Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.
Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Découverte au festival Séries Mania de '13 Commandments', une série policière belge inspirée par Seven. Au programme : une intrigue classique mais excellemment exécutée, un travail sur le corps, métaphore d'une Belgique rongée par les crises successives, et de l'humour. Une belle surprise.
Plongée dans la troublante psyché de Sam, un adolescent en proie à des pulsions meurtrières, dans Born To Kill, présentée en compétition officielle du festival Séries Mania.
Les deux pays à l'honneur ce mardi 18 avril pour cette 6ème journée n'ont pas fait sensation. Israël avec Dumb qui joue irrégulièrement sur nos zygomatiques et la Suède avec Before We Die sur nos diaphragmes. Ce sont loin d'être des compliments...
Découverte au festival Series Mania d'I Love Dick, la nouvelle série signée Jill Holoway, brillant portrait - touchant et délirant - d'une quadragénaire paumée (Kathryn Hahn) retrouvant la passion lorsqu'elle rencontre un certain Dick (Kevin Bacon). Au programme : des lettres, des fantasmes, du cinéma et de la télévision par des femmes.
La deuxième belle surprise de cette journée (après le documentaire d'Olivier Joyard "Fin de séries") est ce demi-pilote de When We Rise par le scénariste primé d'Harvey Milk, Dustin Lance Blake qui dresse 4 portraits épiques et bouleversants sur plus de 40 ans, de l'émergence du militantisme LGBT des années 60 à aujourd'hui...
Découverte au festival Série Mania de 'Salaam, Moscou !', série russe qui vous embarque dans un cabinet d'agents luttant contre le crime organisé. Au programme : de la violence, un réalisme documentaire, de l'humour absurde et loufoque, qui aboutit sur de la bouffonnerie complète et sans cohérence.
Pour clore cette 5ème journée de festival, plus frustrante que complète, l'intégrale de la saison 2 de Dix pour cent à l'UGC Normandie, plus que rempli pour l'occasion...
L'hommage aux séries de la Fox a été lancé au festival Séries Mania avec la séance spéciale 'American Dad!' et 'Les Griffin' ce lundi 17 avril. Au programme de la soirée, deux épisodes pour chacun des shows signés Seth MacFarlane : satires, quotidiens délirants et intrigues fantasques pour une grande dose de rire !
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.