Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.
Les passionnés de l’œuvre littéraire de Bret Easton Ellis vont être aux anges ! Le romancier américain va faire ses grands débuts en tant que réalisateur pour la série The Deleted. Ce programme composé de huit épisodes sera diffusé dès le 04 décembre outre-Atlantique sur la plateforme de streaming Fullscreen. L’intrigue confronte un groupe d’adolescents de Los Angeles avec leurs démons du passé. Un terrible secret les unit. Ils étaient tous membres d’une secte.
Cette adaptation de la série Absolutely Fabulous est une tragédie vulgaire qui mettra les fans dans une fureur sans nom. On a juste envie de noyer l'équipe du film dans la Thames avec Kate Moss.
Après avoir fait beaucoup parlé d'elle, Sausage Party, la nouvelle oeuvre de Conrad Vernon et Greg Tiernant avec Seth Rogen Evan Goldberg au scénario, sort enfin en salles. Alors ? Ce film politiquement incorrect est-il une réussite ou une vaste supercherie ?
Pour les futures vacances de Noël, les studios Disney livrent leur tout nouveau film d'animation. Une histoire de princesse divertissante qui renouvelle grandement le genre.
A 86 ans, et deux ans après "American Sniper", Clint Eastwood reconstitue l'histoire du Capitaine Sully, avec Tom Hanks dans le rôle principal. Tout comme le pilote, le film réussit son amerrissage sans pépins.
Louise en hiver est le nouveau film de Jean-François Laguionie. Après le Tableau, le cinéaste propose ici une œuvre plus intime avec le portrait délicat de cette vieille dame qui au crépuscule de sa vie revient sur ses souvenirs.
Malgré une singulière volonté de se démarquer des ersatz horrifiques, Friend Request persiste à vouloir attiser la flamme satirique bon marché. Sur fond éculé de conte post-moderne, le troisième long métrage de Simon Verhoeven (qui n'a rien à voir avec le "Hollandais violent") manque cruellement de profondeur scénaristique.
Pour filmer les abattoirs, Maud Alpi a préféré abaisser sa caméra à hauteur d'animal. Gorge Coeur Ventre est filmé du point de vue du chien qui assiste horrifié aux horreurs de la mise à mort des animaux. Un film entre documentaire et fantastique.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »