Avec L’Être aimé, Rodrigo Sorogoyen signe un film de tournage aussi fascinant que déchirant, porté par Javier Bardem et Victoria Luengo. Derrière la mise en abyme cinématographique, le cinéaste filme surtout l’attente impossible d’une fille face à un père qui sait voir, diriger, comprendre — mais ne sait pas demander pardon.
Les onze derniers jours de Samuel Paty, qui firent de lui un martyr de la République. Un sujet délicat, commandant d'éviter autant le pathos que la récupération politique. Vincent Garenq relève ce défi, avec un film qui parvient à captiver en tenant bien sa ligne. Estimable, malgré une réalisation sans surprise.
Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Lady Susan Vernon n'est peut-être pas tout à fait la veuve joyeuse de Lubitsch, mais le film de l'américain Whit Stillman, Love & Friendship, une adaptation d'un roman de Jane Austen est éminemment jubilatoire, inventif tout en restant fidèlement austenien. Une belle réussite.
L'âge de glace : les lois de l'univers apporte une belle conclusion à Manny, Sid, Diego et leurs amis après toutes ces aventures. Bourré d'humour et d'explosions, ce film devrait satisfaire l'ensemble du public, malgré certaines lourdeurs dans le scénario à cause d'un trop-plein d'artifices...
Par amour ou simple fascination pour son patron interprété par Guillaume Canet, Christophine alias Charlotte Le Bon devient cobaye au cœur du froid polaire d'un laboratoire rempli de pingouins. Le secret des banquises, premier film de Marie Madinier distille une ambiance particulière et un humour rafraîchissant, sans oublier d'être aussi mystérieux que poétique.
L'Effet aquatique sera le dernier film de Solveig Anspach. Elle y distille de nouveau la fantaisie présente dans Queen of Montreuil. On retrouve d'ailleurs les mêmes personnages que dans ce précédent film, entre la France et l'Islande. A retrouver en salles le 29 juin.
Délocalisé au pays des Rosbifs, Conjuring 2 aura au moins le mérite de confirmer que James Wan est un maitre de l'horreur et que son film est un immanquable du genre.
Le monde de Dory, réalisé par Andrew Stanton, nous propose une histoire touchante, celle de Dory. Après avoir retrouvé quelques souvenirs, elle part à la recherche de sa famille avec ses amis Marin et Nemo.
Pixar développe une suite tout à fait honorable, dans la lignée du 1er en mélangeant légèreté, humour et émotion avec succès.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.