Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Si vous êtes de ceux qui considèrent Nicolas Winding Refn comme un plus grands génies que le compte le cinéma du 21ème siècle, découvrez ce film tourné par sa propre femme, qui révèle que, malgré son talent, il n'en reste pas moins une personnalité troublée pour qui il reste très difficile de concilier sa carrière fulgurante et sa vie de famille.
Entrepris en 1998, le tournage du film maudit de Terry Gilliam devrait reprendre le 16 septembre prochain en Espagne et au Portugal avec un nouveau budget fixé à 18,25 millions de dollars.
Récit de l’héroïsme de 6 soldats basé en Libye et ayant bravé les interdits pour protéger l’ambassadeur sur place en Septembre 2012, 13 Hours peut sembler à bien des titre comme le film de la maturité pour Michael Bay. S’il mettait hier avec Pain and Gain, son style tape à l’oeil et ses blagues hétéro-beaufs au service d’un pamphlet sur la vulgarité américaine, force est de constater qu’aujourd’hui avec 13 Hours, il met ici son talent pour la désincarnation et l’abstraction au service d’un film de guerre aux airs de réquisitoire contre la nation même qui l’a engendré.
John Sturges, avant de réaliser Les Sept Mercenaires, La Grande Évasion ou Règlement de comptes à OK Corral, avait tourné ce film formidable, un drame du racisme ordinaire dans l'Amérique sauvage, avec un casting trois étoiles.
La thématique de l'influence post-mortem d'Eva Perón était prometteuse mais l'approche choisie par le réalisateur, segmentant son récit en trois saynètes, est certes propice à de superbes plans séquences mais ne réussit pas à explorer pleinement son sujet. Heureusement que la qualité des images et des interprètes empêchent à ce film bavard et à la mise en scène statique d'être terriblement ennuyeux.
Avec Médecin de campagne, Thomas Lilti nous conte d''une manière simple, douce et délicate les péripéties d'un médecin incarné de manière très juste par François Cluzet, qui voit son quotidien être chamboulé par l'arrivée d'une nouvelle collège, interprétée par Marianne Denicourt.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.