Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
La cinéaste belge Savina Dellicour signe son retour dans son pays avec un film paré de bonnes intentions, mais dont le scénario n'est pas exploité à la bonne hauteur. Du coup, Tous les chats sont gris est un film d'où l'émotion peine à affleurer, malgré le thème porteur de la parentalité.
Baigné dans une ambiance typique des années 70, Un Silencieux au bout du canon marque la rencontre entre deux géants du vieil Hollywood, John Wayne et John Sturges, le réalisateur des Sept Mercenaires ou de La Grande Évasion. Une rencontre pleine de promesses mais qui s'avère décevante.
Ce 15 juin, démarre le site Outbuster, la première plateforme française de vidéos à la demande spécialisée en cinéma indépendant, et donc d’œuvres invisibles sur d'autres réseaux, à commencer par le cinéma. L'occasion pour vous de découvrir des films singuliers et inédits et pour notre rédaction de débuter un nouveau partenariat. Que du bonheur !
Le jeune réalisateur Arthur Harari réalise un tout premier long métrage extrêmement prometteur avec cette oeuvre qui mélange les genres du thriller, du drame familial et du film de braquage tout en s'immisçant dans l'univers très particulier des diamantaires belges. "Diamant noir" serait-il le film noir dont le cinéma français avait besoin?
Quand on va voir un film estampillé "Michael Bay", on sait à quoi s'attendre, est c'est exactement ce genre de spectacle que nous offre Ninja Turtles 2. Avec ce blockbuster fun et sans temps mort, la Paramount devrait pouvoir rivaliser avec les films de super-héros de ses concurrents... pour le plus grand plaisir des fans de Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael qui succomberont au plaisir nostalgique de retrouver les héros de leur enfance.
(Re)découvrir le premier long-métrage de Terrence Malick, c'est se laisser emporter dans une épopée romanesque d'une beauté plastique et d'une charge poétique qui ont gardé toute leur force malgré le peu de surprise de son scénario que l'on jugerait aujourd'hui éculé ; mais il s'agit surtout d'une occasion de comprendre les racines de la grammaire cinématographique et les obsessions d'un artiste qui a toujours fait fi des conventions.
Film choc qui traite de sujets chocs, Illégitime, le dernier film du roumain Adrian Sitaru déçoit par un manque d'intensité et une dramaturgie un peu foutraque. Le film, brut comme le Dogme95, reste cependant une bonne proposition qui s'interroge sur la loi et l'ordre moral, ainsi que sur le libre-arbitre, celui des femmes notamment.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »