Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
À l’occasion de la diffusion des premiers épisodes de Mama's Angel au festival Séries Mania, l'équipe de la formidable série israélienne est venue à la rencontre du public.
Nouvelle venue dans le monde de la série télévisée, cette fiction tout doit sortie D'Argentine parvient à nous intriguer avec ses deux premiers épisodes qui annoncent une enquête captivante sur fond d'écologie en berne. Merci au Festival Séries Mania de nous faire découvrir d'autres standards de fiction.
Il était impossible de tout couvrir, même à deux rédacteurs, tant le contenu était riche et varié, surtout avec des séances intéressantes superposées. On suppose une ouverture plus importante l'année prochaine avec un chiffre record de 38 000 visiteurs à dépasser (sur 22 000 l'année passée). Venons-en donc aux faits, car on parle, on parle...
En cette 9ème et avant-dernière journée, Clyde Philipps, grand ami de Séries Mania depuis sa création, est venu nous parler de sa toute dernière création AMC, Feed The Beast, réunissant David Schwimmer et Jim Sturgess en plein Bronx en mutation.
Arrêtons-nous sur deux genres différents, la France et sa série humoristique Irresponsable, issue du département séries TV de la Fémis (promotion 2014) et les pays anglophones avec l'adaptation du roman d'espionnage de John Le Carré, The Night Manager opposant le fougueux Tom Hiddleston au cinglant Hugh Laurie.
Revisitant le mythe d'Orphée et La Belle et la bête vu par Cocteau en 1950 et 1946 au prisme d'un personnage féminin merveilleusement interprétée par Veerle Baetens (Alabama Monroe, Les Ardennes), méconnaissable en femme solitaire qui se fait passer pour mariée afin de fuir la gente masculine, Au-delà des murs est une immersion silent-hillesque sur l'accomplissement de soi et le deuil à faire.
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »
Dans "L’Âge des inutiles", David Da Silva croise Donald Trump, la Silicon Valley, l’intelligence artificielle et le cinéma pour poser une question simple mais inquiétante : et si le progrès que nous célébrons préparait déjà notre propre déclassement ? Non pas la grande apocalypse mécanique promise par la science-fiction, mais quelque chose de plus discret et rationnel : un monde où l’humain deviendrait peu à peu l’élément le moins rentable du système.
Un sex-shop, une vendeuse qui en a vu d’autres et Hugo, collègue aussi candide qu’intarissable : il n’en faut guère davantage pour transformer godes, porno, fantasmes et petites misères sexuelles en machine à gags. Sans prétendre révolutionner la gaudriole, cette BD trouve son meilleur carburant dans le télescopage entre la banalité du commerce et ce que ses produits ont de délicieusement embarrassant.