Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Le Festival du Film Coréen à Paris a ouvert ses portes ce mercredi 25 octobre au Publicis, cette salle au bout des Champs-Elysées bien connue des cinéphiles parisiens. Nous en avons déjà vu trois films, qui chacun dépeint à sa façon un pays en proie à ses propres paradoxes.
Invité d'honneur de la 9ème édition du FEFFS, Dario Argento s'est prêté au jeu de la Master class avec Jean-François Roger de la cinémathèque française. L'occasion pour le maestro de revenir sur les grands moments de sa carrière, allant du giallo au film fantastique.
Un Tarantino survolté, un Jean-Loup Dabadie ému, un Buster Keaton muet, et un coréen colérique : le programme du Festival Lumière donnait le là aux émotions les plus folles hier.
Pour ce troisième jour des festivités, Thierry Frémaux et sa bande ont vu les choses en grand. Si Tarantino a comme a son habitude mis le feu, Walter Hill lui s'est laissé aller à une masterclass bien sentie, quand Catherine Deneuve, Buster Keaton, Jack Nicholson ou Marcel Carné faisaient tout leur effets.
Deuxième journée au Festival Lumière et encore du beau monde. Si certains n'avaient d'yeux que pour le Manhattan de Woody Allen ou La Porte du Paradis de Michael Cimino, la rédaction s'est risqué à assister au nouveau film de Walter Hill (48h, Driver), Re(Assignment) ou l'histoire d'un tueur à gage qui se fait piéger et transformer en... femme !
Entre un Quentin Tarantino qui a mis le feu, une projection de Butch Cassidy et le Kid mémorable et une kyrielle d'invités, force est d'admettre que cette premiere journée au Festival Lumière valait son pesant de cacahuètes.
Après Martin Scorsese, c'est au tour de la légendaire Catherine Deneuve de se voir conviée à Lyon ou elle recevra le Prix Lumière. L'occasion pour la cité rhodanienne de proposer plus de 390 séances et 180 films différents (de Buster Keaton à Gaspard Noé).
Chaque année, la Bretagne se met aux couleurs de ses voisins d'Outre-Manche à l'occasion du Festival du Film Britannique de Dinard, événement simple et décontracté dont la sélection, souvent éclectique et farfelue, brosse un état des lieux sympathique du paysage cinématographique en Grande-Bretagne. Présidée par Claude Lelouch, la 27ème édition a débuté aujourd'hui et s'achèvera le 2 octobre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.