Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
La ville de Rochefort va rendre hommage à ses demoiselles les 01er, 02 et 03 Juillet 2016 avec de nombreuses manifestations culturelles autour du film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort, à l’occasion du 50ème anniversaire du tournage.
La Cinémathèque française va rendre hommage au réalisateur américain Wes Craven du 29 Juin au 31 Juillet 2016 avec une rétrospective de ses films, une nuit Scream et une conférence.
Énième film d'horreur à jouer sur les mêmes effets de scénario et de mise en scène, Conjuring 2 n'a rien à apporter au genre, sinon une profonde lassitude. On regrette surtout que James Wan, qui a su il y a quelques années imposer son style, soit à présent devenu un yes-man qui ne peut (ou ne veut?) nous faire de nouvelles propositions.
Lady Susan Vernon n'est peut-être pas tout à fait la veuve joyeuse de Lubitsch, mais le film de l'américain Whit Stillman, Love & Friendship, une adaptation d'un roman de Jane Austen est éminemment jubilatoire, inventif tout en restant fidèlement austenien. Une belle réussite.
L'âge de glace : les lois de l'univers apporte une belle conclusion à Manny, Sid, Diego et leurs amis après toutes ces aventures. Bourré d'humour et d'explosions, ce film devrait satisfaire l'ensemble du public, malgré certaines lourdeurs dans le scénario à cause d'un trop-plein d'artifices...
Par amour ou simple fascination pour son patron interprété par Guillaume Canet, Christophine alias Charlotte Le Bon devient cobaye au cœur du froid polaire d'un laboratoire rempli de pingouins. Le secret des banquises, premier film de Marie Madinier distille une ambiance particulière et un humour rafraîchissant, sans oublier d'être aussi mystérieux que poétique.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.