Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Malgré un scénario un peu léger, Malavita reste un bon pastiche bourré d'hommages à prendre au second degré, avec un formidable Robert de Niro à la tête d'une famille de frappadingues, les acteurs qui interprètent les mafieux New-yorkais ont la gueule de l'emploi...
Thor 2 est un blockbuster de bonne facture, même si la bataille finale bien que dantesque n’arrive pas à la cheville d’Avengers, bien plus spectaculaire, toutefois le film reste un bon divertissement avec de l’action, de l’humour et une photographie magnifique.
Dans le film Matrix Morpheus déclare à son élu Néo « il y a une différence entre connaitre le chemin, et arpenter le chemin », Curtis décide de prendre ce chemin même si en cours de route, il découvrira que toutes les routes vers la liberté sont maculées de sang et de larmes.
La Vie d’Adèle est un grand film d'amour et d'apprentissage, filmé avec radicalité et un réalisme bouleversant. L'amour universel, l’éveil merveilleux, la passion qu’il procure, mais aussi ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d'amour...
Huit ans après le très bon "Paradise Now", Hany Abu-Assad revient avec "Omar", un thriller efficace, haletant, un véritable film coup de poing qui vous scotche à votre siège pendant 1h30. "Omar", Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard...
"Gravity" est une collection d'images et d’émotions incroyablement bien réalisé, une odyssée cinématographique en 3D et en IMAX, parfaitement maîtrisé par un réalisateur qui dès les premières minutes projette le spectateur en apesanteur dans une vertigineuse danse avec les étoiles aux accents de voyages intérieurs.
Dans une atmosphère claustrophobe, cette héroïne complexe livre une véritable joute verbale, qui à certains égards rappelle "A Few Good Men" comme dans ce dialogue entre Nimrod et Anna «Un vrai combattant ne pas dénoncer quelqu'un», explique Nimrod. «Un vrai combattant connaît la différence entre le noir et blanc», répond Anna.
Un thriller âpre, dans la grande lignée d'un Pusher de Nicolas Winding Refn sans pour autant verser dans la violence esthétisante, glorifiant le sexe la drogue et le 9 mn. Northwest agresse par son ambiance ultra réaliste le spectateur, c’est une immersion en mode réel dans un univers effrayant...
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.