"Fjord", Palme d'or 2026 de Christian Mungiu, suit une famille roumano-norvégienne accusée par les services sociaux d'un pays scandinave, entre conservatisme religieux et progressisme libéral. Un film ambigu et intelligent, mais un peu trop scolaire et démonstratif, qui questionne nos préjugés.
Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Drôles d’oiseaux est un film divertissant et très agréable, qui offre un bon moment d’animation pour toute la famille. Son humour, sa féérie et ses scènes de voltige suscitent la curiosité de la nouveauté ; Un très bon -début pour l’animation sud-africaine.
Le film est violent, c’est gore et les scènes d’actions superbes, notamment, la fusillade dans la décharge, on peut bien sur reprocher la caméra tremblotante, mais cela apporte de la vélocité et du réalisme. C’est une SF sanglante, "dystopienne", décrivant un monde pas si éloigné que ça du nôtre !
Après le demi-échec du premier opus, le second Percy Jackson : La mer des monstres, est mieux loti l’image est plutôt belle, il y a de l’action et une certaine dose d’humour. Pour ceux qui ont lu la saga de Rick Riordan, le film ne suit pas la trame du livre sauf dans les grandes lignes, des personnages comme Scylla, Circée, les sirènes et des scènes de combats comme celle de Tyson/Percy contre les géants Lestrygons passent à la trappe.
On se souvient de la malédiction Poltergeist : quatre acteurs sont morts, pour Conjuring, les conversations téléphoniques des frères Hayes avec Lorraine ont souvent été interrompues par des phénomènes mystérieux, bruits ou parasites.
Conjuring, possède tous les ingrédients pour être le nouveau phénomène fantastique de l’été 2013. Conjuring évoque par ses décors et son esthétique les années 70, âge d'or du cinéma d'horreur, et témoigne de l’amour de Wan pour les films d’horreur à l’ancienne. Malgré un cadre conventionnel, Conjuring est un thriller psychologique intelligent et élégant, une œuvre honnête et volontaire, au scénario véritablement angoissant et doté d’une grande richesse dramaturgique
Filmé dans une Barcelone dévastée, les images de cette fin d’un monde sont très belles, il faut bien le reconnaître les derniers jours, est esthétiquement une bonne surprise. Les frères Pastor montre que l’on peut filmer des scènes post-apocalyptiques aussi bien à New-York que dans une ville comme Barcelone. L’effet est le même, rappelant par moment "L'armée des douze singes", avec de beaux plans d’une ville ravagée, avec ses voitures vides, ses déchets, le retour de la nature avec ses animaux en liberté sous une lumière sublime.
Leones de la jeune réalisatrice argentine Jazmín López suit les pérégrinations de cinq jeunes adultes perdus désorientés, s’enfonçant par un bel après-midi, dans une forêt au décor époustouflant.
Sans jamais réussir à atteindre l’ultra-violence d’Orange mécanique de Stanley Kubrick (1971), ou la lourdeur psychologique du Funny Games de Michael Haneke (1997), ni même les instincts les plus sombres du très réussi Battle Royale (2000) de Kinji Fukasaku (2000), American Nightmare, est un petit thriller social divertissant, mais qui passe totalement à côté de son ambition.
"Post Mortem" réunit le médecin légiste belge Philippe Boxho et le dessinateur Pierre Alary dans une bande dessinée documentaire qui s'emploie à vulgariser un métier sur lequel circulent bon nombre de fantasmes. Le résultat est une œuvre à part, traversée par l'idée que la mort ne constitue pas tout à fait une fin.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.