Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.
Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.
Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Honoré lors des Cannes Classics 2017, J'ai même rencontré des Tziganes heureux est aussi célébré à l'Arras Film Festival. Le grand film d'Aleksandar Petrovic donne la parole à une communauté souvent stigmatisée et exclue. Retour sur le long métrage brut, drôle, émouvant, humain donc du cinéaste yougoslave.
Retour sur 'Je vais mieux' et la rencontre avec son réalisateur Jean-Pierre Améris à l'occasion de l'Arras Film Festival 2017. Un mal de dos pour les maux du quotidien, la comédie pour dépasser nos névroses et du burlesque : 'Je vais mieux' est un film émouvant, hilarant et humain à l'image du cinéaste des 'Émotifs anonymes'.
In The Mood For Love capture l'aliénation inhérente à la vie en ville, à travers un écrin visuel splendide. Mais sous l’égide d’une nostalgie romantique, il intensifie le désir entre deux personnages qui s'engouffrent dans leurs amours non partagés et leurs regrets tourmentés.
Les Anges déchus et sa réalisation abstraite, flirtant avec le rêve ou le cauchemar nocturne, permet à Wong Kar Wai de capter, avec cette caméra fantasmatique, la densité et la vivacité de toute une ville.
Durant une Master Class teintée d'émotions et de communion, Wong Kar Wai est revenu sur son parcours, son rapport au cinéma et sur l'attention qu'il apportait à ses collaborateurs, notamment les acteurs. Un beau moment de cinéma.
Quand on a réalisé l'Exorciste, Sorcerer ou encore French Connection, force est d'admettre qu'on a des choses à dire question cinéma. Ca tombe bien, William Friedkin était à Lyon pour parler sans filtre de sa carrière, le tout, avec passion et roublardise.
La 6ème édition de la Y/CON (anciennement Yaoi Yuri Con) s'est tenue le week-end dernier à l'espace Congrès Les Esselières de Villejuif : un moment de détente et de liberté dans un lieu consacré à la culture LGBTQ+.
Procédural et sociétal, La Vérité d'Henri Georges Clouzot est un chef d'oeuvre du cinéma français. A travers la brillante Brigitte Bardot, c'est le portrait d'une femme passionnelle et destructrice qui se confronte à la froideur d'une société attachée à sa propre raisonnabilité.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.