Cinéma

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

L’Outsider, un film de Christophe Barratier : Critique

L'affaire opposant La Société Générale à Jérôme Kerviel est encore dans toutes les mémoires, aussi sa variation cinématographique peut sembler précipitée. Heureusement, la proposition faite par Christophe Barratier, même si elle ne s'aligne pas à l'audace et au jusqu'au-boutisme qui caractérise son personnage, a le mérite de ne pas tomber dans le film à charge qui nous aurait donné une réponse prémâchée à la délicate question de qui manipulait qui.

The Wave, un film de Roar Uthaug : Critique

Parce qu'il se veut le tout premier film catastrophe produit en Norvège, on pourra pardonner à son réalisateur de ne jamais sortir des sentiers battus empruntés à ses modèles américains, on aura en revanche plus de mal à laisser passer le déroulement grossier des rebondissements prévisibles. Un divertissement formaté loin d'être désagréable mais qui sera aussi vite oublier.

Je me tue à le dire, un film de Xavier Seron : Critique

Je me tue à le dire raconte l'histoire de Michel, un homme banal, qui a peur de souffrir à son tour du cancer du sein comme sa mère... humour et second degré seront les maîtres mots de cette comédie dramatique...

Ma Ma, un film de Julio Medem : Critique

Un rôle en or pour Pénélope Cruz, qui marque là son retour en Espagne après près de 10 ans d'absence, celui d'une mère qui se sait condamnée par un cancer mais qui ne baissera jamais les bras. Le courage de cette femme se retrouve porté au pinacle par une mise en scène qui n'aura de cesse de la sublimer, au risque de perdre en crédibilité. Comme quoi, opter pour l'hédonisme plutôt que le larmoyant a aussi ses limites.

The Neon Demon, le conte cannibale de N.W. Refn : Critique

Autant portrait au vitriol du monde de la mode, que vaine tentative d'expliquer la vacuité de la beauté, The Neon Demon se double d'un film aux airs de questionnement introspectif de Nicolas Winding Refn. Autant d'éléments étant à même de comprendre pourquoi le film a, une fois n'est pas coutume, divisé la Croisette.

The Neon Demon, la fausse subversion de Winding Refn : Critique

Loin de dénoncer la dictature de la beauté, The Neon Demon se vautre dans une apologie de celle-ci et oublie de prendre de la distance avec son sujet. Nicolas Winding Refn veut choquer mais échoue sur toute la ligne.

Black, un film d’Adil El Arbi et Bilall Fallah: critique

Véritable hurlement de douleur, Black pose un constat d'une infinie brutalité, celui d'une jeunesse de banlieue issue de l'immigration, peu à peu en train de mourir parce-que tentant à sa manière, de reproduire nos modèles mortifiés, une leçon de cinéma sociétal.

Apprentice, un film de Boo Junfeng : Critique

Annoncé comme le "Choc du festival de Cannes 2016" dans la catégorie "Un certain regard", le film Apprentice de Boo Junfeng est en réalité très superficiel scénaristiquement et joue beaucoup trop de la surdramatisation pour pouvoir parvenir à ses fins. En ne réalisant pas ses objectifs, cette oeuvre qui aurait pu être un plaidoyer nécessaire et universel contre la peine de mort, ne demeure qu'un film insignifiant parmi tant d'autres.

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