque en rapportant le prestigieux Octopus d'Or. The Hallow, The Survivalist et The Lobster sont également présent au palmarès.
Quatrième journée au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg. On y parle de secte, de western à la Ingmar Bergman, de Guillermo Del Toro et de guêpes mutantes. Et un peu plus encore de cinéma.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.