Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Brie Larson est la singularité incarnée de l'année 2016. Malgré une carrière bien rempli et un Oscar en poche à 26 ans, elle résiste encore à la reconnaissabilité qui s'y attache. Mystère ou anomalie?
De nombreux fans d’horreur risquent d’être déçus. Le grand retour des Contes de la crypte annoncé depuis avril 2016 pourrait être compromis. M. Night Shyamalan orchestre depuis de nombreux mois le développement d’une nouvelle saison de la série horrifique culte des années 1990. Une nouvelle série de dix épisodes devait voir le jour à la fin de l’année 2017 sur la chaîne câblée TNT. D’après des informations officieuses de Bloody Disgusting, des problèmes budgétaires auraient interrompu le développement de la série.
Une tête d'affiche, un Oscar et l'âme toujours généreuse, Leonardo Dicaprio fait partie de ces personnalités qui ont fait de 2016 une année riche en émotions. Portrait d'un homme aussi entier que l'acteur qu'il s'est toujours efforcé d'être.
Hedi est à l'image du printemps arabe tunisien : une révolution enthousiaste mais difficile à mener jusqu'au bout. Coutumes et peur de se lancer dans la vie maintiennent longtemps Hedi, trentenaire chamboulé, au sol, les ailes comme coupées. Il croise des femmes, toutes différentes, qui ont une influence très pesante ou sont un vent de liberté sur son existence. Un film intéressant , mais pas complètement abouti, de Mohamed Ben Attia à découvrir en salles le 28 décembre.
Rami Malek, quasiment inconnu du grand public jusqu'à cette année, a enfin explosé grâce à son rôle dans Mr. Robot, qui lui a valu un Emmy Award. Retour sur cet acteur discret et surprenant qui a su creuser son trou à Hollywood, lentement mais sûrement.
Ballerina, joli film d'animation, ravira toute la famille grâce à ses personnages drôles et attachants, son histoire bien ficelée, son univers atypique et son message intelligent. Une belle réussite qui allie efficacement divertissement, humour, légèreté, aventure et culture.
Jim Jarmusch nous revient avec une oeuvre qui signe un retour à l'esprit de béatitude artistique qui marquait ses premières réalisations indépendantes au début des années 80. Parfaitement maîtrisé de bout en bout, Paterson apparaît comme l'aboutissement du travail d'un cinéaste qui n'a jamais voulu faire comme les autres. Que du bonheur.
Ubisoft tient à s'assurer de la pérennité de leurs adaptations en chapeautant eux-mêmes la production de cet Assassin's Creed. Que peut-on donc espérer d'un tel projet ? Un film visuellement fou et en accord avec les jeux ou un produit mercantile destiné simplement à vendre et à étendre une marque ?
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.