Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
Présenté à la Quinzaine et ovationné, “Divines" est une grande révélation du festival Cannes 2016, grâce entre autres au talent inouï de ses jeunes interprètes. Un film bourré de clins d’œil cinéphiles au cinéma de Scorsese, de Tarantino, ou encore de Kechiche, avec du clito...
Cette adaptation sur grand écran par la Warner Bros d'une pépite de 2 minutes se conforme-t-elle aux clichés éculés des teen horror movies de cette dernière décennie ou réussit-elle vraisemblablement à divertir à l'instar des sagas horrifiques telles que Destination Finale ou Saw ?
Dernier film à sortir avec Alan Rickman, Eye In The Sky ne laissera pas une bonne impression de cet immense talent d'acteur. Si le film est réussi cinématographiquement, il est idéologiquement nauséabond.
Le dernier film d'Alain Giraudie (réalisateur de L'inconnu du lac), Rester Vertical est un voyage sans retour à travers la Lozère, moins terre-à-terre qu'il n'y paraît et porté par la vision fantasmagorique et radicale du réalisateur. Une oeuvre rare et précieuse, présentée cette année à Cannes en compétition officielle. A découvrir en salles à partir du 24 août.
Regarder Les douze Salopards sur TCM, c'est (re)découvrir la vision de Robert Aldrich sur l'absurdité de la guerre et les méthodes de ceux qui la font. Mal accueilli à sa sortie, ce film culte est à présent un modèle dans son discours antimilitariste et l'occasion de profiter d'une brochette de stars dans des prestations mémorables.
Surfant sur la vague anticonformiste des jeunes d'aujourd'hui, l'extrême simplicité du scénario ponctué par un humour gras fait de Hors Contrôle, une comédie bas de gamme qui ennuie rapidement.
Moka, le nouveau film de Frédéric Mermoud est une réussite en demi-teinte, un fabuleux portrait de femmes, notamment celui d'une Emmanuelle Devos au top de son art, mais une intrigue policière un peu molle. Beau et élégant comme la couleur moka, le film offre de somptueuses images des bords du lac Léman.
L'émancipation d'un Wallissien venu en métropole pour s'intégrer au sein d'une équipe de rugby apparaît comme une quête initiatique aux allures de tragédie et de choc des cultures. Ce Mercenaire réussit-il à exploiter pleinement la force universelle de cette histoire ou bien tombe t-il dans le piège des clichés?
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »