Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Bâtie sur un postulat bateau et de personnages stéréotypés, voici une comédie française convenue mais rafraîchissante signée par Eric Lavaine, jusque là auteur de grosses farces potaches. Serait-ce le début d'une nouvelle carrière plus assagie, faite de feel-good movies légèrs?
La force de States of Grace réside dans ce portrait d’ados blessés, désabusés criants leurs détresses comme le fait Marcus dans un rap empreint de rage.
The Best Offer est un film peu conventionnel, sur fond de thriller romantique et d’arnaques aux ventes aux enchères, il aborde des thèmes comme la contrefaçon, l’identité et l’art...
Une comédie hilarante aux répliques cocasses, portés par des acteurs exceptionnels, le couple formé par Christian Clavier et Chantal Lauby est parfait en parent conservateur, dépassé par l’irruption de cette mixité culturelle...
De toutes nos forces de Nils Tavernier est un film d’une grande authenticité porté par trois acteurs Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud (Julien), cet adolescent vit dans un fauteuil roulant, pour réaliser son rêve, il lance un défi à son père, qui supporte mal le handicap…
Apprenti gigolo a tout de l’hommage à Woody Allen, joliment réalisé avec la ville de New York en toile de fond, la musique jazzy, la photographie aux tons délicats et chaleureux...
Le réalisateur Darren Aronofsky aborde des thèmes intéressants dans ce péplum biblique, comme la gestion des ressources, une préoccupation mondiale actuelle, dans ce sens, Noé est une métaphore de notre monde…
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.