Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
Si vous aimez le cinéma coréen et que vous serez à Paris entre le 25 octobre et le 1er novembre, alors bonne nouvelle, vous allez être servis: Plus de 30 films en une semaine vous attendent au FFCP, un rendez-vous annuel immanquable.
Hollywood Dementia : Une plateforme en ligne rétro et édulcorée qui diffuse des récits-fictions caricaturaux & cyniques sur les dessous d'Hollywood. Bientôt adaptés à l'écran par HBO !
A la seule vue de la bande-annonce, les clichés formels et thématiques du "film vu à Sundance" refont surface. Pourtant, la prestation de Casey Affleck a beaucoup fait parler d'elle. Son jeu d'acteur dans ce rôle (à l'origine destiné à Matt Damon) d'homme brisé en pleine reconstruction suite à la mort d'un proche est-il l'unique élément positif du film? Et si oui, parvient-il à faire de ce mélodrame convenu une œuvre déchirante?
Présenté en compétition officielle à la 64ème Berlinale, l'Attrape-rêves paraît enfin sur les écrans français après deux ans d'attente. Porté par un trio d'acteurs investis, le film sort des sentiers battus et propose une intrigue spirituelle et originale, mais avec un pari aussi osé, la réalisatrice Claudia Llosa parvient-elle à totalement nous transcender ?
Premier essai de Nicholas Stoller (Nos pires voisins) dans le monde de l'animation, Cigognes et Compagnie renoue avec une tradition du cartoon à la Tex Avery. Ce qui permet d'oublier un scénario convenu.
Le Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF) se déroule cette année du 06 au 11 décembre au Max Linder Panorama. Les organisateurs ont fait appel aux Internautes pour une campagne de financement participatif. Ce festival de films de genre, qui réunit les mordus d’horreur, ne bénéficie pas de subventions de la ville de Paris.
Disney vient enfin de dévoiler l’ultime bande-annonce de Rogue One : A Star Wars Story. Ces nouvelles images risquent de ravir les fans et promettent une très belle épopée à travers les étoiles. Le film sera sur les écrans français dès le 14 décembre prochain. L'intrigue de ce spin-off se situe chronologiquement juste avant l'Episode IV : La Guerre des Etoiles.
Au delà de la simple critique, Miss Peregrine est un objet intéressant qui permet de revenir sur une tendance des studios hollywoodiens trop longtemps passée sous silence.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »